GOAF8 ÉTRANGERS DANS L'APPENDICE VERMIFORME
Us sont loin d'être rares.
Poland dte Tobservation d'une jeune fille de 12 ans l'on trouTa morte dans son lit après quelques de Ikiblesse et de perte d'appétit. 11 existait ne péritonite suppurée très étendue et une ulcératon de rappendice yermiforme dans lequel on trouva in petit eorpa en plomb qui était en train de se frayer in passage à trsfers lui.
Penook a communiqué à la London médical, Society 'obserfation d*iin prêtre qui, à la suite de symptônés simniant une hernie, avait eu un abcès à la réion ilieqne droite, par lequel sortit un noyau de srise. n monmt plus tard d'une autre maladie.
n jr a quelques années. J'ai tu une jeune dame le IS ans, souffrant d'une péritonite très aiguë avec ietigrmptAmes d'obstruction intestinale elle mourut; H, à l'antopsie, on trouva un noyau de prune dans 'appendice cacal, dont l'eitrémité arait été détruite.
On trouve quelquefois dans cet appendice, des »rps étrangers autres que ceux qu'on avale, mt exemple des concrétions biliaires, de petites nasses fécales durcies. La plupart du temps, a mort est la terminaison de ces sortes de cas, ioit par péritonite suppurée, soit par ulcération Il perfèration des tuniques de l'appendice.
Le grof intestin renferme rarement des corps ^CnmgerSy bien que parfois ceux-ci puissent s'y mplanter quand ils ont été introduits par l'anus. 1 existe cependant trois conditions dans lesinelles un corps étranger qui a traversé tout le ruial alimentaire peut être arrêté dans le côlon, "S Oîaque ou le rectum : 1° quand des matières 'étales solides, sont disposées autour du corps Hrmnger; 2<^ quand, en raison de sa forme, il rient se piquer dans les parois de l'intestin, ou le mettre en travers de son calibre; 3® quand 1 existe une constriction de l'intestin, due soit i an rétrécissement, soit à des adhérences fornant brides, soit à la pression causée par une omeur ou à d'autres causes.
Gément (1), en a publié une observation :
Une dame était constipée depuis quatorze Jours et présentait les symptômes d'une hernie étranglée ; on lui fit la côlotomie lombaire. On retira par Tanus artificiel une masse formée de cinq noyaux de prunes agglutinés. Plus tard, à différents intervalles, il en sortit Jusqu'à 116. EUe mourut trois ans après l'opération, et Ton trouva, à la ponction du côlon transverse et descendant un rétrécissement très prononcé, Tinstestin n'ayant pas plus de 5 millimètres de large, comme si on avait appliqué une ligature. Le rétrécissement était d'une dureté cartilagneuse, et Tocdusion était si complète qu'on ne pouvait même pas y Caire passer une soie.
Traitement.
Il faut pratiquer Tentérotomie quand le corps étranger s'enclave et que la vie est menacée, soit par obstruction, soit par perforation, ou que sa forme rend peu probable son passage à travers la valvule iléo-cœcale, et surtout s'il est long et anguleux .
White (2) a pratiqué avec succès cette opération, pour retirer une cuillère de l'intestin grêle d'un homme de 26 ans.
Bryant (3) a publié une observation intestinale, due à un calcul biliaire qui avait pénétré dans le duodénum par ulcération des parois. Ce calcul, qui pesait 15 grammes et mesurait S centimètres de circonférence, s'était implanté dans l'iléon à environ 80 centimètres au-dessus de la valvule iléo-cecale et fut enlevé par Tentérotomie. Malheureusement le malade mourut de péritonite qui avait débuté avant que l'opération ne fût pratiquée.
Entérotomie. — Cette opération consiste à sectionner les parois abdominales sur la ligne médiane, si Ton ne connaît la position exacte du corps étranger, ou parallèlement à la ligne semi-lunaire, ou dans une des régions iliaques, ou dans un endroit quelconque, dans le voisinage, ou au-dessous du corps étranger, si l'on a pu le sentir à travers les parois abdominales. On amène à la surface de la plaie la portion d'intestin qui renferme le corps étranger, qu'on entoure avec soin d'épongés, afin que rien ne puisse pénétrer dans la cavité péritonéale. On ouvre ensuite l'intestin en faisant une incision aussi petite que possible et l'on retire le corps étranger avec une pince à polype, ou avec le doigt. La plaie intestinale est alors suturée d'a-
(1) Clément, Med. chir, Transact,, vol. XXXV.
(2) White, American Journal of médical sciences. July 1876, p. 279 et Médical Repository, second hexsde, t. IV, p. 367.
Rryant, Tt^ns, Clin, Soc.^ t. XII, p. 106.
HENRY MORRIS. — MALADIES ET LÉSIONS DE L'ABDOMEN
près le procédé de Lembert, ou celui de Jobert, ou par une suture continue. Enfin on rentre l'intestin dans l'abdomen et on referme la plaie pariétale par une suture entrecoupée^ dont les fils doivent traverser toute la paroi, y compris le péritoine. Le pansement et le traitement de la plaie sont les mêmes qu'après Tovariotoniie.
Si le corps étranger est enclavé dans le cœcum, on fait l'incision dans la région iliaque droite.
Dans certains cas d*enclavement dans le gros intestin, la côloiomie sera indiquée et pourra être suivie de l'issue du corps enclavé et de la disparition de l'obstruction intestinale, comme dans l'observation de Clément.
