‹ Encyclopédie moderneChapitre 145 sur 308 · I, IV · texte numérisé non relu

I, IV

(9) Hom., Od., V, 121.

(10) Hom., Od., XV, 230.

(II) Hom., H. in feu., IV, 218, 238. - l'oy. Ilor., Od 1, XXII, 8; II, XIV.30; Apoîlod., III. Xll, 4; Iles., Theog., 984.

(12) Scrv., Virg., Gcorg., I. 447 ; III. 32* ; An., I V, ïs.j.

(13) Paus., loc. cit. - Hés., Tltcog., 031. - Apollod.,

III, XIV, 3. - Oy , Met., VII, 703 ssq. - Uyg., t., 1»9.

347 AURORK -

fcnttu elle s'unit à Astrée , qui la rendit mère de Zéphyre, de Borée, de Notus, d'Héosphoros (l'étoile du matin) et des autres astrerf (1). L'Aurore est représentée par Homère montée sur un char à deux chevaux, auquel les poètes venus plus tard substituèrent un quadrige.

Virgile lui donne tantôt l'un, tantôt l'autre (1). Le char est couleur de rose, de pourpre ou de safran; les chevaux sont blancs ou rougeâlres (3). La déesse a des ailes. On la montrait aussi portée sur le cheval ailé Pégase, dont Jupiter lui avait fait présent , traversant le ciel avec lui et portant une torche (4). Les surnoms donnés par les poètes à l'Aurore (la déesse aux doigts de rose, au trône splendide , aux ailes blanches , à la chevelure éclatante , etc. ) doivent presque tous, de même que ses attributs, leur origine aux brillantes couleurs qui parent l'horizon au moment où le soleil est près de se lever. Parmi les monuments anciens où était représentée l'Aurore, Pausanias a mentionné la salle royale à Athènes, le trône de l'Apollon Amycléen , et un socle de marbre placé près de l'Hippodamium , a Olympie , où on la voyait suppliant Jupiter en faveur de son fils Memnon (5) . Plusieurs vases peints ou miroirs étrusques nous ont conservé des représentations antiques de l'Aurore. Tantôt elle s'avance portée dans un quadrige , précédée de Diane-Lucifère tenant deux flambeaux (6) ; tantôt et plus souvent on la représente avec Céphale , dont l'enlèvement retracé sur des vases funéraires semble foire allusion au trépas de jeunes gens enlevés par une mort inattendue (7).

acteur. Autant ce nom avait commencé d'être respecté et respectable chez tous les peuples du monde , autant il a cessé de l'être presque partout. Au fur et à mesure que la civilisation lit des progrès , au fur et à mesure que la diffusion des lumières et l'éloignement où l'on était de ceux qui en avaient été le foyer affaiblirent aux yeux des hommes la valeur d'un bienfait devenu commun, ils se montrèrent oublieux et ingrats envers ceux à qui ils en avaient l'obligation, et il fut un temps où un auteur, sans rougir précisément d'être auteur, n'osa ni s'en donner ni s'en entendre donner le nom. On s'est, depuis, bien corrigé de cette honteuse faiblesse. Lorsqu'un grand seigneur dit à un financier qui se trouvait en même temps que Pit on dans son antichambre :

« Passez , monsieur, ce n'est qu'un poète , »

(i)Qés.,Theog.,m.

(J) Vlrg., An., VI, 5S3; VU, M ; XII, 77. - Eurip., Troad., 855.

(3) Ot., Cons. ad f4v., 981. — Tibull., 1, 8.

(4) Eostalh., ad Hom., p. UN iî. - Cf. Kurip., Or., 100k

(5) Pau»., 1. 1. p. 19;t. II, p. 161 ; t. III. p. 171. (c) Millin, Peint, de Fa$., H, S3.

(7) Ànn. de rintt. Jrch., 18*6, p. 110; l837,S e pari.,

Page 1