ATTIQUE
forte présomption pour y reconnaître le bourg de Marathon, bien que quelques voyageurs aient cru retrouver ce chef-lieu dans le hameau de.Vrana. A l'est de Marathons, près du hameau de Soull, se trouvait Tricorylhos : sa position indiquée près de la fontaine Macaria, qui forme au nord de la plaine le marais Draconcra, rend sa situation facile à reconnaître, et les collines dont les pointes abruptes surplombent Souli abritaient probablement l'acropole de Tricorythos, qui tirait son nom de leur triple crête. Plus près de Marathona, mais à l'ouest , quelques ruines marquent encore l'emplacement d'i£noé. Probalinthos , le quatrième bourg de la tétrapole, doit être cherché plus au sud ; c'est le premier des quatre dénies que cite Strahon lorsqu'il les nomme en partant de Sunium pour remonter vers le nord ; il n'appar* tenait pas , comme les trois autres , à la tribu /Eanlide, mais bien à la tribu Pandionide, qui contenait aussi Qfyrrhinonte, Prasies et Steria. En cherchant sa position d'après ces données, on pourrait conclure en faveur de quelques ruines situées près du marais méridional appelé maintenant Valtos. Dans cette même partie del'Attique se trouvait encore Aphidné, l'un des douze dèmes primitifs qui formaient Pempire de Cécrops. C'est là que Thésée avait caché Hélène lorsqu'il l'enleva de Sparte et la confia aux soins d Aphidnus, et plus lard ce bourg Hit la patrie de Tyrtée, d'Harmodius et d'Aristogiton. M. George Finlay croit en avoir retrouvé l'emplacement sur une hauteur isolée entre le Parnès et Rhamnus, près du village moderne de Kapandrité. Cette colline, qui porte le nom de Kotroni, conserve encore sur le plateau qui en forme le sommet quelques traces d'antiques constructions paraissant avoir servi de bases à des constructions plus modernes , également détruites.
Entre le Pentélique et l'Hymette, puis de l'ancien port de Prasiœ jusqu'aux pentes méridionales de cette dernière montagne, que son nom , corrompu par les Vénitiens, qui la nommèrent Monte-Malio , a fait appeler en grec moderne Trelo- Vouni ( la montagne du fou ), deux dèmes occupent l'ancienne Mésogée de l'Attique. Le sol plus fertile, les traces d'anciennes constructions plus fréquentes rappellent, malgré la dépopulation actuelle, ce que dit Strabon : « Les dèmes situés dans la « Mésogée sont tellement nombreux , qu'il se- « rait trop long de les nommer tous. » Le premier de ces dèmes modernes a repris l'ancien nom de Myrrhinous , célèbre par ses myrtes :
le démarque réside au village de Liopesi. Vient ensuite le dème d'Araphin, qui a pour chef-lien Koursala; les principaux villages sont Vrouna, Raphina,Spata, Bala. Vrouna est regardé par Gell et Wordsworth comme l'ancien Brauron, célèbre par la statue de Diane au'lphigénle y
avait apportée de laTauride. Son voisinage do port Rapht, l'ancienne Prasia?, qui maintenant encore offre un bon ancrage aux bâtiments lorsqu'ils viennent y mouiller, rend, aussi bien que la ressemblance de nom, cette conjecture très* probable. Cependant Stuart et Dodvrell placent Brauron au hameau de Vrouna, à trois milles géographiques au sud de Marathon.
L'emplacement du bourg d'Araphin est mar qné par Raphina. M. Wordsworth a cm voir dans Spata et Bala Prospalta et Kephala.
