HAS
hmU an nmm de If «neilk, Tootefak eeU« odieufe Attaque avait porté k coup mort^ au vieux guerrier ; et il mourut de cbagriii plus que de maladie > le 4 avril 1817. Sea obsèquea fureot célébréat avee ime impo* aantc nmpUdU par un frand noabfe de miliUiret de tous lea gradea et de toutes les armes de l'ancienne arm^, dont on voyait pour la première fois, depuis 181Q , les no^ blet débris réunis. Le général Tbiébault prononça sou Slog^Jimèhte , inaéré dans le Mfnairt du 12 ayrîl 1817 , et imprimé sépa»
rément io 9<>, Sa vie militaire et ses hautes qualités furent aussi retracées par la eolctn^ du génie Beaofort d'0autpoul« qui avait fait avec le maréchal les campagnes dfe 1805 , 1806, 1810 et 1811. VécritjnsUaeatif dont nous avons parlé plus haut a pour titre t M^oire sur /es Mnfmenu ^m ani m lim 0n Provence pendmnt Ui mw d$ mar^ e$ d'avril 1815, Paris, 1810, in>8% avec cartes.
* MAS6EV1LLE ( Loto LBVAVA8- SEUR na), ecclésiastique et chroniqueur français, né h Juganville près Valognee»
1647 , mort à Valogne en 173$ , ou , selon d autres, en 1725* a laissé i Hivfoirû $om' maire 4e U Nonnem4ie , 1608 et 1704, 6 vol. in->12; Pr^eis géographique de la Aqratmndi'e, Rouen, 1722 , 2 vol in<>^12,
* MASSIAC (GAsaiix. oi ) historien , né àNarboane en 1657, mort en 1727, dans les environs de Toulouse, avait suivi d'abord la oarrière des armes. Ou a de lui : Mémoifw de toist oe ^ui s'est passé de plue considérable pendant la guerre depuis 1688 yuat/u'en I6S8, Paris, in-12; Fai^m^moméiff dee guerres et des révoiutioHs de l'Europe , dapiêis \^12 jusqu'en 1721 , Toulouse, itt^.
"» M ASSIALLO ( FaAiç. ) , né à Limoges en 1660 , mort à Paris en 1733 , est auteur de la Nouvelle instruction pour les oonfitwres ^ les légumes et les JruitSyPwUf I6O89 1716, in 12.
« KASSfEU (Oviuaumb), littérateur médiocre, né en 1665 à Caen, mort en 1722 , était entré d'abord dans la Société de Jésus ; il en sortit au bbut de quelque temps pour se livrer à son goî^t pour les lettres que ses supérieurs contrariaient avee trop de tyrannie. Nommé, vers 1710, professeur de langue grecque an coUége de Pranee , il fut reçu mi 1714 membre de TA- .eadéasie française, quoiqu'il n'eût encore rien publié. Divers contretemps le frappèrent sur la fin de sa vie , mais il ^les suf^ porta en sage. On cite de lïii des diseertatiOMs
sur les bouliers votifs t >w ^ Mnaenli en anciens , sur les grâces , etc., dsni W ilscaca de l'Académie des inscriptions doot il éUit mcmbiv ) et une Histoire ds la poids fissfai$0 ( publiée avec une pré£ue pw et Saçy , fils du célèbre avocat an ccnMil), Paris, 1734* in^U. Ce demier oefisie, écrit d*une iftanière agréable, shcaé^p assertions hasardép^ ou gratuitei.
* HA8SIEU (jBAir-RAmsTp), èvéfe constitutionnel de l'Oise, né k Ytnma Picardie , mort à Rnmelles en 1819 , àrtp de 75 ans , fut député au> états^éoénsi, puis à la convention nationale , oé il fid la mort de Louis XVh U quittaUFriKe en 1816, lors de la promulgation de U ki contre les régicides. On a de hii une Udm Honda Lucien assea estimée, Paris, 6 M in-12 , dont les trois premiers vohnaei pirurenten 1784, etles trois dehnen ta YXi- ( Foxea les Annale» de la religion, tan. If.
pag. 166, et les Àmmlm ene yei opi di^ , tom. 4, pag. 1)0.)
* MASSILLON (JBiUF"RAmflH),lep»
mier des orateurs de la i^aire en Fnacc, né à Bières en Provencn en 1663, eatni l'âge de dix^huit ans dans la congrigitîûi de l'Oratoire, et révéla bientôt son takit par quelques sermons et quelques psaigy* riques qui ne satisfirent pas son pnpre godt, mab qui déterminèrent ses si^éHnni l'appeler au ministère de la chaire. Lejcae orateur crut devoir résister à Icundiûii* et alla s'ensevelir dana le monatliie ^ fiept-FonU , dont il prit rbabit{ msii ii k put rester inconnu , et le cardinal 4f Nstâ* les Tarraoba à sa retraite «t k m^ ^ rOratoire. Après avoir professé les bd^ lettres et la théologie à Péxénas, à Msatbi^ son, è Vienne , il vint ^ Paris eu 1698, p9sr être l'un du directeurs du sénMn ^ Saint-Magleire. Ce futlà quIlconfOM»
conférences ecclésiastiques , et dei Ion â annonça franchement qu'il ne ftlétK^ pas comme les autres prédicatewf il b capitale , et qu'il suivrait même ma <^ méthode que Bourdaloue, dont il 9êpr^ toutefois qu*admirer la bante rdm ^ l'austère éloquence. Llieurrux novUM it* solut de démékr dans le ccaur de l'ksP"' les intéréu seereU des payions cl kiiB* sions de ramour-propre « pour les si»kiitM par la raison et plus eneore piv b*^ ment et par l'attrait du bonheur ipe f^ tent les Ames voleuses. U prêcha b »réme de 1698 h Montpellier et csNi *
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Taonce suivante à Psfris. Boardaloue en fut si satisfait, qu'il dit de lui, comme le précurseur au sujet du Messie : Uunc oportet crescere , me autem minui. La même année, MassiJlon fut appelé à la cour pour y prêcher Kavent, et réussit à Versailles comme dans la capitale , parmi des courtisans spirituels et polis comme parmi les hommes des dernières classes du peuple : tant il est vrai qu*oti est sûr du succès , quand on s^'adresse au cœur de Thomme , toujours le même ! Dès lors il ne marcha plus que de triomphe en triomphe , tant<}t saisissant et épouvantant ses auditeurs par le beau mouvement si connu de son immortel sermon sur le Petit nombre des élus^ tantôt les touchant jusqu'aux larmes peu* son sermon sur V Aumône , et opérant chaque jour d'Illustres conversions. Resté le dernier des orateurs du grand siècle , il fut appelé à prononcer Toraison funèbre du dauphin , et celle de Louis XIV, dont le premier mot est d^un sublime digne de Bossuet.
Cependant Massillon , après vingt ans de prédication , était arrivé à la fin du règne du grand roi, sans avoir reçu de lui d^atflre récompense que des compliments. Le ré«.
gent , malgré son incrédulité et ses mauvaises mœurs , se montra plus juste envers un tel mérite : Fil lustre oratorien fut nommé à révéché de Clermont en 17 17 , et chargé de prêcher devant le jeune roi Louis XV un.
nouveau carême. Il accepta avec plaisir cette mission si belle d'éclairer sur ^es devoirs un jeune prince, Tespoir de la France, et acheva en six semaines les dix sermons qui composent ce qu'on a nookmé son Petit" Carême f chef-d'œuvre admirable de douceur, de grâce et de monde topjours éloquente, qui l'a fait surnommer le Racine de la chaire. Tons ses sermons, loin de rien perdre à la lecture , sont restés d'excellents niodèles de l*art d'écrire en prose. Les poiies de l'Aca-» dénie française s'ouvrirent pour lui en 17 19; mais il partit bient^ pour son diocèse, d'où il ne sortit que pour venir prononcer h ' Saint-Denis, en 1721 , l'oraison funèbre de Madame, duchesse d'Orléans* Tout son temps, jnsqu*à sa mort arrivée en 1742, fut consacré à ses diocésains. Il écrivit pour eux ses Conférences » si pleines de sérénité et d'onction tout ensemble, se» Discours synodaux et ses Mandements d'une élégance si simple et si naturelle. Le vertueux prélat s'honora par sa charité évangélique; 11 adressa plus d'une fois des réclamations
énergiques an cardinal de Fleur^ , et montra une rare modération dans les discussions qui s'élevèrent au sujet de la bulle Unigenitus .* en un mot, il fut le modèle des évé- ^ues comme celui des orateurs. Les éditions les plus récentes des sermons et autres œuvres de Massillon, sont : celle de Renouard , imprimerie de Crapelet , Paris , 1810, 13 vol. in-8o; celle de fieaucé, 1817, 4 vol. in-8o; et celle de Méquignon fils aine, 1818, 15 vol. in- 12. On a très-souvent réimprimé le Petit-Carême et les Oraisonsfunè^ hres. Il a paru eu 1729, sous le nom de Massillon , des Maximes sur le ministère de la chaire .* cet duvrago est du Père Gaichiès ( vojrez le n» 10961 du Dictionnaire des Anonjrmes.) M.Tabarand a donné , en tête d'une édition des QEutn-es choisies de Massillon ( Paris, Delestre-Boulage, 1824, 6 vol. in'8o), une notice et le^àc simile d'une lettre inédite, {f^oj-ez encore VÉloge de Massillon , par d'Alembert dans le premier volume de l'Histoire de l'Académie^ 1779 j V Essai sur l'éloquence de la ciaire , par le cardinal Maury j le Cours de littéixUure de La Harpe, etc. ) La ville d'Hières a décerné à cet illustre orateur une statue en 1817. — Massillor (Joseph), neveu du précédent, prêtre de l'oratoire, et préfet du collège de Riom , né à Hières en 1704 , mort à Paris en 1780, a composé plusieurs opuscules parmi lesquels on distingue un Mémoire français et latin sur Veut de l'Eglise de Ftuncesous Clément Xir, 1774, refondu ensuite et publié sous le titre de : Lettres à un éuéque sur les remèdes- aux maux de l'Eglise de France* On lui doit encore la première collection qui ait été publiée des œutfres de l'évêque de Clermont.
