VI
J. SOLIS-COBEH. — PLAIES ET MALADIES DES VOIES AÉRIE»NES
Ihitotd» juiiqud sur les cOtés de l'épiglaUe. L*ori6ce àtt ventricules est iJnsi plus étroit que le
TODd.
l^s cordes vocales inférieures débordent en dedsn* les cordes vocales supfrieures, et elles
Sur l'angle rentrant da cartilage thfroide est VipigloUe.
Ea arritre de ce flbro-cartilage se trouve
Vit- Wf* ~ ''■'^B poitdrieure da liryni, en pirtie ddpanllli^e de Umuineuse. — a, Itngue ; b.ttce inférlettreder<plglo[io;c, repli pharjrnga-épiglottique; rf, tubercule lie la grinde cornu de I'ob hyoïde ; t, |rinde corne du cariilage Ihyrclde; f, llgtment liyolhynildlen latéral ; g, canlltge hadelforme; A, petite corne du ihyraide ; i, ligament kâralo-«rlcoldloD pottdrieur inrerieur ; /, vousaure du e«niltge de Wriiberg; n, cecarLilagcniii k au avec aea glindule* 1 o, laof de aryidnoidien iransverae ; p, niUMla aryiénoldien oblii|ue ; l'.gouttière pharyngo-épigiottlqua ; i, pli trtn&veraal InconalAnt; (, mascle ciico- ■rytinoldien potiérieur; ae, paroi post<rieare da phiijnx coupée et étalée de chaque cSté; u, bord libre iupéiieurde l'épiglotte; d, bord libre liténlda l'épiglotte ; ui, r«pli iry-dpiglottique ; z, repli Interaryténoldlen 1 y, face pDatérieure du chaton da cri- «olde; I, muqueuse de la face paatérieure de k paroi postérieure du larynl.
jouent le principal rôle dans l'acte de la phonation.
La circonférence supérieure du larjnx est plus
large et plus évasée que la circonférence infé-
Heure; elle est rormée par le bord supérieur du
« et des grandes cornes du cartilage tbj-
Fig. SU45. — Larynx ouvert sur U ligne mëdlino, en arrière, ontre les cinlliges arj'léaoides, et étalé, pour Taire voir la face inlsrne. — a, épi^lotle, face poBlérieure ou inférieure ; b, aon bourrelet; c, rigole aou a-épi glottique ; d, cartilage cunéiforme ou de Wriaberg; e, cartilage arylénolde ; f, gouttière [fiUrum vtnlrieuli) ; g, toiaeiXe centrale, saca épiglottiqaet ; A, ventricule de Morgagni;j, roi.ti tliyrotrylénoldien Inférieur; bord et faca «ntérieare ; k, nodule vocal posiérieur; /, gouttière qui tépare lea nodulea glottiquea antiiri«ura ; m, repli muqueux transversal; n, coupe du cartilage cricoldei 0, (racbiie ; p, coupe do mascle aryténoidien ; q, repli tbyro-iryténoidien lapc rieur.
l'orifice supérieur du larynx, dirigé obliquement d'avant en arrière et de haut en bas, ayant la Torme d'un triangle dont la base est tournée en avant et le sommet en arriire. Cet orifice est formé en avant par l'épiglotte (flg. 2043), latéralement par les replis épiglottiquea aryténoidiens, et en arrière par le sommet des cartilages aryténoïdes ; il est formé dans l'acte de la déglutition par l'épigloUe.
LARYKGOSCOPIE.
Au ïujax fait suite la trachée-utëre, formËe
Flg. 3016. — Coupa liténle da pliirjDi, préparation da D' \iniie. — vp, toUs da pilkîi ; lu, luette ; /.langue; pp, pilier poitérieur; e, 6p[glatle;^, N' pli pharjngo-f piglolte 1 b, bourrelet; n;i, Inarinea poittrienrei ; lu, orlfles de U trompe d'EatUche ; ipl, repli salpiiigo-palilln ; tpp, repli lalplngo-pliaryngé ; ifi, fouette de HoBeninaUer [sinui faucium aiperiùr, Hirkel] ; fr, sinu* pbaryngd lupériour; r, repli maquaui Inconitant.
de demi-anneaux flbro-cartitagîneui reliés en-
tre eux par une lame élastique et complétés en arrière par une autre lame élastique et musculaire (fig. 204S).
La trachée est reconnais sable au fond d'une plaie du cou, à la sensation que dooaent les anneaux dont elle se compose.
La trachée est plus profondément située à la partie inférieure du cou qu'au voisinage du larynx, ce qui tient k ce qu'elle décrit une courbure parallèle à la courbure que la colonne vertébrale présente à la réunion du cou et du dos. Cette courbure est très facile à démontrer sur une coupe congelée de la région. L'Œsophage décrit une courbe exaclement parallèle.
La partie supérieure de la tracbée et la partie inférieure du larjni sont recouvertes par le corps thyroïde, glande vase ul aire sanguine présentant deui lobes latéraux volumineux et une partie moyenne ou isthme qui réunit les deux lobes.
Le corps ihjrolde, tenant à la trachée et au larynx, s'élève et s'abaisse dans les mouvements de déglutition. Remarque importante et qui servira à faire reconnaître une tumeur ayant pris son origine dans le corps thyroïde, d'une autre qui aurait pris naissance dans les ganglions, etc.
