‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 128 sur 482 · MAMELLES ET MAMELONS SURNUMÉRAIRES · texte numérisé non relu

MAMELLES ET MAMELONS SURNUMÉRAIRES

sur le sein (1), considère que « le tissu sécrétant provient d'une couche (du feuillet moyen du blastoderme) située sous la peau « et que les canaux sont essentiellement des formations secondaires >. L'auteur conclut en ces termes :

10 Les acini mammaires du cobaye se développent en plusieurs points distincts dans un tissu matriciel ; les cellules embryonnaires d'où ils proviennent sont de m^me nature que celles qui forment le tissu graisseux environnant, et le processus de développement de ces acini suit les mêmes étapes que celui des lobules graisseux.

2® Les canaux mammaires proviennent du même tissa matriciel par suite d'une agrégation directe de cellules embryonnaires le long des lignes déterminées d'avance ; chez le cobaye, ces canaux se développent avant les adni, tandis que dans Tordre philogénétique les canaux se forment en dernier lieu, et cette interversion est d*accord avec la loi établie par Herbert Spencer, que, dans certaines conditions, le mode direct de développement tend à être remplacé par le mode indirect.

Vaisseaux, nerfs et lymphatiques.

Les principales branches artérielles proviennent de la tboracique, de la mammaire interne et des intercostales. Leur volume est variable selon l'état fonctionnel de l'organe; il est très

augmenté , de même que celui des veines, quand il existe une tumeur. Quand on fait une opération, on voit que les artères principales pénètrent dans le sein par sa partie supérieure axillairc, par ses bords sternaux et par sa face inférieure.

Les veines correspondent aux artères et se rendent principalement aux veines axillaire et mammaire interne. Autour de la base du mamelon, les veines forment une anastomose spéciale qu'on appelle cercle veineux.

Les nerfs sont des filets cutanés des nerfs intercostaux antérieurs et moyens, et ceux-ci, par leur anastomose avec les filets des nerfs cervicaux inférieurs, établissent une communication nerveuse avec la peau du sein, de l'aisselle, de la face interne du bras et de l'épaule.

Les lymphatiques sont superficiels et profonds et se rendent les uns aux ganglions axillaires, les autres à ceux de la région cervicale inférieure, et les autres à ceux du médiastin. 11 est important de noter que les ganglions cervicaux peuvent, dans les affections du sein, être affectés sans que ceux de l'aisselle le soient, car les lymphatiques superficiels se rendent directement au cou en passant sous la clavicule, et aussi que le médiastin et la plèvre peuvent de la même manière être envahis par une affection qui se propagerait sur le trajet des lymphatiques.

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