* MASS1]>(G£R (PniLippa), poète dramatique anglais , né en 1584 , à SaJisburj , mort h Londres en 1640, s'est fait une réputation par la conduite de l'intrigue et la pureté du style de %e% pièces , dont la meilleure édition estcelleque W. Gifibrd donna en 1805, 4 vol. in-8<*, réimprimée en 1813.
Ces pièces sont au nombre de quatorze, dont nous ne citerons que deux : le Duo de Milan , tragédie ; et le Tuteur , cocuédie , (voyez dans les Mémoires de la Société de Manchester^ tom. 3, pag. 123, wi Essui sur les écrits dramatiques de Massinger , par le docteur John Ferriar. )
* MASSINI (Chablks-Icvacb), prêtre de l'Oratoire, né à Césène en 1702, mort ea 1791 , a composé deux Recueils de vies des
M ASS
MASS
tainUj Rome, 1763 et 1767, chacun de 13 Tol. in-I2j Fies de* saints de V Ancien- Testament , ibid. , 1786 , 6 toI. îii-8o , réim- - primés à Venise , Turin et Naples ; Fie de Notfe Seigneur Jésus -Chn'st extrait des Évangiles^ Rome, 1759; Vie de Marien SoZ' zini , de TOratoire, ibid., 1747 ; des Méditations sur la Passion , et une Traduction de l'Imitation,
* MASSINISSA. Voyez Masihissa.
"■ MASSON (Jbah-Papiib), historien , né en 1544 à Saint-Germain-LaT^l , bourg du Forez , moK à Paris en 161 1 , dans la charge de substitut du procureur-général , a jdui d^nne assez grande réputation dans son temps ; mais ses ouvrages sont aujourd'hui relégués dans les bibliothèques publiques ; voici les titres de ses principaux ouvrages : jtnnalium lihri IV, quihus res gestœ Francorum erpticantur, Paris, 1577, 1598, •in-4o; Libri VI de episcopis urbis, ibid., 1586, in-4*; Notitia episcopatuum Galliœ quœ Francia est, ibid., 1606, 1610, in-8<>; Histor, calamitatum Galliœ , etc. , à Constantino Cœs, usque ad Majorianum , insérée dans le tome 1«' des Francor. Scriptor. de Duchesne ; Descriptio floniinum Galliœ, Paris, 1618, 1678, in.l2; 1685, in-8»; Çlogia ducuin Sahaudiœ , ibid., 1619, in-8o; Elogia ,'\h\à. , 1638, 2 vol. in.8«. On lui doit encore des éditions des lettres de Gerbert et des œuvres de Loup et d*Agobard {voyez la Vie de Masson par de Thou , son éloge dans les Hommes illustres de Perrault, et un article dans les Mémoires de Niceron, tom. 5). — .Masson ( Jean ), frère cadet du précédent) mort à Paris en 1630, dans, un âge avancé, avec le titre d'aumônier du roi , avait été successivement chanoine , puis archidiacre de Baïoux, et enfin référendaire de la chancellerie. Il publia quelques-uns des ouvrages que son frère avait laissés en manuscrits. On connaît de lai : Descript. domûs quœ Conflans. . . appellatur^ in conspectu urhis Parisiorum, Paris, 1609, in-4®; Inauguratio Lud. XII I^ ibid.', 1612, in*8<»;i/ûfoirem^mora6/e de Jeanne d'Arc, etc., ibid., 1612, in-8o, la Vie de Jean^ comte d'Angouléme, traduite du latin du Père Masson , ibid. , 1613 , in-8* : la Vie de saint Exupère , patron de Baïeux , ibid., 1627, in 8o. On lui attribue aussi une petite édition de Quinte-Curce,
* MASSON (AnT.), peintre et graveur, né en 1636 à Louri près d'Oriéaus , mort k Paris en 1702, membre de TAcadémie
rojrale de peinture, est auteur de quaranteun portraits et de six sujets historiqQCS, parmi lesquels on distingue la fameuse et- .tampe des Purins d'Emmam, d'après le Titien , connue sous le nom de la Kappe de Masson , et X Assomption de la Vierge , dV près Rubens. On trouvera sur ses autres ouvrages des détails dans le Manuel des Jouteurs. — Madelejpe Massov , sa fille , née en 1666, fut son élève dans la gravure, et sut imiter habilement sa manière. On coimait d'elle les portraits d'Elisabeth CharlotU , princesse palatine , duchesse d'Orléans ; d'Elisabeth d'Orléans, duchesse d'JUnçon; de la reine Marie -Thérèse; de Vinfantt Elisabeth - Marie - Joséphine; de Victor- Amédée II, duc de Savoie, et de Louis-Henri de Gondrin de Montespan , tous tr^-graud inrfol.
* MASSON (IhmociktLb). Voyes U-
MASSOV.
* MASSON ( Jbav ) , ministre anglican et savant distingué , né en France vers 1680 d'une famille protestante, fut conduit en Angleterre à la révocation de l'édit de Nantes, et y mourut vers 1750, dans un lige avancé.
«On cite de lui : Jani tempàtm reserat.^ loi tractatus chronologico-historicus, etc., Amsterdam, 1700, in-^'^'j Lettres critiques $nx le nombre des descendants de Jacob qui passèrent de Chan^an en £g3^te, Utredit, 1706, in^o: Vita fforatii, Lcyde, 1707, ou 8, in*8o; Vita Ovidii, Amsterdam, 1706, petit in-8«; Vita Plinii, ibid., 1709, iWd., Vita Arisùdis, h la tête de l'édition àes Discours de ce rhéteur, publiée par Jebb, Oxford , 1722 ; Notes sur les inscriptions recueillies par Gruter, dans Tédition de Gnevins, Amsterdam, 1707, 4 vol. io-fol.; ^ sur les thédailles des rois de la Comegè^^ dans le Tesoro Britannico , par Ha jni ; Aanus solaru antiquus, etc., in-fol., dont on ne connaît imprimé que le prospectus. On lui attribue par erreur la Vie de Bayle^fMtt sous le nom de Lamonnoie; M. Barbier lirestitue àDurevest, écrivain réfugié.— Sanoel^ son frère, ministre à Dordrecht , est le piioâpal auteur de V Histoire critique de U n^* blique des lettres, Ulrecbt, Amsterdam, 1712- 1718, 15 volumes in-12. Jean et Philippe Massov , leur cousin , y ont fourni plotican articles : aussi les nommait-on tons lrpi>i suivant Prosper Marchand, les mtffonicl les manœuvres de la république ^cs leCtrei' Samuel vivait encore en 1735.
* MASSON (Fkahçois)» botaniste an-
MASS
MASS
ghiis, né en 1741 à Aberdeen en Ecosse, mort à Montréal dans le Canada en 1805 , . eniichit considérablement le jardin de Kew du finit de ses vojages au cap de Bonne- Espérance, aux Canaries, aux Açores, à Madère et aux Antilles. Malgré toutes ses observations et ses découyertes , on n*a de Jui que les StaptUœ nofmy Londres, 1 yoI.
in-fol.,onyrage surpassé dix ans plus tard par Jacquin. Le nom de massonia a été donne par Thunberg à un genre de la famille des asphodèies.
* MASSON (FxÀVçois), sUtuaire, né en 1745 à la Ville-Lyre .en Normandie, mort à Paris en 1807, fut élève de Guill. Couston , le dernier des sculpteurs de ce nom« Après s*étre distingué par Fexécution du palaia du gouvernement à Metz, il se livra , lors de la révolution , au genre du portrait et exécuta soit en marbre , soit en pl&tre , les bustes des personnages les plus marquants de rassemblée constituante. On a de loi , en outre ? le busVt du conseiller-d'état Dufresne ; un Sommeil ; Hector au char d'Achille; Monument à J.-J, Rousseau; une statue de Périclès; une de Cicéron ; une <lu général CaffareUU; Thètis plongeant Achille dans le Styx ; une Bacchante endortmie; une yeu%»e se regardant dans un mi' roir; Flore ou la Jeunesse, M. Regnault ,'de r Institut, a publié une Notice sur Fr. Masson , in-8(» de 8 pages.
