Tome
que , et «ntéié de ses opinions , dont quelques-unes sont an moins très-singulières. H a laissé : la Religion des Gaulois, Paris , 1727, 2 vol. iu-4« ; Explication de plusieurs Puisages difficiles de rÉcrifureSatrite, ibid., 1730. 2 vol. in-4»; Eclaircissement littéraire sur un projet de bibliothèque alphabétique^ ibid., I73S, in-4o; Explication de divers mowumeiirj, etc., ibid., «739,in-4o; Éclaircissement sur les Origines celtiques et gauloises , ihid., 1744, in-l2j Histoire des Gaules^ etc., 1752-1754, 2 vol. in-4o. On a encore de lui une traduction française des Confessions de saint Augustin^ ibid. , 1741, 2 vol. in-8«. — Un autre Jacques Martin a traduit en français trois discours de Cornaro , sur le Régime de vit^re sans se servit* d'aucune médecine , Paris , 1652 , in-8».
* MARTIN (Gabriel), savant libraire , né à Paris en 1679, mort en 1761, acquit une grande réputation comme bibliographe; son nom est attaché a.u système bibliographique le plus généralement suivi maintenant en France, celui qui classe les livres en cinq grandes divisions , la théologii , U Jurisprudence, les sciences et arts ^ les belles-lettres et Vlustoire. G. Martin se livra avec succès à la rédaction de catalogues des Hures k vendre, et sut les porter à un degré de perfection difficile k surpasser. Le nombre de ceux qui lui sont dus s'élève à I4« , dont 22 avec tables. Les plus remarquables sont ceux de Dufojr, 1725, in.8o; dV/orm, 1738, iii-So; de Tabbé Rothelin^ 1748, în-8«: de Boze^ 1753.
in.8». » -»
* MARTIN ( Thouas ) , antiquaire anglais, né en 1697 dans le comté de Suffolk, mort en 1771 , membre de la société des antiquaires deLondres, a laissé V Histoire de Tertford^ sa y'û\e naUle , qui fut publiée en j7a>, par les soins du savant Gough. 11 avait fourni des matériaux pour les Monw menta anglicana , publié en 1719, par La Nève , roi d'armes d'Angleterre. On trouve aussi quelques lettres de ce savant dans les Anecdotes littéraires de Nicbols , tom. 9.
* MARTIN ( Bbvjamiv) . ingénieut-opticien anglais, né en 1704, mort en 1782, rédigea , sous le litre de Magasin , on ouvrage périodique relatif aux mathématiques, et publia : Grammaire des sciences phi/psophiques, 1735, in-80; traduit en français par
Puisieux; Système complet dan thméti-
que décimale, 1735, in-8»; le Livre-Mémo rial des jeunes étudians , idemj Description et usage des deuie globes , la sphère armil-
M ART
MART
lairt et l'otréri^ 1736, 2 vol. iu^S» 'y Eléments des sciences et des arts lUtépmù^s, traduit en frauçjîs par Puisieux , Paris « 1756,3 vol. iii-12; Système de phiimophie newlonnienne ^ 1759, 3 vol»; Nouveaux EU' ment s d'optique^ 1759; Institution mathé^ matique, 1759; Histoire naturelle de l'Jngleterre, avec cartes, 1759, 2 vol.; Philologie el Géographie philosophique, I7:>9; f^ies des philosophas, etc., 1764; Introduction à la philosophie newtonienne 1765; Institution de calculs astronomiques , 1765 ; Descrip' tion et Usage de la machine pneumatique , 1 766 ; Description du baromètre de Torricrlli, 1766; Philosophie britannique , 1778, 3 vol.; Théorie de l'hjrdvomètre ; Doctrine des logarithmes, etc.
* MARTIN (Edmik), juris»con8ulte,néprèa de Sens en 1714, profe&sa le droit can^hiquc à Vuuiversité de Paris , coutrihua à rétablissement de b nouvelle école de droit, située place Sainte-Geneviève et mourut à Fvry-sur- Seine en 1793. On a de lui : /iwfttutiones j'uris canonici ad usnm schoUs" rum, etc., Paris, 1788,2vol. iii-8«i 1789, Tn-4<>; et un discours qu'il prononça pour r ouverture de la nouvelle école de droit.
• MARTIN (Claude), major-général au service de la confpagnie anglaise dans rinde , né à Lyon en 1732 , d'un tonnelier qui ne pul lui procurer d'autre instruction que celle qu'on donnait aux enfants des pauvres dans les écoles publiques, apprit de lui-même les mathématiques, s'enrôla h r&ge de vingt ans , malgré les larmes de sa belle mère, dans la compagnie des guides du général Lally, qui se renflait dans Tinde, fit la guerre de 1765, et déserta ensuite à Tennemi pendant le siège de Pondicbéri. Celte désertion colipable , qu'il pouvait payer de sa vie, fut pour lui la source d'une grande fortune.. Chargé par le gouverneur de Madras du commmandement d'une compagnie formée de prisonniers français, et envoyé avec ce corps dans le Bengale , il fit naufrage, fut assez heureux pour échapper à une mort presque certaine , et se rendit à Calcutta , où le conseil-général lui accorda un guidon de cavalerie. Bientôt après , une carte qu'il leva des états du nabab d'Aoude , lui gagna l'estime et la faveur de ce prince y qui le nomma surintendant de soù. arsenal, avec l'agrément de la compagnie. Dès-lors Martin, tout en rendant à son souverain adoptif les grands services qu'im barbare peut attendre d'un Européen, marcha rapidement
à la ftnt^ine. EtabH è LwàBow , a y tt bâtir sur les honk de la rivière un paUU^ent rien n'égalait \m magnâfioeDce , etydoBM an nabab le afMctacle da pranier btttoi enlevé dans le Bengale. Il possédait encart , sur les bords du Gange , vue naisoo d'architecture gothique , fortifiés à reuropéeoiM et presque imprenable. Il rnoomt en 1800, laissant une 'fortune de près de doun mit' lions , sur lesquels il léguait par testameat 700,000 livres à la ville de Lyon . airisntà celle de Calcutta , autant à celle de Lochnow , pour établir dans chacune d'ellei une maison d'éducation en faveur d'on certain nombre d'enfants des deux sexes, ft sur lesquels en outre il prélevait un capiUl dont les révenus devaient être distriboéi aox pauvres de^ Cakotta , <le Chandemsgor et de Luchnow. Il n'avait pas onblté dVcorder la liberté à tous ses esclaves desden sexes et aux eunuques. Voyez Jsiatie oa-
^nual Register, et la Notice lue dans mie séance publique de l'Académie de ^yoo pu M. Martin ajné, chirurgien renonaé ^ cette ville.
" MARTIN (Ihiogxst), nédecia, aé en 1746 à Cahusac (Tarn), où ilmoarotoi 1791 , après y avoir rempli quelques aaséo les fonctions de maire, s'est distinqnéeomiBe praticien , et a laissé plusieurs ObsavetisKS anatnmieo - médicales , imprimées , partie dans les Mémoires de M. le baron Portait son compatriote et son ami , partie dans les divers recueils des sciences médicaki i^ 1780 à 1790.
