‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 184 sur 482 · HÉMORRHAGIE OMBILICALE · texte numérisé non relu

HÉMORRHAGIE OMBILICALE

lie chez le nouveau-né une forme rare rrhagie ombilicale qui est presque touortelle. Elle arrive deux fois plus souvent ( garçons que chez les filles, et est plus liez les premiers. Elle reconnaît pour me viciation du sang due à l'ictère ou à thèse hémorrhagique ou syphilitique, qui e les artères ombilicales de s'oblitérer lament, le sang nepouvant pas se coa-

DOirliagie, soit traumalique, soit idiotie peut se faire près de l'insertion du coriDtsa chute ; mais elle survient généraletés sa chute (fig. 2213), quand l'ombilic que cicatrisé; ainsi elle se rencontre au dix-huit jours après la croissance et géent la seconde semaine, tandis le cordon ers le cinquième ou sixième jour, oyenne, elle enlève le malade en qualit heures, mais assez souvent elle peut usieurs jours.

ipart du temps, les enfants sont bien es, nés de parents bien portants, après (uchement naturel, et ont une appa- )buste pendant quelques jours; puis ofantile et parfois le purpura, font leur

apparition et sont les précurseurs de l'hémorrhagie. La coexistence de l'ictère et du purpura semble être un indice de mort certaine.

Souvent il existe une prédisposition héréditaire aux hémorrhagies.

Traitement.

Le traitement consiste dans l'emploi de cathartiques doux, mais actifs, et dans les médicaments anti-hémorrhagiques. On fera la compression et on appliquera des styptiques (une éponge imbibée d'une solution saturée d'alun ou de matico),mais on aura rarement un bon résultat La cautérisation fait souffrir inutilement La ligature de Tombilic en masse, à l'aide de deux aiguilles qui le transfixent à angle droit, présente le plus de chances d'arrêter l'hémorrhagie (2).

(1) Thompson, Clinical Lectures and Commeniaries^ obs. XI, p. 193.

(2) Smith, New-York Journal of medicine, nouvelle série, vol. XV, p. 73. — Thorold. On ombilical hemorrhage, in Edinhurgh med. Journal, sept. 1878, p. 275.

HEMRY MORRIS. — MALADIES ET LESIONS DE L'ABDOMEN

TUMEURS DR L'OMDILIC.

irrmiuoitx de l'ohbilic.

L'épitbélioma de l'ombUic est une maladie rare.

Flg. !313. — Hémoirliigia ombilicale tprèi l« cliute du cordon (*).

(') B, ombilic présenunt l'ouverture eittrieure p«r Uqnelle s'est fil te l'hémorrliigle; A, veine ombillcile ouverte dans une pirtlo de son étendue et dans laquelle on a paaad un style! de dedaiii en dehors i C. artère ombilicale gauche; D, artère ombilicale droite ; E, portion de la vessie urinaire (d'aprèa Emile Dubois, ilièse inaug. Paria, ISiS et Bull, dt thirap., lSt9, t, XXXVII, p.3ia).

A. Desprès a communique h la Société de chirurgie l'observalion suivante ;

Chpiune femmn dp 6.>ani qu'il avait opérâe, enlevant la tnmuur par deui incisions se mi -circula ires, il ï dA enlever en mtoiK temps clet parties de péritoine et d'dpiploon qui éuisnt atteintes par raffeciion. Aprèl avoir enlevé la inmeiir, il combla la plaie avec l'épiploon, laissant ainsi une épiplocèle au lieu d'un cancer. La malailo était guérie quinie Jours iprts (1).

A la même séance, M. Nicaise a décrit un cas de tumeur fibreme de l'ombilic, qu'il enleva,

-.1, Desprcs, BuU. delà Soc. de chirurgie.

mais dans l'opératioD il dul ouvrir le péritoine, ce qui n'empêcha pas le malade de guérir.

M. Francis Hason (I) a rapporté une obsemtion de tumtur fMpillain de 10 cenlimëtrei da long sur 4 de lai^, située sur la paroi abdo» nale, et qu'il enleva.

La malade jtait dus jeane Bile de 30 an*. Lt Umeur jtalt congénitale et était ■ccompagnée l'iMS anlrs petite, ds la grosseur d'un pois, Ntsée taat I cfitë d'elle, qui n'avait Jamili causé la plu pMbi douleur ; cependant elle était le siège d'un léger éetolemeni fétide, qui snrBt ponrl'empftcber deemiMnM sa situation de domesliqae. Sa «trucdm étift ealk d'une verrue ordinaire. La tumeur fut extirpée, ei dnq ans «près elle n'avait pas récidivé.

TCHBUIIS SARCOMATBDSKS VOLDMIHBOSBt.

On les observe rarement sur la paroi abdeni. nale et on peut les enlever avec auccéa, mtmi si le péritoine est atteint (â).

H. Clark a enlevé une tumeur de cettanalaraqtf avait di)bttté au-dessous de l'ombilic, A la fhee piatonde du muscle droit, et qui après avoir tiavMit le péritoine pariétal, avait envahi les viieèraa abd*^nauK lous-jaconts. L'opération ne permit pas d'alllrper tous les tissus atteints, et le malade niouratas bout de quarante-huit benrea.

POLYPES GHAftKUB DE COUILIC.

Ils donnent lieu à de Tausses cicatrîaatioiii at on en reconnaît la présence après la chute da cordon. Leur volume varie de celui d'une groseille à celui d'un noyau de datte; leur surlaea est humide, el ils sont généralement pédicuU*. d'une couleur rouge brillante, quoique paifaii ils ressemblent A des verrues ou à une tumeut granuleuse. On voit habituellement à leur ■»•■ met un pelil orifice laissant pénétrer un sljM, et quand le polvpe (Coexiste avec une fistule fécals ou ouracalc, le stylet peut aller très lubi. 11 eil rare qu'ils donnent du sang d'une façon inquiétante. Au microscope on tes voit formés de gtasdes muqueuses ramifiées, ayant un stroau fibreux, nucléaire, et tapissés d'un épithéliua columnaire.

TraitflmBnt.

Le traitement consiste & lier le pédicule, il*

(1] Mason, Tramnct. of the Pathologie. Soe. LeaéM, vol. XXII, p. !î!).

(1) Lomlan med. Record, IS m

i )si3, p. n».

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