BIS
parlons éridemment que dei viscères irréductibles.
Pour l'épiploon, la résection est la rfrglo et cette résection doit élre précédée d'une Ugalate par faiscoaui isolés : le pédicule pourra 6tre rédull. Il est des chirurgiens (pii préfèrent le fixer dans la eoUet -, mais l'espoir d'obtenir ainsi une obliléralion plus solide est vain, ainsi que l'a montré Gof rand d'Aix ; les chances de récidive restmit les mêmes.
Dans les cas d'enlérocèle irréductible, on pourra tenter la dissection, ainsi que nous l'avons établi dans le chapitre précédent ; il n'y aur«it du reste aucun inconvénient à imiter la conduite de Lucas-Championniëre,qui dans un CM réduisit l'intestin uvec un lambeau de sers ose qu'il n'avait pQsjugé prudent de disséquer. Il nous paraît ulile, avant de terminer, de dire quelques mots sur les résultats Tournis par les opérations précédentes.
La statistique de Leisrink citée par Segond donne, sur deux cent dix-neuT cas, quinte morts lUribnables à l'opéralion, dont treize pour la hernie inguinale, un pour la hernie crurale. Segond ftiit remarquer que tous les opérés (S)
pour hernie ombilicale ont guéri. La cure radicale peut donc entraîner la mort, sans parler des complications de tout genre sur lesquelles nous ne pouvons insister.
Il est d'autre part fort important de remarquer qu'aucun des procédés précédemment exposés ne met sûrement à l'abri des récidives : un seul des vingt-deux opérés de JuUiard fut guéri radicalement.
La dénomination de cure radicale est donc absolument vicieuse, puisque la récidive est en quelque sorte la règle. L'opération ne peut avoir qu'un avantage, celui dépendre possible laconlenlion des hernies incoercibles ou irréductibles, c'est-à-dire de permettre ultérieurement l'application d'un bandage, et par conséquent de supprimer les douleurs et les phénomènes fonctionnels des hernies mal contenues, de s'opposer 6 l'accroissement fatal de la tumeuret de mettre le malade k l'abri des complications graves qui pourraient survenir en l'absence d'une bonne contention. Ce sont, comme on le voit, de sérieux avantages, mais qu'un chirurgien réfléchi devra toujours mettre en balance avec les dangers d'une intervention sanglante.