" MARTIN ( PiBBBB ) , vice-amiral fruh çais , comte de Vampire , grand offioef ie U Légion-d'Honneur , né au Câfnada en 17^* mort ea 1826 , se fit ocmaaitre a«ec avantage dans la guerre de 1788, coramaedsh station du Sénégal pendant que le asnp^ Boufllers ea était gouverneur , fut aoBue par la convention, en 1794, coiBiBsiidtf| des forées navales à Bochefort , fut psi^ deux fois sur la liste des canditats aq#(*^ toire , en 1799 , et, lors de l'établisiiveDt des préfectures maritimes , appelé à cdk ^
fRocbefort, ou il rendit de grands Mrmc»
jusqu'en 1810. -r MAaTiv (VinceMo),coi»positeur distingué , surnommé par 1m B^ liens lo Spagnuoioy né à Valence , en l^^t mort à Saint-Pétersbourg en 1810, avec le»
titres de conseiller impérial et de chef d'o^ chestre , a composé en Italie , en AUeflMgv^ et en Russie, plusienn opéiras, parmi lesquels on cite : Una Cosa mmj YkttBtt
MART
MAKT
i7tï6 j rmrùore di Dimna ^ tbld., 17^ ; tAecotta CoMuriem , opéra boffa, Turin, 1763.
l<e preiBÎer àe osa opéras fitt joné aussi ave« •accès au théftlre italien île Paris. Mozart lai rendit on bommage édatant et peut-être sans eiemple , en insérant an des airs de cet opéra dans son Don Gioiuinni^ et en ordonnant à Tacteur de s*écrier , après TaTotr «banté : Bi'auo , Cosa rara !
* MAKTJN GUERRE. f^or^GvEwm.
* MARTINE ( Gboiob) , médecin , né en Ecosse vers la fin du i 7« siéde, mort en 1 743 , a publié : d^ùmUibus ÂmmmUh, et mîimn^ iium CaloPi^ inS* , Londres, (740 ; traduit en irançais , Paris, 1751, inl2: In Banholamei ButtaekH tmbulas anatomtcat Cornmeiuarim^ Edimbouriç , 1755 , in-^o.
* MAKTINEAU (Isaac), jésuite, né à Angers en 1640 , mort à Paris en 1720 , professa la philosophie au collège de Louis-le- Orand , et fut confesseur du duc de Bourf^ofne. On a de lui : Us VerUi$ du ttuc de B**Hrgogne^ Paris , 1712, in-4« (c'est le panégyritfoe de son é&ère); des kêêdiunione pour Mine l'étroite ^in-ïl ; une traduction des Pmxaaes delà péaùenee^ avec des réflexions, in- 12.
* M ARTINELLI (DoimiQiiB), architecte^ né a Lacques en 1650, mourut en 1718 h Vienac, on Tavait fait appeler sa grande Téputation , donna les dessins du palais du prinea deLichtenstein , et d'an grand nombre d'autres dîvorses parties deTAUemagne.
Ses ouvrages sont pleins de magnificence , et annoncent un grand jugement dans l'in- ▼entioo, nne entente parfattedes accessoires, et an véritable goât dans la manière dont il a ftu concilier la solidité des anôens avec Téiégance des modernes. H a laissé dct dessins à l'nqaarelle, qui sont estimés et recherchés,
* MARTINENGO (Tir».PRo.4P«a ) , religicoK bénédictin de \m. congrégation du MoBi-Casaia^ né à Bresoia , mort en 159^1 , étnti trèi-verse dans les bngues grecque , .latine ijt hébraïque , et fui char^ par le pape de réviser les manuscrits de saint Jérôme ^ de saint Jean Ckt'jsost^e , de la Bible grecque , oéc , qui furent imprimés par Paul Maniice.On a aussi de lui quelque poémien grecques et latines sut* àe» sujets sacrés , et dont le recutil' parut à Rome en 1562 ea 1590, in-4», sous ce titre : 7*.-/'. Martùien^i poemmtia dtvtrss recensim et amctm.
* MARTINEZ ( UMRiQoa ) , ingéniear mexîcsdn. du 17* fûède, fut élevé en Espa- IjjBC y on il acquit de grande» connaissances
en mathématiques , en géographie cl en hydraulique , et reçut du roi le titre de cosmographe. Étant passé au Mexique , il fut chargé en 1607 , par le vice-roi , marquis de Sttlinas , du dessèchement artificiel de cette contrée , afin de préserver des inoodatious la capitale de la NouvelIc-EspagDc. Le desëéchemetit fut opéré en onze mois au moyen d\ine galerie souterraine j mais, contre toute attente et par des circonstances indépendantes des talents de Tingénieur , Mexico resta inondé pendant cinq ans, de 1629 à IG34.
Martinez , après avoir élé long-temps persécuté, reprit ses travaux; mais il mourut sans avoir vu ses plans accomplis. On a de lui un * Traité de trigonométrie^ imprimé h Mexico. * MARTIMEZ (Gi^ooiiB), peintre espagnol , né à Valladolid , florissail à la fin du I6« siècle. On connaît de lui un charmant lablelin sur cuivre"; représentant la f^ierge , V enfant Jésus ^ saint Joseph , et saint Fixin^ çois d'Assise. — Mâbtinii ( Sébastien ) , Pun des plus grands peintres de Técole de Séville,né à Jaen en 1602, mort à Madrid en 1667, se distingua également dans rhistoire et dans le paysage , par la pureté de son dessin et par son coloris plein de grâce cl d'harmonie. Il reçut en lG601e titre de pdnlre de Philippe IV, qui allait souvent le voir travailler dans son atclfcr. On cite de lui : la Natit*ité; \e saint Jérôme,- le êtùnt Frattçois ; la Conception el \e Christ , .^u'il fit pour les religieuses du Sacré-Corps de Cordoue $ la Conception , et le célèbre tableau de saint Sébastien , qui ornent la cathédrale de Jaen. — MAaniiBZ ( Joseph ), peintre d'histoire , né à Sarragosse en 1612, mort on 1682, alla étudier la peinture à Bome , et , de retour dans sa patrie . il reçut le titre de peintre du roi Philippe, en 1642, et de don Juan d'Autriche. Ses productions ae distinguent par la couleur , mais il négligea trop ^vent les autres parties de Tart.