* MASSON ( CHAiLcs-FmARçois-PHiLi- BiBT ) , littérateur estimable , né en 1762 à Bl amont, château -fort de la Francbe-Comté, fit paraître ses premiers essais de poésie dans le Mercure helvétique^ dès Tannée 1780, et obtint quelques encouragements. Appelé à Pétersbourg par son frère aino , officier au service de Russie, il se concilia la bienveillance du général Melissino, et, par son entremise, la protection du ministre de la guerre comte SoltjVoff , qui le fit avancer rapidement du grade de sous-officier dans le corps àts cadets , de Tartillerie , à celui de major en second dans un des régiments de la garde. Son mariage avec une femme noble parut devoir le fixer en Russie , où d'ailleurs Catherine rbonorait de son estime et de sa confiance i-mab il perdit ses emplois à Tavènement de Paul I«r, obtint, non sans peine, la permission de rentrer en France en 1799, fut nommé, quelque temps après, secrétairegénéral de la préfecture de Rbip-ct-Moselle, et mourut à Coblentz en 1807. Il était mem.
bre associé de Tlnstitnt de France, de- celui
de Milan , de l'Académie celtique, etc. On a de lui : Cours mémorial de géographie, Pétersbourg , 1789 , 1790, in-8o; Elmina ou la Fleur qui ne se Jlétrit jamais , conte moral , composé pour la princesse Wilhelmiue de Courlande, Berlin, 1790 , in-8o; Mémoires secrets sw la Russie, etc., Amsterdam (Paritf), 1800-1 803, 4 vol. in-8*; /«« HeMtiens, poème en dix chants , dont le sujet est la lutte des Suisses contre Charles-le-Téméraire, Paris, 1800, in- 12 ( on a beaucoup trop vanté cet ouvrage , regardé , lorsqu'il parut , comme un phénomène en poésie et en politique); la Nouvelle Astrée, ou les Aventures romanti^ ques du temps passé % Metz, 1805 , 2 vol.
ini2,cfc. ( f^fOysz sa Notice nécrologique par M. Beuchot dans la Décade philosophique , tome 54 , page 565. )
* MASSON DE MORVILLIERS (Nico- LAS ) , né vers 1740 à M orvilliers en Lorraine, mort à Paris en 1789, secrétaire-général du , duc d'Harcourt, gouverneur de Normandie, a laissé : Abrégé élémentaire de la géographie universelle de la France , Paris , 1774 , 2 vol. in-l2 ; — cfc Vllalie, 1774 , in-12; — de V Espagne et du Portugal , 1776, in-12 :
et un recueil des pièces fîigitives qu'il avait insérées dans différentes collections littéraires , publiées sous le titre à^OEuvres mêlées en vers et en prose , 1 789 , in-8«. On a publié en 1810 un Choix de poésies de Masson, avec une Notice sur sa vie , h la suite de celles de Barthe, etc. , Paris, in- 18. Masson de Morvilliers fut Tun des collaborateurs de V Encyclopédie méthodique : et il a rédigé , conjointement avec Robert de Vangondi, le Dictionnaire de la géographie moderne qui fait partie de ce recueil.
* MASSONIO ou MAUSONIO ( Sâlva- TOR ) , littérateur napolitain , né en 1554 h Aquila dans TAbnizzé , mort à N a pics en 1624, cultiva la poésie, Thistoire et la médecine. On a de lui : Dialogo tiell* origine délia ciità dell* Aquila , etc. , Aquila , 1594, in-4o; Corona di XIII sonetti alla regina del mondo, ibid. , 1597 ^ ia-io* Coronjsdi XII sonetti in morte di Filippo II, W di Spagna^ Cliieti, 1601, in-4o ; Archidipno ^ ovvero deW insalata ( la salade) , e del uso di essa , Venise , 1627 , in-4*' ; délia Maraviglîosa vita , gloriose attioni e feUce passagio al cielo del B, Giov. di Capistrano , etc. , ibid. , 1627 , in-4o.
* MASSOULIÉ (A-rTOias), savant dominicain, né à Toulouse en 1632, mortà^ome en 1706 , après avoir rempli les plus hautes
MAST
MAST
ckarges de Bon ordre, a laissé plusieurs ouvrages dont les principaux sont : D. Thoma$ soi inUrjfrtê de motione dwinà et lAertate creatd^ etc. , 2 vol. in-fol. : Médittttions sur la vie purgtuive, illumina tit^ et unitive, Toulouse, 1678.
* MASSU£T (Ravi), savant bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, né k SaintOucn, près de Bernai en Normandie, en 1666, mort à Tabbaje de Saint-Germaindes-Présen 1716, a laissé une bonne édition des OEuvrei de saint Irénée^ Paris , 1710, grand in^fol. \ une leure au Père Langlois sur sa critique de Tédition des OEuvres de saint Augustin) une autre à réréque de Baieuz, la Haye, I706,in-12; cinq lettres à don Bernard Fez dans les Amœnitntes lit* terar, de Schelhorn , tom. 13 ; et en manu* scrit on vol. in fol. , intitulé : Augustinus grmcus, Cestlni qui a publié le cinquième volume des y^nna^ de l'ordre de Saint-BenoU.
* MASSUET (Pibbkb), médecin et laborieux éciivain , né ii Monzon sur-Meuse en 1698, mort en 1776 aii cbàteati de Lankeren près d^Amersfort , avait d'abord pris Tbabit de saint Benoit à Tabbaye de Saint-Vincent de Metz. Mais U quitta son couvent, et se réfugia en Hollande , où , ayant embrassé la réforme , il étudia la médecine sous le célèbre Boci'haaVe, et fut l'cçu docteur à Leyde en 1729. Outre différentes traductions , on a de lui ; Jiiolieisihes sur Vorigine et la Jormotion des vers à titjrau, etc., Amster^ dam , 1733, in-8o ; Histoire des rois de Po* logne^ etc., ibid., 1733, 3 vol. in-J2j Hù* toire de la guerre présente ^ ibid, 1735, in*12; Histoire de la dernière guerre, a%»ecla ^Vie du prince Eugène de Safoie^ etc., ibid.,
\736.7 , 5 vol. in- 12; la fie du duc de Ripperda^ ibid., 173^, 2 vol. in-12; Histoire de l'empereur CltArUs VI ^ etc. , ibid., 1742, 2 vol. in-12; Table générale des matières dans l'Histoire et les Mémoires de L'Académie des sciences^ de 1699 à 1734 , Amsterdam , 1741, in-4o,ou 4 vol. in-12; Élémenu de philosophie modet*ne , ibid., 1752, 2 vol.
in*l2. On lui attribue encore Anecdotes du règne de Pierre /•' , dit le Grand , in-12, et une édition augmentée de la Science de tkomme de cour , par Chevigny et Limiers , Amsterdam, 1752, 18 vol.,in-12. 11 est le principal rédacteur de la Bibliothèque /«isonnée des oui^ra^es des satmnts de VEu' ro^, Amsterdam, 1728-53, 52 vol. inl2.
* MASTALI£H (Charles) , ex-iésuite , proiesseiir de belles-lettres à Tuniversite de
Vienne, né en 1731 dans cette ville, où il mourut en 1795 , a composé un assez gr^d nombre de panégyriques de saints , de souverains et d'hommes illustres , des épithalatnen , des oraisons funèbres , des odes. On lui attribue les Lettres de Berlin sur les pandoxes de ce siècle , Berlin et Vienne , 1784, 2 vol. in*8«. Ses poésies ont été imprimées en 1774 et en 1782.
* MASTELLETTA. Vo^ez DoHDUca.
MASTIC. {Architecture. ) Le mastic proprement dit est la résine du lentisque, arbic qui croit en Espagne, en Italie , aux Indes et en Afrique. On le cultive plus particalièrement dans TArchipel et surtout dans flU de Cbio , dont il fait la plus gi*ande richesse. On appelle mastic en larme celui qui le congèle en gouttes sur les branches; il eit le plus estimé , comme étant le plus pur; il s'amollit aussi facilement que la dre. Les statuaires s*en servent pour mastiquer les fragments de marbre.
' Le moi mastic t devenu générique, exprime la pix>priété et l^usage d'une infinité de substances composées, dans lesquelles ilnVntre point de résine de lenlisque ; on doit cependant exclure de cotte définition les matières propres au maçonuage , telles que le plître et le mortier , fait de chaux et sable , ou de ciment.
Nous citerons des mastics en usage dans Tantiquité, qui nous ont été transmis pur quelques auteurs , ou nous ont été révélés par l'analyse chimique : tels sont, 1» m mélange de poix , de dre blanche , de brique pilée , de chaux pulvérisée , et de goudron; 2o une dissolution d'ammoniac avec du soufre et de la poix : ces deux espkes sVmployaient pour les parties exposées i h chaleur; 3^ du sang de boeuf, de la duai de coquille , de la poix ; 4» du suif, de h cendre très-mie , de la pierre-ponce , de la chaux en poudre et de Phuile ; ceux-ci s'opposaient aux infiltrations des eaux froides, ayant grand soin toutefois de graisser ki joints ou fissures avec de Thoile, avant di les mastiquer.
M. Tbénard dte, dans son Traité de (^ mie élémentaire , comme l'un des meilleurs mastics modernes pour couvrir les terrasses, souder les briques , les pierres , et en général s'opposer k l'infiltration des eaux, une composition faite de neuf partie* de brique, ou d'argile bien cuite , tels que <le la gt^ettt ou du biscuit de porcelainier . et une psrtie de litkarge. Ces matières, parfaitemeot pal-
MAST
MAST
véniéet , se mêlent cRMmble ayec «ssec tl^fanila de lin pour en faire une pâte. Le Bajtic eonnii eoui le nom de Dihl, qui nous •enokbla ayoir la plus grande analogie avec celui qui nous Tenoiia eSter , a été emplojré par noua avec le plu8 de succès. Nous ferons obearrer « que pour en appliquer un enduit sor la pierre , on doit la rustiqner , non-seulenoent pour lui faire présenter des aspérités , mats encore pour en détruire Tefiflorescenoe avec le plus grand soin. La même précaution sera prise pour les joints que Ton TO«drait mastiquer ; cette matière ne doit pas s'employer à plus de trois ou quatre lignes d'épaisseur, autrement il est rare qu'ion puisse en obtenir la dessiccation. C*est sur du mastic de Dihl que sont faites les peintures à Tliuile de la chapelle expiatoire de Téglise royale de Saint-Denis ; Tenduit a été exécuté en IS12 , et la décoration en 1814. Tous les joinU faits à Textérieur de l'édifice depuis 1814 Tont été en mastic de Khi,
Les marbriers composent un mastic avec de la térébenthine , du marbre blanc pulvérisé , et un peu de plâtre très-fin.
Le bitume-pierre de Seystel et de Bor- {iemux , s'emploie avec avantage , depuis quelques années, pour couvrir des terrasses.