En arrière de la trachée et du larynx se trouvent l'œsophage et sa dilatation supérieure, nommée pharynx (Bg. 2046).
Le canal œsophagien déborde la tracbée du c6té gauche, en sorte que, quand sa recherche devient nécessaire dans une opération, c'est au cOté gauche du cou qu'il faut faire l'incision.
L'œsophage glisse le long de la colonne; il est extrêmement dilatable et formé d'une tunique musculeuse & fibres longitudinales très épaisses. (6. Anger.)
LARYNGOSCOPIE
La laryngoscopie, examen de l'intérieur du larini, s'effectue au moyen d'un petit miroir, monté de façon à être rapidement introduit dans la bouche el placé dans une position qui lui permette de réfléchir l'image du larynx. Le même principe a été longtemps employé par les dentistes, pour obtenir l'image de certaines parlies dentaires qui échappaient à l'inspection directe (<]. C'est aux expériences d'un professeur de chant, Manuel Garcia, de Londres, que la chirur-
(0 Voj. BruaeuT, Chirurgie det dmls, in Bneytlopédit de chirurgie, t. V, p. 5S7.
gie doit la connaissance du laryngoscope (<}. Le professeur Ciermak, de Pealh, l'a introduit dans l'arsenal médico-chirurgical (2), et c'est au professeur Ludwig Turck, de Vienne, que la médecine est surtout redevable de nom-
(I] Garcia, Pki/siologieal obieroalioiis on the Buman Voiet. Proc. Roi/al Soc, vol. VII, ii° 13, p. S99. London, IS&&.
(!) Turck, Méthode pratique de larj/ngoscJpie. Édition rran;aiu. Pari», 1881, et Ree/iercliet clintguei midivertti matadiet du larynx, <le la trachée el du pharynx éludiéei à Caide du laryngotcope. Parti, IMI.
J. SOLIS-COHEN. — PLAIES ET MAUDIES DES VOIES AÉRIENNES
breuses observations cUoiques démontrant l'utilité de cet appareil aupointdevuedudiagoosUc et du traitement (I ).
Fig. »M7.— Miroirs Urjn- Fig. 304S. — Va Jeu de go«coplqae«. — a, miroir troli micoirB urréi. rond; 6, onle; c, carré.
Il suffil, pour examiner le larynx avec un éclairage convenable, d'un bon miroir de verre, monté sur une lige assez résistante pour ne pas se plier sous la pression musculaire exercée
FIg. M49. — Miroir Uryngoscoplque pour
par le voile du pnkiK. Un miroir circulaire d'un pouce de diamëlre remplira le plus souvent l'indication chez l'adulte. Les miroirs plus petits sont quelquerois nécessaires chez l'adulte ; ils le sont presque toujours chez l'enfant [fig. 2047 à 2050).
(1) Cierm«k, Wien. mtd. Woeh., n«13, msn ISSS; Du laryngoicope et île son emploi en pkytiologit et M midttint. Edition française, Paris, 1860.
La position que doit occuper le miroir dans la bouche el les traits généraux de l'image laryngienne normale qu'il reproduit sont exactement représentés par la figure 2051 : le chirurgien, tenant son miroir en main & peu prés à la façon d'un crajon (Bg. 20S2), chauffe le
Fig. 2050. — Laryngoscopes avec leurs manchei. — A, laryngoacope carré, le inanctie percé dans toute ta longueur ; B, laryngoscope elliptique, flxé sur le manche, vu de face ; C, te môme tu de prollt ; a, miroir; 6, tige ; c, courbure de lu tige qui détermine l'angle d'ouverture ; li, manclic.
Terre à la flamme d'une lampe à alcool ou d'un jet de gaz, pour éviter la condensation delà respiration à sa surface; la bouche du patient étant bien éclairée au moyen d'une lumière naturelle ou arliflcielle, directe ou réQéchic, on dit au malade de garder la boucha ouverte et de tirer la langue aussi longue qu'il le peut. Pour empêcher la langue de glisser et d'échapper en arriére, on la maintient au roojen d'un
LARYNGOSCOPIE.l
lOuchoir (ûg. 2i)a3 el 2054} ; puis le chirurgien blroduiL le miroir dans la bouche, la face ré-
Décbissante étant tenue en bas, et l'appuie contre le voile du palais qu'il soulève légërement
Flg. 3051. — Muiièra do lealr t\t- 'D''l- — Théorta de U formiiion do l'image liryngoscopique. — 0. œit ; un miroir luryngoicopiqua. M, miroir <ju Isryngascope ; ABDG, objet (glotte): A. partie extérieure; B. po<t4rieare; 0, droite; G, giuclte de h glotto; G,M, perpeiidi cul tire de l'objet; AB'DG', image liryngtiscopiqttB «perçue par l'obaerMteur,
En promenant doucement le miroir, ou explore successivement les dilT^rents points du larynx. Avec une main sQre el un jteu de pratique, ou peut, du moins dans k grande majorité des cas, examiner en une Tois le larjux. 11 Tant cependant
Flg. 3051.
recourir à des tentatives répétces, tout un les espaçant par des moments de repos, chez les sujets nerveux et lorsque la région présente une sensibilité exagérée d'origine pathologique (1). (1) Voy. Utnil. Ti-ailt pi-atique liei matadiei dula-
quisoutsjtuéeaenavantelau-desBouad'elle, ' r^ni »( du pAorym. Pwi», istl, «tecPl.— Bsekel