‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 101 sur 145 · MARY · texte numérisé non relu

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niâtrent à soufiiir des tourmenta aflrevx et une mort horrible , plutôt que de renoncer à une religion dans laquelle ils ne sont pas . nés. Concluons , avec Fleufy, que cet h^ roïsme des marlyrs est un miraeU moral.

Le dégoût de la vie , Famour de la célébrité, le point d'honneur, Tesprit de parti , etc. , déterminent souTent à se donner ou ï, recevoir la mdrt ^ quoique la. conscience et la raison avertissent qu'elles condamnent les motifs de cette détermination ; on ne peut donc pas toujours conclure qu'un homme est convaincu de la bonté d'une cause , de cela seul qu'il meurt pour la défendre. Mais il est contre toutes les lois morales que, pendant trois siècles, il se trouve une multitude de pertonnep de tout &ge 9 de tout sexe, de toute c<mdition , de tout pays , de caractère , d'éducation , -de préjugés, de moeurs, de passions différentes qui s'opiniâtrent. à soufirir des tourments aflEreux et une mort horriMe , plutôt que de renoncer à une religion dont ils connaissent la {susseté ; ces hommes , suivant 1? pensée de Diderot , auraient été des enmgés. Mais il est impossible qu^me pareille ngf dure si long-temps, et atteigne tant de perionnes. Toutes les croyances religieuses , ayant et après Jésus-Christ , ont eu des seeUteur»

qui sont morts pour eHes. Est<e là une preuve de leur vérité? Non, sans doute. Ces hommes sont moirts potnr des opinioBs sur lesquelles ils pouvaient se tromper de bonne foi. Mais les apôtres et les disciples des apôtres sont morts pour attester ce ^[iU avaient vu tt cê quiU atw'eni entendu, pour rendre témoignage à des faits sensibles qui ne donnaient point de prise à l'illusion , ni à Terreur. Concluons , avec Pascal, qu'U faut croire les témoin* qui sejbnt égorger, {f^ojrez l'article ÉvAwciLi.) L'Ab.Flottbs.

• MARUCELLI ( Frahçom ) , prélat distingué par la protection qu'il accorda aux leUres et aux arU , né à Florence en 1625-, mort à Rome en 1713, construisit dans cette dernière ville un palais superbe , et .l'enrichit d'uns bibliothèque nombreuse et bien choisie, dont il laissa- la disposition aux littérateurs privés de fortune. Sa ville natale loi dut aussi l'établissement d'une bibliothèque publique , avec un fonds annuel suffisant pour son entretien. On a de lui un Index général^ en 112 vol. in-fol.^ de toutes les matières traitées danrles ouvrages qu'il avait lus. Ce vaste répertoire est conservé manuscrit àJPlorence.

* MARULLI (Mu»tt TARCOÛMOTA.

ou T AECfilAMOT A) , l'un des prinâpan personnages qû après la chute de l'empire de Constantinople se réfugièrent en Italie, prit du service dans les troupes du granddue de Toscane LéonZa Magnifique^ etie no ja dans la rivière la Cedna , qu'il traversait à cheval-, vers l'an 1500. MamlU appartenait à l'Académie de Pontanus ; ÛÉA lié avec Sannazar , et s*éleva lui-même par ses productions au rang des écrivains kt plus célèbres de son sièck. Le recoeU deiei poésies (grecques et latines) se compote^ds quatre livraisons ^épigrammêê , de trais'liyraisons à^hymnee , et d'un poème inachevé eur F Education d'un Prince, 11 parut pour U première fois à Florence , 1497, in-4« , et a aé réimprimé à Bologne , 1504} à Strasbourg , 1603; et à Paris, iii-16, 1561 et