Pour le préparer , on met , par livre de bitume 9 demi-livre d'huile de lin , un quart d*huile grasse , un quart de litharge \ lorsque le tout est fondu et bien mélangé, on y ajoute un quart d*essence de térébenthine ; lorsqu'on substitue aux bitumes, que nous Tenons d'indiquer celui qui provient du cliafi>on de terre , il faut y ajouter du hrai #ee pour le raffermir. L'enduit doit être de quatre k six lignes d'épaisseur : au fur et à mesure qu*on le dresse , on le saupoudre de êubion , de Mable de rivière très-fin , ou de »ilex broyé , pour éviter que dans les grandes chaleurs il ne s'attache aux pieds ; cet <;n<1uit, susceptible d'une grande dilatation lorsqu'il est exposé à l'ardeur du soleil , éprouve pendant la nuit un refroidissement trop lubit qui le fait gercer , d'où il résulte <]tie de très-petites terrasses sont sujettes à de fréquentes fissures , accident qui n'a pas lieu lorsqu'elles ont une plus grande dimension.
Mîastie de limaille. Il ne doit être employé que dans des endroits constamment humides , tels que gargouilles , caniveaux , etc. ; de sorte qu'il ne se trouve jamais exposé à rardetu* du soleil. Il se compose de limaille
do fer que Ton fait oxyder dans un peu de vinaigre ; les ouvriers y ajoutent communément de Turine et de l'ail ; il est préférable d*y employer de l'ammoniac. Un mastic & peu près semblable résiste à la plus grande chaleur; il sert dans l'ajustage des machines b vapeur : it se compose de limaille de fer, d'ammoniac et de fleur de soufre ; ces deux dernières matières en petite quantité.
Pour luter les conduits du gaz ou même d'un chauflage par la vapeur, on se sert de mine orange, mêlée avec du blanc de plomb broyé h Thuile.
Mastic de fontainier. C'est un mélange de poix-résine fondu avec du ciment paKsé au tamis. Il s'emploie à chaud.
Mastic de Coîiel^ propre à faire des joints de lerrasse , se compose de seize parties de ciment fin, deux de céruse, trois de litharge, trois d'Iiuile grasse , et d'huile de lin en quantité suffisante pour en faire une pâte.
Mastic de mouleur. Il sert h faire les pièces les plus difficiles du moulage : c'est un composé de cire , de résine et de ciment très-fin. Les menuisiers s'en servent quelquefois.
Le mastic de vitrier est un mélange de blanc d'Espagne et d*huile de lin. Les peintres , outre ce dernier mastic , dont ils font usage pour les rebouchages des boiseries peintes h Thuile , en composent un autre qu'ils emploient sous la détrempe ; il se fait avec du blanc d'Espagne et de la colle de Flandre. Debbbt.
♦ M ASTRICHT (Pibrib VAN), théologien protestairt , né h Cologne en 1630 , professa d'abord la théologie et la langue hébraïque h l'Académie de Francfort-sur-l'Oder , passa en 1669 à Duisbourg, où il enseigna la philosophie pendant sept ans , et succéda enfin à Gisbert Voet dans la chaire qu'il remplissait k l'Académie d'Utrecht , ville oà il mourut en 1706. Il a laissé quelques ouvrages, dont on peut voiries titres dans le Trajectum eruditum Se Burmann , et dans la Bibliotheca colonienfis de Hartzbeim. Nous nous contenterons de citer : Novitatum cartesianamm ffangrœna , corporis theotogiei nohilto^ re% plerasq, partes arrodens , seu Theologia Cartesiana détecta, Amsterdam, 1678, iu-d®.
* MASTROPETRO ou MALÏPIERO(Au- BEo) , doge de Venise , avait été élu unanimement en 1172, mais avait refusé le bonnet ducal pour le déférer à Sébastien Ziuni , après la mort duquel il l'accepta en i 1 79. DégoAté des affaires publiques par la rébellion de Zara et la défaite des croisés dans le
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I^evant j il te retira dans on monastère en 1 192, et eat pour successeur Henri Dandolo.
* MASURIUS. Forez DssiiAsimEs.
* MAT AL (Jeah), savant du 16» siècle, ne vers 1520 a. Poligni en Bourgogne , mort à Augsbourg en 1597 y, fut Tun des correcteurs des Pandecies florentine^ de Lelio Torelli , et des Inscriptions étrusqttes de Gruter. On a de lui : Epist. de ilieron. Osorii indicarum rerum histor,, Cologne., 1574, in^ j Spéculum orbis terrœ, ibid. , 1600-2, 4 parties infol. ; Not^s sur les pies des kommt»s i/iustres de Cornélius Nepos, dans Tédition de Francfort, 1609, infol.; quelques pièces de vers latins ,.et des lettres dans les Recueils du temps. — Jacques Matal, parent du précédent , docteur en théologie , est auteur d'un Spéculum hierarchici ordinis , Ljon, l(409,in««.
* MATAMOROS. Voyez GAnais y Màta-
MOBOS.
* MATANI (AvToiifB) , médecin et malhémalicien, né à Pistoie en 1730, mort en 1779, membre correspondant des Sociétés rojales de Londres, Gœttingue, Montpellier, de celle des Curieux de la Nature, de la Société économiqne de Berne et de plusieura antres , a laissé un grand nooâbre d'ouvrages latins et italiens , dont les principaux sont : de Anevrysmatiçis prœcordio^ rum morbis^ etc., Florence, 1756; Livoume , 1761 ; Heliodori Larissœi Capita opticorum^ grec et latin, Pistoie, 1758; délia Figura délia Terra ^ ibid., 1760; délie Produzioni naturali del territorio Pis^ roi>s«, ibid. , 1762, in-4o ; de Philosophicis Pistoriensium studiis , etc. , Augsbourg , 1764, in-4«>; Elogio di mons, M.-J. Giacomellif Pise , 1775; de Nosocomiorum régimine y etc. , dans la Nuova Haccolta de Calogera , lom. 17, pag. 250, édition de Pise,
* MATARAZIO (Jacques), médecin, né à Modica , petite ville de Sicile, a laissé : de Febribus pedicularibus malignis et con^ tagiosis^ Mazzara , 1672, in-4»; de ProÙficœ eclipsis effectibus epislola medica , morbi curatione^ duabus controv. et comment, locupletata , Naples , 1690 , in 4».
MATELOT. {Marine,) Voyez Ricbu-
TIMBHT.
MATÉRIALISME. (Philosophie, Jnthtxtpologie). Opinion qui (ait de la pensée un attribut de nos organes ou un principe matériel correspondant 2i. leur action. Les anciens qui admettaient une matière subtile ,
inaccessible aux sens , pénétrant tout , animant tout, et douée, k diffèrenU degtét, d'intelligence ', distinguaient Tesprit de la matière : Tun actif, puissant, fécond, intelligent; l'autre inerte, passire, dépcBdante , stérile. L'homme , figure du monde, ou microcosme , assemblage des deai |»iincipes , était composé d'une ame périssable et d'une ame immortelle. L'esprit on U matière subtile de l'ame humaine, regardée comme immortelle et incapable d'aliantieD, était le dogme des quatre grandes écoki philosophiques de la Grèce ; il passa aox premiers i>ères de l'Église , aux Arabes et aux scholastiqnes péripatéUciens. ]> spiritualité ou l'absence de toute nature natérielle est plutôt chez les Pères et les scolastiques une opinion tbéologique que phikwh pliique! Descartes définit- l'ame par U pensée , la matière par l'étendue , et p»
cette distinction établit mieux qu'on ne iV vait fait leur incompatibilité ; dès Ion k matérialisme abandonna le principe lobslantiel et s*attacha spécialement an* organes.
La matière parut douée de forces nifi* santés pour expliquer rinteUigence. Lei cosmogouies des Ioniens , des atomistes, oo hjlozoïsles furent renouvelées, et l'on ewt expliquer d'autant mieux la nature laonle, que l'observation avait fait i^connaltre dw la nature physique un >> plus grand nosifafC de propriétés. Quatre modes ont été tenA pour faire dériver d'éléments nutériels In opérations intellectuelles : le prenûer, it les attribuer à une force inhérente s la Ba* tière , capable de l'organiser et de produirt sous certaines conditions tous les pbénooè»
nés ; le second , de considérer dans les êUM organisés l'arrangement des tissas et k( mouvements des fibres , et d'en faire naiM le sentiment et la pensée ; le troisième, d'envisager le sentiment comme nne propn^ essentielle des organes , qui contient Ti^ tuellement la pensée; le quatrième,deifchercher dans les actes de nos faadlcs intellectuelles et morales, des analogies avec la sensibilité organique , et d'jr troorer k raison de nos facultés et de leun opérstieit^ L'identité des faits moraux et des faits pkfsiques ou leur réduction commune à des forces matérielles , ne peut être bien appitcice qu'en les mettant en parallèle 1« ^ avec les autres; c'est-à dire en recbercbit si les faits moraux nous sont révélés cevve les faits phjrsiques , et si nous les devvK ^
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Jasteie ob«err«tîon et aux mêmes indacP (NMtt : pour cette discussion et cdles qui en dépeadent, vo;^» Pstgoloou. Satvb.
MATÉBIEL. ( JftiUerie, ) Nous avons <Iéjà eu occasion de témoigner notre étonnemeot de ce que Fartillerie n^arait pas fait eo France de progrès remarquables , malgré les guerres qui nous avaient mis dans le cas de paitonrir en vainqueurs tant' de pays difen, et avaient fait tomber en notre pou- Toirnon-seulement TartiUerie d*armées entièrei , mais encore les grands arsenaux de presque toates les puissances européennes.
Nous n'avions recueilli , sous ce rapport , aaom fruit de nos victoires , et il fallut les maU^nn d'une double occupation de notre capitale pour éveiller Tat^ention des directean de notre artillerie : encore , sans les eflorts particuliers de quelques officiers pions d'ardeur et de patriotisme , cette cnieUe leçon aurait été perdue pour nous.
