‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 326 sur 482 · ACCIDENTS DES HERNIES. — IRRÉDUCTIBILITÉ · texte numérisé non relu

ACCIDENTS DES HERNIES. — IRRÉDUCTIBILITÉ

breux partisans, et nous rappelerons après les statistiques importantes de. Gerdy, celles de Ecker, de Fribourg, de Schuh, de Rothmund qui porte sur 140 cas dont 117 guérisons; enfla celle de Solteau et de Fayrer.

Broca pensail qu'il n'était pas de procédé qui pût conduire plus certainement que celui de Langenbeck à la cure radicale: récemment encore, A Guérin (1) partageait le même enthousiasme. Certes, les divers procédés de la méthode n'ont fourni qu'une mortalité minime . Il semble même que la péritonite soit exceptionnelle : dans les rares cas^ qui ont été sui?is de mort, il s'est surtout agi d'inflammations diffuses de la paroi.

..D*autre part, les tentatives opératoires ont été pour la plupart suivies d'un bon résultat immédiat, mais ainsi qu'il résulte de l'examen minutieux auquel M. Segond a soumis les statiatiques, les récidives ont été nombreuses.

Un chirurgien anglais, John Wood, a eu l'idée, en 1858, de fermer le trajet herniaire en combinant à l'obturation par l'invagination le rétrécissement par la suture des piliers. Cette opération a été exposée par lui en 1803. Son trait principal est d'être une opération sous-cutanée : mais son exécution est délicate et nous renvoyons aie thèse de Segond ceux qui voudraient en étudier dans les détails le manuel opératoire.

L'auteur a employé son procédé chez 300 malades: les résultats ont été les suivants : 4 morts, 296 guérisons, et l'auteur fait remarquer qu'il n'a eu à déplorer les 4 morts qu'à une époque où il ne s'entourait pas encore de toutes les précautions antiseptiques.

Enfin sur 50 opérés il a pu constater la cure radicale au bout d'un temps variant de deux 4 fingt-cinq ans.

M. Segond classe le procédé de Wood au premier rang des opérations sous-cutanées; malheureusement, il a donné des revers et ne

donne pas de garanties absolues contre la récidive.

Tel est le bilan des opérations lentes souscutanées de la première classe. Quand k celles de la deuxième classe, dites opérations modernes ou à ciel ouvert, quoique ayant été apliquées à la cure des hernies réductibles, nous en présenterons l'étude au chapitre des hernies irréductibles auxqueUes elles ont été de préférence appliquées.

Si Ton envisage ensemble les diverses méthodes qui précèdent, l'on peut voir, que toutes ont causé des revers, et qu'aucune n'a fourni dans tous les cas, la cure radicale.

Or, M. Segond n'hésite pas à conclure qu*il n'est pas permis d'hésiter entre le bandage, moyen simple et inofTensif, efficace et donnant parfois la guérison, et une intervention chirurgicale qui tue quelquefois sans amener la cure radicale. Pour lui, toute intervention sanglante doit être sérieusement proscrite. Sauf une réserve en faveur des injections périhernnaires, nous ne saurions pour notre part trop souscrire à cette sage conclusion.

Quand la hernie, quoique réductible, est néanmoins incoercible, les conditions du problème sont différentes : le bandage souvent n'est pas toléré par le malade en raison des douleurs qu'il provoque, et la hernie peut présenter une tendance manifeste vers l'accroissenient progressif: dans ces conditions il peut être permis d'intervenir, surtout si ces hernies retentissaient d'une façon fâcheuse sur la santé générale:

Nous nous en tenons à ces considérations générales ; nous préciserons davantage les faits à propos des hernies en particulier, et nous rapprocherons au point de vue du traitement et pour éviter les répétitions, les hernies incoercibles susceptibles d'être opérées, des hernies irréductibles qui sont justiciables des mêmes méthodes opératoires.

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