— MAiTiMsa (Dominique), peintre d'histoire , né vers la fin du 17** siècle , h SéviUe, oà il mourut en 1750, a enrichi les églises de sa viUe natale d'un bssez grand nombre de productions , où Ton désirerait plus d'originalité et une composition plus âavante. — MjtaTiisz (Thomas), peintre mystique, né vers la fin du 17' siècle à 8éville , où il mourut en 1724 , se livra à limitation de Murillo , et peignit , ealrc autres ouvra^ , pour le couvent de la Merci de Séville , nne Mère de doutews ^ vraiment digne de ea peintre , et qoi , à raison de aon
MART
MART
Bir« mérite, • depu'is été transférée à TAlcazar. — Màrtibez ( don Josepb Lvzaii on LuzAH ) , peintre d'histoire et de portraits , ué à Sarragosse en 1 7 iO, mourut dans la Bftdme ville en i78â , étudia avec fruit les meilleures productions des peintres italiens, et forma lui même une foule d'habiles élè- Tes , parmi lesquels on distingue Bayeu , Goja, Bérsiton, Vallespin, etc. La plupart de ses tableaux sont dans les églises de Sarragosse , de Huesca , de Calaborra et de Calata/ud. — MAaTiHBz dbl BÀaaAHGo(doa Bernard) , peintre dliistoire et de genre, né dans le village de CuesU en 1738, moi-t à Madrid eu 1 79 1 , se perfectionna en Italie et prindpalemeot à Rome par Tétude de l'antique et des ouvrages du Corrége. On cite de lui une Décollation <U saùit Jean , faite pour Tacadémie de Saint Ferdinand, à Madrid , et une f^ue du port de Saùn'Anderj qui jouit d'une grande réputation.
• MARTINEZ PASQUAUS, chef de la •ecte dite des martinistes , a été souveut confondu avec son disciple principal, saint Martin. On n*a jamais su précisément quelle étatisa patrie; seulement, diaprés son langage, on a présumé qu'il était Portugais , et
le diapitre de Satnte-Marie-NoveBe à Y\orence, im tableau r ep r ése ntant miiU Dominfque et iês compagnotu dîêputtuH eontn Uê hérèliques, désignés sons i'emblêaBe de loups cherchant à dévorer des brdiit qoe défendent des chiens noir» et blana^ par aUuston aux couleurs de Thafait des dominicains.
* MARTINI (Mathias), théologien él pbh lologue allemand ,.né en 1672 à Freienhage, mort dans un village prés firéme, en 1630, a laissé des ouvrages de théologie et de controverse dont les titres se troBvent dans les Mémoires tU Nieêron , tom. 36. Le seul qui lui ait survécu est le suivant : lencon philolo4;icum , prmcipuè etymologicum^ etc., Brème, 1623; Francfort, I6&S, in-fol., id. : accedunt Ca d i m a gnctU fikmix et glossarium Isidori, Utrecht , 1690 , 2 vol in-fol.
* MARTINI (MAimr), jésuite et m»sionnaire, né à Trente en J614,-iDorti Hang-tcheou en 1661 , après avoir opéié on grand nombre de conversions, construit de nouvelles églises, réparé et embelli les anciennes y a laissé : Atlas sinensis^ koe «^ Descriptio imperii sinensis unà cum M^
même Juif. Il l'annonça, en 1754 , pari in- geographicis , Amsterdam , 1655, io-fol;
stitution d'un rite cabalistique d'élus , dits cohens ( en hébreu , préires ) , -qu'il introduisit dans quelques loges maçonniques de France , notamment à Marseille , à Toulouse et à Bordeaux. Après avoir prêché aussi sa doctrine à Paris, il quitu soudain cette ville, s'embarqua vers 1778 pour Saint-Domingue, et termina au Port-au-Prince , en 1779, sa carrière thénrgique. Ses écrits et ceux de ses élèves donnent lieu de croire que sa doctrine est cette cabale des Juifs , qui n'est autre que leur métaphysique , ou la science de l'être, comprenant les notions de Dieii , des esprits, de l'homme dans ses .divers étata.
* MARTINI (Sikob), peintre, plus connu sous le nom de Simon de Sienne , né dans cette ville, vers 1280, mort en 1344, aida
traduit en français (1655), en eipagnol ( 1656 ) , en hollandais , en anglais , etc.; mnieœ historiœ Decas prima , Munich , 1^ * in-4' : Amsterdam, 1659, in-S«; tndaft en français par Tabbé LepeUetier, PaiVi 1692, 2 vol. in-12; dé BaUo tartaneo »
Sinis, Rome, in-12; traduit en itafienptf Climaco Latini, Malin, 1654, ia-^'^ ^ français à la suite de VBistowe de le Oà^ par le Père Semeno , Ljon , 1667 , itt-4*; ^ allemand, Amsterdam, 1654, in- 12* en hollandais , Deift, 1654 , in-12; en^ptH> par don Estevau de Aguilar y Çunîga , ifô^ in-S* ; en portugais , Lisbonne , 1657 , in^i en angbis, 1660, in-6*, hretnsBektioétmmero etqualitatechn'stianorum aptdSsttj Rome, 1654, in-4o ; Cologne , 1655,it*l2- * MARTINI < Jbav BamsTB ), «lipctf franciscain , né à Bologne en 1705i ^
Giotte dans U composition^ du fiamenx ta- , © -,
bkau de mosaïque, représentant la Barque dans cette même ville en 1784 , AitiTilx^ de saint Piètre battue par la tempête , qu'on employé aux missions de Flnde , ""^ * admire encore aujourd'hui à Rome. Choisi santé Tayant forcé de revenir au bout<l par le pape Benoit XII pour peindre les an dans sa patrie , il 8> livra à l'élude ^^ Histoires du martjrrs dans le palais d'Avignon , il fit en cette ville un portrait de la belle Lanre, qu'il reproduisit plusieu^ fois depuis , et dont il fut payé par deux beaux sonnets de Pétrarque. On roit de lui, dans
musique ,.et à la demande gteérale <tes««*' teurs et même des artistes, ouvrit b««** un cours d'enseignement musical On »' des compositeurs tels que Jomelli , *'*^' GhKLetOrétry assister k ses leçoM.Ona
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MART
ielfù : JSêmi tfe contrê'fKUnt {^ggio Jbn- btrqua dt bonne heuro', et 6t plusieurt dmtnuU pratiico di coiUntpnnto ) : Hiê- voyages en Asie , h la côte occidentale d'A- XMm ^Aunusfyjte , ,1759^1 , 3 yol. in-folio frique et à la cdte de Barbarie , et enfin siu*
et iD-4o. [Vofez pour déplus grands détails ks OmUori hologMÙ de Pantuud (tom. 5 , pig. S42 et soiTantes.)
• MARTINI (Jbav-Pàvl-Egidb), compoliteur célèbre , né à Frejstadt, dans le Haut- PaJatinat, en 1741, mort en 1816, était Tenu à Paris en 1764, et après avoir servi pendant six ans, comme dficier, dans les itusiards de Cbamborand , avait tout quitté pour se livrer exclusivement à la musique , pour laquelle il avait montré un goût pasiionoé diès son enfance. On a de lui une
les mers du Nord, où iUisila successivement la Norwége, la Laponie , la Russie jusqu'h la NouveHe-Zemble , puis le Groenland et ri slande. On a de lui : Traité de la maladie vénérienne, de ses causés et des accidents provenant du mercure , Paris , 1664 , in- 16, ibidem, 1684; le Prince des opérateurs, Rouen, 1664, 1668 , in- 12 ; Nou^enu voyage vers le septentrion, etc., Paris, 1671,
in-12, fig.