Le matériel ttartiUerie embrasse unemullitade d'objets , dont les principaux sont :
les bouches âi feu de toute espèce , les affûts et Toitures divelves nécessaires à leur service, les munitions de toute nature ( pou- <^Ci projectiles , artifices de guerre, etc.), les armes portatives, les pontons et équipages de ponts ,etc.
Quant aux affûts *et aux voitures employés an service de Tartillerie , les améliorations qui ont été apportées à leur construction exigent que nous rappellions les circonstances ^ui les ont provoquées. Ces amélientionf , ajant poui^ la plupart été empruntées au système anglais , un exposé rapide des différentes parties de ce système <leîient utile pour bien faire comprendre ce qui a été exécuté chez nous.
L'artillerie anglaise, dont l'ensemble a pvù dans ces derniers temps approcher le plus de la perfection, avait été , jusqu'à une époque fort réc€Uite, de beaucoup inférieure i celle des Français et des Allemands. Ce n'est que lors des guerres d'Espagne et de Portugal, de 1808 à 1814, que cette artUlerie s'est perfectionnée ; mais ces progrès , pour 8*étre long- temps fait attendre, n'en ont été que phis importants et plus- rapidcs.
Personne n'a encore oublié qu*en 1815 , li la suite des désastres de Waterioo, un corps de troupes anflaises vint, camper au milieu d'une ^ plus belles promenades de notre capitale. Le parc d'artillerie dont ce corps était accompagné, et qui stationna pendant
assez long-temps aux Cham|)s-Élysée8, attira tous les regards par les différences que présentaient les attirails dont il était composé avec ceux en usage dans nos armées.
Parmi les curieux se mêlèrent des militaires jaloux de faire des observations qui , servant de base à des expériences comparatives, pussent nous procurer des résultats avantageux pour les opérations de nos guerres futures. Nous citerons particulièrement un officier instruit et zélé , M. Parizot. Il s'appliqua avec une constance infatigable à étudier dans tous leurs détails les divers objets composant le parc ennemi ; et , malgré les difficultés qu*ofiVait cette étude, et les précautions qu'il fut obligé de prendre pour ne point éveiller la jalouse méfiance des artilleurs étrangers , il vint à bout de relever les mesures principales. Les données qu'il avait ainsi i*ecueillies à la dérobée le mirent à même de composer un mémoire fort intéressant, mais qui, demeuré long-temps comme enseveli dans les archives du comité central d'artillerie ,- aurait peut-^tre été entièi-emeot ignoré du public , si un des amis de l'auteur, le savant M. Charies Dupin, ne l'eât inséré en entier dans son ouvrage sur les forces militaires de la Grande-Bretagne.
M. Parizot énumérai^ ainsi les avantages que le nouveau système d'artillerie de campagne adopté par les Anglau lui paraissait avoir sur l'artillerie française :
|o Une très-grande simplicité dans les rechanges :
> Une grande facilité pour se mettre promptement en batterie et pour replacer l'affût sur l'avant-train ;
3» Un roulage plus facile ;
4« Chaque voiture construite de manière h servir de wurtz ;
ô*" Une grande facilité pour l'emmagasinage des munitions ;
6» Un très-beau système d'attelage, qui permet de passer à volonté de Tattelage à deux chevaux de front à celui par file et à .limonière.
La simplicité des rechanges consiste en ce que l'on n'emploie dans l'artillerie de campagne anglaise qu*une seule et même roue et qu'un seul avant-train avec cette roue ; on ne se sert que dSm seul levier de pointage ; toutes les volées et palonniers , rechanges coûteux, embarrassants et d'une grande consommation, ont été supprimés; un coffret permanent sur ^ayan^train lera-
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place celai que précédemment on mettait entre les flasques.
Ainsi y par comparaison avec Tartillerie française , telle qu'elle existait alors , on trouve un seul avant^train au lieu de trois ^ et une seule roue au lieu de trois que nous avions conservées des sept roues différentes qui entraient dans le système de Gonbeauval. Il est inutile d'étendre la comparaison plus loin : ces points principaux suffiront dans un article qui ne saurait être un trûté complet.
La grande facilité pour se mettre promptement en batterie et replacer Taflut sur son avànttrain exigerait des explications trop longues pour trouver place ici^ et pour lesquelles nous renvoyons h Tonvrage déjà cité de M. Charles Dupin. Il nous aufBra de faire remarquer , après cet auteur ^ que rimporlanœ de la manœuvre à la prolonge en est beaucoup diminuée. Mous omettons également ce qui regarde la plus grande facilité du roulage.
L'avantage de servir de wurtz dont jouiAsent toutes les voitures de Tartillerie de campagne anglaise mérite d'être mentionné avec quelques détails. L^avant-train commun à toutes ces voitures porie deux coffrets h munitions , sur chacun desqueb on 6xe, k l'aide de deux courroies , des couvertures de laine pliées et recouvertes de toile imperméable : de la sorte, Tavant-train peut toujours porter trois canonniers oom- ' modément assis ; le caisson à munitions en porte sept , trois sur l'avant-train et quatre sur le corps du caisson.
La facilité pour Temmagasinage des munitions ressort de ce que chaque cofiret n'est que brèlé sur le train de la voiture qui le porte , et est d'un poids maniable qui , jointe sa forme, permet, d'en entasser facilement un grand nombre « soit dans un magasin , soit dans la cale d'un navire*
Ce qui concerne les attelages nous forcerait d'entrer dans des détails trop étendus , et nous avons dû nous botner à la simple indication donnée plus haut.
Il j avait lieu de penser que les obseiTations et le mémoire de 11. Parizot contribueraient à amener promptement , dans notre système d'artillerie de campagne , des changements dont Pavantage était si évident. Mais nous avons été plus d'une foi»
dans le cas de le faire remarquer : en fait d'améliorations , Tautorité ne marche pas ' vite en France. Les travaux de M. Parizot à
Paris , ceujc de M. Foreeville k Strasbosrg, ceux eoân de plusieurs officiers d'artillerie de larsenal de Rennes, ou avait été déposée une batterie de campagne que les Anglais avaient fait passer dans lesceat-joon aux insurgés de la Vendée, ne prodoMireot aucun résultat immédiat | et , neuf ans sprèi qu'il avait obtenu les premières aotiou exactes sur le système anglais, ta 1824 , le comité central d'artillerie , qooiqae convaincu , était encore arrêté par la oosiidération mesquine d'une économie mal entendue ; il déclarait que ^ • quels que soient la » avantages qu'un nouveau système poisM » procurer , les premiers eflets qu'il produit » sont toujours d'entraîner dans de gnnda » dépenses et de porter la cmifuiion dans » un service n. Cependant, il annonçait que depuis Fadoption, de 1S23, de certaiao corrections appliquées aux affûts, aimi qu'aux autres voitures de GribeauvalfOi s'était occupé de l'examen de l'artillenc^ glaise; qu*on avait successivement cauidéré les affûts de campagne comme voitars de transport « de manœuvre et de condat, et que le résultat do cet examen avait ^ la proposition d'un troisième système, m système mixte ( anglo-^anç ais ) , quidevflt être éprouvé et soigneusement comparé Ma deux autres dans toutes les drconstances des marches , des mouvements et da tir.
A partir de cette époque , nons aimons i le dire , et notre impartialité nous en lait un devoir, des expériences comparstiTCi fo* rent faites avec autant d'actirilé qiedetoio dans cinq de nos écoles d'artillerie. Ï3ki constatèrent les avantages du nouveae bb* dèle d'affût et de caisson d'artillerie de csu* pagne. Les dispositions d^où résulleot ea avantages sont :
I tt La crosse de l'affût à un seul qui offre plus de simplicité et de dans les constructions }
29 Le mode d'attache des deux trajai^fû donne aux manœuvres une facilité «t ""^ célérité extraordinaires, rintrododioi «1° piton ou anneau de la crosse de Tafiat ^b* le crochet, cheville ouvrière de l'avant li«^ étant une opération infiniment ploa aiiêecl plus prompte que l'introduction de la c^ ville ouvrière dans l'entretoise de la>^ qu'on n'obtient que par des tâtoiuieaieat», et en obligeant les canonniers qui êomikif»^ la crosse de l'affût à prendre une yo^^ où la force musculaire de rhomme n'est ptf employée avec tout l'avantage possible i
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3« X'égalitè de haateor des roues , qui rend le roulage plus facile et donne à-la-fob plus de tournant , plus de célérité dans les manoeuvres et plus de facilité à franchir les obstacles qui peuvent se rencontrer en route ou sur le champ de bataille ;
4« Le placement sur Tavant-train d*un coflret contenant le tiers du chargement du caisson , qui permet d'assurer le service de la pièce sans que le caisson le suive toujours immédiatement et se trouve exposé comme elle au feu de Tennemi ;
â« Un avant^rain commun à Taffût et au caisson , disposition si évidemment avantageuse qu'il suffit de la mentionner;
60 La forme et la disposition des coflrets et caissons , qui permettent d'y asseoir des canonniers et de les faire arriver en ligne sans se fatiguer à courir après leurs pièces. Les autres voitures , de même que Taffût et le caisson, reçurent dans leur construction divers perfectionnements importants , teb que remploi d'une roue unique , et Fadoption d'un essieu porte- roue qui donne le moyen de porter en ligne des roues de rechange.
Les commissions d'épreuves ^ qui avaient été d*un accord unanime pour les améliorations précitées , ne s'accordèrent pas également sur le mode d'attelage qui devait obtenir la préférence. Les avis furent partagés enlre l'attelage anglais à liiponière et l'attelage français ^ timon. Après des épreuves maintes fois réitérées, ce dernier fut conservé comme offrant le plus d'avantages.
Une- dernière épreuve générale restait h rfaire sur l'ensemble du système. A cet effet , en 1826, on organisa une batterie complètement , comme pour entrer en campagne ; on loi fit faire pendant l'hiver, et par les plus mauvais chemins qu'il fût possible de i^ncontrer, un voyage de plus de quatre cents lieues, dans lequel elle n'éprouva point de dommages remarquables. Cette épreuve fut regardée comme concluante , et le système d'artillerie de campagne que nous venons de décrire succinctement fut définitivement adopté.
