Tome
lion de ses contemporains par son érudition profonde et étendue, et se vit consulté de toutes parts comme un orade. Sébastien Munster disait de lui, « qu*il semblait avoir été élevé parmi les Latins ou parmi les Hébrenx. • On connaît de lui : Josum ffistoria^ dttpiici editione y hebrtuod et grœêd ^ ete.^ Anvers , Plantin, 1474 , in-fol. j Disputatio de ettné Domimi, etc., Anvers , 157d ; TVadiutio Uîiua er Mjrriaeo comment, de Pareil diêOi êorifiti à Moêê Bap^^ephd^ etc. , ibid. , 1569, in-a* j ÙramuiMt, ling. syr, Sj-rojNtm peeuiium^ etc., ibid.^ 1571 , in-fol. , et dans la Polyglotte d^Anvers.
*MA8KELYN£ (Nivii), astronome rojal d'Angleterre , et Tun des huit asseoies élrangers de TAcadéniie des sciences de Varis « né à Londres en 1732, sentit naître en lui le goût de Tastronomie lors de Tédipse de soleil de 174$ , et dès cette époque se livra avec une aixieur soutenue à Tétude de cette science. Envoyé à Tile de Sainte-Rélène en 1761 pour observer le passage de Vénus, il ne réussit peint à faire les découvertes qu*il s*était proposées ) mais son voyage n>n fut pasmpins une époqiie intéressante dans l*bia< toire de Tastronomie. Il imagina , pour les sectenrs les quarts de cerde et antres inslm* ments astronomiques, une suspension do fil è plomb, aujourdlini généralement adoptée. .
A son retour il publia son guide du marin (èrtiuA mariner*» Giiiofe), 1763. Il y proposait à sa patrie le plan d'alnuinaob nautique traeé par La Caille : il parvint, è force de persévérance, è le fûre adopter, et fit paraître thê nauUeal Abmmnme , etc., auquel il joignit les tables qui pouvaient en faciliter l'usage k tous les marins {Tabies re^idêiteto èe u$€d with thé MtOieal ephemens)^ 1781.
IKnfin , aprèa avoir, par une foule de moyens réunis , et que depuis tous les astronomes ont iniitéi , conduit Tart des observations è une précision qu'il parait désormais impossible de surpasser , U rendit encore un service à la science en obtenant du conseil de la Société royale de Londres que toutes ses observations seraient imprimées par cahiers , et d'année en année. Ces cahiers forment auiourd'hui4 vol. in-fol. Avant lui toutes les observations demeuraient comme non avenues , enfouies dans les observatoires oà elles avaient été faites. Les limites étroites de ce Dictionnaire ne nous permettant pas d'énumérer tout ce qu> fait pour Tastronpmie , pendant une vie longue et bborieuse, Tilluatre Maskelyne , nous renvoyons, pour
MASO
plus de détails, à l'excellent article consacré à son cotÈÈrèrt par le marquis de Laplace dans la Biographie untverteUe, aux BÊémoirtê de l'Institut (classe des sciences physiques et mathématiques) , pour 181 1, et au Dictionnaire biographique de Chalmers. Maskeljme mourut le 9 février 1811.
* MASO, yoj-ez FiwicDiBiA.
* MASON (Fbavcis), théologien anglais , né en 1566 dans le comté deDurham , mort en 1621 , après avoir été successivement recteur d'Ckford, chapelain du roi Jacques !•' et archidiacre de Norfolk , est principalement connu comme auteur de Touvrage intitulé :
ffindiciœ eccles. anglicanœ, Londres, 161 3, in-fbl.y traduit en anglais par John Lindsay {voj-ez ce nom), qui y a joint des notes. On cite encore de Mason un discours sous ce titre i^ihe jiutoritjr <^lhe Church m making Canons and Constitutions concerning thtngs indiffèrent, inf4«, Londres, 1607; Oxford, 1634. — Henri Masor , frère du précédent, mort en 1647 , a laissé plusieurs ouvrages de dévotion mentionnés par Wood.
* MASON (Cbarlbs) , astronome anglais , mort en 1787 en Penaylvanie , où il avait été envoyé avec Dixon pour déterminer les limites de cette province et celle du Maiyland, est surtout connu par son travail sur les tables lunaires de Majer. Ces tables avaient été envoyées à Lonclres pour le prix des longitudes. 11 s^agissait de les apprécier. Mason , qui était alors assistant de Bradiey ^ l'Observatoire royat de Greenwich, recuei^ lit 1220 observations faites par Bradiey de 17Ô0 à 1760, les réduisit, les calcula , et les eompara aux tables , dont l'exactitude fut dès lors bien reconnue. Cependant Ton conçut Tespoir d'améliorer sensiblement Vottvfage de Mayer , qui n'avait pas eu à sa disposition un nombre aussi grand d'excellentes observations. Mason fut chargé de ce travail par la commission des Longitudes.