♦ HARTINTÈRE ( Ainfoiiit - Augustih
BRUZEN DB La ) , coinpilateu/ laborieux , mulUtude de marches militaires et de mor- né à Dieppe en 1662 , mort à la la Haye en ceau d harmonie , plusieurs compositions 1746, a laissé un grand nombre d^ouvrages, àe musique d'église estimées des- connais- dont le principal est son Dictionnaire géo^ Mort, et un assez grand nombre d*opénis, graphique ^ historique et critique, la Haye, parmi lesquels on distingue V amoureux de 1726-30, 10 vol. in fol. , plusieurs fois rëimi^ans, 1771 j la Bataille d'Iurjr, 1774 ; le primé et après lequel on peut citer Entre- Droit du Seigtèesâr, 1 783 ; Jnnette et Lubin , tiens des ombres aux Champs- Eljrsées , sur IdÛÛ, et surtout Topera de Sapho, 1794. divers sujets d'histoire, de politique et de
Les paroles de cet opéra , qui a ieu plus de ^^ent représentations au théâtre Louvois , lootde Bftadaïkie la princesse Constance de Salm«>Dyçk.* Martini est on des premiers qui aient rends à la mode le genre des romances 11 a aussi publié un ouvrage très-remarquable, intitulé Mélopée moderne^ 1790, et une Ecole dorgue , 1804. A la resUuration il recouvra la place de surintendant de la manque du roi que la révolution lui avait
littératuire, Amsterdam, 1723 , 2 vol. in-12 j Introduction générale à l'étude des sciences et des beUes-lettres , la Haye , 1731 , in 8»; Histoire de Pologne sous Auguste II, Amsterdam , 1733 , 4 vol. in-^" ; Histoire... de Frédéric ' Guillaume ^ rrn de Prusse, la Haye, 1741, 2 vol. in-12; VEtft politique de l'Europe, ibid. , 17429, 13 vol. in-12 ; l'Art de conserver la santé , par l'école de Saleme , avec traduction en vers français ,
Ait perdre. Martini a laissé en manuscrit ibid., 1743; Pari:), I749,in-12. On doit encore <io ouvrage élémentaire sur V Harmonie et à La Marlinière un grand nombre d'éditions ieeompositiùn. (*«>/•« le Dictionnaire .de Prosper Mar- • -MARTINI ( Abtowb) , archevêque de chand , tom. !•'). La politesse de ses maniè- Plorence, Béa Prato en Toscane en 1720, res et l'agrément de son esprit le firent mourut en 1809 à Florence , dont il avait rechercher par les personnages les plus disoccupé Farchevêché depuis 1781 avec une tingués, dont la recommandation lui valut
>ages^ et une modération vraiment estimables au milieu des ^ovation3 que Ton pfépaiait alors en Toscane. En 1785 il fit impffiaer ses Inêtructions sur les sacrements, et, peu après , des Instructions dogmetiqoeê , historiques et morales sur le sjrm hole, 2 vol. — Dans le même temps vivait le baron de HAaTiBi , professeur de droit naturel dans l'université de Vienne, auteur d'un traité sur le droit rmturel et le di^itdes gens , publié en 1768 , et d'une édition des Institutions du droit ectetéiiastique de RiegfCr, 4779.
• MARTINlÈRE(PiBBaB Mjlrtik de La), chtrnrgien et voyageur du I7« siècle, né, autant qu'en peut présumer, à Rooen , s'em-
les titres de conseiller dp duc de Parme , de secrétaire du roi des DeuxSiciles et de premier géographe du roi d'Espaj^ne.
* MARTINOT (Hbh«i), célèbre horioger, né à Paris en 1646 , mort h Fonlainebleau en. 1725, fit des progrès si rapides dans tontes les parties -de la mécanique, qu'il obtint h douze ans la promesse de la survivance de la charge de son père, valet de chambre horloger du roi. Il n'avait que treize ans lorsque 1» mort de son père l'autorisa h réclamer la place qui lui avait été promise; Colbert hésitait à la lui donner parce qu'il le trouvait trop jeune; mais te roi voulut que, s'il était capable de la remplir, on Ini en expédiât le bretet; et il lui
HAHT
MART
couunatiila en 1672 une bodoge «n forme de globe indiquant les divers mouvemenU du soleil el de k lune. Celle pièce , achevée en 1677 , fut regardée comme l'un des ouvrages les plus parfaits qu'on eût encore vus dans ce genre- D'autres ouvrageSf-également eslimés des connaisseurs , valurent à Mar* tiuot la charge de directeur des horloges de toutes les maisons royales.
* MARTINOVICZ (lGWACEJos«PH)»phy. sicien hongrois , né à Pcstli vers le mkiea du i8« ■ siècle , fut nommé par rempereur Joseph II professeur de physique et de mécanique h 1 université de Lemberg. La ma* nicre brillante dont il remplit cette double chaire et surtout Je zèle avec lequel il soutint les reformes que l'emperegr commençait à exécuter dans »eê États,' lui valurent les litres de conseiller impérial , de prévôt titulaire de la cathédrale d'OËdeoburg et d'abbé du Szazrar. Mais il faisait dès-lors partie de la société des illumines, dont il devint bientôt Tun des chefs. Impliqué dans un complot tendant à exciter un soulèvement à Vienne, il fut décapité }k Bude eu 1795. On a de lui : Dissfftatio tU micromewo , Lemberg , 1784, in 4», fig. ; Diêiertatio phjrsiea de aiiUudine atmo$pherœ ex observalionibuê aUronomicU ^ ibid. , 1785, în-l*» 5 PrœUctionei phjrsicat experimeni, , ibid. , 1787 , in-8o , fig. tom. !•',
* MARTINUSJUS ( Gkobob ) « régent de Transylvanie au 16« siècle, né dans la Croatie , prit d'abord l'habit religieux dans nu couvent près de Bude ; mais les austérités du cloitre rebutant son esprit inquiet et ambitieux , il s'attacha au rot Jean ZapoU , qu'il avait connu sim|>lc geatilhomme, et fut employé ))ar lui dans plusieurs négodations importantes. Il montra constamment beaucoup de zèle , de fermeté et d'intelligeuce. Mais Jean ZapoU l'ayant nommé, à sa mort en 1540, tuteur de Jean Sigianiond , son fils unique , conjointement avec la reine Isabelle, soeur de Sigismond II , roi de Pologne, et sous la protection de Soliman , il développa tout à coup un esprit de domination , une duplicité , une ambition et une avarice qu'on né s'attendait pas h trouver en lui. Après s'être fait donner l'archevêché de Gran et le chapeau de cardinal , il sut adroitement se servir de l'empereur f'erdinand pour chasser Isabelle de la Transylvanie, et des armées otbomanes pour se délivrer des Impériaux. Ferdinand le fit assassidér en lM8f Lesinuoenies trésors trou-
Yét dans le palais de ce gvaad criminel purent faire penser qnon avait aotsai songé à le dépouiUer qu'à satisfaire aa^ sir de vengeance.