L^arlillerie de siège eut son tour , ou plutôt on s'occupa de set perfectionnements conciHTemment avec ceux de Tartillerie de campagne. Ici encore le système anglais nous a servi de modèle ; nous luiavons emprunté l'affût à un seul flasque , construit de manière h, servir en même temps de portecorps pour la route. Cet affût a été reconnu Tome 15.
d'une solidité à toute épreuve , soit dans le tir, soit dans le transport ,' et l'on s'est as sure qu'après avoir porté sa pièce pendant une longue route , il était en état de soutenir la fatigue d'un siège. L'ancien système exigeait deux voitures et quatorze chevaux pour chaque pièce ; un canon de 24, monté sur le nouvel affût, est mené aujourd'hui par huit chevaux.
Les autres voitures nécessaires pour un équipage de siège ont été construites dans un système analogue , et de manière k servir à-la- fois au transport des mortiers , de leurs affûts , des projectiles , des munitions , des bois à plate^forme, etc., ainsi que pour le serrice des tranchées et l'iipprovisionnement des batteries. On a conservé avec quelques modifications Tancien chariot de parc ; on y a ajouté une nouvelle voiture , désignée sous le nom- de chariot porte-csrps , et destinée à remplacer le camion pour le transport des mortiers , à suppléer au besoin à l'affût pour celui des canons , à porter les bombes et obus , et les autres fardeaux que l'on peut être dans le cas de transporter pour opérer un siège. Cette voiture a les mêmes roues et le mêm,e ayant-train, que l'affût de siège , et porte à son arrière un treuil qui sert à faciliter la manœuvre des chargements et des déchargements. Enfin , on a adopté , pour l'approvisionnement des batteries, une voiture dont la construction particulière facflite les mouvements dans le tournant trèscourt des tranchées. Cette voiture ne pouvait être qu'à deux roues , elle a été établie sur • un modèle analogue à la charrette à boulets du système de Gribeauval , et , pour n>aintenir le plus possible l'uniformité qui offre tant de ressources pour les rechanges et les réparations , on lui a donné l'essieu et les roues des voitures d'artillerie de campagne.
Notre article serait incomplet, si nous ometVions ce qui concerne l'artillerie de place et de côte. L'affût de place de Gribeauval avait pour inconvénients d'offrir trop de prbe au ricochet , d'occuper trop d'espace sur le rempart, d'avoir un champ de tir très-limité , peu de mobiUté , de se détériorer promptemeut, et enfin d'être d'un transport difiicile. L'affût de côte joignait à plusieurs de ces inconvénients celui d'un transport encore plus difficile. Après beaucoup d'essais peu satisfaisants , on a adopté , pour remplacer ces deux affûts, un affût unique regardé comme également propre à l'un et à l'autre service.
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Bo terminant ce rapide exposé des perfeetioonenfents qui ont été apportés depcna peu aux principaux attirails du matéfùl d'artiUene, nous devons dire que les chefe de Tarme ont considéré comme un des points les plus essentiels d^établir une uniformité aussi parfaite que possible dans toutes les parties de ce maiériel. A cet effet, on a pourvu tous les établissements de même nature d'instruments de rérification, construits avec autant de simiUtude et de précision que le permet* 4ait rétat avancé où se trouvent aujourd'hui les arts mécaniques.
Il a été dit , au mot Battib» , que Ton développerait dans le présent article les motifs qui doivent porter à considérer les fortifications comme autant utiles sur les frontières maritimes qu'elles sont nuisibles sur les frontières de terre. Mais depuis ce temps , la question de l'avantage ou du désavantage des fortifications sur les frontières de terre a été présentée sons toutes ses faces et longuement débattue dans nne foule de Mémoires; on ne pourrait donc offrir d'arguments nouveaux là oà ils semblent avoir été puisés. Au reste, comme il arrive trop souvent après «voir bien disputé pour et contre , on ne s'est point mutuellement convaincu, et la question est toujours pendante, iubjudicê lis est. Avovtkb.
* MATERNUS. f^oj-ez Fiaiacns.
* MAI^FEIEF (AaTBMÔR-SBaGBIBVITSCH) ,
seigneur russe, premier ministre et confident intime du czar Alexis Michaëloritsch, né en 1625 , se montra le protecteur des lettres et des arts , qu'il concourut à naturaliser dans sa patrie , et par ses abondantes aumônes il se concilia h un tel point la reconnabsance des pauvres de Jkloscou , que ceux-ci , allant au devant de ses désirs, se concertèrent pour rassembler les matériaux nécessaires à l'érection d un palais. Les vertus et les talents de Matfeief ne le mirent point h Tabri de la calomnie. Privé de ses biens et de ses honneurs par le czar Féodor , fils et successeur d'Alexis , il passa en exil tout le temps du règne de ce prince. A sa mort il fut réhabilité et rappelé à Moscou; mais il ne s j ti*ouvait que depuis quatre jours , lorsqu'il périt victime de la première révolte des strelitz, le 15 mai 1682. On lui attribue un grand nombre d'ouvrages historiques restés manuscrits.
. * MATRA (Saiht Jbav db), fondateur avec FiLix de Valois ( voyez ce nom ) de Tordre des trinitaires , né en 1 169 à Fftucon en Provence , fut de bonne heure consacré
au Seigneur par un vcen solennel desanèrc, qui l'envoya étudier à Ani ; s'étant plus UTé rendu à Paris, il y reçut la prêtrise, et bieitôt conçut le plan d^nne association destinée au rachat àtB prisonniers. Cet inslitnt ttX approuvé en 1 198 , sous l'invocatioB de k Sainte Trinité, par Innocent III , qvi en fit dresser les statuts par Tévêque de Parii cl Tabbé de Saint-Victor, H fnt éubli d'abonl en France par la protection de Philippe-Aaguste- Un seigneurde ChâtiUon, Oaocher III, ayant abandonné à ses fondateurs onlica nommé Cerfroid , dans la Brie , ceux-ci bâtirent un monastère oà se réunirent leon disciples , et qui devint le chef-lieu de Tst* sociatiou. Après avoir fait différents voysges à Tunis , d'oà il ramena un grand nombre de captifs , Jean de Matha mourut sainlsment à Rome le 21 décembre J213. Vt^ honore sa mémoire le 8 février. On peut consulter , pour de plu^ amples détails nff l'ordre des trinitaires ; qui en France portaient le nom de Maihurins , le ton. 2 ée V Histoire des Oitit-ês monastiques , par le Père Helyot.
* MATHATHiAS , chef de l'armée dei Juifs , et le premier de la race des Asiaonèens , gouverna Israël environ nn an, ven 166 avant Jésus-^^hrist ,* et en mourant fil reconnaître par ses fils Jean , Simon , £lésiar et Jonathas , leur frère Jndas eonae général des troupes {voye» JunAs MAonurfs).
MATHÉMATIQUES , nom donné k k science qui traite des grandeurs, et s'oecop* d'eu rechercher les propriétés et d'en cska- 1er les rapports. On la' divise en deux m^ tiens : les mathimûtiqi»es pures , qui cqbhdèrent la grnndeur d'une manière abstnile et indépendante des corps , tels» que Is xture tious les présente ; et les mathémetif^ appliquées y qui traitent des particnlsrilii que nous ofHrent les corps y et en cakakot les grandeurs et les rapports réels pourlo adapter à nos besoins.
Les mathématiques pures com pus nt» ^ l'arithmétique, la géométrie , l'algèbre, t**?* plication de l'algèbre à la géométrie à deix et à trois dimensions , les trigonon^tnes rectilijnieet sphérique, la doctrine dessines, et les calculs différentiel, intégral, etdei variations.
Les mathématiques appliquées enbrs*scnt la mécanique , l'optiqtie , rastronomie, la géodésie, la géographie, la physique, ^ navigation , et enfin toutes les bnndiei ^ nos connaissances où il est nécessaire d'sp-
MATH
MATH
plHfverl* scienee d« DonbrM abttriûU et <i« gnadeurt à dea corps particuliers «oumif i nos recherches.
CooMBe CCS diierents sujets sont traités c^Mon à part dans des articles spéciaux « nous jugeons inutile d*j revenir ici; et, quant À reuemble des sciences mathématiques , ou o'en peut rien exprimer de plus éloquent et de plus exact que ce qui a été dit dons le discours préliminaire de Tandenue Encjrcùtpédie, par Diderot et d'Alembert.
« FaàBcoaDA.
'MATHENEZ (JBAM-Fainéuc) , appelé co Istin Matenesiut ou Maihenesius , profeslear dliistoire et de langue grecque à Cologne, né dans cette ville vers 1570, fut chanoine et curé de Téglise de Saint-Cunibert, et mourut victime de sa charité chrétiesM dans une peste en 1622. On a de lui (les ouvrages d'une prolixité fastidieuse sur des sujets bizarres. Le plus connu est : 6W- <teei ehristianœ Ubri II , de n'tu bibendi ifiptr tanitaU pondficum , eœsmrum , prin" cipam , ducum , ami€ortêm amicantmquê y Cologne, 1611,inr8^
* MATHER (lacBX&SB) , théologien puritain, né dans la Nouvelle- Angleterre en 1644, morten 1723, a laissé : Histoint abr^ $^ du guerres avec les Indiens de la Nou»
feOe-dmgieterre , 1676; de Successu étrangeid êfmd ïndos ia Nova ÀngUd , in-d« , etc.