Le dernier dème que nous ayons à examiner, puisqu'un article spécial a été consacré à Athènes et au Pirée ( Voy. l'art. Athènes dans YEncyc.) y c'est celui qui occupe toute la partie méridionale de la péninsule, et auquel on a rendu le nom de Laurium. Célèbre an* trefois par ses mines d'argent, il peut le de* venir bientôt par des mines de ferd'une bonne qualiléqui y ont été découvertes il y a quelques années. Le démarque habite au village de Keratia, qu'on a voulu identifier avec le dème Keiriadai, cité par Meursius comme appartenant à la tribu Hippolhéontide, ou avec celui de Kurtiadai, appartenant, d'après Hésycliîus, à la tribu Acamantide. A une heure et demie de ce bourg, dans une plaine ondulée terminée par une baie que défend contre la haute mer 111e Longue ou Makronisi, se trouve Thorikos, patrie de Céphale. On y voit encore les ruines d'un théâtre dont l'étendue annonce l'importance qu'eut dans l'antiquité l'un des douze dèmes de Cécrops, importance déchue depuis bien longtemps, puisque déjà Pomponius Mêla disait : Thorikos et Brauron , villes célèbres autrefois, dont maintenant il ne reste plus que le nom. Toutefois l'œil peut suivre encore les vestiges d'une enceinte fortifiée, qui avait prè* de trois milles de circonférence. Quelques hameaux rompent seuls maintenant les solitudes du Laurium ; mais sur le haut du cap Sunium les blanches colonnes du temple de Minerve annoncent toujours au navigaleor ces heureux rivages consacrés par les arts et la poésie, où l'on n'aborde pas sans émotion, qu'on ne quitte pas sans regrets.
If. D. V.
atys. (Mythologie. ) Atys, Allés ou Attis a été l'une de ces incarnations du soleil comme on en rencontre dans les religions de l'Asie occidentale, où son culte s'identifiait, en Phrygie, avec celui de la grande Cybèle. Son nom figurait dans les dynasties royales lydiennes et phrygiennes, et il est possible que Diodore et Pausanias, dans les renseignements qu'ils noos ont donnés sur Atys et les mythes phrygiens, aient suivi les récits d'un historien de ces contrées qui n'est pas parvenu jusqu'à nous, Xauthus de Lydie. En effet Diodorede Sicile, qui donne à ce mythe, comme à beaucoup d'iii- 1res, une couleur tout historique, raconte que
le roi phrygien Méon lit exposer sur le mont Cybélus une fille qu'il avait eue de son épouse Dindyroe. Mais, protégée par les dieux, elle y fut nourrie du lait des panthères, et quelques femmes qui menaient paître des troupeaux sur • les hauteurs l'ayant trouvée l'emmenèrent avec elles, puis l'appelèrent Cybèle, du nom de la montagne où elle avait été si miraculeusement sauvée. Devenue jeune fille et resplendissante de beauté, elle aima d'amour un jeune homme qui porta d'abord le nom d'Atys, puis celui de Papas, et devint enceinte par suite des relations qu'elle eut avec lui. Ce fut à celte époque que ses parents la reconnurent, et la reçurent d'abord avec joie dans leur palais ; mais bientôt, sa faute ayant été découverte, le roi, transporté de colère, fit périr Atys, et voulut qu'on laissât son corps privé de sépulture. Cybèle, outrée de douleur, s'enfuit de la Phrygie, qui devint, après le départ de la déesse, la proie des maladies contagieuses et de la stérilité la plus complète. Consternés de ces fléaux, les Phrygiens consultèrent l'oracle sur les moyens d'apaiser la colère des dieux : l'oracle répondit qu'il fallait donner la sépulture à Atys et rendre à Cybèle les honneurs divins. L'ordre était difficile à accomplir : le temps avait fait disparaître les derniers restes d'Atys : les Phrygiens prirent donc le parti de fabriquer une image de ce jeune homme, lui rendirent les honneurs funèbres avec gémissements et lamentations, renouvelant chaque année cette cérémonie (1). Tel est le récit de Diodore. Dans Ovide, Cybèle «'éprend du beau berger de Phrygie , et lui confie la garde de se» temples, sous la condition qu'il fera vœu d'une perpétuelle virginité. Atys promet d'obéir : « Si je manque à ma promesse, dit-il, que ma première faiblesse soit mon dernier plaisir. » Il succombe cependant daus les bras de la nymphe Sangaiis. Cybèle M venge cruellement : la raison du jeune Phrygien s'égare, il s'enfuit sur les hauteurs du Dindyme, «I se frappant d'un caillou aigu, w punit en se mutilant lui-même (2). La déesse le métamorphose en pin, arbre qui lui est consacré. Servius, dans son commentaire wr Virgile, nous a transmis une autre tradition: selon lui, Atys, prêtre de Cybèle, fut obligé de se défendre contre les violences d'un roi phrygien épris de sa beauté. Dans la latte, les deux combattants se trouvèrent également mutilés de la manière la plus affreuse, et tous deux moururent de leurs blessures. Cybèle, désolée de la perte du ministre de son coite, ordonna qu'on célébrât sa mémoire par des hymnes funéraires, et ne voulut plus être servie, en souvenir de cette catastrophe, que par des prêtres privés de leur
(!) Dlod., L III, Oh. UT»
Farte*, iv.ttiaqq..