* UAHTIRANO ( CoaiOLAno ) , estAoi humaniste et bon poète latin , né aa eOamencement du 16* siècle à Cosenza diss b Calabre, mort -en Espagne en 1557, (ot nommé par le pape Clément Vif à VèrMà de San-Marco , assista li la première sem<m du concile de Trente, dont il futToa dfs secrétaires , et après la session fat nommé par Temperenr Charles -Qinnt secrétsire du conseil de Naples. On a recaeifli qvd* ques-uns de ses ouvrages, Naples, 1556, in-8« : ce recueil contient huit tragédies, deux comédies , etc. Debure a décrit cette édition dans la Bthliofffvpfue imtnietwe^ no 2904. On cite encore de Im : EffûioUt
/«imi/mrk'S, Naples, 1556, in-O».
* MARTIUS (Jéaima), médecin aHemand du I6« siècle, né à Augsbourg , a tràddt di grec, de Nonus : SyÙoge eurgtionum oainium particuiarium morbo**, , Strasbourg, 1566, in-S«; dû français en allemand ks Secrète de Gabr. Fallope, Augsbourg, 1571, in-6o; et quelques autres ouvrages de médecine , peu rcmarquablea du latin et de ritalien.
* MARTIUS. Foxez GAiiaotri (Manio |
* MARTYN (WiLLUM), écrivain angbis, recorder ou greffier de la Tille d'Esetcr, oà il naquit en 1562, et où il mourvt ea I6t7 , est particulièrement connu par son Bittùire et Fies des /vu d'jingleterre <, éepta Guillaume - le- Cottquétnnt justpisn fV Henri FUI, Londrea, 1616 , in-fbl. ; réimprimé en 1618. On a encose <le loi aoeissi"uction pour la jeunesse , Londres, t6(2, in-4«.
" MAJITYN ( Jmw), médecin fligbt*; professeur de botanique à Cambridge, v à Londres en 16il9, mort à Chelsea ea t^ a laissé, outre queues Jtradnclions de Tos^ nefort , etc. , les ouvragée suivants : fsW' synoptiem ptantarum f^cinaiiMm ei «^ thodum Redanam ditpositœ^ Londrest 1^^ in-fol. de 20 pag. ; Methodus planter, cira Cantabrigiam naseentium^ ibid. , l72v,i»-<2} HiU. plufitarum t^riarum, ibid , g'»"*' io-fol. ; Ui Gàe^itfues de Firgile, avec »f traduction anglaise et notes, l vol. ia^' ibid.; 1741 j les Bucoliques, 1749; DisterHlions el Remarques critiques êurVEeéme^ 1770, in-1 1 , publiées par son fils {n^ rarUde «uirant) i l'auteur y pcéiead jaili-
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âer Virgile du reproche «L'eaecbroaîame relaUTement à Tépeque de la fondaUoii de Certhege. Le geore martjrnia , de la famille des bignones , a été couaacré à Martjn par ton ami Houston , et adopté par Linnée.
* MARTYN (Tbomas), fiU du précédent , ancien curé d'Edgware , près de Londres , né en 1733 ^ mort dans le comté de Bedford le 3 juin 1825, men^re de la sodété royale cic Ijondres \ fut pendant 64 ans profi^seur de botanique ^ Tuniveraité de Cambridge, où il succéda k son père. On a de lui «entré autres ouvrages : le Conch^loffitH ttnH^sêl (en anglais et en français) , IxHidres, 1784, 2 Tol. in-fol. ,ma>. obi., publié une première fois sous le titre de Figui^ê des CoquiiUs.,,. recuêiili» dans plusUurë voyages Jaiu à la mer da Sud depuis Vannée 1764 : il a été reproduit en 1785, format grand in-4^ ; une suite de 2 vol. fut ptibliée depuis j Flora rusU'ca , exhihiting aecnraU figures qfsuch plants, etc. « Londres, 1792-94 , 4 ?oL in^o, avec 144 planches coloriés, EngUth eniO' mologist^ etc., ibid. , 1792, grand in-4<>, fig. , traduit en firançais , et puUié avec les mânes planches par rauteur, qui y a joint deux planches représentant les médailles qui ont été- frappées à son honneur (voyez le terne 2 , pag. 448 du Manuel du Libraire de Bruaet); Psyehe Figures ofnon descript.
lepidopterousinsects, etc., ibid., 1797, grand in-4<*, fig. coloriées ; Jranei^ oranaiural hlstory qfSpiders , etc. ,*ibid. , grand in'4«». Th. Martyn a donné en outre une nouvelle édition du Dictionnaire du Jardinier et du Botan. de Miller , et des traductions de de TitaHen et du français , notamment des Eléments ds Botan, de Rousseau. — f^c^'et Ahcbisea.
* MARTYR ( PiBRKs VERMIGLI , plus, connu sous le nom de Pierre) , l'un des plus célèbres théologiens de la religion réformée , né à Florence en. 1500, entra dès Tàge de sei^ ans dans la cong^ation des chanoines réguliers de Saint-Augustin à Fiesoli; mais ses doctrines, jugées conformes à celles des nouveau! réformateurs , lui ayant valu quelques remontrance», il se détacha peu à peu deTÉglise romaine; et après avoir reçu à Zurich , à Bâie , à Strasbourg , laccueil le plus flatteur des partisans de la réforme , il se décida à en embrasser tous les principes , se maria en 1546 , passa Tannée suivante en Angleterre ^ s'y fit necevoir docteur en théo^ logie et fut aussitôt nommé professeur à Oiford. La crainte des persécutions , sous
le règne de Marie, le fit rcvemr en 1553 sur le eontÎBent , oà il continua à déployer pour son parti le même lèle , sans toutefois s*écarter tro^ des règles de la mod/ration. S*il eût été écouté , il aurait opéré la réunion des différentes sectes séparées de l'Église romaine, qu'il se repentit d'avoir abandon* née. Après Calvin , la réforme ne comptait point de meilleur écrivain. La plupart de ses ouvrages ont été recueillis après sa mort et publiés soHs ce titre : Locorum communinm theologicorum tomi très , Bftlc , tom. 1, 1580; tom. 2, 1584; tom. 3 , 1583 , \n-folio. Les curieux recherchent encore le recueil de ses lettres, Pétri MartjriiEpIstolœ, eic.^ Elsevir , 1670 , in-fol. , imprimé avec quelques écrits de Ferdinand del Pulgar. — On connaît deux autres Pierre Martta Tun né à Novarre en Italie , et probablement médecin , est auteur d\m livre intitulé : de UleeribuM et vulneribui eapitis^ Pavîe, 1584 , in4o ; Tautre , d*origtne espagnole et probablement moine et théologien , est auteur d'un traité : Summarum constitutionum pro regimine ordinis prœdicatorum , Paris , * M\HTTRS( dom Bartb. dis ). P'oyez
RARTBliLPMI.