~ Samud , son frère-, ministre de Dublin en Irlande , né en 1626 dans le comté de Lancasler, mort à Dublin en 1671 , a laissé t A9erti9eement êaUtaire pour un temps de iiberté , 1652 $ Défense de la religion protesUnte contre le papisme , 167 1 , etc« — Riehard ICiTHin, père des précédents , ministre non- conformiste, né en 1596 à Low* ton, dans le comté de Lancastre, mort en 10SO pasteur à Dorchester aux Massachu.
•etts (Amérique septentrionale ) , où il était venu fonder une association de sa secte , est auteur de plnaîeurs écrits , tels qu'un. Cat^ ehisme, un Discours sur l'Église prcsbjrté^ rienne, une Lettre à M, Hooker^ une Réponse au tÎYre de Davenport contre les propositions du «ynode de 1662 , etc. — Outre les deux précédents , Richard eut deux au* très fils Mathaoael et Eléazar , qui exercèrent aussi le ministère de Tévangile en Amérique et pd^iteent des Sermons et auties cents : le premier mourut en 1697 , le second en 1699.
* MATHER (GvTTOii) , savtini théologien de l'Égbie anglicane en Amérique , fils d*l&-
crease , né à Boston'en 1663 , mort en 1728, dirigea tous les travaux de sa vie vers un but d'utilité publique : c'est ainsi qu'il se rendit familier Tidiome des Iroqoois , dans, lequel il composa des instructions sur les pi^cipaleti vérités du christianisme. Outre un grand nombre de sermons, de dissertations , de programmes et d'esssâs , on cite de lui : magnolia Christi americana^ ou Histoire ecclésiastique de la Nouvelle- Angleterre , de 1620 à 1698 ( en anglais ) , in-fol. ; the fVonrUrs^ etc. <les Merveilles du monde invisible , tirées de lanalyse des procès de différents sorciers , etc.) , Boston , imprimé par Tordre du gouverneur de Massachusetts, réimprimé à'Londres, 1693, in-4*.
*MATHIAS ou MATTHIAS (Saikt), d'abord Tundes 72 disciples de Jésus-Christ, puis apdtre à la place de Judas Iscariote , obtint par le sort l'honneur de Tapoâtolat, sur Joseph Barsabas , dit le Juste , que sa piété avait fait désigner ainsi. On n'a aucune certitude sur les autres circonstances de la rie et sur celles de la mort de saint Mathias, qu'une tradition conservée chez les Grecs présente comi9e ajant prêché Tévangilc vers la Cappadoce et le Pont-Euxin , et scellé la foi de son sang en Colchide. L'Église célèbre sa fête le 24 février, mais elle a déclaré apocryphes VÉt^angife et le Livre des Traditions qui existaient sous son nom. ( Fojreit sur saint Mathias une dissertation d'Hen* schenius dans le recueil des Bollandjstes.
* MATHIAS , empereur , né en 1557 de Maximilien II et de Marie , fille de Charles- Quint , montra de bonne heure une grande ambition et chercha à se mettre hors de la dépendance de l'empereur Rodolphe 11, son (rère. Il accepta le gouvernement des provinces belgiques soulevées contre l'Espagne; mais il ne put le garder long-temps , parce qu'il n'était soutenu ni par l'empereur ni par l'empire. 11 n'obtint qu'avec peine la per- , mission de rentrer en Autriche , où il vécut dans le besoin , le découragement et l'humiliatiou. Cependant les embarras où se trouva bientôt Rodolphe le forcèrent de recourir à Mathias, qu'il char^^ea du gouvernement de TAutricbe et du commandement de son armée à Hongrie < 1593 ). Mathias devint , par la mort d'Ernest , son frère, en 1595 , héritier présomptif de la couronne , et dès lors vit crottre sa popularité , à mesure que Tempereur tombait dans le discrédit. U s asaura le rang de chef de sa mabon , en 1606 , par un pacte secret arec Maximilien, son frère,
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et atee tes cousins Ferdinand et Ernest, côndot la même année le traité le plus arantageux avec Botskai , prince de Transylvanie , et signa à Vienne avec le grand-seigneur une trêve de vingt ans ; mais ce dernier acte ne fut point ratifié par Rodolphe»
qui , connaissant depuis long-temps les pro* jets ambitieux de son frère , lança contre lui un rescrit violent , détacha de sa cause les autres archiducs, et le mit dans Taltemative de se soumettre sans condition ou de résister à force ouverte. Mathias n^hésita pas long-tempt : il mit dans ses intérêts les états de Hongrie et ceux d'Autriche ainsi que la Moravie , leva des troupes de tous cdtés et réussit , par la terreur de ses armes et par Ja voie des négociations à faire décider que Aodolphe lui céderait les trois états que nous venons de nommer , qu'il ratifierait le traité de Vienne, et qu'a sa propre demande, les états de' Bohème déclareraient Mathias son successeur. Celui-ci, pour satisfaire ses nouveaux sujets , fut obligé de leur faire de grandes concessions , et en fut toutefois dédommagé bientôt par une autre couronne , celle de Bohême qu'abdiqua son frère, et en 1612 par le titre d'empereur qui lui fut déféré ' après la mort de ce faible prince. Ce titre ne lui donna pas un grand pouvoir; car le» états de Hongrie, d'Autriche et de Bohême, auxquels il demandait des secours pour faire la guerre aux Turks et les forcer d'exécuter le traité de Vienne , insistèrent sur la nécessité de maintenir la paix , et il renonça h son dessein. Voulant assurer la stabilité du trône en se choisissant un successeur , il fit couronner à Prague en 1616, Ferdinand , chef de la ligne stjrienne sur laquelle reposait tout Tespoir de la branche autrichienne d'Allemagne ; mais il vit bientôt qu'il s'était donné un maitre. Ferdinand montra une grande intolérance envers les , protestants qui se révoltèrent et que son caractère violent et ses actes arbitraires ne durent pas calmer. Le vieux Mathias , qui osait à peine se plaindre , et qui pourtant cherchait les moyens de rétablir la paix, mou. mt en 1619, -déplorant ses injustices envers Rodolphe II , gémissant de l'ingratitude de Ferdinand , et prévoyant les malheurs inévitables qui allaient fondre sur ses états.
* M ATHI AS-COR VIN. ro^ez CoBviir.
* MATHIEU (MARix-Piutai-FaiDiaic), architecte, né en 1779, à Paris, mort le 10 octobre 1825, membre de l'Académie de Dijon et de quelques autres sociétés savantes
joi^bait k des connaissances distingoéet dans son art , le goût des recherdies historiques appliquées aux monuments de Tantiquité. Il est auteur de plusieurs mémoiret, notices , etc., imprimés pour la plaptit oo analysés dans la Collection de VAcadèmU de Dijon , et dont M. C.-N. Amantoo a donné la liste à la suite d'une courte Ai^ crologt'e { Journal de Dijon et de U Côtt d'Or^ no du 15 octobre 1825).
* MATHIEU, roxez Matthieu.
* MATHILDEouMECHTILDE(SAnm), reine de la Germanie, fille du comte it Ringelbeim, épousa fort jeune Henri l«'f surnommé l'Oiseleur^ dont elle eut deux fils, Othon et Henri. Restée veuve en 936, elle fonda plusieurs couvents, entre autres celni de Quedlinbourg , où elle mourut en 968.
Sa vie se trouve dans le Recueil des BoUâitdisUê ( 14 mars ) , avec des notes do Père Henschcnius.
"■ MATHILDE j Saibtb) , reine d'Aogleterre , fille de Malcolm , roi d'Ecosse , et de Marguerite , fut mariée en 1 100 à Henri I«', roi d'Angleterre , et mourut à Westminster en 1128 ( le 30 avril) , laissant de son msriâge un fib nommé GuiUaume Adeliof, qui périt dans un naufrage en 1120, etane fille dont l'article suit.
* MATHILDE, reine d'Angleterre, fiUe de Henri l'r , fui élevée sous les yeux de is pieuse mère (sainte Mathilde ) , et fut ■«• riée en 1121 à l'empereur Henri V.Derenoe veuve en 1 125, elle épousa deux ans apc^ Geofiroi Plautagenet , comte d'Anjou. Apr^ la mort de Henri \«r , qui Tînstitua son héritière, elle eut à défendre sa couronne coatre les prétentions d'Etienne , comte deBoologne, neveu du roi défunt , fut obligée de fuir devant son heureux compétiteur, reotra ensuite en Angleterre, fut victorieuie < son tour et se fit couronner en lUl.lbi> son caractère allier lui fit perdre encore ne fois le trône, qu'elle disputa à ses enoeBtt tant qu'elle eut l'appui du comte de Glooei* ter , son frère naturel. Ce prince étant ■«* en 1 147 , repassa en France , où ellemoarot deux ans après, laissant de son secoodmriage un fiû , le roi Henri II.
* MATHILDE (la comtesse) , souveraiae de la Toscane et d'une partie de h Loo* hardie , née en 1046 • de Boni£ice III , 0*^ quis de Toscane, et de Béatrix, se troant à la mort de son père, en 1054, héritièie d'un des plus puissants états d'Italie , iM ne cominença à régner par elle -mène et
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sans partage qu^à la mort de ta mère en 1076. £lle ayait un caractère ferme, du con* rage et de grands talents qu'elle consacra exclusivement à servir le saint-siége. Elle fut mariée deux fois , à Godefroid le Barbu , duc de Lorraine, et à Guelfe V, duc de Barière, et petit-fils du marquis d'Esté; mais le premier Jui parut trop dévoué à l'empereur Henri IV; le second,' quoique ennemi naturel de ce prince , ne fut pas assez constant dans sa haine, et tous deux ne parent vivre long-temps avec une femme si attachée à l'Église romaine.. D'ailleurs les partisans de Mathilde assurent qu'elle von* lot garder le célibat dans le mariage ; elle ne dut donc pas tenir beaucoup k des maris qui contrariaient sa politique. Ses ennemis ont avancé qu'elle était loin d'avoir la même indifférence pour Grégoire VII. Mais nous croyons que le fanatisme religieux explique assez, sans Tamour, ses efforts continuels poar ce pape contre l'empereur Henri IV.
