‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 163 sur 482 · C0?ITIIS10?( SIMPLE OU MEURTRISSURE · texte numérisé non relu

C0?ITIIS10?( SIMPLE OU MEURTRISSURE

Symptômes

Les symptômes sont lessuivants : ecchymoses, sensibilité, douleur, gonflement et shock.

Uecchymose n'indique pas fatalement que le coup reçu a été violent, et d'autre part un coup léger peut donner lieu à une large ecchymose cutanée ; celle-ci, qui est Tindice d'une rupture des capillaires de la peau et des tissus sous-cutanés et qui trahit sa présence par une décoloration de la peau, ne doit pas être confondue avec Textravasation sanguine qui se fait parfois dans la profondeur des tissus. C'est ainsi qu'il peut y avoir une hémorrbagie considérable dans les muscles ou dans les tissus sous-péritonéaux sans qu'il y ait d'ecchymose.

Quand l'extravasation sanguine provient des capillaires des tissus sous-cutanés plutôt que de la peau, l'ecchymose peut être retardée et ne se montrer qu'au bout de trois ou quatre jours. Elle peut s'étendre sur une surface considérable ou sous forme de taches pétéchiales, ainsi que je l'ai observé :

Un jeune garçon avilt été serré contre an mur par un wagon; dans Tesptce de vingt-quatre heures, es

face fat coarerte d'an grand noaibre de tachas p^ térhiales cooflaeates, pois Tecdiyasoae prit une VsboÊ/t aniforMe d*an rooge foneé. L'abdoaea et la poitiiM présentaient également le même aspect. Tout diiparat aa boot de quelques jours et fl gaérit.

Les personnes très grasses» ceDesqai ont da purpura, celles qui saignent à la moindre came et qu'on désigne sous le nom à^kémophiim (I), présentent toujours une coloration de la pean après la plus petite contusion* La largeur de \ l'ecchymose dépend aussi de la région : ainsi eUe se montre bien plus rapidement dans les régions ombilicale et épigastrique que dans les lombes.

La sensibilité au siège du traumatisme est certainement le symptôme le plus constant, et il peut exister sans aucun autre signe. Son degré d'intensité varie beaucoup. Quand on réprouve, immédiatement ou peu de temps après le traumatisme, cela n'indique pas une lésion interne ; mais quand elle se manifeste au bout de plusieurs heures ou de plusieurs jours, eDe est le signe du début d'une péritonite.

Le gonflement dépend de la plus ou moins grande quantité de sang ou de sérosité épanchée et de la structure des tissus de la région contuse. Dans les tissus lâches des lombes, il peut être considérable. Après un coup, même trop léger pour rompre les capillaires cutanés, il y a toujours un peu de tuméfaction. Dans ces cas, il n'y a pas toujours d'ecchymoses, mais la partie touchée est sensible^ douloureuse, légèrement tuméfiée, puis devient rouge, et au bout de douze à vin^t heures, il n'y a plus de traces de coup.

La douleur est causée soit par la contusion elle-même, soit par suite de la lacération des nerfs, ou bien par la compression qu'ils subissent de la part des liquides qui sont épanchés autour d'eux. Elle est généralement légère dans les contusions simples, quand les parois abdominales sont immobiles et ne sont pas agitées par les secousses de la toux ou des vomissements; car tout mouvement augmente la douleur.

Le shock, dans les contusions simples, n'est pas un symptôme constant. Parfois il n'existe pas du tout, car la suppression des fonctions de la partie lésée, qui se manifeste par un en- Ci) Voy. Wyetb, Affections chirurgicales du système vasculaire in Encycl, de chir,, 1881, t. III, p. 488.

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