MARTYRS, MARTYROLOGE. {Religion,) Jésus-C'hrist a prouvé sa divinité par des miracles qui ont eu lieu en présence des apôtres. I.es apôtres les ont attestés en prêchant l'Évangile ; ils étaient donc des témoins» Les apôtres ont confirmé leurf^o/^/m^par des miracles qu'ils ont opérés eux-mêmes , et ils ont ainsi fondé le christianisme. Leurs dbdples , en prêchant à leur tour FÉvangile , ont attesté les faits miraculeux qui s'étaient j»assés devant eux , et qui les avaient rendus chrétiens ; ils étaient donc aussi des témoins. Tous- les chrétiens qui confissent leur foi rendent témoignage à une religion que la tradition , l'histoire et les monuments leur présentent comme prouvée par des miracles incontestables. Tous ces chrétiens sont donc , en un certain sens , des témoins. Le mot nun*iyr, d'après son étymologie ( Mé/itvfi ) signifie témoin, L'Église donne le nom de martyr h ceux de ses enfants qui meurent pour la foi. Leur supplice est appelé martyre { JUx/ttv/jwj ), Le martyrologe ( MetfiTvfi, AiyH ) est le recueil qui contient le lieu , le jour , le genre du martyre de chaque saint, et qui désigne son nom. (f^cyez l'article LicxKves.) L'Eglise donne le nom de confesseur à ceux de ses enfants qui soof-
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frent pour la foi, mais qui aurTiTent & leàr épreuve. Les dénomiiiatioiis de martyr et dîs confesseur soûl tirées des Saintes Ecritares. (St. Math., cbap. X,t. 28*32; Act^ cbap. I,y. 8, etc.)
Jésos-Cfarist ordoDDa à ses apôtres de lui rendre témoignage dans Jérusalem^ dans toute la Judée n dans Saman'e et Jusqu'aux extrémité» de la terre. Ce témoignage ayait pour objet les miracles , et surtout la résurrection de Jésas-Cbrist , et, suivaiit la déclaration du Sauveur , il devait attirer sur ceux qui le rendraient la haine ^ les persécutions et la mort. Les apôtres remplissent avec fidélité .leur dangereuse mis* sion , et la déclaration du Sauveur se vérifie. Les prêtres et \^ magistrats de la nation juive sont les premiers persécuteurs des disciples de Jésus-Christ; ils les poursuivent dans la Palestine et hors de la Palestine \ ils les signalent à leurs concitoyens comme des blasphémateurs et des apostats; ils les dé* noncent aux païens comme des ennemis de Tempereur romain. Les juifs font périr saint Etienne, diacre, saint Jacques, fils de Zébédce, saint Jacques, surnommé le Juste ^ premier évéque de Jérusalem. Les païens se joignent aux juifs pour persécuter les chrétiens. On n'est point d^accord sur le nombre des persécutions que les chrétiens eurent à sonfirir de la part des Romains ; les uns en comptent dix, les autres douze. Mosheim fait observer « que si Ton veut parler des » persécutions les plus cruelles, et qui se ré- » pandirent à-la-fois dans tout Tempire, il n^ • en eut pas dix ; et que, si Ton entend celles » qui se bornèrent à quelques provinces en » particulier , et qui ne produisirent qu'un » embrasement passager et de peu d'étenn due, il j en eut beaucoup plus. » {Hist, ^0cc/., siècle L*r, , prem. part. , chap. 5. ) Les persécutions sous les empereurs païens ne furent pas continuelles; elles étaient suscitées par intervalles ; Dieu n'a point permis que chacune d'elles ait duré long-temps de suites L'Église profitait des temps de calme pour s'étendre et pour former sa discipline.
D'après un passage de Suétone > il parait que les chrétiens confondus avec les juifs furent chassés de Rome sous l'empereur Claude; mais Néron est le premier empereur qui ait tit-é contre les chrétiens le glaiue imjférial : Néron veut les accuser de Tincendie de Rome , dont il est lui-même coupable , et il les persécute. Cette persécution , qui est horrible, et qui s'étend dans tout
l'empire, commence en 64 et dure quatre ans. Il parait proirré qoe saint Pierre et saint Paul périrent à Rome dans cette persécution. Un grand loombre de dirétiens non cathofiqnes révoquant en doute ce fait; Basnage et Le Clerc le regardent connoe io* contesUble. Néron meort ; VÉgltse est en paix. D'après Hégésippe, on fait craindre à Domitien que, parmi les parentf de Dotre Seigneur , il ne s'élève un homme qui excite des troubles dans TemfMre, et qui itpire i l'autorité suprême ; Domitien rallmoe h persécution la dernière année de sa vie, en 95. Dans cette courte , mais Ti<rfeQtf per sécution , saint Jean TéTaDgéliste est eiilé dans l'Ile de Pathmos , et , avant d'être envoyé en exil , est plongé à Rome dans lliaile bouillante, si l'on en croît TertulBen et saint Jérôme; Flavius'Clémens, homme codsuiaire et parent de l'empereur, est mis à mort; DomitiUe, femme de Flarius Q^ mens selon les uns , sa nièce selon les antres , est reléguée dans une ile avec plnsienn chrétiens. Les édits de Domitien contre ft' glise sont révoqués par cet empereur luimême ou par son successeur Narva. Ken* fait exécuter la révocation de ces édits.
Dans les premières années de son règne?
Trajan ne fait point de loi contre les chrétiens , mais il donne un ordre général lox gouverneurs des provinces d'empêcher lef assemblées , et spécialement celles des ^^ pies de Jésus-Christ. Les magistrats et ks peuples, excités par les prêtres, se prêtalent de cet ordre, et immolent ua gras^ 'nombre de fidèles. Trajan veut mettre (b bornes à la persécution ; il répond l Wb€^ jeune , qui l'avait consulté : « Qu'il m ia"^ » pas rechercher les chrétiens, ni aduettre • contre eux les dénonciations anon/Des; » mais que , pour ceux qui seront accotés ci » convaincus d'être chrétiens , on doit k»
» faire mourir, à moins qu'iU ne retoumc^ » à la religion de Jeurs ancêtres. • P»"^ de cette réponse , qui parait être de tm '0/? et qui ne laissait ivt fidèle accusé d'être c»^ tien qu'à opter entre l'apostasie et lan»*^ saint Siméon, fils de Ciéophas» évé^»* Jérusalem , saint Ignace , évêque d'As»che , soufi*rent le martyre.,
Adrien est plus favorable aux chrétiew que' Trajan; néanmoins leur sang, ^^ ruse des prêtres , coule en abondanc* m* son règne. D'après les rcprésentatioiu * Sérénus Granianus, proconsul d^AsiCt peut-être aussi k cause des apologie* «'
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<^adf«tu8 tt d'Aristide, Adrien pabUe'nn rescrit qui défend de £iire noorir les chrétieni , à noint qn'ât^ ne soient aocnaét et convameat juridiquement de crimes contre les lois. D'après ce rescrit, les chrétiens pooraient aToif des défenseurs, et leurs accosateors devaient être sévèrement punis, sib étaient oonTatncns de calomnie. Sous Adrien ,,Barcliocliébas, roi des juifs, persécute les chrétiens. Sous Antoine- le- Pieux , le rescrit d'Adrien «st éludé. Les chrétiens sont accusés dHmpiéié et d'athéisme. Saint Justin réfute ces calomnies dans une apologie adressée à Antonin, et ce prince renouvelle d'abofd et explique ensuite le rescrit d'Adrien en ces termes : « Si à Tavenir quel- » qa*nn moleste les chrétiens on les accuse
• seulement à cause de leur rdigion , que
• les personnes accusées soient ubérées , et » les accusateurs punis selon la rigueur des » lois. « La persécution :k>u8 Marc-Aurèle est aussi cruelle que sous Néron. Marc-Aurèle confirme inutilement les édits d'Adrien «t d'Antonin, favorables aux chrétiens. Les fidèles contre lesquds les peuples se soulè- TCBt sont atrocement calomniés ; et les magistrats , par malice ou par faiblesse, accueillent avec empressement les accusations portées contre les chrétiens par les hommes les plus vils. C'est en vain que saint Justin , Athénagoras, Tatieii, Méliton^ publient des apologies ; les p)iilosophcs persuadent à Marc-Aurèle que les chrétiens sont coupables des plus grands crimes ; et ce prince , par des édits rigoureux , les met dans la nécessité d'opter entre Tapostasie et la mort.