Si elle ne fut pas toujours heureuse dans ses entreprises , elle fut toujours inébranlable. Lorsque Henri V passa en Italie en 1110, elle se contenta de lui envoyer des ambassadeurs pour lui promettre fidélité envers et contre tous , le saint-siége seul excepté. Cette béroine mourut en 1 125, léguant tous ses biens à l'Église romaine. ( f^oyez Mansi, Mem. délia goan-^ontesta Matilda^ da ^r. M, Ftorenlino, edit. 11^ con tnoUi documentij Lucques, 1756, in-4o.)
* MATHILDE (Caiouvb), reine de DanemarcL , neuvième et dernier enfant de Frédéric «Louis , prince de Galles, père de George III , roi d'Angleterre , née en 1751, était Âgée de quinze ans lorsqu'elle épousa Cliristian VII , roi de Danemarck, dont elle eut on fils, actuellement régnant sous le nom de Frédéric VI . Cette princesse , victinne de son inexpérience et de son abandon au milieu d'une cour corrompue et plus encore de la haine implacable de la reinedouairière Julie-Marie, sa belle mère, se laissa compromettre dans des intrigues avec le lameux Struensée ( vojrez ce nom y , et , condamnée , comme adultère , au divorce et h l'exil , mourut à Zell en 1775 , à Tâge de -vingt-quatre ans. Fojrez pour plus de détails : Mémoires d'une reine infortunée, Londres, 1766 , 1 vol. in- 12 ; Mémoires authentiques , etc., ou Histoire des comtes Struensée et Brandt, etc., par l'abbé Roman, Paris, 1807, I voL ift-8o; les Cours du nord, etc., traduit de l'anglais de John
Brown par M. Cohen, Paris , 1819, 3 vol.
in-8o.
* MATHIOLE. Foyes Mattbiole.
* MATHONDE LA COUR (Jacques ), mathématicien , né à Lyon en 1712, mort en cette ville en 1770, partagea avec le célèbre Euler Taccessit de l'Académie de Paris sur cette question : <fueUe e*t la manière la plus avantageuse de suppléer à l'action du vent dans les grands vaisseaux t Outre ses Elé»
ments de djrnamique et de mécanique , publiés en 1 762, et son plan pour l'intelligence littéraire des chapitres 45 et 48 d'Ezéçhiel avec un Commentaire littéral, dans le Jour-nal des Sat^anu, 1759, on a de lui : Lettre sur le Parallèle de la physique de Newton et de celle de Descartes , par le Père Castel , et autres morceaux dans le Journal de Trévoux de 1744 à 1745 ; Essai du calcul d'une machine mue par la réaction dé l'eau (Journal de phjrsique, tom. 5 et 6).— >Mathov PB La Coirm (Charles -Joseph), amateur éclairé des arts et de la littérature, fib du précédent et beau-frère du poète Lemierre, né à Lyon en 17318, mort sur Téchafaud révolutionnaire de cette ville en 1793, avait remporté en 1767 un prix h FAcadémie des inscriptions par un if^oîrv sur la législation de Lycurgoe, Paris, 1767, in-8'*. 11 aida et favorisa de ses conseils et de sa bourse tous les jeunes gens sans fortune qui montraient des dispositions pour les arts ; et il établit à Lyon un lycée à l'imitation de l'athénée de Paris. On a de lui plusieurs ouvrages , dont voici les titres : Lettres sur l'inconstance f etc., Paris, 1763, in-i2; Lettres sur les peintures , sculptures et gravures exposées au salon ^ ibid., 1763, 65 et 67, trois parties in- 12; Orphée et Euiydice ^ opéra, traduit de l'italien, ib., 1765 , in-l2; Discours sur le danger de la lecture des li" vres contre la religion , ibid., 1770, in-8o ; LeUi-es sur les rosières, 1781 , in- 12; Testament de Fortuné Ricard , Paris, 1785 , in-8» ; Discours sur les meilleurs moyens défaire naître et d'encourager le patriotisme dans une monarchie . ibid., 1788, in-8«; CoUeC" tion des comptes rendus concernant les finances de France , depuis 1758 , Lausanne , 1788,in.4o.
* MATHOS , Africain d'origine , l'un des chefs des mercenaires révoltés contre Carthage , parvint à rassembler 70,000 hommes, assiégea UtiqUe et Hippacra , s'empara de risthme qui joignait au continent de l'Afrique la presqu'île où Carthage était si-
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tuée, et fit trembier cette capitale. Le générai carthaginois Annibal , tombé en ton pouToir, aUait 6tre crucifia par ton ordre; mais , pressé à son tour par Amilcar, et-at- . tiré dans uii piège , ce barbare fat pris « aervit d'ornement au triomphe du yainqueur, et périt d'une mort honteuse et cruelle 238 ans avant Jésus-Christ.
- * MATHOUD (Clavob-Hiioum), bénédictin' de la congrégation de Saint-Maur , né à Màcon Ters 1622 , mort en 1705 à Châlo a s s ur-Sa^ne , après avoir été grand-^ Caire de Tarchevèque de Sens, Gondrin, eut de son temps la réputation d'un habile * théologien et d*an savant distingué. Outre les éditions latines des otic/rcff de Pierre de Poitiers et du cardinal Robert Pullus , quHl publia avee D. Hilarion Le Fèvre , on a de lui : iU vrsd Sênoman origine ehrùt.y Pt^ ris, 1G87; în-4«; et CauUogus arçkiepise.
Semonênêium , ibid., 1688 , in-44».
" MATHULOXi, médecin, né à Ljon vers la fin du 17* dède, n'est connu que par les deux ouvrages suivants , ipii livrèrent au rkUcnle sa yanité et sa folle prétention : ExpUeatiom nàuvtUeê du mout^ém€nt§d9l'mm¥êr»^ etc., Paris, 1723, in-i"»; RipQmu aux ohêeruationâ , sur le précédent, îhid., 1726,in-4«; et Estai de Géa^ métrie et de Ph^sùfmê , ibid., 1726 , tn-i* : son but était de démontrer qu'il avait trouvé la quadrature du cercle et du mouvement perpétuel. C'est à cette occasion que Fr. Nicole, de TAcadémie des sciences , publia sa méthode pour découvrir Terreur de toutes les prétôidues solutions du fameux problème de la quadrature du cercle, insérée dans V Histoire littéraire de l'Europe (novembre 1727, pag. 193-222) d'aprèa le Journal des Sauanu de novembre 1727.
* MATHURINS ou TRINITAIRE8 ( oi^ dre D^s ). y oyez FiLUL de Vmtois et Matha (saint Jean de).
* MATHUSALEM ou MATHUSALA , le huitième des patriarches avant le déluge, est principalement célèbre par sa longévité sans exemple même dans la Genèse ^ fils d'Enoch et père de Lamech , naquit vers XjàU du monde 687 , et mourut en 1656 , Agé de 969 ans. Il ne faut point'le confondre avec Mathusael, arrièfepetit-fib de Gain.
MATIÈRE. {Philosopha et Sciences naturelles.) Dans les écoles , on a défini la matière : oe qui est étendu et divisible; et lorsqu'on demandait : qui est-ce qui est étendu et dtvisflifte? en répondait : la matière. On
aurait dd s'apercevoir de suite qu'on ft*s?sit £ùt qu'un mot et non une déooincne. Oa t pré£èré se livrer à d'intermiDables éiieaii' sions, en partant de la supposition fMci terme désignait autre chose qu'âne sûln^ tion. En effiot, la matière ,«c*estseuleiBat ce qne nos sens nous permettent d'spott* voir dans œ qui agit sur qos organes ;Liat> tière n'est donc que la manifestationde ïmtenee , relativement à notre sensibilité; loi accorder le caractère de rabsoliv,csiio»
blier que tonte vérité accessible à l'ksnBC htt est purement relative. Peuioiportaqa'ès nous accuse de tomber dans l'idésline, pourvu qne nous ne aojons pas dopedei t»> minologies.
Le sens du mot matière étant fixé, il i^ a plus à demander si elle est éternelle, li elle a été créée, si elle finira ^caroeMl aotant de problèmes à termes ineoiapleli , que les oens ne peuvent résoudre.
La matière est l'objet de l'étnde «lei physiciens , des chimistes , des phjrsiolofiiilo. qui la prennent telle qu'ill latreaveat^it qui observent ses modifications poar im eesser les ones et reproduire les autrei; <la naturalistes enfin^ qui doivent se msisloar dans le domaine de l'observation , c'eil^ dire dans l'applicatton des sens à la redM^ che des phénomènes, et du jugement à cA dte lois de leur apparition, souspeiwic confondre les faits avee les hjpothèsn> k positif avec le possible.
Mais , à les personnes qui cnUiveBtla sciences naturelles, et à plus forteioMB celles qui consacrent leurs veilles à iVH^ des nombres et de retendue , ne toe^ s'occuper que des phénomènes et de fesr fi^ néralisation , il «st permis au psyaolsgi* d'aller, par la méditation, à larecbvtèi des probabilités d'existences sur lesi|adia les sens restent muets ; et cela noaisA ment parce que lliomme est intéressèàsede recherche , mais encore perce que kf <^ ne nous apprennent qu'une partie ^f*" lités de l'être , puisqu'on effet, deffiètscbque phénomène, on sent qu'il roilsàéicouvrir quelque chose. En vain on tift^ que l'inconnu est du même ordre qee^ c<mnu ; ce serait répondre par une lopp** sition qui n'a pour appui que VsnJe^ Affirmer que l'inconnu est d'un oitirs*** opposé, c'est aussi recourir è une k^ thèse; mais du moins celle ei seiitusi»"* à rbomme , en flattant ce qu'il y a cafci de désintérassé, en le postant à saeriicrh