Maskelyne, en publiant ce nouvel ouvrage XMajrer^sLunar tables improuedby M. Charles Mason , publishtd bjr order oj t1%e cornmissionners of longitudes , Londres, 1787 ) , crut pouvoir assurer qu'en aucun cas Terreur des tables ainsi corrigées ne passerait 30". Lalande réimprima ces tables dans son' Astronomie en 1792.
* MASON (William), poète anglais, estimé pour sa correction, sa verve et son imagination , né à Saint-Trinity-Hall, dans l*Yorkshire, en 1725, mort en 1797, se^ persuada que le genre dramatique des an-
ciens serait facilement introduit sur le Ihèatre moderne , et essaya de confirmer ses théories par deux tragédies qui furent représentées à Covent-Garden , et n curent point de succès, quoiqu'à la lecture elles parussent bien versifiées et riches en idées poétiques. Trois élégies , qu'il publia en 1762, furent plus heureuses , et signalèrent Tauteur comme un des premiers poètes do temps. Une place de prœeentor, ou chef des chantres, qu'il obtint à la cathédrale dToHu en sa qualité d'ecclésiastique, l'engagea à porter son attention sur la musique sacrée.
On a une édition complète de ses œuvres.
Londres , Cadell ,1811,4 vol. in-8».
* MASON (George), littéi^teur anglais, mort en 1 806 , âgé de 7 1 ans , a laissé : Etsai sur le dessin dans le jardinage , i76S et 1796 ; Supplément au Dictionnaire anglais de Jçhnson , in-4« ; et une f^ie de Bichardf comte Owes, etc. — Jean Misoi.
théologien écossais , mort en 1 763 , a publié . outre plusieurs volumes de sermons, an oo- Vrage intitulé : la Connaissance de soi-mimt, traduite en français par J. Abel Bnuier, Amsterdam , 1765, in-8«. M"* Sobiy a publié en 1817 une autre traduction de cet ouvrage sous le voile de l'anonyme.
MASOTTI (Domiviqitb) , chirurgien litlia tomiste italien , né âi Faênza en 1698 , mort eu 1779, inventa un nouvel instrument dilatoire pour extraire la pierre aux femmef sans avoir recours à l'opération de la laillr< et publia à ce snjet une lettre imprimée d V bord à Florence en 1756, puis à Faenza es 1763 sous le titre de LitKotomie desfimmi perfectionnée, L'Académie de chirorgie d« Paris porta *ur la découverte de cet iort^ * ment un jugement favorable. — Miiorn (François) jésuite, né en 1699 à Vérone, mort à Bologne en 1778, se distingua d«05 la prédication. Ses Sermons ont été publia à Venise en 1769 , 3 vol. in-4o.
• MAS'OUp 1er ( ScHBHAB Eddipu" Djblal-el Mooloue AbousaId ) , dnfii^ ou sixième prince de la dynastie de$Gt«nevides , et quatrième souverain musnla*" de l'HindonsUn , était le fil» aine do faorux Mahmoud , qui ne lui laissa pourtant q"^ l'Irak persan , le Kharinn et une partie*»
Khoraçan, et nomma Mohammed, son second fils, héritier du trône de Gha»*'' Mais dès que Mas'oud eut ap'pris à Hamada»
la mort de son père et l'avènement de Mohammed au trône, l'an 421 de rhégyre(ïO»
de Jésus-Christ) , il se prépara à combattra'
MASO
MASO
fui a<sez heureux pour prendre son frère, signé en 538 (1143) entre le suldian Seldjoa»
fui fit crever les yeux, et fut reconnu sultban kide et Manuel Comnène , fils et succesteor
dans tout Tempire Ghaznevide. Il commença de Jean , mil fin pour quelque temps aux
par rendre la liberté et les sceaux de TÉUt hostilités qui ne furent absolument termi-
au célèbre vézir Ahmed-al-Meïmendy sou- nées qu'en IU7. Les deux princes , réunis
mit en 422 la vaste province de Mékran j et, alors par un intérêt commun contre les
se trouvant maître alors de la plus grande princes chrétiens d'Occident , travaillèrent
partie de la Perse, quoique inquiété souvent à détruire les armées de Temperevr Con-
par des révoltes , il entreprit en 424 une ex- rad III et Louisle-Jeune , roi de France , et
pédition dans FHindousUn , et Tannée sui- y réussirent, l'un par la fourberie, Tautre
Tante dans le Thabaristan. Il eut des succès, par des attaques ouvertes. Mas*oud, fier des
mais fut moins heureux contre les Seldjou- avantages qu'il avait obtenus sur les chré-
kidcs , tribu turkomane qui déjà avait pré- tiens d'Europe , marcha en 11 49 contre ceax
ludé par plusieurs incursions aux conquêtes de Syrie , s'empara de plusieurs places , et ,
qui devaient bientôt lui donner la domina- après avoir forcé Josselin III à demander la
tion de l'Asie. Il négligea trop ces peuples , paix.retourna dans sa capiUle, dont il sortit
qu^il méprisait ; et, tandis qu'il retournait deux ans après pour faire de nouvelles con-
dans THindoustan , en 427, il laissa croître quêtes en Syrie ; mais il se vit forcé de les
leur pubsance , qui ne tarda pas à devenir interrompre et de rentrer dans sos états. Il
formidable. Une bataille mémorable jest li- mourut en 551 (1156) après un règne de
vrée enfin entre lui et les Seldjoukides , quarante ans.
