ORTEIL A MARTEAU
Cette dilTormilé as< térisée par la déformation en grilTe d'un ou dejitusi«urs orieils. La première phalange relevée forme un angle obtus plus ou moins fermé avec le ni^tiitirsien uu |ilm6t uvcc la face dorante du pied; lu piidiaiigine fst Huchie A angle droit ou aigu9nrel)i*;lu|ih»bingelli!Bstou bien rcctiligne, ou (liichie vi-rs lu pUnle, souvent aussi elle a subi une déviaiion notal)lecn dehorsfllg. 2421). Ces dcformulious s'accompaguBut de gros du-
rillons; l'un supérieur, sur l'articulation ph;ilango-phalanginienne qui est au point culminant, l'autre plitntaire à ta pulpe de l'urlell.
B''aucoup d'individus sont porteurs de celle dilTonnité, souvent congénitale et héréditaire (Puget, Broca) ; elle est plus fréquente chei les jeunes niles. Elle peut aussi succéder aux déformations qui sont dues à une chaussure trop courie qni repou>se et recourbe l'orteil ; ou trop étroite. Dans ce dernier cas elle agit surtout.
BABETTE. — CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE
d'après le D' Blam, par le raprocheroent des métatarsiens qui produit l'atrophie des muscles in* terosseux. On a vu aussi des orteils martelas produits parla section des tendons ex tenseurs ou la production d*une cicatrice à la face plantaire de l'orteil. Cette manœufre môme a été em^doyée dans une certaine région du département de l'Eure» il 7 a quelques années, pour Taire réformer les Jeunes gens appelés au senrice militaire. Un grand nombre de sujets porteurs d'orteils à marteau ne souffrent nullement de cette difformité. Nombreux aussi sont ceux pour qui elle est une cause de douleurs Tiolentes, de gène d e
Fig. 2434. — Onail à marteau.
la marcbe et même d*accidents inflammatoires asses graves. L'orteil replié par la chaussure ou congénitalement, est contusionné d'une façon permanente à sa partie culminante, d'où la formation du gros durillon supérieur. Celui-ci détermine bientôt de profondes modifications dans les tissus blancs péri-arliculaires (sclérose et rétraction). L'affection, qui se développe le plus souvent sur le deuxième orteil, quelquefois aussi sur le troisième, peut devenir dangereuse à la longue. La bourse muqueuse qui se forme entre la face dorsale de la jointure et le durillon peut devenir le pointde départ de suppurations graves qui s'étendent à la jointure sous-jacente et à la gaine tendineuse.
Le traitement ifest pas toujours facile à conduire à bonne fin. Quand la déformation exi^te
depuis quelque temps, elle est très ditBcOe à guérir. Jusqu'à l'âge adulte la ténotoniie des extenseurs et des fléchisseurs jointe, quand cda est nécessaire, à la section des liftan-ienis latéraux de la première articulation phalungienoe, peut réussir. Elle permet de redresser ruitdi et de le maintenir en bonne position. Une attelle plantaire suffit si an seul orteil a. été redressé. Si plusieurs ont été opérés, on les attachsn sur une semelle métallique matelassée pourvue d'une talonnière et de pièces métalliques tniUéei d'après la situation des orteils, et ilisposées de façon qu'on puisse attacher ceux-ci dessus, après les avoir redressés.
Quand la déformation est très ancienne, le redressement tel que nous venons de le décrire ne peut s'effectuer. Le si^et peut habituellement marcher avec une chaussure dont le boni très large ne porte pas sur l'orteil malade Si 1» douleurs deviennent néanmoins intoléraldes.et si le malade ne peut ni travailler ni marcher facilement, on peut proposer l'amputation da doigt déformé.
Cette opération, qui était presque condamnée autrefois à cause de ses dangers et de la suppuration des gaines tendineuses qui lui nuccédsit si souvent, donne de très bons r^ultiiis et Mt sans danger, pourvu toutefois que l'on pratique une antisepsie rigoureuse.
Nuus avons plusieur:» fuis expérimonlé sur le cadavre une outre méthode que nous nous proposons d'employer sur le vivant quiiiid roccasion se présentera. Elle consiste à ré>équor les deux extrémités osseuses qui forment l'<irliculation défornif^e; après quoi on redre.sse rorieileu s*aidant au besoin de la division du tendon extenseur ou du fléchisseur s'ils sont trop rétractés.