Soos Marc-Aurèle, saint Polycarpe, évèque de Smyme , saint Justin ^ sont martjrisés ; plasieurs églises , notamment celles de Lj-on et de Vienne , sont presque entièrement détrottes vers Tan (77.
Commode ne persécute pas les chrétiens ; ' il y eut cependant quelaues martyrs* sous son règne. La paix de TÉglise est troublée sous Sévère ; d'abord les persécutions sont locsdes, et ont lieu en vertu des anciens édits ; ensmte , vers Tan 202 , la persécution devient géné|tdè ; elle est déterminée par les édits de Sévère , qui défend à tout sujet de Tenapire de se laire |uif ou chrétien. Cette persécution fut si sanglante qu'elle et croire à quelques chrétiens que le temps de TAnteciirist était venu. Sous Sévère, Xertullien poblie son apologétique; saint Léonidas, père d'Origène, saint Irenée, évèque de L.jroB , saint Victor^ évéque de Rome , re- Tome 15.
çoivent la couronne du martyre. Depuis la mort de Sévère jusqu'au règne de Maximin, il est permis aux chrétiens d'exister; mais Maximin ordonne que les évéques honorés par son prédécesseur , dont il est le meurtrier , soient mis à mort ; et les magistrats et les peuples , excités par les prêtres , enveloppent tous les fidèles dans la proscription. La persécution sous Dèce est atroce; elle est plas terrible que toutes celles qui l'ont précédée; elle commence vers Tan 249. Une année auparavant , il y avait eu une persécution dans Alexandrie sous Philippe. Dèce, qui redoute les chrétiens» ou qu'un w^ aveugle pour les superstitions de ses ancêtres domine , ordonne , sous peine de mort, k tous les préteurs de détruire tous les chrétiens , sans excejption , ou de les forcer par les tourinents les plus affreux à rentrer dans le sein clu paganisme. Les ordres de Dèce ne sont que trop fidèlement exécutés !
La persécution s^apaise un peu avant la mort de Dèce ; elle recommence sous Gallos et Volusien. Valérien la fait cesser en 254; man quelques années après , à l'instigation d'un magicien , il la rallume par ses édtits. Saint Cyprien, évéque de Carthage, saint Etienne et saint Sixte, évéques de Rome, saint Laurent, diacre, sontmartyrisés dans la persécution de Valérien , qui fut courte , mais cruelle. Gallien rend la paix h TÉglise, qui est on peu troublée sous Aurelien. IMocléUen est d'abord faviMnble aux chrétiens ; il devient ensuite leur persécuteur acharné; il ajoute foi aux calomnies dont on les* charge; et, à la sollicitation de Galère, il publie contre eux , depuis 303 jusqu'en 304, quatre édits plus rigoureux les uns que les autres. La persécution, sous Dioclétîen, est si affi«use qu'elle menace )e christianisme d'une ruine totale. Galère continue la persécution commencée par Diodéiien ; il la fait cesser en 311. Maximin II et Lîcinius la rallument; dans ces persécutions, la pudeur des vierges chrétiennes n'est pas moins attaquée que leur foi. Constantin , qui dès l'an 312 s'était montré favorable au christianisme , devient seul maître de l'empire, et déclare publiquement qu'il est chrétien. L'Église, paisible sous Constantin, est cruellement tourmentée en Perse.
Lactance observe qu'une mort tragique a terminé les jours de six empereurs romains ennemis acharnés du christianisme. Domitius XJlpien , préfet de Rome , rassembla , dans son ouvrage des Devoirs du proconsul,
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les dirers édits des empereurs coBtre les chrétiens; ce recueil s'est perdu. Cependant quelques-uns de ces édits nous sont paryenus. Depuis Constantin jusqu^à la fin du dix-huitième siècle , TEglisc a été persécutée ou par les infidèles, ou par les chrétiens séparés de son sein , ou par ses propres enfants. On trouvera dans les ouvrages de Fleury , de Tillemont , de Du Pin, etc., etc., de M. Tabbé Aimé Guillon , les détails sur ces persécutions quUl est impossible de consigner ici.
Les déistes demandent comment les Ro- DCkaiûâ, qui toléraient toutes les religions, sans en excepter les plus absurdes et les plus licencieuses , ont pu persécuter avec acharnement le christianisme , dont la monde est si pure et si propre h maintenir la tranquillité dans les États. Il est facile de répondre h. cette question. Le christianisme se distinguait de toutes les religions que les Romains toléraient , par un caractère particulier ; ses sectateurs regardaient les païens comme livrés à des erreurs grossières et impies ; et animés d*un zèle ardent de prosélytisme , ils ne laissaient échapper aucune occasion de décréditer VidoUtrie , et de répandre leur croyance. Dès lors les chrétiens durent être un objet de haine pour tous ceux qui étaient intéressés à Texistence de ridoUtrie. Les empereurs et les magistrats durent les haïr. Le paganisme était étroitement lié avec la constitution de Pempire; les actes publics d'idolâtrie étaient des devoirs imposés par les lois. Les chrétiens leur paraissaient des rebelles qu'il fallait châtier. Les prêtres et tous oeux dont Tindustrie était alimentée par Jes dépenses que nécessitait le culte païen durent les haïr ; ils perdaient avec Tidolâtrie et leur crédit et leur fortune. Les chrétiens leur paraissaient des ennemis dont il fallait se débarrasser à tout prix. Les peuples durent les haïr. Le christianisme proscrivait des usages qui flattaient leurs préjugés et leurs passions , et condamnait des supjerstitions qu'ils tenaient d« leurs ancêtres , et sans lesquelles ils ne concevaient pas de religion. Les chrétiens leur paraissaient des impies qui étaient la cause de tous les malheurs publics , et qu'il fallait exterminer. Les philosoffhes durent les haïr. Le christianisme signalait IHnsu Aisance de la raison , proposait des mystères à croire , appelait toutes les classes de la société à la connaissance des vérités les pl\is relayées ; et les philosophes , qui se mo-
quaient en secret de TidolÂtrie , la voulaient ponr le peuple qu'ils croyaient peu fait pour la vérité. Les chrétiens leur paraissaient des rivaux qu'il fallait écarter. Les chrétiens durent donc être haïs. La haine produit la oalomnie ; les chjrétiens furent ealomniés. Ils n'avaient point de temples; iU adoraient une divinité invisible. On publia qu'ils ne reconnaissaient point de Dieu.