qui assare à ceux-cL le Khoraçan , vers 431 * MAS'OUOY, célèbre historien arabe du
(1040). Mas'oud, apr^s avoir exercé sur quel- 10« siècle de notre ère , né à Baghdad , on
ques émyrs des cruautés qui ne rétablissent ne sait précisément en quelle année, mort à
point ses afiaires<5 porte encore les tgrmes FostathenÉgjrpte, dansunégepeuavan<!^,
àan» THindoustan : mais une partie de son Tan 345 de Vhégyre (956 de Jésus-Christ) ,
année se révolte , brise les fers de Mohammed , que le sultban traînait à sa suite , et le force à reprendre la couronne. Le prince aveugle ne pouvait régner lui-même. Son fib Ahmed, qui gouvernait en son nom, assassina Mas'oud (1041 ou 42 de Jésus-Christ).
Ce prince était affable, magnifique libéral jusqu'à la prodigalité , ami des lettres , qu'il cultivait avec succès. A ces qualités brillantes, il joignait l'avantage d'une force extraordrnaire qui le fi t surnommer le second Roustam . MAS'OUD l'T, quatrième sultban de la
consacra une grande partie de sa vie à de nombreux et longs voyages, dont il rapporta une riche moisson de connaissances littéraires , historiques , géographiques et religieuses. 11 revint fixer son séjour dans sa ville natale , dont il fut obligé de sortir quelque temps avant sa mort , sans doute k cause de ses idées sur la religion. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages estimables parmi lesquels on distingue son Moroudj-Ed* dheïteb , etc., ou les Prairies d'or et Us Mines de pierres précieuses , présent offert
dynastie des Seldjoukides d'Anatolic et aux rois les plus illustres et aux hommes in-
deuxième fils de Kilidj Arslan ler, monta struiu^ véritable trésor historique et litté-
sur le trône d'Iconiun Tan 511 de l'hégyre raire dont la traduction serait un service
( 1117 de Jésus-Christ ) , après avoir fait signalé rendu aux lettres , et pourrait chan-
mettre à mort son frèrç aine , que les histo- ger l'opinion défavorable que beaucoup de
riens grecs nomment Saïsau , mais dont il n*est pas même parlé chez les auteurs orientaux, qui d'ailleurs ne nous ont pas transmis les détails du règne de Mas'oud. Ce prince eut à peine pris les rênes du gouvernement qu'il se trouva engagé dans une guerre contre l'empereur grec Jcan«Comnène. Elle dura vingt-six ans , avec des succès variés , et ne
personnes se forment de la littérature arabe. L'auteur en donna deux éditions; la première , la seule connue en Europe , fut écrite en l'an 332 l'hégyre. La bibliothèque du roi en possédait trois manuscrits, n<» 598, 599 et 599 A , tous imparfaits en plusieurs parties; mais depuis peu on a recouvré un fort bon manuscrit en deux petits volun^et
l'empêcha pas de tenter une expédition in- qui contiennent l'ouvrage complet. On peut
fructueuse contre Josselin I*r, comte d^E^ encore citer de lui : Kitah'Altenbih wa aUs*
desse , et de dépouiller de presque tous chraf, ou V Indicateur^ recueil de mélanges
leurs états les fils de Mohammed Ibn Da- sur divers sujets historiques, géographiques y
nischmend, roi de Cappadoce. Un traité scientifiques et philosophiques. On en trouve
MASQ (3S2) MABQ
un cMBiplaiM êbnt la â« SK à la Ëibltothè- d'hni imp^étrable. A tant de conjMiifet,
qoe du roi. M. ByltMlM de 8«ey a fUiblié nous de préteildrotis pas ajouter les lidtrei.