* MARVELL ( AsDii ) , écrivam snglais , né à Kingston-upon-Hull , dans le comté d*Tork, en 1620, mourut en 1678, fut d'abord employé en qualité de secrétaire de. l'ambassade anglaise à Constaatinople^ fut adjoint, en 1657, à MiUoa, alors secrétaire latin du protecteur ,,et mérita plusieurs fois d'être appelé au parte-^ ment , où , sans prendre souvent la parole > il eut toujours une grande influence. Quoique ses écrits et ses principes fussent opposés à Tesprit du gouvernement, après la restauration des Stnarts , Charles Û , <|û chercha vainement à le gagner, n'en conçut pas moins pour lui une extrême bieoveilkBf ce, et goûta beaucoup sa conversation spirituelle. Qn a de lu»des poésies satiriquei et des pamphlets , qui le firent passer, suinnt l'expression de Bumet, pour le drôle le plus éveillé de son temps, Swift en. parle ansti avec le plus grand éloge dans son CSoNte da Tonneau, Le dernier ouvrage qu'il fit iaf primer, fut un Tabltau de C origine du papisme et du ' gouuemementarbitraire sa i** gleterre^ 1678, in-(bl. , réimprimé daashs traités politiques ( State tracts ) en 1609* Après sa mort, une dame qui a*annonçaitpoiir sa femme , quoiqu'il n'eût jamais été asciéf publia en 1681 , in-fol., 9es Poéêies tMiL Cooke imprima en 1726, 2voL ini2,aDe édition des OEuvre$ de Marvell , oà ToBie trouTe pourtant que ses poésies et ses lettres- Le capitaine Thon^pson en a donné une jofie édition, 1776, 3 voL in-4o.

* MARVIELLES (N. na) , litténlev obscur, né en Touraine, msxi vers 1779,

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aTttiMyditoD, capitaine de cayalerie. On a de lui des Mélangea et fmgmênU poitpqueTi en français et en latin, Paris, 1772, i]»-12. Mercier de Saint-Léger croit qoe le nom de Mar?ieUes est un masqué sous lequel s'est caché l'abbé Claude de MaroUes {voyez ce nom); mais M. Â.-A. Barbier conserre qodqnes dontes sur cette opinion qu'il a citée dians son Dictionnaire de» Anonyme»,

* MARVILLE. Foyez Argovhb (BonaTcnturen*).

* MARX (Jaoob) , médecin Israélite , né à Bonn en 1743, mort à Hanorre en I7d9, traTailla toute sa rie à Vayancement de poux art , et concourut puissamment à répandre en Allemagne Tnsage du gland de chêne , comme topique, dans plusieurs affections des Tttcères et des poumons. On a de lui :

Dietartatio de êpasmis^ seu motihuê eontnd' siviê opiiméque iiêdem /nedendi Batione^ Halle , 1765 , in-4o ; Deux caê </e phthisie guérie par Vusage dit gland ( en allemand ) , ▼ojex MagazinfUrMrtze^ deuxième partie, 1775 5 Effeu confirmée du gland (en allemand) , Hanovre, 1776, in-8«» j Histoire du glattd de chêne (en allemand), Dessan , 1781, in-8*,ete.

* MASACCIO, célèbre peintre toscan, appelé aussi llÊaso ou Utomae GuididiSan^ GÎotHtnniy du lieu de sa nabsance, situé daas le Taî d*Amo, près de Florence, naquit en 1401 , et mourut subitement yers 1443 :

Ton croit qu'il fut empoisonné par des pein-» tree jsJoox de sa supériorité et de la grande îxwear qn'elle lui avait procurée auprès du pape B<miface VIII , de Cdme de Médicis et des plus iUustres penonnages de Htalie. Ses ouvrages ont donné à la peinture une nouvelle direction et fait épocnie dans Thistoire de Fart. Avant lui on avait fait des tableaux dHsne imitation fidèle , mais froide; il fut le premier qui sut donner la vie et le mouvement à sas figures : même aujourd'hui que nous arons sons les yeux tant de chefs-d^œnvre 9 nous trouvons en lui des qualités pré-

,âetiees qui déc^ent un digne précurseur de Rapiiaêl. L*on sait d^ailleurs que la vue de ses onvrages ne'fot pas sans utilité pour ce grsaid peintre et pour Michel-Ange. Le temps on les restaurations maladroites ont malheoreaeement détruit ou dénaturé une grande partie de ses tableaux ; mais ce qui en reste dana nne chapelle des carmes à Florence et

' dane la chapelle de Sainte-Catherine de régtise de SsJnt-Clément à Rome , suiBrait à ta gloiie , si Ton ne connaissait encore le

groupe à* Adam et Eve , si gracieux que Raphaël se Test approprié sftns j faire presque aucun changement , et le Baptême de saint Pierre^ où Ton voit cette figure tant vantée que le froid semble faire frissonner. Lé muëée da Louvre possède de cet artiste un dessin à la plume et lavé au bistre sur vélin , dont le sujet est le Christ sur la eroi^ entre les deux larrons.