virilité (t). Quant àArnobe, qui fait Atys fils de la nymphe Nana et place le lieu de sa naissance à Célène, dans les montagnes de la Phrygie , il rapporte que ce jeune homme fut aimé en même temps de Cybèle et d'Agdislis, monstre hermaphrodite né de Jupiter et du rocher Agdos (2). Celte rivalité ayant dégénéré en une violente querelle , les dieux, pour y mettre fin, décidèrent qu'Atys serait privé des organes de son sexe. Le même auteur rapporte encore que ce fut Bacchus qui mutila Atys, dont l'organe viril fut changé en grenadier.
Toutes ces traditions ne nous apprennent rien sur la naissance et l'origine d'Atys. C'est là une question que s'adressait Pausanias en parlant du temple qui lui était consacré chez les Dy macens : « Quel était cet A lys ? dit-il ; c'est un mystère, et je n'ai pu parvenir à le savoir. Hermesianax , poète élégiaque , dit dans ses vers qu'il était fils de Calaûs , Phrygien , et que sa mère l'avait mis au monde incapable de se reproduire. Devenu grand, il alla s'établir en Lydie , fit connaître aux Lydiens les mystères de la mère des dieux, et lui devint si cher, que Jupiter, irrité de cette affection, envoya dans les campagnes de la Libye un sanglier qui frappa Alys de ses défenses et le mit à mort. C'est probablement sur cette tradition que s'appuient les Calâtes de Pessinunte pour justifier leur éloignement pour la viaude du porc. Toutefois, ils ont une autre manière de raconter l'origine d'Atys. Selon eux, Jupiter en dormant laissa tomber sa semence sur la terre, qui produisit un génie réunissant les deux sexes. On le nomma Agdistis. Les dieux, effrayés de la naissance d'un tel monstre, le privèrent de l'organe viril dont naquit un amandier. Lorsque ses fruits furent mûrs, la fille du fleuve Sangaris en cueillit un, et le mit dans son sein ; mais il disparut aussitôt, et elle se trouva enceinte. Bientôt elle accoucha d'un fils qu'elle exposa; une chèvre en prit soin, et cet enfant devint d'une beauté si éclatante, qu'elle alluma dans le sein d'Agdislis une violente passion. Devenu nubile, Alys fut envoyé à Pessinunte pour y épouser la fille du roi. Déjà on chantait l'hyménée quand Agdistis se présente, et jette Atys dans un transport furieux. Lui et le roi se mutilent de leurs propres mains ; mais, à la prière d'Agdislis repentant, Jupiter accorde que toutes les par' lies du corps d'Atys demeureront à tout jamais incorruptibles (3). » Pour arriver à pénétrer l'idée fondamentale de ce mythe, il faut étudier les rites essentiels et les principaux symboles dont se composait le culte de Cybèle, si étroitement uni à celui d'Atys. Légendes et monuments nous donnent comme
(1) Serrtas, ad Mneid., \x, lie (I) Pans., Jckatoo, ch. xvit.
