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ASSOMPTION

pliante de la sainte Vierge dans le ciel.

Assomption, en latin <mumplto, vient du latin assumere, prendre, enlever. C'est là ce qui établit la différence entre J. C, qui, comme Dieu, est monté au ciel par sa propre puissance ( Voy. Ascension ), et la sainte Vierge, qui a élé prise, enlevée , attirée , portée par les anges. Cette fête est devenue plus solennelle encore en France depuis l'année 1638, que le roi Louis XIII choisit ce jour pour mettre sa personne et son royaume sous la protection de 1a sainte Vierge, vœu qui a été renouvelé en 1738 par Louis XV.

rotez, snr ccttefcte, Benott XIV. DeFettis B. Mariai Firginis,- - les ries des Saints, au la août.

astaeté. (Mythologie.) Astarté est te nom que les Grecs ont donné à une des grandes déesses de la Syrie. Ce nom n'est que la corruption de celui à'Astaroth, que la déesse portait à Sidon (I), et qui est mentionné par bàuchoniallion et plusieurs auteurs grecs (2). L.i ressemblance du nom à'Astaroth avec celui A'Aschera, ressemblance qui existait du moins pour des oreilles grecques peu accoutumées à saisir les nuances qui séparaient les lettres hébraïques (3) , fit confondre par les Hellènes ces deux divinités, qui offraient, en leur qualité de grandes déesses , une certaine analogie , et le nom commun à' Astarté leur fut ensuite imposé à toutes deux. La tendance syncrétiste des mythographes et des auteurs anciens conduisit plus lard à associer à ces deux déesses mères des déesses locales ou secondaires , adorées aussi en Syrie, et qui avaient chacune dans leurs attributs des points de contact avec Astaroth et Ascbera.

(Test ce qui explique les difficultés que les érudits ont rencontrées pour déterminer quels avaient été au juste les attributs d'Astarté, et la confusion qui règne dans leurs propres recherches.

M. Movers, auquel on doit les travaux les plus étendus et les plus profonds sur la mythologie phénicienne, distingue nettement Aschera à'Astaroth. Il considère la première déesse comme nne personnification du principe humide et de la terre, et y rattache les autres déesses syriennes mentionnées soit dans les textes hébreux et grecs, soit dans les inscriptions, sous les noms de BaaltiSfBerouth» Salambo , Tirato ti Aterga- Us. La seconde est au contraire à ses yeux une déesse céleste , d'une origine toute sabéiste. C'est la même que la Didon ou Elissa

(OUI Reg., XI. B ; XXXIII, a.

(») yoy. Movers , Untersuehungen ûber die reli- Pton der Phônizier, p. 606.

(S) Le nom d' Astaroth s'écrit avec un ain, riVni7y, tandis que dans le nom d'Jschera la lettre

lolUite est on Aleph, mttJN. < cf - ,v - R*g-i*XU,I, *. iM^itarotA était unedlvinité de Sltton tlAschera une divinité cananéenne, inconnue dans ceUe ville.

SUPPL. EHCYCL. MOD. — T. I.

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