PLAIES NON PÉNÉTRANTES. — SYMPTOMES
Symptômes.
Us se bornent à Tort peu de chose, vu la gravité du traumatisme, qui tue les malades en peu de temps. On peut théoriquement admettre les signes d'un épanchement intra-péricardique, d'une grave hémorrhagie interne, d'une péricardite traumatique.
Si la déchirure est limitée, on peut voir les malades se guérir. Sur soixante-seize cas, Fischer a trouvé vingt-huit morts immédiates et dix-huit consécutives, mais jamais au delà de six mois de survie. Parmi sept cas de guérison, une seule fois Tautopsie est venue ultérieurement confirmer le diagnostic.
Nous ferons le traitement à l'article Plaies du coeur.
ntaumiJBEs du diaphragme.
Causes.
On voit ces déchirures se faire à la suite de Tiolentes contusions sur le thorax ou sur le haut du ventre, causées par une chute, une compression subite. On les signale moins à la suite d'efforts trop énergiques. Il faut y ajouter les dilacérations qui sont faites par les fragments de cèles projetés à l'intérieur.
Anatomie pathologique.
Elle a été faite surtout par les médecins légistes. Les déchirures se font principalement à
gauche, peut-être parce que le foie forme une sorte de soutien pour le côté droit.
Les bords sont dilacérés, et fort irréguliers^ L'ouverture réunissant la plèvre et le péritoine, ces deux cavités contiennent du sang souvent en abondance. On voit des hernies de l'estomac, de la rate, môme de l'intestin grêle et du côlon se faire à travers la solution de continuité. Ceshernies sont privées de sac. On signale rarement un étranglement au niveau du collet her* niaire .
Symptômes.
Les premiers sont les symptômes généraux^ pftleur, pouls petit et irrégulier, syncope. Douleur violente à la ceinture, s'irradiant vers les épaules et le cou, en suivant les nerfs phréniques. Dyspnée. Pas de murmure vésiculaire à la base du thorax. Mais au contraire sonorité tympanique si l'estomac a fait hernie dans la plèvre. Si le malade ne meurt pas immédiatement, il reste exposé à la pleurésie, à la péritonite ou même à des troubles fonctionnels du côté de l'estomac. C'est dire par là que le pronostic est toujours immédiatement très grave.
Traitement.
Le premier traitement est un repos absolu, eir mettant le thorax un peu élevé; donner de la glace, des opiacés à l'intérieur. Lutter contre les phénomènes inflammatoires s'ils se manifes-' tent. On ne peut rien faire pour amener la rupture à se fermer, ni pour empêcher la hernie de Testomac d^avoir lieu.