‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 282 sur 482 · RUPTURE DE LA RATE · texte numérisé non relu

RUPTURE DE LA RATE

Elle est moins fréquente que la rupture du foie, et généralement accompagnée de lésions d'antres organes abdominaux ou thoraciques, anrlont du foie. Elle coexiste souvent avec une fracture de côtes. La rupture spontanée de la rate, suivant Rokitansky et d'autres auteurs, s'observe dans le typhus, la fièvre typhoïde, le choléra, le stade de chaleur de la fièvre intermittente, et amène la mort par hémorrhagie. Celle-ci est la principale cause de la mort après une rupture traumatiCtue de la rate ; mais quoique cet organe soit le plus vasculaire de tous ceux contenus dans l'abdomen, ses lésions non coiDj^quées ne sont pas aussi rapidement mortelles que celles du foie. On peut peut-être attritmer cela à la grande élasticité de la capsule et des cloisons spléniques. Si l'un des vaisseaux spléniques est rompu, la mort est presque instantanée, comme dans l'observation suivante publiée par Hennen (ij:

(1) Hennen, loc, cit,, p. 445.

Encycl. de chirurgie.

Un soldat reçut un coup violent sur Tabdomen en faisant des armes et mourut en quelque minutes de rupture de la rate et de la veine splénique.

Dans un autre cas la rupture de la rate détermina la mort par hémorrhagio, mais Torgane était hypertrophié et ramolli ; la rupture avait été causée par un coup porté par un petit garçon, qui arrivait à peine à la ceinture de Thomme qu*il tua (1).

Yigla (2) a publié des mémoires sur la rupture de la rate, chez des individus malades, à la suite d'une contraction musculaire ou d'une violence externe légère. E. Coliin (3) a également étudié cette question. Si le patient ne meurt pas d'hé-

{\) Medico-chirurgical Revieu), octobre 1S39.

(2) Vigla, Recherches sur la rupture spontanée de la rate^ in Archives de médecine y 1843 et 1844.

(3) E. CoUin, Des ruptures spontanées de la rate, in Mémoires de chirurgie, de médecine et de pharmacie militaires, 1855, t. IV, 2« série. — Voyez aussi Léon Colin, Traité des fièvres intermittentes, Paris, 1870, p. 354. — Otit, Surgical history of the war of the Rébellion, vol. 11.

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