Êwr ott iaporiant oiirrate une eicdlenta On petit consulter sur ce singulier peilôfi.
mmikm dans le huiUèaie rùlvMïtàHNotieeiêi nage un graiid nombre tfoUTOges parmi te-
EjDitmu dn manuitritt de la bHUothè^è qtieb nous citerons : le Sièck de Labii Xîf^ ,
du rvi. pat VolUire , chapitre '2S ; les Mémim u-
^ MASQUE DE P£tl(nioii»âe an). Cest cns^s pour iervir à thùimn de Pmt pir
U nom sous lequel On désiipie un prisonnier Pecquet ; le TNàté dès preutfti 9^jf^jl
Ineonim qui a czdté ufie curiosité d*autant pIsM viye quHl parait difficile qu*ellé soH jamais complètement satisfaite. C<? prisonnier était d'une taille au-dessus de rordiiiaire, «t de la 6gure la plus belle et la plus noble : il fiit conduit yers i(S62 , dans le plus grand secret ^ an chAteau de Pignerol , dont Saint* Mars était gouterneur \ il portait un mas* qoe de velours noir. Le même gouTemeor ramena (en 1686) à Tile Sainte-Marguerite.
En 1698 Saint-Mars ayatit été nommé gou- Timonr de la Bastille $ amena avec lui le prisonnier, toujours masqué. Il mourut dana cette forteresse le 19 novembre 1703 , amr lesdis heures du soir , sons avoir eu une longue maladie i et fut enterré le lendemain il quatre heures de Taprès-mldi , a^ cimetière Saint^Paul ^ sous le nom de MarthioU, Oêl brAla tout ce qui avait été )i sen tisage; Ml fit gratter et blanchir les murailles de la chambre qu*il avait occupée ^ on en défit même les carreaux pour voir s'il n'y aurait pas oaehé quelque billet. L'on assure que le marquis dt Louvois , qui alla le visiter à rilc Suinte-Marguerite « lui parla debout et
étahUr la vérité de Phiàtaite par le Père Gtii^ fet, confesseur des prisonnier delà Baitâk; les Mémoires du maréchal de Êiehdieu, tom. S , pag. 73 ; t Homme àu Maupa de Fèr^ roman de M. Regnaolt Wariu, 1804, 1816, 4 vol. in-12 i les Mélangea d'ki$toire et de littérature (publiés par Q. Crauford) , Paris, Gratiot, 1817, in-ê«; KècherckeshiOh rîquês et tritiqueà sur t Homme au Masque à Fer, par RoUk-FaziUac, Paris, an IX(lSOt), ihrS^ ; Hittoire de VHommestù Masépa deFet par }. Déort , Paris , 1823 , 1 vd in-8* : i^ près cet Ouvrage, comme d^apr^te précèdeul, le prisonnier serait le comte de Matthidl; A Masque de Fer , on Réfutation de tmtmft de M, Bonx*Fa%aiat H dé tôéi^mt et M, J, Dèlùrt, par fen Taulèê, ln-8«; têmm ém Masqué de Fer, mémoire hittoriqut oâ Von réfuie lèt différentes opùlions It/ttBPti à ce pêAonnage mystérieux ^ et oà tonéimontre que te prisonniérjht une victdâe éet jéiuites, par le dievalier Taules, PaHs, 1825 , 1 vol. in-8*. {f^ojret snr cet ww«se le n« 7 195 de la Bibliographie dé la Freaet.) * MASQUELlER ( Lotns^ostn), p^
avec une considération qui tenait du res« feur, né à Cisoing, prè^ de Lille, en 1741 «
pect Laborde, premier valet de chambre de Louis XV, qui avait reçu de son mettre plus d'une preove de confiance , lui témoigna le désir de savoir quel était ce person* nage mystérieusL) et le roi lui répondit • « Je le plains; mms sa détention n'a fait de tovt qoi^k lui et a prévenu de grands tnalhenrs; tu ne peux pas le savoir. » En toilà plus qu'il n'en fallait pour piquer la curio* site de tout le monde et donner naissance h des conjectures plus ou moins hasardées.