* M ASBARET (Joseph dit) , prêtre de la congrégation des sulpiciens et savadt biographe, né à Saint-Léonard , petite ville du Limonsni , en 1697 , mort en 1783, a fourni beaucoup d'articles et des eorrectioiis Importantes pour rédition de 1732 du Dictionnaire de Moréri , ainsi que pour le Supplément de 1739, et a écrit des Remarques sur Moréri , 6 gros vol. in-4o, manuscrits , dont M. A.-A. Barbier a publié quelques articles dans le • premier volume de son Examen critique.

♦MASCAGIf I (Paul) , célèbre anatomisle iUlieà , né en Toscane en 1752, professa, dès r&ge de vingt-deux ans, Tanatomleà^ Sienne, transporta ensuite son enseignement Il récole plus renommée de Pise , fat appelé en 1801 à Florence pour y professer Vanatomie, la pbjrsiologie et la chimie au grand hôpital de Santa-Maria-Nuova , devint associé étranger de la première classe de l'Institut de France , et mourut en 1815. Il démontra le premier la vériUble structure du corps spongieux de Turètre, et contribua puissamment a compléter la superbe collection des plèoes d*anatomie en cire qui se trouvent dans le muséum de Florence. Les e«ai minérales de la Toscane ont été analjrsées arec soin par Mascagni , et ce savant scrutateur de la nature a fixé aussi Vattention de ses concitoyens sur la culture en grand de la pomme de terre, sur les prairies artificielles, et la propagation des mérinos. On a de lui :

Dei lagoni del Senese e del Folterranù , Sienne, 1779, in-S»; f^asorum lymphatieo' rum corporis humani Historia et Iconogr^ phia, Sienne, 1787, in-fol. , avec planches; réimprimé , le texte seulement, en 1795 , 2 vol. in-8o; Anatomia par uso de^ studiosi di scultura e piuura, Florence, 18 16, in-fol. # avec planches : ouvrage posthume publié aux frais et par les soins du frère et du neveu de Mascagni; Prodromo délia graneU anatomia, Florence, 1819, in-fol. , publié au profit de la famille de Mascagni , sons la direction du' docteur Antomarchi ( un des élèves de ce savant) , qui, d'abord chargé de la publication de ses ouvrages posthumes, a interrompu ce

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traTmi pour aller porter les secours de son art à Napoléon dans Tîle de Sainte-Hélène , et Ta repris à son retour en Europe. On a encore de Mascagni une Description de l'utérus humain et d'animaux d* espèces différentes^ insérée dans le tome 15 des Mémoires de la Société italienne. L'Elçge de Mascagni a été publié par le docteur Th. Farnèse , Milan, 1816, in-8o ; avec une addition du même auteur, ibid. , 1818,in-8o.

* MASCARDI (Joseph) , ecclésiastique et jurisconsulte italien , né à Sarzana (État de Gènes) vers la fin du 16« siècle , fut vicairegénéral de saint Charles-Borromée (archevêque de Milan). Revêtu du même caractère à Naples , à Padoue et à Plaisance , il n'en cultiva pas moins la jurisprudence avec succès, et mourut vers. 1630 dans sa patrie, étant protonotaire apostolique et coa^juteur •de régUse d'Ajaccio , et après avoir publié le grand ouvrage suivant : Conctusiones om" nium prdhationum quœ in utrtHjueforo quo^ tidiè versantur, etc., Turin, 1624, 3 vol.