caractères prépondérants de ce culte, les deux sexes, la privation de l'organe viril, l'infidélité de l'amant ou du principe masculin , sa mort, l'incorruptibilité de toutes les parties de son corps, le pin, l'amandier, le sanglier, la grenade ; or , la castration , d'après M. Creuzer, se rapporte à la végétation arrêtée par l'hiver. Le soleil en celte saison, descendu dans l'hémisphère inférieur, est privé de sa force génératrice ; il ne la retrouve qu'à Péquinoxedu printemps. Atys, incarnation du soleil, est lui-même le premier Galle, le premier prêtre de Cybèle ou la terre : il en porte le nom. Les prêtres à leur tour célèbrent par une mutilation volontaire l'époque de son abaissement et son état d'impuissance, suite et punition de son infidélité envers son amante. Mais, d'après l'ordre des dieux, aucun membre d'Atys ne saurait périr, et chaque année, à son retour dans le monde supérieur, il célèbre de nouveau son union avec Cybèle. La métamorphose de l'amande et la pomme de pin nous reportent à ces naïves images par lesquelles un monde encore enfant figurait, avec la simplicité de la nature, les agents du grand œuvre de la génération (I). Le sanglier rattache immédiatement Atys à Adonis considéré comme symbole des fruits et des plantes parvenus à leur maturité. Le culte d'Atys, qui envahit peu à peu tout le monde ancien, semble avoir eu pour berceau Pessinunte. C'est là que la fêle d'Atys perdu et retrouvé se célébrait tous les ans à Péquinoxe du printemps, c'està-dire le 21 mars. On enlevait ce jour-là le pin auquel se trouvait suspendue l'image d'Atys , et on le transplantait dans le temple de la déesse. Le lendemain c'était une harmonie sauvage produite par des cornes en forme de trompes , et destinée par ses sons graves et sourds à marquer la tristesse. Mais le troisième jour Atys était retrouvé, et la joie éclatait en transports sauvages, ou même en sanglantes orgies. De l'Asie le culte d'Atys passa en Grèce avec celui de Cybèle. Us avaient des temples à Dyme et à Patras (2), où Bœttiger a supposé qu'on adorait dans leur double nature le dualismedes sexes ramené à l'unité primordiale (3). Enfin , de la Grèce, ce culte pénétra jusqu'à Rome. La statue de la grande déesse, Idsea mater t fut transportée de Pessinunte à Rome, sous le règne d'Attale, roi de Pergame, deux cents ans environ avant Père chrétienne. Avec elle pénétrèrent en Italie toutes les pratiques extravagantes des prêtres orientaux mutilés.
Macrobe assimile, à ce propos, la mater Idœa, ou Cybèle, à la Terre, et Atys au Soleil, dont on célébrait le retour par des fêtes nommées Hi-
(l) Creuzer, Relig. de VJLntiq., tr. par GuIgnUut, t. Il, t«* pact, ch. il.
(«) Paus., t. V., p. 166 et lu, éd. Clavier.
(3) Jmalthea, L I, p. 353, m.
ÀUDIKNS 320
laries, qui s'accomplissaient le 8 des calendes d'avril (1). C'est encore Macrobe qui nous dit qu'on donnait à Atys pour symboles, dans les représentations qu'on en faisait, le pedum et la flûte à sept tuyaux. En effet une statue d'Atys publiée par Guattani dans ses Monuments inédits (1785) le représente tenant d'une main son long bâton pastoral, de l'autre non pas I» flûte, il est vrai, mais le tympanum que faisaient résonner les prêtres de Cybèle. Le jeune dieu est coiffé du bonnet phrygien; il porte les anaxirides, ou grands pantalons, caractère distinclif des barbares et souvent des Amazones. Une autre statue en bronze du Musée de Louvre nous offre Atys avec ce même vêtement. Deux statues en marbre de la collectioa de lord Lansdowne représentent, au contraire, Pune Atys nu, la tête couverte du bonnet phrygien, appuyant la main droite sur un tronc d'arbre et la gauche sur sa hanche; l'autre, le même Atys n'ayant pour vêtement qu'une chlamyde qui couvre le haut des épaules et retombe en arrière sur un tronc d'arbre sur lequel il s'appuie tenaut son pedum; il porte également le bonnet phrygien (2). Sur la face d'un autel de la collection Albani consacré par une inscription à Cybèle et à Atys, on voit le dieu berger appuyé contre un pin, arbre qui lui était consacré : il a le pantalon fendu sur le devant de la jambe et rattaché d'espace en espace par des espèces de crevés, le bonnet phrygien et le tambourin ; le pedum est à côté de lui (3). Sur un médaillon de Faustine l'ancienne , du cabinet des médailles à la Bibliothèque Impériale, Atys parait, à coté de Cybèle assise , coiffé du bonnet de Phrygie, vêtu de la chlamyde , tenant dans une main le bâton pastoral et dans l'autre la syrinx oa flûte à sept tuyaux, suivant l'indication de Macrobe (4). Plusieurs médailles de Pessinunte, que M. Lenormant considère comme les monuments les plus anciens que nous possédions sur le culte de la mère des dieux (5), représentent Atys la tête ornée d'une couronne de pin surmontée du bonnet phrygien , caractère distinclif de presque toutes les effigies que l'antiquité nous a léguées de ce dieu solaire.
