BATAVIA
la ville une ceinture de magnifiques jardins et de belles promenades. Quant aux édifices publics, ils ne sont pas nombreux : on ne peut guère citer que l'hôtel du gouverneur général, l'hôtel de ville, les casernes, l'hôpital militaire, les magasins de la marine. Il y a un théâtre, desservi quelquefois par une troupe française- Les diverses religions d'une population toute mélangée d'Européens et d'Asiatiques exercent leur culte dans trois églises, plusieurs mosquées et plusieurs temples chinois. Les établissements publics sont : un collège de justice, une chambre pour l'administration des biens des orphelins, une société littéraire, un jardin botanique et des écoles diverses.
Batavia a dû surtout sa prospérité à l'étendue et à la sûreté de son port, regardé comme le plus beau et le plus commode des Indes orientales. Il est toujours rempli de navires de toutes les nations, et sert d'entrepôt au commerce le plus actif. Aussi la population, quoique formée d'éléments hétérogènes, estelle exclusivement occupée de négoce. Montant à environ soixante-dix mille âmes , elle se compose d'Européens, tous riches et vivant dans l'opulence la plus luxueuse, de Chinois, plus nombreux, qui exercent toutes sortes d'industries et de professions mécaniques, et de Malais, de Javanais, d'Hindous, plus nombreux encore, qui sont généralement domestiques ou portefaix. Le commerce consiste principalement en café, sucre, poivre, indigo, et autres productions de Java. Il faut y ajouter les muscades et les girolles des Moluques; les soieries, les thés, les porcelaines, les marbres de la Chine ; les châles de la Perse et de l'Inde; les marchandises anglaises manufacturées; les produits industriels, les vins, les eaux-de-vie de France, et les chevaux de Byma.
iiath. ( Géographie. ) Dans le comté de Somerset, en Angleterre, et 6ur la rive droite de l'Avon, rivière qui se jette dans la Saverne près de Bristol, s'élève la ville de Bath, dont le nom, qui a la même signification que celui de Baden en allemand, rappelle les sources thermales connues dès le temps des Romains , et auxquelles celte localité doit la célébrité dont elle a joui plus encore dans les fastes de la fashion que dans le monde médical. En effet , ces eaux, dont la température varie de trente-quatre à trente-cinq degrés centigrades, et qui passent pour avoir quelques propriétés curatives utiles aux goûteux ou aux malades qui souffrent de rhumatismes ou d'affections bilieuses , n'ont pas d'effet assez puissant pour justifier l'engouement qui pendant de longues années y a conduit l'aristocratie anglaise. Mais la mode voulait qu'on y allât passer quelques semaiues de la belle 1