BAS-EMPIRE
seule vilie et, du haut des remparts qui les protègent encore, voient flotler dans la campagne l'étendard de l'Islam.
L'histoire du Bas-Empire louche à toutes les histoires pendant cette curieuse époque du moyen âge, qui fut le lien entre l'antiquité et la civilisation moderne : elle touc he à l'Orient par les luttes coulinuelles des empereurs grecs avec les musulmans, à l'Occident par les croisades et les guerres soutenues contre les républiques maritimes de l'Italie. Malheureusement les descendants dégénérés des Romains n'avaient plus de Tite-Live ou de Tacite, dont ils ne parlaient même plus la langue.
Des chrouiques nombreuses cependant , mais écrites sans chaleur, sans verve, sans conviction et sans système, enregistraient du moins les fait* de chaque jour. On en a formé une collection qui, sous le nom de Byzantine ou fiyzantiœ hislorixscriplores, renferme tous les documents orignaux de ce' te époque (1).
C'est à l'aide de ces chroniques ou de ces documents que Gibbon a composé son Histoire de la décadence de l'empire romain, et Lebeau son Histoire du Sas-Empire. Saint- Martin , en ajoutant à ce dernier ouvrage tous les faits nouveaux qu'il avait pu tirer des ma* nusciits orientaux, a rendu aux sciences historiques un véritable service. N. des V.
basilidiens. (Histoire religieuse.) Ona donné ce nom, d'après celui de son fondateur, Basilide d'Alexandrie, à une secte d'hérétiques qui parut au commencement du second siècle.
La grande question qui occupait alors les faiseurs de systèmes, c'était de savoir d'où vient le mal dans le monde. Platon, pour la résoudre, avait imaginé que l'Être suprême, infiniment bon par nature, n'avait pas créé le monde immédiatement par lui-même, mais qu'il avait laissé ce soin à des intelligences inférieures émanées de lui ; de sorte que le mal admis dans la création était venu de l'impuissance et de la maladresse de ces esprits secondaires. Sans s'apercevoir que cette solution ne résolvait rien, et laissait encore l'origine du mal à la charge du Créateur, qui
(1) On possède trois collections des historien* ni; Bas-Empire : la première, connue sous In nom de Byzantine, du l/>uvre, a été imprimée par ordre de l-ouis XIV . a l'imprimerli' rcyale . dont les atciinr* se trouvaient alors .iu Louvre; elle se connosc cif n6 vol. In- ol., auxquels ou ajoute ordinairement so antres volumes In- fui. publie* depuis, S vol. In 4° et 4 vol. ln-S a ou ln-u. — \#% se vol. In-fol. de la Byxantlne du l.ouvrc ont été réimprimés à Venise avec quelques additions, mais avec beaucoup de négligence , en 23 vol. In-fol..; c'est ee qu'on appelle la Byzantine de Vcnite. - Kn fin , l'illustre Niebuhr avait entrepris, sous les auspices de l'Académie de Berlin, une nouvelle édition des historiens du H.is- P.inpire. Cette collection, qui est connue souh le nom de Byzantine de Bonn, est encore en emirs fie publication j il en a paru 45 voj. lp-8»