On a dit que ce prisonnier était le comte de Vermaindoîs , le duc de Beaufort , le duc de M^nmouth, le comte de Oirolamo Magni
mort en 1811, ftit un àse pronieif f>i essayèrent de graver à l'imitation do bvis, et il obtint un succès complet. I^nni nombreuses productions , on doit distiaper sa Marine d'après Vemet, et surtout an»gnifique Galériede Florence {voxetVftCàM)^ dont il dirigea l'entreprise , et dans IsqocBe il grava lui-même plusieurs tableam, ^ tues, bas-reliefs ou camées, qui lui valiutsl une médaUle d*or en 1802. On lui doit ocore les trente-six premières livraûsat h Tableaux de la Suisse IgnYès en sodéUtfcc M. Née) ; les Garanu delaféliàiiépM^^ d'après Saint-Quentin , et les Fteuxètfé^
(on Ifatthioli) , premier ministre du duc de pie confirmée par la religion , d*après Itoa*
Mantoue, un frère jumeau de Louis XIV, •n entant adultérin d*Anne d* Autriche et du duc de Buckingham, enfin le fruit d*un mariage secret de celte princesse , devenue teatn 4 avec Matarin. Nous n'avons pas encere énuméré toutes les explications quV>n a données de ce mystère, qui semble aujom>-
net , etc. — MASOUxtifcx ( Nicolas-Frrtçs* Joseph ) , dit ^ Jeune^ graveur , de li **■* famille que le précédent , né an San, ]v^ (fe Lille, 1760, mort en 1809, travaillspoor la Ùalerù de Florence et pour le i^«»»
Français^ publié par RobiOard et Liurest; 9^ gratuj^ n'ont pas toutes lemènêtt^
MASS
(3âS)
d'eiéeutioii. Ndos dt^Mut «éulèment : un /mCMmt de càrpt'de^jgarde hoUandûiêy <i*ft|tfès Ledoc; CiutrftidM dèiflmirê $ur k tomiem ctAUûtandre , d'après Séb. Boai^ bon; iBxîrémt^iuitiùH^ diaprés XouYeiiet«
* MASSA ( FficotAB) , Aédedn da 16« tiède , né à Venise , mort eu tâ6S , ou , selon dtutfes, en 1569 , pratiqua son art avec besQtmip de snecès dans sa ville natale , et y prdfeâta adssi Tanatomie. On a de lui :
lOêfésmorbô gaUicô, Venise, 1532, 1559, iii-4«; Lyon , 1334 , in-S»; de PotesMê Ugni ùidiei^ ett., Venise , I5d3 , in-4«» ; Ânat.liber miroduùt, Venise, 1536, 1539, 1559, in-4«», etc. M. PoHal a consacré à Massa' uo srtide fort eutieux dans le tom. 1 de son Bist9Ù»eJêl'aHatomie.
* MASSA ( JKÀtf-AHDHi ) , jésuite, né dans k Modénftis , mort en Sicile en 1708, a laissé : la Siciiùt in proêpettiva^ Palerme « •X», 1 Vol. in-4o ; Isagùgê ad ffistoHatii mrtm èieutam P. Oùtavii Cajeutni S. /., PâJéiiiie,r707,în-4».
* MASSAC ( PtkKBfr-Lovis ob ), agftt>nome, Ai à Bmiet , village près de Tonneins dans fAgéiiols, en 1728, mort vers 1779, a W««é : Disàôm^ reiàHfi à tagHculturé , 1^, 1753, in- 12; Mimoire $ur la manHn de gouverner iet aheiUei dang Ui nàu* f^Ut9 ruéhês <£s *o/s , 1766 , in-12 ; Mémoirt w la t/ualité et l'emploi des engrdU , 1^) b.l2. — Son frère Raimond de Misn uc, receveur des rentes à Paris , publia :
iïtttntf d*innruùtioni écùnomltiues^ 1778 , »-«• j Manuel dés rentes.Ptitïè , 1777, in.i2} TrdUdes immatricules, ibîd., 1779, in-S».
- tîn autre Raimond de Massàc , dans le 16' siècle , à publié \ de fymphis pugsnstM '^W**, 1600 , in-8 , traduit en français sous ^ titre : Us Fontaines de Pougues^ par Ch. de Massac , Paris , 1605 , in-8».
* HASBJEtJS (CnB^riÉir) , savant huma* niiU, né à Wameton, en 1469, mort à Catnbni , en 1546 , est connu encore sous le oom de CamtPattnus, On a de lui : une ^rnimahe latine^ Anvers, 1536, in-4*; ^^^nitoruM muUîpUtis histoHœ utriustfue ^f'^'iàmenti Ub. XX,ibid., 1540, in-folio.
