BAS-EMPIRE
j son dans Fumes , Ypres , Menin , Tournay , Mons, Charleroy, Namur, et d'autres places encore des Pays-Bas Espagnols. Mais les Hollandais s'aperçurent bientôt que ces avantages n'étaient qu'illusoires. Sacrifiés par l'Angleterre dans les négociations d'Utrecîit, ils furent obligés de rendre les places les plus fortes parmi celles qu'ils avaient conquises, et ne conservèrent que celles dont la possession ne leur offrait aucune garantie.
bas-empire. (Histoire.) Sous le nom de Bas-Empire, empire d'Orient, ou empire de Constantinople, on entend toute la partie orientale de l'empire romain, c'est-à-dire les préfectures d'Orient et d'HIyrie, puis plus tard l'Afrique, la Numidic, les trois Mauritanies, à compter du partage complet et définitif qui suivit la mort de Théodose jusqu'à la conquête de Constantinople par les Turcs. L'histoire du Bas- Empire comprend donc, depuis 395 jusqu'en 1453, un espace do mille cinquante-huit ans, pendant lesquels plus de cent empereurs se succédèrent sur le trône et formèrent neuf dynasties différentes : la Dynastie théodosienne, de 395 à 457 ; — la Dyuastie de Thrace, de 457 à 418 ; — la Dynastie de Justin et Jusiinien, de 518 à 610; — la Dynastie à'Héraclius, de 610 à 717; — la Dynastie isaurienne, de 7 17 à 807 ; — la Dynastie macédonienne , de 867 à 1057 ; — la Dynastie des Comnènes et des Anges, de 1057 à 1204 ; — la Dynastie des empereurs la~ Uns, de 1204 à 1261; — la Dynastie des Paléologues , de 1261 à 1453.
Peu d'histoires sont plus fertiles en péripéties , ep révolutions de palais , en trahisons, en abus du despotisme, en crimes ou en forfaits, que cette histoire delà décadence de l'empire romain , où l'on voit lutter pendant dix siècles , contre la dissolution au dedans et l'invasion au dehors, cette puissante monarchie qui, sous un Auguste et un Trajan, avait autrefois réuni dans une seule main l'empire du monde. Ce sont encore des Césars qui sont assis sur le trône de Constantinople, mais des Césars dégénérés, gardés par le prestige qui s'attache au nom romain bien plus qtic par leur valeur personnelle, le courage de leurs soldats ou l'affection de leurs sujets. Justinien, il est vrai, par ses lois et par ses victoires, rend à l'empire d'Orient un éclat momentané ; mais bientôt ses faibles successeurs voient saper de toutes parts l'édifice de leur puissance. L'invasion des Lombards en Italie, la conquête de l'Asie et de l'Afrique par les Arabes que Mahomet a appelés à l'Islamisme, la fondation de l'empire germanique, Gênes et Venise, les croisades resserrent de plus en plus dans d'étroites limites les monarques de Constantinople. Longtemps avant de succomber, ils sont renfermés dans les murailles d'une