‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 85 sur 482 · CONTUSIONS DES PAROIS SEULES. — SYMPTOMES · texte numérisé non relu

CONTUSIONS DES PAROIS SEULES. — SYMPTOMES

rieur va du cinquième cartilage costal droit à la partie interne du cinquième espace intercostal gauche, même à la sixième côte. Le bord gauche, dirigé un peu en arrière, s*étend du deuxième espace intercostal gauche jusqu'au cinquième espace du même côté. Il déborde le côté du sternum de 4 à 6 centimètres. On peut dire que par rapport à la hgne médiane : il y a un tiers du cœur à doite, et deux tiers à gauche. Le ventricule et l'oreillette droite sont en grande partie cachés derrière le sternum ; le ventricule gauche et Toreillette gauche sont tout à fait découverts, mais sur un plan plus profond. L*origine de Tartère pulmonaire est au niveau de l'articulation chondro-costale de la troisième côte gauche. L'aorte nait en arrière d'elle. Les carotides, tronc brachio-céphalique , et sousclavières, naissent profondément derrière la première pièce du sternum.

I^ thorax est surtout un organe de protection. Le sternum (fig. 2190), soutenu par les côtes, résiste aux pressions d'avant en arrière, par la force et Télastlcité de ses arcs osseux, aussi les enfoncements du sternum ne se voient-ils que dans les grands fracas de la poitrine. L'élasticité des côtes remédie à leur faiblesse naturelle, en rendant plus rares les fractures par cause directe ou indirecte. C'est elle qui, combinée avec le jeu des articulations costo-vertébrales et chondro-costales, permet les mouve-

ments de haut en bas, et les mouvements d'ampliation du thorax.

Le poumon se meut en sens inverse des côtes, en glissant par l'effet du double revêtement pleural (fig. 2191). De ce contact intime du poumon et du thorax, il résulte que dans les fractures, la projection ou l'enfoncement des fragments blesse le poumon. Ce dernier peut même rester accroché, ce qui est une cause puissante de production de l'emphysème sous-cutané. Si, au contraire, le poumon reste libre, le parallélisme entre la plaie viscérale et la plaie pariétale est détruit, et pour que le phénomène précité se produise, il faut l'apparition d'un pncumo-thorax plus ou moins étendu.

La circulation veineuse est fortement influencée parles mouvements respiratoires. L'expiration fait que le sang se précipite lentement vers le cœur, et que les veines du cou se remplissent. L'inspiration produit l'effet contraire. Le sang est puissamment aspiré, et cette attraction se fait sentir dans les veines de la base du cou, des aisselles, et la veine-cave inférieure, grâce aux furtcs aponévroses qui les maintiennent béantes. Ce phénomène, purement mécanique, peut avoir des effets désastreux, car c'est lui qui dans les plaies des veines cervicales produit la pénétration de l'air dans ces vaisseaux, accident le plus souvent mortel.

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