En juin 1880, Verneuil (i) a communiqué à la Société de chirurgie, l'observation suivante :
Un homme de 48 ans 8*éuit introdait vn morceau de ouate dans le rectum pour arrêter la diarrhéo. Au bout de quelquei Jours, la ouate avait remonté et ne pouvait plus être retirée avec le doigt; on fit la laparotomie sur la ligne médiane et on pount 06 corps étranger en bas. Jusqu'à ce qu*on pitt le nisir par le rectum.
Hévin cite un procédé ingénieux mis en pratique par Marchettis :
Quelques étudiants s'étaient amusés à inut>âQin dans le rectum d'une prostituée une queue de cochoo qulls avaient fait geler etdont ils avaient coupé les poili ras. Ceux-ci en se piquant dans l'intestin rendaient inutiles toutes les tentatives d'extraction, alors Marchettis introduisit par-dessus la queue de eoehon an tube creux, ce qui lui permit de retirer ce ringulier corps étranger sans blesser la femme.
ABCÈS
ABCÈS DE L'ÉPIPLOOlf ET DU MÉSENTÈRE.
11 peut arriver qu'un abcès se forme dans le mésentère, dans le petit ou le grand épiploon, comme faisant partie d'une péritonite générale, suppurée, ou associé à un abcès péritonéal circonscrit. Ou bien il peut se faire qu'un abcès voisin vienne à s'ouvrir dans la cavité épiploïque.
Dans Thistoirc de la guerre de la Rébellion (2), il est question d'une contusion de l'abdomen qui fut suivie de la gangrène des parois et de péritonite suppurée. A Tautopsie, on trouva le mésentère énormément épaissi, ses ganglions étaient enflammés et sa cavité contenait de vastes collections de pus noir&tre, fétide, qui communiquait avec la cavité péritonôale.
Habcrshon (3) rapporte un cas d'abcès du petit épiploon limité par une membrane pyogénlque. Le trou de Winslow était fermé et l'abcès était formé d'un liquide brunâtre fétide. L'abcès de Tépiploon communiquait avec un abcès de la rate formant ouverture d'environ 3 centimètres de diamètre, à la partie postérieure do cet organe. Une tumeur hydatique de la rate avait suppuré et, s'ajoutant aux abcès de la rate et de répiploon, elle était venue former un abcès péritonéal circonscrit.
Une femme de l'hôpital Middlesex, atteinte de cancer de l'utérus, qui s'était ouvert dans la vessie, mourut de péritonite aigu6. La cavité du petit épiploon était distendue par un liquide épais, opaque, grisâtre, purulent.
(1) Verneuil, BulL de la Société de chirurgie, 1880. (î) Otls, loc. cit., p. 24.
(3) Habershon, Guy's hospital Reports, 3«^ série, t. XVIII, p. 383.
Harley (1) rapporte un cas où il croit qu'on abcèi du lobe gauche du foie s*est ouvert dini la avîté épiploique et de là s'ost répandu derrière le péritoine pour aller s'ouvrir dans TS iliaque.
Mercklin (3) décrit un cas d*abcès du méieutère vis- &-vis un point situé dans la région lombaire, qui pendant la vie, avait été le siège d'une douleur trts vive. Cet abcès contenait plusieurs calculs tembbblss à on autre qu'on trouva dans le pancréas ; il croit qae les calculs du mésentère avaient pénétré dans cet orgue après avoir ulcéré le pancréas et que là, ils avtient déterminé un abcès mésentérique.
Symptômes.
11 est bien probable qu'on ne peut pas distinguer les symptômes des abcès mésentériques et épiploïques de ceux d'une péritonite grave, donnant lieu à un abcès péritonéal circonscrit Fièvre, agitation, soif, nausées, une douleur abdominale, une distension très marquée dans certains cas, des manifestations diaphragmatiques et cardiaques dans d'autres.
Traitement.
Dans la plupart des cas, le traitement ne peut être que palliatif et expectant, mais quand il existe des signes de péritonite, il faut appliquer le traitement habituel de cette affection. Gomme ces abcès sont le plus souvent secondaires et causés par l'ouverture d'un abcès situé dans un
(1) Harley, Transactions of tke Clinical Society^ t. IV, p. 13.
(2) Johnston, loc. cit.
roisin, ou par l'irritation déterminée par oce de calculs biliaires ou pancrëati- 1 bien la conséquence d'une péritonite ) suppurée, il y a peu de chose k espérer MTotomie et de l'évacuation du pus. Ce- : ce serait k tenter quand il n'existe nidndre espoir de guérison.
ABCÈS FKCAUX.
ibcès fécaux sont de deux sortes :
qui sont causés par l'épanchement de I fécales et qui par conséquent son prient récaux ; 2° ceux qui proviennent de oui & fait étrangères i. l'intestin, mais ■MDt par perforer cet organe et par fécani par suite de la destruction des t ioteslinales.
, noter cependant qu'un abcès primiti- (écal peut communiquer de nouveau iteitin en ulcérant ses parois de dehors Dl. Cei ouvertures secondaires se IrouafSDt situées assez loin de l'ouvcrlure m. En outre, un abcès simple ou un lal se transformer en abcès fécal non emion ou la compression de l'abcès ou g^ mais par le processus destructeur BecUoQ indépendante et simplement nte.
m (1) ■ rtpporté une observation dans U- I kyste ovarien, du volume d'une noii, avait
I. — Abcè» fécal produit par une alTecUon du .jraat foroiâ deux communications secondsirea
K, Troniactiont of tht Palhological Sa- «S, t. XIV, p. m.