avdi eus. (Histoire religieuse.) Les Audiens, Audéens ou Vadiens, ainsi que les appelle saint Augustin, étaient les sectateurs d'une hérésie prêchée et répandue au quatrième siècle par un Syrien nommé Audius, qui vivait en Mésopotamie ou en Syrie vers Pan 342, sous le règne de Constance. Au nombre des erreurs que les Audiens empron-
(il Satvrn., I. !.. cti. xxî.
(«) Musée Clarac, pl. 896 c, et 896.
(3) ZoeffD, Bassirtlievi di Itoma, t. I, pl. 13.
(4) Relig. de VAntiq., pl. LVH, n° tî9.
(i) Nouvelle Galerie Myth., pl. Ul,n' i; p. 1*.
321 AUDIEJNS
tarent à sa doctrine , il faut compter l'époque de la célébration de la pâque, qu'ils fixaient , comme les Juifs, au quatorzième jour de la lune ; ils passent encore pour avoir enseigné que Dieu avait une figure humaine, et que c'était physiquement qu'il fallait entendre la ressemblance établie par cette phrase, que Dieu a fait l'homme à son image; enfin ils voulaient que les ténèbres, Peau et le feu eussent existé de toute éternité, et n'eussent pas eu de commencement. Ils donnaient l'absolution à leurs pénitents sans exiger d'eux aucune satisfaction canonique , se contentant de les faire passer, comme expiation, entre les livres sacrés et les livres apocryphes. Du resle, les opinions varient quant à la moralité de leur doctrine : quelques historiens ecclésiastiques prétendent que les Audiens s'adonnaient à des pratiques criminelles; d'autres, au contraire, veulent que leur conduite ait été dirigée par les plus sévères principes , et que la vie retirée qu'ils menaient ue cachât aucune action condamnable : s'ils évitaient de se trouver aux assemblées ecclésiastiques, c'était, disaient-ils, parce que les impudiques et les adultères y étaient admis. Quoiqu'ils se fussent donné des éveques, le nombre de leurs sectateurs ne fut jamais considérable.
Dès le milieu du cinquième siècle, toute trace de cette hérésie s'effaçait, et le nom d'Audiens depuis lors ne reparaît plus dans l'histoire de l'Église. G.
augias. ( Mythologie. ) Un certain nombre de mythes relatifs à Hercule trouvent dans les phénomènes sidéraux une explication naturelle et facile; d'autres paraissent plutôt physiques qu'astronomiques, tels que sa victoire sur l'hydre de Lerne, personnifiant les vapeurs aqueuses ou malfaisantes qui se renouvellent sans cesse dans les lieux humides, et le nettoiement des étables d'Augias , allusion au dessèchement des marais de l'Elide.
Augias, roi des Épéens, avait eu pour père Phorbas,ou, selon d'autres my thographes , Éleius , ou, avec un léger changement introduit par ceux qui voulaient lui donner une naissance plus illustre, Hélius (le soleil) (1); selon d'autres encore, il était fils de Neptune (2). Le nom de sa mère n'est pas moins incertain -. ce fut Hyrmine , ou Iphiboé (3), ou Naupidamé (4). Il eut trois fils, Agasthène, Phyléus, Eurytus, et une fille, Againède (5), appelée ailleurs Périmède (6). Augias, qui avait fait partie de l'expédition des Argonautes, était riche en troupeaux , si riche
(1) Pau».. t!d. Clavier, t. III, p. 7.
(2) Apollod., Il, v, 5. - Scbol. AooUon., A. y I, I7ï.
(3) T/.eti.. Lycophr., 41.
(*) IlYR., F., 1*.
iS) Paus., t. III, p. 16. - Diod., IV, 53. - Uyg., F.. 147. — Houi.,//., XI, 7*0.
(6) Pau*., t. III, p. 8.
Suppl. Encycl. MOD. — T. I.