‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 31 sur 482 · CORPS ÉTRANGERS DANS LES VOIES AÉRIENNES · texte numérisé non relu

CORPS ÉTRANGERS DANS LES VOIES AÉRIENNES

encore demeurer saisi entre les deux ocales (1).

Bmple remarquable de corps étranger i paroi postérieure de la trachée, et c mois, après la trachéotomie et Tapd'une canule permanente, a été rapr Yoltolini (2). Le corps étranger préme concavité antérieure qui avait per- ^sage de la canule ; mais il rendait nlion impossible dès qu'on enlevait noie. Schmidt raconte qu'ayant laissé r no pinceau à déterger par une plaie éotomie, il put en reconnaître la situadde du miroir trachéal (3) et Textraire pince pendant un accès de toux.

t arriver qu'un corps étranger, pointu [e dedans en dehors les tissus et vienne ' au dessous du tégument, ce qui le l'enlever par une simple incision (4). même vu la tête d'une épingle percette façon la membrane crico-thyroï-

avons déjà eu occasion de parler d'un 18 lequel la pointe d'une (lèche avait irtère carotide et amené une hémor- Qortelle.

bjets pointus, tels que les aiguilles et gles, viennent quelquefois s'insinuer tissus du larynx sans intéresser direca lumière du canal aérien ; Wheeler (6) rté un cas dans lequel une aiguille erfora un cartilage aryténoïde; l'inspecfngoscopique montra qu'elle était fixée aent, au repli palato-pharyngien, par )t au cartilage aryténoïde par la pointe. ntres modes d'extraction ayant échoué, yngotomie fut pratiquée et l'aiguille Un cas analogue, mais beaucoup plus 1 a été cité par Semon (7). Cet auteur dit ileré, en s'aidant de l'examen laryngésy one aiguille qui depuis treize mois déplantée à travers le cartilage aryténoïde Bt le repli aryténo-épiglottique.

drenxie, Tram. path. Soc, Lond., vol. XVIII, Oiseases of the throat and nose^ etc., vol. I,

tolini, Berlin klin. IVoch,^ 8 februar 1875. midt, Arch. f, klin, Chir., Bd XVIII, S. 51. irton, Med. News, nov. 17, 1883, p. 541. met, Med. and surg. rep., march 22, 1884,

eeler, Med, press and circular, april 22, par Poulet {op. ct7., vol. II).

ion, Trans. clin. Soc. lond., vol. XVI; Re- BdoD, 1883.

Symptômes de la présence des corps étrangers dans les voies aériennes.

Les symptômes consistent d'ordinaire en crises soudaines et paroxystiques de douleur, de toux, de sentiment de suffocation et de spasme du larynx. Le professeur Gross (i) a donné d'une de ces crises initiales intenses une description saisissante, dans laquelle on reconnaît tous les phénomènes propres à l'apnée et à l'asphyxie imminente : sans signes avant-coureurs, respiration haletante, toux violente, cris de détresse, perte partielle de connaissance, projection des globes oculaires, issue par la bouche et le nez d'un mucus spumeux et môme de sang ; vomissement, urination et défécation involontaires; le malade s'agite, se tord et porte la main à son cou comme pour en arracher le corps étranger. La crise initiale peut avoir une terminaison fatale, ou passer après avoir duré de quelques secondes à quelques minutes ou quelques heures, si le corps étranger s'est arrêté dans le larynx. Il survient plus tard d'autres crises toutes les minutes, toutes les heures ou tous les jours, suivant la nature du corps étranger, son siège et les dispositions particulières du sujet. C'est également suivant les mêmes circonstances que, durant ces intervalles, la respiration sera calme ou agitée, la toux légère ou intense et la voix normale ou modifiée.

Bien des fois, les symptômes sont au début très peu marqués. Lorsque la crise initiale s'est calmée, ils peuvent devenir assez nets pour ne fournir à l'examen aucun élément subjectif spécial, alors même que le corps étranger est profondément fixé sur le larynx (2). Cette amélioration apparente dans l'état du malade inspire une fausse sécurité, tandis que le corps étranger, se déplaçant soudainement, peut amener la suffocation immédiate (3).

La forme irrégulière, anguleuse de certains corps étrangers entraînera un traumatisme des parois du larynx, et l'on verra des symptômes d'inflammation, toux, raucité de la voix et dyspnée, avec insomnie et anxiété, compliquer les troubles qui existaient déjà. Ces phénomènes secondaires persistent quelquefois après l'ablation du corps étranger, et ne disparaissent que lorsque toute lésion inflammatoire a cessé. Si la position du corps étranger est telle qu'il

(1) Gross, op. ciY., p. 71.

(2) WhistUr, Lancet^ december 2, 1876, p. 779. Os arrêté dans le larynx pendant cinq aemaines.

(3) Porter, Dublin med. press, february 9, 185é, cité par Mackenzie.

Page 1