On trouve à la tète de cette chronique un ^WéJKfrisn igjrpHén, hâhiraîque , mocédo' f^f^ et fomain.
•MASSALA ou MESBA-HALLACH.
^^^MACttA'Attin.
* HASSARB ( JtiM) , célèbre graveur , né *û 1740, ms d'un cultivateur, se destina d'à* »ïo»^àl*étatde «braire, mais doué de dfs«>
positions eitraordinaires pour le dessin et la gravure, il apprit sans maître ces deux ^ arts, et y excella. Il est mort en 1822, membre de Tancienne Académie de peinture.
Ses principales planches sont : la Cruche tas* iie t la reriu chancelante , d*après Creuxe ; Chartes I^t, d*après Van D/ck ; et la Afore de Soerate, d'après David.
* MASSAREDO. f^oyet MAtitiuoo.
* MASSARIA ( AtitxAiiDXX ) , savani mé« decin du 16« siècle , né à Vicence, vers 1510^ mort à Padoue en 1598, a laissé t prac* tica mediea , Venise, 1622 , in-fol. ; Dispàt&tiones dum , quarum prîmq, dé sàopis mit»
tendi sangainem injebribus , altéra de pur»
gutione m morborum pnndpio , Vicence , 1598; avec des additions , Ljon, 1622$ in4i»{ Tractatus quatuor utUitslmi de pesté , de ifffyctibus renum et vesicœ , de pubibui et tthitM, Francfort, 1608, in 4*.
* MASSÉ (JitAir-BAmsTa) , peintre du roi et graveur à Teauforte , né à Paris, en 1667, mort en 1767, excella dans la miniature. Il dessina et flt graver sous ses yeux par les meilleurs maîtres un recueil d'estampes des tableAux contenus dans la grande galerie de FenaUles et dans les deux salons peints par LébtiiH, Ce recueil parut en 1753 , in*folio, avec une explication , in-8«.— Il ne faut pas le confondre avec Gharies Macé ou BCacée , graveur, né k Paris, en 1631, auteur d*une Suite de douze grandi passages tirés de VÉ»critare, d'après le CastigHonev
* MASSELIN ( Jbah ) , officiai de Roueil dans le 15e siècle , fut député de sa province aux états^généraux assemblés à Tours en 1 484, et f exerça une grande influence, tant parla fermeté de son caractère que par son éloquence. On conservé parmi les manuscrits de la Bibliothèque royale la relation quH écrivit des travaux de cette assemblée, avec laquelle celle de 1769 présente quelque analogie. L^histo^ rien Camier en a fait une curieuse analyse.
* MASSÉNA ( AiTDttif ) , duc de Rivoli , prince d'Esling, maréchal de France^ et Tun des plus célèbres capiuines qu'aient formés les guerres de la révolution ^ né en 1758 à Nice, d'une famille de commerçants, demeura orphelin dès l'enfance , et reçut à peine les premiers éléments de l'éducation.
Il commença par suivre dans deux voyages un de ses parents, capitaine d^un navire marchand ; mais dégoûté de la carrière nào^ tique par cet apprentissage , il s'enrôk ( 1 775) dans le régiment RoyaMtalien, où l*un de ses oncles commandait unft compagttie i
M ASS
et, après quatorze ans de service, il prit son congé , n'ayant pu franchir le grade d'adjudant-sous-offîcier, malgré sa bonne conduite et sa capacité reconnues. Masséna venait de faire à Antibes un mariage avantageux , quand la révolution , réveillant ses inclinations militaires , et lui permettant un avancement rapide ( alors que les soldats volontaires , élisant leurs chefs , les tiraient même de leurs propres rangs) , il reprit du service et fut créé successivement adjudant-major, puis commandant du troisième bataillon du Var. Son zèle et ses autres qualités le firent bientôt noter comme un des meilleurs officiers supérieurs de Tarmée/dont son corps faisait partie ; il fut nommé général de brigade ( 22 août 1793 ), et, à un an d'iiitervalle , général de division. Dans les campagnes de 1794 et 1795 en Italie, où U commandait la majeure partie des forces de Farmée , il coopéra puissamment aux affaires les plus importantes ; c^est même k lui , plus qu'au général en chef Scherer ( vojrez ce nom) , qu*on reporte Thonneur du succès de quelques-unes , telles que la bataille de Loano. Lorsque Bonaparte vint prendre le commandement de Tarmée , il trouva dans Masséna un lieutenant expérimenté çt bien capable de donner sur les champs de bataille le plus grand développement aux conceptions de son génie. Intrépide, opiniâtre , infatigable , Masséna se montra au premier rang dans presque toutes les actions si mémorables des campagnes de 1796 et 1797.