L'hutnanité, la pudeur, la religion leur défendaient d'assister aux spectacles , de prendre part aux fêtes publiques ; on les déclan conuaincus de haïr U genre humain. Os nourrissaient les pauvres ; on les accusa de se servir de ces largesses comme d'un moyen de séduction : ils opéraient des miracles; on les signala comme des magiciens dangereux : ils étaient forcés de célébrer les tainU mystères dans des lieux secrets; on répandit que, dans leurs assemblées, ils se tooillaient de crimes abominables , et on leur attribua tous les désordres publies dont ki auteurs étaient inconnus. Des hérétiques i qui avaient été chrétiens et qui s'obstinaient à en porter le nom , se déshonoraient par des infamies, et les vrais chrétiens étaient confondus avec eux. On calonmia don<f les chrétiens. On les livra aussi , à cause de leur religion , à la risée publique ; c'étaient ordinairement les philosophes qui se chargeaient de ce soin. U est naturel de conclure de ces réflexions qu'une lutte vive , opiniâtre , longue , dut s'engager entre les disciples de Jésus-Christ et les sectateurs de l'idolâtrie; et que le parti qui avait pour lai les lois et les bourreaux dut immoler un grand nombre de victimes , et susciter des persécutiona avec d'autant plus de fureur, que ces persécutions lui semblaient commandées par les intérêts de la religion et de la patrie, avec lesquels se combinaient encore quelquefois des motifs de cupidité, de jalousie , de vengeance. Les écrivains profanes et les écrivains ecclésiastiques confirment la justesse de cette conclusion. {Ttdifi Pline le Jeune, etc.. Eusèhe^ Lactanee^f^) Quelques écrivains ecclésiaAîques ont exagéré le nombre àes martyrs; Dodvelil' beaucoup trop diminué. (De Paueitate mar' tjrrum , Dissert, Cjrpriani, ) Dom Buinart « réfuté Do^well. {Prœf. ad acta mar^T sine, et seleet ) Mosheim observe avec raison que , sur le nonôbre des martyrs , il fsol adopter l'opinion qui tient le milieu entreles deux extrêmes ; on adopte cette opiniou en soutenant qu'il est impossible de fixer ^
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Bombre des mtatyrs qui ont confessé It foi dans les trois premiers siècles ; mais qa*il est certain qae , dans celte période de temps , une très-grande multitude de chrétiens de tout âge , de tout sexe , de toute condition , ont poussé le témoignage de la vérité jusqu^à la mort.
Parmi les martyrs, les uns ont péri par suite de condanmations juridiques, les autres ont été mis à mort , dans des soulèyements , par la multitude dont la férocité naturelle était exaltée par de violentes passions , et surtout par le fanatisme. Les premiers ont souffert les supplices déterminés par les lois ; et ces supplices étaient aflreux. Les magistrats en inyentaient encore de nouveaux ; on connaît les supplices imaginés par Néron contre les chrétiens; d'ailleurs la faculté d'appliquer à la question laissait la plus plus grande latitude aux raffinements de la cruauté. Les seconds ont dû être torturés avec une barbarie inouïe ; ils étaient égorgés par un peuple qui faisait ses délices de voir couler le sang humain. Un de ses meilleurs empereurs , Titus , célébra TanniTersaire de la naissance de son frère et la fête de son père, en livrant des milliers d'hommes aux bétes , aox flammes et au glaive des gladiateurs.
La rigueui* des supplices n'intimidait point, les chrétiens ; ils avaient soif du martyre, f^ous pouuez nous faire périr ^ disait saint Justin , et non nous /tant du mal. Ah ? malheureux , s'écriait un proconsul païen , si vous voulez mourir, vous auez des cordes et des précipices. Plusieurs chrétiens s^expo- Mient volontairement au martyre , en allant 0e dénoncer; quelques-tins , mais en trèspetit nombre, osaient même briser les idoles des païens , mettre le feu à leurs temples , dire publiquement des injures à leurs dieux.
L^glise n'a jamais autorisé une pareille conduite. « La maxime générale, dit Fleury, n était de ne point tenter Dieu et d'attendre » en patience que l'on fût découvert et injt terrogé juridiquement pour rendre compte » de sa foi. » ( Mœurs des chrét. , no 19. ) L'Église condamnait les Gnostiques , les Valentiniens , etc., etc., qui décriaient le martyre comme inutile ; elle condamnait aussi les Mardonites qui sy exposaient en haine de la chair. L'Église a toujours cru^ que le martyre lave ^utes les fautes , et fait obtenir , immédiatement après la mort , les récompenses de l'autre vie. Les martyrs ont toujours été honorés da,ns son sein ; on tenait un grand compte des recommandations
que la charité leur inspirait de faire avant de mourir. Les fidèles présents à leur supplice recueillaient leur sang avec respect , et s'exposaient souvent aux plus grands dangers pour se procurer leurs corps j on se réunissait sur leurs tombeaux pour prier ; on réclamait leur intercession auprès de Dieu.
Les actes de leur martyre étaient conservés soigneusement et lus avec une attention religieuse. ( f^o^ez les articles Fètbs , Ihdul-
GBHCBS ) LioBHDBS , RlLtQUIS , SlUTS. ) LcS
païens eux-mêmes admiraient la constance et le courage des martyr ; et plusieturs fois leurs persécuteurs , tout en déplorant ce qu'ils appelaient leur aveuglement , rendaient hommage à leurs vertus. Un tel^ disaient-ils, est un honnête homme ; c'*est dàm^ mage qu'il soit chrétien. Les apologistes du christianisme faisaient observer aux païens que les chrétiens, qui étaient répandus en grand nombre dans tout Temph'e , ne trempaient dans aucune conspiration, étaient étrangers à tous les troubles et se laissaient égorger sans se défendre, quoiqu'ils pussent vendre chèrement leur vite. Les martyrs , h l'imitation de Jésus-Christ, priaient pour leurs bourreaux.
Le sang des martyrs a été une semence de chrétiens dans les trois premiers siècles ; mais la fécondité de ce sang a été miraculeuse ; Dieu l'en a privé quelquefois. Au Japon , le christianisme a été enseveli dans le sang de ses sectateurs. Dieu n'a point permis que , dans les premiers siècles , les persécutions fussent assez longues et assez générales pour détruire entièrement la race des chrétiens ; c'est la remarque d'Origène.
Mais Dieu a permis que , dans les premiers siècles, les persécutions fussent assez longues et assez cruelles pour que Ton fût forcé de reconnaître le doigt de Dieu dans les progrès du christianisme. « Tout ce qu'il y a de » grand dans le monde , observe Pascal , » s'unit contre cette religion naissante : les » savants , les sages , les rois ; les uns écri- » vent, les autres condamnent, les autres » tuent. »
L'homme abandonné aux seules forces de la nature peut souffrir avec courage des tourments affreux et une mort horrible ; les sauvages en sont une preuve. Mais il n'est pas naturel que , pendant trois siècles , il se trouve une multitude de personnes de tout sexe , de toute condition , de tout pays , de caractère , d'éducation , de préjugés , de mœurs , de passions différentes , qui s'opi-
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