ATLAS
simple chlamyde rejetée en arrière par dessus ses bras, soutient de sa tête et de ses mains une portion de la voûte étoilée. Une coupe du style archaïque qui se trouve dans le musée du Vatican nous offre, vis-à-vis deProméthée enchatoé, son frère Atlas pliant sous le poids de celte même voûte céleste, qu'il soutient eocore de ses mains. Derrière lui, un serpent qui se dresse sur sa queue en formant de nombreux replis parait être le dragon gardien des pommes d'or (I). Une curieuse statue du musée Borbonico à Naples, connue sous le nom de l'Atlas Farnèse, représente Allas avec une barbe épaisse , soutenant des deux mains un globe céleste placé sur ses épaules. II est courbé sous le faix, et s'appuie du genou gauche sur un rocher, comme dans la peinture décrite par Philostrate. Entièrement nu, il a rejeté sur son épaule gauche une chlamyde qui tombe à terre en formant des plis nombreux. Quarante-deux constellations sont marquées sur la sphère : ta sculpture est romaine. Une médaille d'Antonin le Pieux offre au revers Jupiter avec la foudre ; sur le fond est Atlas , dans la même attitude que la statue du musée de Naples (2). N. D. V.
attiquk. ( Géographie. ) L'Attique tire son nom , d'après Strahon , du mot actè, qui signifie rivage, et forme en effet une presqu'île triangulaire, dont la base s'appuie à la chaîne du Parnès, qui sépare cette province de la Béotic, tandis que ses deux côtés, baignés l'un par les eaux du golfe Saronique, l'autre par le canal qui la divise de I'Eubée, se réunissent au cap Suuium, sommet du triangle. Entrecoupée de montagnes rocheuses, dont les plus célèbres sont le Pentélique et l'Hymettc, à peine arrosée par deux faibles courants d'eau, l'Ilyssns et le Cépliise, l'Allique est stérile dans la plus grande partie de son • territoire ; en sorte que l'on ne peut expliquer que par l'industrie ou le commerce les nombreux centres de population qu'elle contenait dans l'antiquité, et dont les noms seuls nous restent. Ces noms rappellent tous quelques glorieux souvenirs, et l'on doit applaudir à la décision qui, en fixant dernièrement le nombre des dénies de l'Attique moderne à dix , dont l'ensemble forme la 8totxïi<riç 'Arctxrfc, leur a rendu quelques-unes des appellations les plus connues de la géographie ancienne. Ces dèmes sont ceux d'Acharnac, de Kastia, d'Amarousia, de Marathon , de Pirea, de Myrinous, d'Araphin , du Laurium , d'Athènes et du Pirée.
Au N. d'Athènes, le dème d'Acharnœ occupe le territoire où s'élevait cet ancien bourg, qui d'après Thucydide était le plus considérable de tous ceux de l'Attique. Soixante stades le
(I) V o*. pl. 66S, o, et «63, a, Rdlg. de VAntiq., Ir. de M. Galgnlaut.
WCollect. Alban., Ll, pl. XX.