Montenotte , Millesimo , Dago, Cherasco, le pont de Lodi , Lonato , CastigUone , Roveredo , Bassano , Caldiero, Arcole , Rivoli et la Favorite ( où dans la durée de 48 heures il combattit $ur deux champs de bataille distants ^e 'douze lieues ) , San-Daniel , la Chlusa , Tarvis, Villach, New-Marck, etc., furent les théâtres des exploits de Fimmortelle division dont il était le chef, et qui , dans sa course victorieuse , ne se serait arrêtée qu'à Vienne , si les Autrichiens n'eussent demandé un armistice. A la. paix de Campo-Formio (17 octobre 1797), Masséna, chargé de porter à Paris la ratification du traité conclu avec Yempef^ewc François , j reçut Faccueil le plus distingué. Le corps législatif le nomma candidat pour le directoire , et les citoyens lui prodiguèrent les preuves de la plus haute estime. £n février 1798 , le gouvernement l'appela an commandement de Tannée qui , sous les ordres du général Alexandre Berthier, venait d'occuper Rome
et l'État de l'Église (voyez Pib VI). La mission confiée à Masséna fut pour lui une source de désagréments. Accusé auprès des troupes de favoriser les exactions exercées par les agents militaires , il vit un soulèi ement éclater contre lui à son arrivée dansU capitale du monde chrétien. Désobéi par les officiers , presque insulté par les soldab , contraJInt de se retirer, il remit le colnmaudément à l'un de ses lieutenants , et renot à Paris où , malgré le Mémoire juspficatif ^qu'il publia , il fut laissé sans emploi jiuqu'en 1799, que le directoire le nomma général en chef de l'armée d'Helvétie. Masiéiu montra dans cette mémorable campagne de 1799, terminée d'une manière si briUaote aux champs de Zurich, le talent d'un.graïul capitaine. Il préserva la France de l'invasion des coalisés , renversa toutes leun espérances et brisa la fortune de Suwarow (vo/'ex ce nom). Bonaparte, devenu maître du gouverncmept, envoya 1er vainqueur de Zqrich commander l'armée dltalie qui , affaiblie par des combats multipliés avec des forces supérieures , en proie aux maladies nées du dénument absolu où Tavait lais»ée le directoire , privée de l'appui des places fortes, que la lâcheté, la trâhbon ourimpéritie du gouvernement avaient lifrées î l'ennemi , venait d'être rejetée dans les Ai* pes et ne présentait plus que des àéïm- Sur ce nouveau théâtre, Masséna manquast d'argent, de vivres et de munitions, fit?
avec une poignée de soldats exténués , toot ce qu'on pouvait attendre d'un capitaine Ic^ que lui. Séparé de son ailé gauche qui fut forcée à repasser le Var, il se renferme dans Gênes , et accroît encore sa gloire par i étonnante défense de cette place dont il contient la population nombreuse etaffamée, CD même temps qu'il repousse victorieuseneat l'ennemi. Mais enfin la détresse esta «»
comble. Réduit à 5 à 6000 hommes de troapes ressemblant à des spectres , Massénacoosent, non sans peine, à entrer en négociation avec les assiégeants . Il rejette le mot c$i^^' tion, et c'est par une convention entre loirt le jgénéral autrichien, que les portes deG** nés sont ouvertes aux troupes de ce dcrniff- Les troupes françaises sortent avec k»" armes, leurs canons, leurs drapeaux, jpo* rentrer sur le sol français en traversant lilfcment le territoire occupé par l'ennemi- D*"* le même temps Bonaparte .triomphait à Ha* rengo. Il laissa le commandement de l^ mée victorieuse à Masséna , qui lereifili
MASS
MASS
Vannée suivante , au général Brune , pour yentr siéger au corps législatif. « Plus disposé à servir le peuple qu^à flatter le chef dn gouTernement , dit un des biographes de M asséna , son penchant le porta vers Topposition , mais vers celle qui a pour objet la conservation de Tordre et le maintieu de Téqailibre entre les pouvoirs. « Nous ignorons si telle était en effet la pensée de ce général. Quoi qu'il en soit, il fut un des premiers à saluer empereur Bonaparte, qui le nomma maréchal au rétablissement de cette haute dignité, puis grand -aigle de la Légion- <rHonneur. L'année suivante (1805), Masséna fut appelé au commandement en chef de {"armée dltalie , fit la campagne avec des chances variées , poursuivit avec vigueur Tarchiduc Charles dans sa retraite obligée sur TAlletnagne , par suite des succès de la grande armée française en Autriche , et fit sa ionction avec cette même armée au mois de novembre. Il retourna en Italie après le traité de Presbourg , marcha avec son armée sur le royaume de Naples, dont Joseph Bonaparte allait prendre possession , et battit à plusieurs reprises les insurgés de la Calabre. En 1807 , il prit le commandement de Taile droite de la grande armée en Pologne , fit tête aux Russes à Wirbiza , h. Pultask , à Ostrolenska , et la retint devant lui par des démonstrations pendant les opérations de Napoléon au nord. Après la paix de Tilsitt , Masséna vint à Paris , et c'est alors que , dans une partie de chasse , il eut le nudheur de recevoir un grain de plomb daus Tœil gauche qui en demeura paralysé.
