‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 290 sur 482 · PLAIES DU PANCRÉAS ET DU CANAL THORACIQUE · texte numérisé non relu

PLAIES DU PANCRÉAS ET DU CANAL THORACIQUE

On ne peut les diagnostiquer et le seul intérêt qiù s'attache à elles, c*est que l'on nftTÎguedaos l'inconnu et que Ton est obligé de déoouTrir à peu près tout ce qui s'y rattache. En dehors de ce fait qu'une portion du pancréas pent 6tre séparée de l'artère pancréatique et de Ml autres connexions et venir faire hernie à travers une plaie externe, et, dans ces circonslineaSy être enlevée sans qu'il s'ensuive des eonséquences graves, nous ne savons rien, sinon (n'après une plaie du pancréas, la mort surfient par shock et péritonite ou par hémorrha- |ie secondaire, que la vie a pu se prolonger lome jours et davantage, et que les lésions n'ont fÊM été soupçonnées.

Dans les critiques que John Bell adresse à MB homonyme Benjamin Bell, il traite des plaint du pancréas et du réservoir de Pecquet; mais elles ne reposent que sur des hypothèses einon sur l'expérience. Dans sa réponse Benjamin Bell s'exprime ainsi : « Toute lésion du pancréas peut rarement être découverte ; » et fi Texpérience actuelle* n'est pas venue lui donner raison quand il supposait que la dividon du canal pancréatique interrompait la digeation et que le chyle ou le suc pancréatique tonnait des collections dans l'abdomen « dont PcÉlèvement pouvait réclamer l'intervention

(1) Cooper, The Lancet, 31 déc. 1839, p. 486.

(3) CUrk, Lectures on the principles of surgical HagnostiCt p. 298. Londres, 1870.

(5) Devergio, Médecine légale^ 3^ édlt., t. II, p. 94.

(4) Travers, Lancel, vol. \II, p. 384, 1827.

(6) Ogston, British and foreign med. chir, Review^ . XXXIX, 1867.

chirurgicale », il a du moins fait voir, à en juger par les observations publiées que John Bell avait eu tort d'admettre que le pancréas ne pouvait être blessé • sans que la plaie soit très compliquée et absolument mortelle (2). » Otis a réuni trois observations de guérison à la suite d'un coup de poignard suivi de la hernie et de l'enlèvement d'une portion du pancréas; il donne d'après J. G. Thompson, le résumé d'une autre observation de guérison après une plaie par arme à feu. Le cas le plus intéressant et probablement le plus authentique est celui de Cadwell (3) .

En 1816, un nègre reçut un coup de poignard dans le côte gauche et « Ton vit saillir entre les dernières vraies et les premières fausses côtes, un corps ovoide de 7 à 10 centimètres do long. » Comme il était gangrené, on Tenleva avec le bistouri; le malade guérit rapidement et se portait encore bien onze ans après. L'examen de la portion enlevée démontra que c*ètait bien une portion du pancréas.

Dans Tobservation de J. G. Thompson, la balle pénétra dans les côtes droites, sortit à gauche, et deux Jours après, tandis que le blessé faisait des efforts de défécation, il se fit une hernie du pancréas du volume d'un œuf de poule. On lia la masse herniée avec un fil d'argent et on la sectionna avec des ciseaux. Au bout de deux mois le blessé était convalescent.

Certains auteurs ont affirmé qu'après une plaie du pancréas il pouvait se faire un épan-

(!) Benjamin Bell, System ofsttrget^j, vol. II, p. 147. (5) John Bell, op. cit., 3« édit. p. 366. (3) Cadwoll, Transylvanian Journal of med., vol. I, p. 116, 1828.

HENRY MORRIS. — HALADIES ET LÉSIONS DE L'ABDOMEN

chement de liquide incolore, et que .c'était là le symptôme caractéristique de celte lésiou ; qu'après une blessure du canal Ihoracique la plaie externe donnait issue à une lymphe

claire, dans Tintervalle des repas, et à un liquide laiteux pendant la digestion ; mais je ne connais pas de faits de cette nature qui aient été rapportés.

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