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CONTUSIONS DES PAROIS SEULES

Ganses.

Les causes sont ici les mêmes que pour tout le reste du corps. Ce sont principalement les chutes faites d'un peu haut, les couçs directement portés en avant ou sur les parties latérales. Il faut surtout compter avec les brusques compressions du thorax entre deux corps durs, comme cela se voit dans les éboulements des carrières ou des mines, dans les gares de chemin de fer, où les hommes sont saisis entre les tampons de deux wagons, etc.

Dans les phénomènes produits, il faut tenir

compte de l'élasticité des côtes, qui permet de diminuer beaucoup la violence du choc. La mobiUté de la peau produit des effets particuliers, elle peut être fortement déplacée sur les parties profondes, décollée même, ce qui donne lieu à des ecchymoses souvent fort étendues.

Symptômes.

La douleur est le premier phénomène qui se montre, elle peut être intense, exagérée par la pression, parles mouvements respiratoires et la toux, au point d'en imposer quelquefois pour

LE BEC. - MALADIES DU THORAX, PLÈVRES, POUMONS ET COEUR

une lésion du squelette. On peut cependant ob- 8er?erque cette douleur est bien aiguë, et moins subite pendant la toux, que la douleur de la fracture, ce qu'un praticien un peu expérimenté peut reconnaître, au premier abord. Elle est également plus étendue et non limitée à un point absolument fixe. Cette douleur aiguë diminue rapidement, mais elle se retrouve longtemps dans les grands mouvements d'inspiration, malgré les meilleurs traitements.

L'attitude des malades a quelque chose de spécial. Au lit, ils se couchent sur le côté malade. Ils limitent autant queposssible Texcursion des parois thoraciques,en respirant faiblement,et ils s'habituent rapidement à cet état de choses.

En général, la guérison est la terminaison habituelle de ces contusions. Nélaton cite cependant un cas mortel soumis à son obsenration.

Diagnostic.

Nous avons dit, plus haut, à quels caractères on pouvait distinguer la douleur de la contusion de celle produite parla fracluredes côtes. Nous pouvons y ajouter comme bon signe l'absence de douleur en un point fixe pendant que le chirurgien comprime les deux exlémités de l'arc

osseux supposé malade. Si l'on produit en même temps de la crépitation, le doute n'est plus permis. Toutefois, s'il est des cas où le diagnostic précis ne peut être fait, et il faut l'avouer, cela n'a qu'une médiocre importance au point de vue de la thérapeutique.

La rupture musculaire se caractérise par une ecchymose en général tardive, et une douleur bien fixe en un petit point limité. Elle est très rarement la suite d'une contusion, mais bien plutôt d'un effort caractérisé.

Outre le diagnostic local, il est de règle de bien examiner les viscères, pour s'assurer s'il n'existe pas quelqu'une de ces complications dont nous parlerons plus loin.

Traitement.

La première indication à remplir est d'immobiliser les parois thoraciques, par une compression méthodique faite au moyen d'un bandage de corps de toile, ou mieux, de diachylon. Si la douleur et l'anxiété sont très vives, on les combat heureusement au moyen de sangsues, ou de ventouses scarifiées, loco dolenti; par une saignée ou même par une injection de chlorhydrate de morphine.

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