CORPS ÉTRANGERS DANS LES VOIES AÉRIENNES. — TRAITEMENT
Simrocky me semble plus résistante et d'un maniement plus facile. On s'en sert d'abord comme d'une sonde pour reconnaître la présence du corps étranger, et Ton tente ensuite de le saisir ou de le déplacer, suivant le cas. Lorsqu'il s'agit de corps tels qu'une noisette, par exemple, arrêtés dans une bronche, un bon fil de laiton recourbé en forme de crochet mousse remplira admirablement l'indication. Il est bon d'user de l'index pour guider les instruments ; onpeutainsi
Flg. 2104. — Pince tra- Fig. 2105. — Pince trachéale de Gross. chéale de Cohen.
facilement atteindre la bifurcation de la tra* chéa (i).
Les tentatives d'extraction ne doivent pas être trep prolongées. Il vaut mieux maintenir l'ou- ▼ertore trachéale, au moyen de dilatateurs ou de crochets, et renouveler la tentative le jour soiTant. Il n'y aurait pas lieu de placer une canule si le corps étranger était au-dessous de TouTerture ; sa présence pourrait en effet empêcher l'expulsion spontanée qui suit souvent la trachéotomie. Parfois cette expulsion spontanée ne se fait que lorsque les accidents inflammatoires ont cessé. C'est ainsi qu'un dard pointu
(1) SandSy dté par Back, Tram. New-Nork academy ùf wudkmê, 1S70.
fut rejeté d'une bronche, seize jours après l'opération (1). Pour pratiquer l'extraction d'un corps étranger d'une bronche, après la trachéetomie, Annandale (2) recommande de faire faire au malade une profonde inspiration, et de maintenir la plaie trachéale fermée jusqu'à ce que se soit produite une forte expiration, qui le plus souvent amènera la sortie du corps étranger. On a signalé bien des moyens ingénieux employés dans des cas spéciaux. Ainsi pour enlever les tubes à trachéotomie, on se sert d'un fil de laiton recourbé à son extrémité en crochet mousse. Davy (3) disposa un malade de telle façon que sa tète fût un peu plus basse que ses pieds, fit par prudence passer un fil par l'œil d'une sonde de chirurgie, et, recourbant l'autre extrémité de la sonde, forma ainsi un crochet avec lequel il pût saisir un tube à trachéotomie; il en retira deux qui occupaient la trachée dans l'étendue de 3 pouces et 3 huitièmes, Laidler (4), pour extraire un porte-plume de la bronche gauche, fit d'abord la trachéotomie, puis introduisit une tige d'argent, longue de 15 pouces; il sentit qu'elle passait à côté do corps étranger ; alors il lui imprima un mouvement de haut en bas et de bas en haut, à peu près analogue à celui qui consiste à amorcer une pompe ; en même temps le malade se livrait à des efforts de toux; le porte-plume fut amené peu à peu au niveau de l'orifice et saisi à l'aide d'une pince.
Dans les temps froids, l'atmosphère de l'appartement occupé par le sujet doit être maintenue à une température de 70<* Fahrenheit, et humidifiée par des vaporisations d'eau chaude continuées tout le temps que Touverture trachéale demeurera béante. Lorsqu'on désire fermer la plaie, il suffit d'en rapprocher le» lèvres au moyen de bandelettes adhésives.
Wheeler (5) a pratiqué la pharyngotomie ordinaire pour enlever une aiguille implantée dans un cartilage aryténoîde, et Lefferts (6) a fait la pharyngotomie sous-hyoïdienne pour extraire un anneau de montre qui s'était enclavé dan» le repli aryténo-épiglotlique et la corde ventriculaire. Ces deux opérations cependant ne sont pas d'un usage courant dans le traitement
(1) Conner,ilm. Jour, med. «c, october 1877, p. SdS'
(2) Annandale, Med, Times and Gaz., fév. 27, 1875.
(3) Davy, BriL med. Jour,^ July 8, 1876.
(4) Laidler, Brit. med. Jour», october 27, 1877,. p. 590.
(5) Wheeler, Médical Press and circular, april 32^
(6) LdferU, Médical Rficard, déc. 15, 1874
J. SOUS-COHEN. — PLAIES ET MALADIES DES VOIES AÉRIENNES
des corps étrangers des voies aériennes, d'ajouter les noms de Blillard,Guyon, Bœckel et An point de vue bibliographique, il convient Krishaber (1).