I7810N ET RUPTURE DE HERNIES
leirations ont été publiées par S. Coo- Tataon (4), Roland (5), etc., de rupture In, consécutive à des coups reçus par idns affectés de hernie, bien que la l'intestin déchirée n'ait pas été renins le sac herniaire. Ces accidents ont rés plus souvent chez les hommes porlemies inguinales ou scrotales que chez as; cependant il existe un cas, qui a été sn rapport médico-légal, survenu chez me atteinte de hernie crurale. Cette on est rapportée par Watson.
ime fut frappée par son mari sur l'abdomen douze heures après ; l'intestin était rompu aine distance de la hernie, mais juste au- • U contusion des parois abdominales, et Q*j avait pas d*épanchement de matières fé-
mortem Record, n° 205, 1880.
mortem Record , n» 4, 1879.
>er, Diclionary of Surgery, ion, Treatise on Homicide, p. 77.
nd, Guy's hospitai Reports, 3« sér., vol. IV, 1 et vol. VII, p. 264.
cales dans le sac, ni inflammAtion de celui-ci, le mari fut condamné!
Un homme de quarante ans entra à Thépital Middlesex le 8 février 1881, avec une fracture du bassin et une rupture de Turèthre pour laquelle on fit la section péritonéale. Il mourut le même Jour. A Tautopsie, on trouva un sac herniaire, dans la région inguinale droite, qui contenait environ 28 centimètres d'iléon et à rentrée du sac Tintestin s'était rompu, presque aussi nettement que si on Tavait sectionné avec un bistouri. Quelques matières fécales, liquidés, s'étaient déversées dans la cavité péritonéale et avaient donné lieu au développement d'une péritonite ; les intestins étaient distendus de gaz et de matières fécales.
Une autre catégorie de cas, dont un en particulier sur lequel Aston Key et Poland ont attiré l'attention, est celui où la portion de l'intestin contenue dans le sac a reçu un coup. Ce traumatisme s'observe principalement chez des hommes porteurs de hernie inguinale et surtout scrotale. Dans certains cas, la hernie était réductible et un bandage avait été appliqué, mais la violence ayant porté à côté de la pelote du bandage, l'intestin en avait ressenti les effets. Dans d'autres cas, le traumatisme avait porté directement sur une hernie irréductible. Les conséquences peuvent être les suivantes : i° contusion suivie d'inflammation des parois de l'intestin et du sac ; 2^ contusion suivie de la gangrène de l'intestin, si la vitalité de ses tuniques est détruite; 3» rupture de l'intestin. Ces trois états donnent lieu aux symptômes communs aux mêmes lésions de l'intestin non contenu dans un sac herniaire, s'accompagnant en outre de rougeur et de tuméfaction des parties molles qui entourent le sac, ce qui peut en déterminer la rupture. Si l'intestin est rompu, l'épanchement fécal, bien que se faisant d'abord dans le sac, ne tardera pas à pénétrer dans la cavité péritonéale, à moins qu'on n'incise le sac, comme pour opérer une hernie étranglée.
Pronostic.
Dans toutes les observations que je connais, la mort a été la conséquence d'une rupture traumatique de l'intestin. Dans 3 cas, rapportés par Key, dans lesquels, après une lésion herniaire, des symptômes inflammatoires aigus s'étaient déclarés, accompagnés de vomissements, on ouvrit le sac, et bien que l'intestin se fût gangrené dans la suite, l'anus artificiel qui en résultait se ferma spontanément et les patients guérirent complètement au bout de quatre semaines dans 1 cas et dix semaines dans l'autre.
HENRY MORRIS. — MALADIES ET LÉSIONS DE L'ABDOMEN
Traitement.
Dans tous les cas où un sac herniaire a été léséy on doit Touvrir s'il y a des symptômes graves locaux ou généraux, que Tintestin soit ou non dans le sac, quand on voit le malade. 11 ne faut Jamais faire de tentatives de réduction par le taxis, s'il existe des symptômes indiquant une contusion de l'intestin. 11 peut arriver que des symptômes graves d'inflammation des tuniques intestinales se déclarent après la réduction, dans un cas par exemple où la légèreté du shock et la rapidité de la réaction ne font con-
cevoir aucune crainte et engagent le chirurgien à faire de douces tentatives de taxis. Aston Key croyait cependant que, dans ce cas, le danger d'épanchement fécal n'était pas accm par la réduction de l'intestin, parce que s'il sonrenait de la gangrène, elle serait entourée d'adhérences péritonéales qui formeraient paroi, et empêcheraient l'épanchement fécal de se produire; oa bien s'il ne se faisait pas d'adhérences de (açon à isoler la gangrène, les matières fécales tomberaient dans le sac, ce que Ton pourrait soupçonner d'après la tuméfaction des parties externes qui en serait la conséquence.
PLAIES