TRAITEMSNT CURATIF PROPREMENT DIT
Nous avons parlé plus haut, à propos de l'historique, que des tentatives opératoires avaient été pratiquées de tout temps contre les hernies.
Au dix-huitième siècle, la pratique exclusive des bandages avait fait tomber les opérations dans le plus grand discrédit, mais dans notre siècle, et surtout depuis l'avènement de la méthode antiseptique, de nombreuses tentatives ont été dirigées dans ce sens, surtout à l'étranger et particulièrement en Allemagne : aussi bien que les auteurs classiques les plus récents ne fassent pas mention de ces opérations, nous ne croyons pas devoir les passer sous silence.
Nous devons dire toutefois que la plupart des détails qui vont suivre ont été empruntés au travail très remarquable de M. P. Segond, qui a résumé et soumis à une critique des plus judicieuses tous les travaux étrangers et français qui ont paru sur la question.
Il existe deux grandes classes d'opérations : les unes lentes ou anciennes, les autres rapides ou modernes.
M. P. Segond a rangé sous quatre chefs les innombrables méthodes et procédés opératoires qui se rattachent à la première classe.
Le premier groupe comprend les opérations qui ont pour but d'obtenir la mortification des enveloppes de la hernie par la ligature.
Le deuxième comprend les procédés qui amènent la cure radicale par un processus adhésif ou cicatriciel.
Dans le troisième sont rangés ceux qui aboutissent au même résultat par l'obturation du trajet herniaire à l'aide d'un bouchon organique.
Enfin les procédés compris dans le quatrième groupe ne diffèrent de ceux du précédent que par l'addition d'une suture portant sur l'orifice.
Les limites de ce travail ne nous permettent pas de passer successivement en revue les procédés divers contenus dans chacun de ces groupes.
Nous nous bornerons à citer les principaux et à insister sur ceux d'entre eux qui présentent un réel intérêt pratique, passant sous silence ceux qui, pour des raisons multiples, n'appartiennent plus qu'à l'histoire de Tart.
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