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de fil de fer ou d'archal qu'on était en droit de demander à une dame quel était le serrurier qui l'ava.it coiffée. On imagina alors d'introduire dans la coiffure une multitude d'objets qui la transformaient en un parterre ou en une boutique de curiosités. Lorsdu célèbre combat de ta Belle- Poule, les femmes placèrent sur leurs tôles une petite frégate avec ses agrès , sa mâture , ses voiles , ses pavillons , et cette coiffure fut appelée du nom du bâtiment qui lui avait douné naissance. Vers la môme époque, une plaisanterie de Beaumarchais, qui tombait sur le gazelier Marion, donna lieu à la création du quésaco, lequel fut ensuite détrôné par le pouff.
Cette coiffure était infiniment supérieure au quésaco par la multitude de choses qui entraient dans sa composition ; elle empruntait son nom de la confusion d'objets qu'elle pouvait contenir. Il y en avait d'ailleurs plusieurs espèces, dont la plus remarquable était le pouff au sentiment, ainsi nommé parce qu'il était relatif aux objets qu'on aimait le mieux. Bachaumont nous a laissé dans ses Mémoires une curieuse description du pouff au sentiment de la duchesse de Chartres, mère du roi Louis-Philippe.
« Au rond , dit-il , était une femme assise sur un fauteuil et tenant un nourrisson, ce qui désignait le duc de Valois et sa nourrice. A la droite était un perroquet becquetant une cerise, oiseau précieux à la princesse ; à gauche, était un petit nègre, image de celui qu'elle aimait beaucoup. Le surplus était garni d'une touffe de cheveux du duc de Chartres, son mari ; du duc de Penthièvre, son père ; du duc d'Orléans, son beau-père, etc.
Tel était l'attirail dont la princesse se chargeait la tête. Toutes les femmes de la cour raffolèrent des pouffa et voulurent en avoir. »
Mais, en 1780, la reine ayant perdu ses cheveux à la suite d'une couche , et adopté une coiffure basse appelée à l'enfant, toutes les femmes de la cour répondirent à ce signal, et la hauteur de la coiffure, réduite à Versailles, le fut bieutôt à Paris et dans les provinces.
Depuis cette époque , les variations de la coiffure des femmes ont été trop fréquentes pour que nous entreprenions de les enregistrer ici. Disons seulement que dans cette partie de leur parure elles ont remplacé par de la simplicité et de l'élégance le désir de se faire remarquer à tout prix, et qu'on n'a plus eu à leur reprocher les extravagances qui leur ont attiré, à juste titre, les épigrammes et les sarcasmes de nos aïeux.