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TUMEURS BÉNIGNES DU LARYNX. — TRAITEMENT
ane tumeur avec réversion d'un ventricule du larynx (6g. 2147) dont quelques cas très peu nombreux sont signalés (i); avec des gommes; avec des granulations exubérantes au niveau de surfaces ulcérées ; ou enûn avec les rides qu'impriment à la muqueuse les mouvements physiologiques.
L'évcrsion d'un ventricule peut être quelquefois différenciée en essayant de remettre en place la muqueuse au moyen d'une sonde. A l'examen laryngoscopique, il faudra rechercher la présence du ventricule au niveau de la ligne de la tumeur.
Pronostic.
Le pronostic est généralement favorable pourvu que la tumeur ait été diagnostiquée et qu'on ait institué un traitement chirurgical approprié. Si Von néglige le traitement ou si l'on tarde trop & l'appliquer, on peut voir survenir la mort par asphyxie soudaine, dans les cas où la tumeur obture l'orifice de la glotte ou est susceptible de s'y fixer. Ce danger d'asphyxie donne une malignité clinique à des tumeurs qui sont cependant bénignes au point de vue histologique. Le rétablissement de la voix normale, ou à peu près normale, suit d'habitude l'ablation des néoplasmes des cordes vocales, à moins que ces organes n'aient été profondément atteints. L'ai- ' tération permanente de la voix est souvent con- : sécutive à la division du cartilage thyroïde, qu'on \ est quelquefois obligé de'pratiquer pour ouvrir ! un accès direct aux tumeurs intralaryngienncs. Ce trouble fonctionnel ne dépend pas de l'ablation du néoplasme, mais des adhérences cicatricielles qui s'établissent au niveau des coni- : missures des cordes vocales.
La récidive des tumeurs serait moins fré- j quente après leur ablation par accès direct, et cependant les statistiques semblent montrer que la récidive est moins probable après l'extirpation par la bouche (2). Les récidives n'ont guère lieu que pour les papillomes sessiles, et se manifestent sous forme d'excroissances qui se produisent au niveau des tumeurs mal extir-
(1) Moxon, Trans. path. Soc. Lond.^ p. 65, 18G8 ; Vackenzie, op. cit., p. 31; Lcfferts, Med. Record^ inné 3, 1876; Elsberg, Arch. of lar., january 1H8*>, ; P'6l;Colien, i6t//., p. 66; Arnold, Med. iVeu;5, may 5, 1M3, p. 51-2.
(5; Bruns, Die Laryngotomie zur Entfernun'j intra- ^jngealen Seubildungeriy S. 148. Berlin, 1878. Pour one opinion contraire, voir Brown, The ihroat and ^^Uteases, p. Î51. London, 1878.
pées et insuffisamment cautérisées. On prend quelquefois pour des récidives le développement d'une tumeur en un point nouveau, et sans aucun rapport avec l'ancienne néoplasie. Les papillomes peuvent se transformer en tumeurs malignes sous l'influence des irritations dues à des tentatives répétées d'évulsion, ou à la toux, ou bien encore aux applications locales médicamenteuses. On a vu des fibromes et des adénomes subir cette transformation maligne. Les tumeurs qui n'ont pas été opérées en une seule fois ou qui ont été soumises à des traitements n)al appropriés et inefficaces peuvent s'enflammer et suppurer, en donnant lieu à un abcès qui vient poindre à l'extérieur, soit à travers la membrane crico- thyroïdienne, soit en traversant le cartilage thyroïde. L'issue spontanée ou opératoire du pus de l'abcès est suivie de l'apparition d'une fistule. Il est certaines tumeurs, consistant probablement en un simple épaississement local des tissus, qui peuvent se résorber spontanément, et l'on a vu quelquefois de véritables néoplasmes se détacher d'euxmêmes.
Traitement des tumeurs bénignes du
larynx.
Les petites tumeurs qui n'apportent aucun obstacle à la respiration ne présentent pas d'indication à l'intervention chirurgicale, si ce n'est lorsqu'elles modifient la voix d'une personne qui a besoin, pour sa profession, de Tintégrité de ses fonctions vocales. Dans les autres circonstances, on peut fort bien supporter une raucité de la voix, et l'intervention demeure facultative jusqu'au moment où la tumeur commence à s'accroître. Alors il faut promptement aviser aux moyens de l'enlever. Les petites tumeurs peuvent rester stationnaires pendant de longues années, 11 no faut pas songer au traitement fnédical, il est inutile, sauf pour les sujets syphilitiques, chez lesquels des gommes ou des condylomes peuvent passer pour des néoplasmes. Le traitement chirurgical est souvent indispensable, même dans le cas de granulomes tuberculeux.
Deux méthodes de traitement chirurgical sont en vogue, Vuwe qui consiste à atteindre la tumeur par les voies naturelles, en s'aidant autant que possible du laryngoscope ; l'autre «jui arrive directement sur elles, après avoir incisé le larynx.
Les procédés intralaryngiens comprennent la cautérisation chimique ou thermique, l'absci-
loe
J. SOLIS-COHEK. — PIAIES ET MALADIES DES VOIES AÉBIEXSES
sion, l'incisioD, l'écrasement et l'éralsioD. •
Cautiritation. — La papillomes petiti, mous, placés d'une Taçon farorable, peaTent être qoelquefaiB détruits par des applications répétées de solutions concentrées de chlorure de linc, de