in-fol.; abrégé par J.-J.Stimpelius, Leipsig, 1677 , in-4« ; Cologne , 1685, in-6*. LeibniU faisait un très-grand cas de cet ouvrage. — Mascârdi (Alderano) , frère du précédent , né à Sarzana , mort à Pavie en 1606, après avoir exercé la profession d'avocat dans les principales villes d'Italie, a laissé i Conclusion nés ad generalem quorumdam statutorum in~ térpretationemaccommodatœ,Fernkre, 1608, in-4o ; réimprimé à Venise et à Francfort. — Mascàrdi (Augustin) , Bis du précédent, né à Sarzana en i 59 1 , mort en 1640 , fut regardé comme Tun des écrivains les plus purs et les plus corrects de son temps. Il a laissé de nombreux ouvrages dont les Mémoires de Niceron , tome 27 , donnent le catalogue.

* MASCARON (JuLBs) , célèbre prédicateur, né à Marseille en 1634 , entra en 1650 dans la congrégation de TOratoire , et professa d'abord les belles-lettres avec talent dans plusieurs collèges. Mais il se sentit bientôt appelé à parcourir une carrière plus brillante que celle de renseignement. Il débuta en 1663 à Angers dans celle de la prédication, et parut Tannée suivante à Saumur avec tant d'éclat qu'il fallut dresser des échafauds dans Téglise pour donner des places à tous les auditeurs , tant protestants que catholiques , qu'attirait en foule la mâle éloquence du jeune orateur. Tannegui-Lefèvre, dans une lettre qu'il écrivait à ce sujet à son ami Boherel , s'écriait : « Malheur aux prédicateurs qui viendront après lui ! » Aix ^

Marseille , Nantes , plusieurs autres gTindei villes* de province^et les principales égUio de la capitale eurent tour h. tour l'avantage de Tentendre. La cour le demanda poor ï'avent de 1666 et le retint pour le caiènc de l'année suivante, fcouis XIV le chargea en 1670 de prononcer l'oraison funèbre de Henriette d'Angleterre et celle da doc de Beaufort, et le récompensa en 1671 parTévéclié de Tulle. Mascaron sut allier les devoirs pénibles de Tépiscopatavec les foncdo&s plus éclatantes du ministre 'de la parole, et mit le sceau à sa réputation , en 1675, par l'oraison funèbre de Turenne, regardée arec raison comme son chef-d'œuvre. Voltaire h jugée bien inférieure à l'immortel discours de Fléchier sur le même sujet; mais il devait dire aussi que l'on y trouve des morceau d'une chaleur entraînante, d'une élératkn qui rappellent quelquefois le sublime lao* gage de Bossuet, dont jamais napprocb l'élégant évêque de Nîmes. Personne n'arait plus de droits que Mascaron à faire Féloge d'un héros dont la conversion était en partie son ouvrage. Transféré en 1679 à révécàé d'Agen , où l'on comptait trente mille calTh nistes , il'en ramena le plus grand nombre î l'Église romaine. Il remplit encore des st^ tions d'avent et de carême k la cour, en 1683 9 84 et 94 , termina l'année suifantea carrière oratoire par le discours d ouTcrtore de l'assemblée du clergé , se consacra dès lors entièrement au soin de son diocèse, et mourut en 1703. Les pauvres furent ses héritiers et le regrettèrent comme leur p«t Une chose qui doit l'honorer à jamais , c'est le courage qu'il eut dans le temps que Louis XIV donnait les plus grands scandales à la cour et au peuple , de rappeler deTaot ce prince si absofu la mission du prophète Nathan, chargé de la part du Seigneur d'aller annoncer k David la punition de son adultère. 11 osa même ajouter k cette alfauioB déjk si forte les paroles que saint Beflwi^ adressait aux princes de son temps :*Si'^ respect que j 'ai pour vous ne me permet de dire la vérité que sous des enveloppes , il faut que vous ayez plus de pénétration q«c je n'ai de hardiesse , et que vous ent<iHli« plus que je ne vous dis, etc.» Cecouragedeu vertu , plus rare et plus beau que les talent», doit faire oublier le mauvais goût qni dépare trop souvent Içs discours de Mascaroft.

mais qui d'ailleurs peut être impnté moins i l'orateur même qu'au temps où il moolâ din* la chaire, non encore illustrée par Bossue*

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