CHIRON
AnWloque et Enée (I). Entre tous ces élèves, il chérit de préférence Pélée, auquel il prouva sou affection par les plus importants services: il le sauva de la fureur des centaures, qui voulaient le tuer, et lui rendit son épée, qu'Acaste avait cachée pour Je laisser sans défense à la merci de ses ennemis (2). 11 lui enseigna aussi comment il pourrait surprendre et retenir la déesse Thétis , quelque forme qu'elle pût prendre pour lui échapper (3). Il réussit par ses conseils à assurera Pélée l'honneur de cette divioe alliance, puisqu'une décision de Jupiter avait condamné Thélis à épouser un mortel. Pendant la célébration du mariage, Chiron fit présent au nouvel époux de la lance formidable qui plus tard appartint à Achille (4). Les Argonautes,, au nombre desquels se trouvaient une grande partie de ses amis et de ses élèves, étant venus le trouver pendant leur ex pédiuoo, il les accompagna de ses vœux, et supplia les dieux de mener à bonne (m celle hasardeuse expédition (S). Chiron fut aussi l'ami d'Hercule, et s'unit à lui par les liens de l'hospitalité (6) ; Hercule habita' quelque temps sa caverne. Cette amitié fut fatale à Chiron :
le héros, poursuivant les autres centaures, l'atteignit involontairement d'une flèche (7). Selon d'autres mythographes, Chiron, examinant les flèches d'Hercule , en laissa tomber une sur son pied et se blessa (8) ; sa science médicale ne put rien contre le poison de l'hydre de Lerne, dans lequel la flèche avait été trempée, et le centaure mourut de cette blessure. En quittant la terre , il légua son immortalité à Prométhée. Il fut placé par Jopiter parmi les astres , où sa figure est celle du Sagittaire. Chiron avait eu pour épouse une naïade , ou Cbariclo , fille d'Apollon , ou de Persès, ou de l'Océan (9). Elle lui donna Carystus (10), Ocyroé (11), ou Mékuiippe, Érippé (12), Endéis, l'épouse d'Éaque, la mère de Pélée et de Télamon (13) ; enfin on lui a attribué pour fille Thétis elle-même (M)- Les Magnésiens rendaient à Chiron un colle spécial , et lui offraient les prémices de tous les fruits. Homère parle de Chiron comme du
(I) Rom., II., XI, 831 IV, 11». —Pind., J>ptA., iv, im. III, 71. — Phlloslr., Her. 9. — Xeoopb , Cyr., l - Apollod., III. iv, *- — Iles., Theog., 1001.
(J) Apollod., lll, xiu, 8.
(3) Apollod., III, xui, S.
(4) Hom., II., XVI, 143} XIX, 890. - Apollod., III, XIII, 6.
(8) Apollon., A., 878, seq.
(«) Phitortr.. Her., ». - Sebol. Tbeocr., VII, i*
(7) Apollod., 11, y,*.
(8) Ov., Fast., V, 897. — Ejg* P. A sir,, !'»**•
(9) Schol. Pind., Pylh., IV, 181.
(10) Scbol. Pind., ibld.
(II) Ov., Met., 11, 630.
(18) Eratosth., 81. — Poli., IV, 19.
(18) Apollod., III. xn, 6.- Schol. Plnd.,Jv*e«., V*-
<U) Dlct., I, H; VI, 7.