Cet accident Tempécha de prendre part aux opérations qui eurent lieu cette année (1808) en Espagne. Mais, la guerre s'étant rallumée en 1809 entre la France et TAu triche , il cueillit de nouveaux lauriers à Pfafienhosen, à £bersberg ,. et surtout dans les champs d'*Essling , où soil opiniâtre fermeté contribua puissamment à tirer Tannée française de la position dangereuse dans laquelle elle se trouvait placée ( vofez les Mémoires sur la campagne de 1809, par le général Pelct Paris, 1823-26, 4 vol. in-8o ). C'est en récompense de sa conduite dans cette sanglante bataille , que Masséna reçut le titre de prince d^Essling. Le marédial fut ensuite chargé de garder Tile de Lobau ou l'armée s''était retirée. Il présida aux travaux de défense , aux préparatifs d'un nouveau passage sur la 'rive droite du Danube, et fit enlever les (les environnantes par un de ses aides-
de-camp, le chef de bataillon Pelet. Masséna ne se signala pas moinsà Enzerdorffet 2i Wagram , où , malgré une chute grave de cheval qui le forçait de rester dans une voiture , il dirigeait tous les mouvements de la gauche de Tarmée. En 1810, Masséna accepta le commandement de Tarmée destinée à la conquête du Portugal que le général Junot et le maréchal Soult avaient déjà envahi deux fois infructueusement. Si cette troisième entreprise n^eut pas un meilleur résultat que les précédentes, du moins on s*accordeà reconnaître que dans la retraite à laquelle le forcèrent lès circonstances indépendantes de la valeur de ses troupes , le maréchal , secondé par Tintrépide Ney , retrouva toute sa vieille énergie. Après avoir ramené Tai^ mée à Salamauque , Masséna , remplacé par le maréchal Marmont , rentra en France , et ne fut pas employé pendant les fameuses campagnes de 1812 k 1813 ; mais, vers la fin de cette dernière année , Napoléon Tenvoya à Toulon commander la huitième division militaire. Il se trouvait à ce poste lors des événements d^avril 1814. Dès le 16 il adressa au gouvernement provisoire son adhésion au nouvel ordre de choses ; et le 20 , il fit reconnaître Tautorité de Louis XVIII avec une grande solennité. Après le débarquement de Napoléon k Cannes ( l«r mars 1815), la conduite de Masséna , d'abord équivoque , cessa bientôt de Têtre. Il arbora le pavillon tricolore sur les murs de Toulon lorsque le duc d'Angouléme eut souscrit la capitulation de Pont-Saint-Esprit. Pendant les cem-fours^ le maréchal , nommé pair , resta étranger à toutservice militaire; mais, après la deuxième abdication , il accepta du nouveau gouvernement provisoire le commandement de la garde nationale de Paris , et il sut maintenir la tranquillité de cette capitale dans les moments difficiles qui précédèrent le retour du roi. Nommé membre du conseil de guerre chargé de juger le maréchal Ney , il se prononça pour Tin compétence. Quelques mois après ( 16 février 1816) , il fut dénoncé à la chambre des députés par un certain nombre d'habitants du département des Bouchesdu-Rhône , comme un des chefs d'une prétendue conspiration qui aurait amené le retour de Texempereur en France. Cette dénonciation n'eut aucune suite. Le maréchal publia un Mémoire justificatif; écrit avec modération , et que ses ennemis essayèrent vainement de réfuter dans une Lettre ct'un Marseillais au maréchal Masséna , attri-
MASS