MAUD
sieurs maisons de son ordre en Fnnce »
devint prieur de Tabba/e de LiTiy en 1500, et mourut à Paris en 1502. Il ayait acquis une grande réputation par ses pieux écrits, dont la liste détaillée se tronve dans Foppenset dans Fabricius. Nous citerons seulement les suivants : Rotetumêxercitiorumspirilual, etsacrar. mediuuionum^ Bàle, 1491, 1504; Paris, 1510; Milan , 1603; Douai, 1620, in-fol. (les deut dernières éditions revues et corrigées) ; de ririâ illustribuê $ui ordinii , seu venatorium canonicor, regur larium, ouvrage resté manuscrit à Saint- Martin de Louvain. Le savai^t M. Gence a très-bien démontré que le témoignage tiré des écrits de Maubume et invoqué comme preuve en faveur de Kempis dans la contestation sur Tauteur de V Imitation de Jé$u»- Christ, n'est d*aucune valeur ( voyez les articles J. Giasov et Kbmpu).
* MAUCOMBLE ( Jbar-Fiavçois Diiu- DORVJ&), littérateur, né à MeU en 1635, mort en 1768 , est auteur <Vun abrégé de VHistoire de Némee, avec la description de BCÈ antiquités; Amsterdam (Paris), 1767, 2 parties in-8«.
* MAUCROIX ( FMàxqou na) littérateur, né à Nojon en 1619, mourut à Reims en 1708. Sa célébrité est moins fondée sur êes ouvrages ^ue sur ses Maisons avec les grands hommes de son siècle , et surtout avec Lafontaine. Ces deux hommes excellents avaient même franchise de caractère, même chaleur dans Tamitié; et leur attachement, qui avait commencé presque au sortir deTenfance, n*épronva jamais le moindre nuage. On a de Maucroix des ouvrages assez nombreux qui consistent presque tous en traductions :
Homélies de saint Chrysostâme au peuple d'jéniiocheyPans^ 1671 , 1689, in-8o : Histoire iiu schisme d'jtngleterre ^ traduite de Saunders, ibid., 1675, 2 vol. in-42 (cet ouvrage a eu trois éditions ) ; F'ie des eardi^ naux Polus et Campége, traduite du latin, 1677; de la Mort des persécuteurs de VEglise , traduction de Lactance , Paris , 1679, iD-l2; Ljon, 1699; Abrégé chronolo^que de l'Histoire universelle y 2* édition, Bruxelles , 1690; et avec une continuation par Cl.
DeÛsle , Paris , 1730 ; Ouvrages de prose et de poésie des sieurs de Maueroixet de £a-
Jontaine , Paris, 1685, 2vol. inl2 : le second volume seul est de Maucroix ; Ho' méties morales, traduction d'Astérius, 1695 ; Œutn^s posthumes de F. de Maucroix ^ Paris, 1710, in'\2iNowelles OEu^res di-
perses de Ifabhé de Maucroix^ 1726, publiées par la comtesse de Montmartm; Poésies^ publiées en 1820 par M. VTalkenaer à la suite des Nouvelles Œuvres de Jean Lqfontaine.
* MAUDRTJ (Jbar-Aitoub), évêque coottitutionnel deSaint-Dié(Vo6ges),néeB 1748 à Adomp, avait exercé successivement lo fonctions de vicaire puis de curé dans la commune d'Aidoilles, lorsquHl fut nommé, en 1791 , à répiscopat des Vosges. Arrêté pendant la terreur et traîné à la Conciergerie de Paris , il ue dut , après sept mois de csptirité 9 la liberté et peut-être la vie qa*àla révolution du 9 thermidor. Il reprit alon son siège , mais eut encore à essuyer denoovdles persécutions que lui attira la feneor de son lèle religieux. Enfin^ après la condosion du concordat, Tévèque de SaintrDie donna sa démission , ainsi que tous sei collègue* , et accepta la cure de Stenaj qa'il desservit jusqu^en août, 1815 , époque à liquelle on le poursuivit avec la plot graide rigueur pour Tapprobation quHlavaildouée à la révolution des cent-jours, Maudm', <|ii s'était léfugié à Tours pendant Teiil ,aiN[ôd on Tavait c<mdamné , vint se fixer près <le Paris après Tordonnance du 5 septembre, et mourut à Belleville en 1820. On troofcn dans le tom. 5, pag. 305 et suivantes de U Cbonique religieuse , son éloge Junèkre^ ptr M. Grégoire, ancien évèque de Blois. ILMihul a recueilli dans le premier volume desos Annuaire nécrologique les titres de qsdque^-uns de ses opuscules, réimprimés poor la plupart dans les Annales de la reli§^i et au nombre desquels doit être rangé récrit intitulé : Précis historique des pertéadiûM dirigées par l'esprit de parti dans lÉtet H danstEglise contre M, Mauilru....w\AiSj Paris, Dondey-Dupré, 1818, in4*.
* MAU0X7IT (Micbbl), savant tbéok^ né en 1644 à Vire en Normandie, entrajense dans la congrégation de l'Oratoire, y jv^ fessa long-temps les humanités, se yv»^ suite à la prédication et à llnstmcdtf ^^ peuple des campagnes^ et mourut retiré«in> la maison de son ordre k P*ris en ITtt^* ^ possédait à fond le latin , le grec et rbébre»i et avait cultivé la littérature dansss j^f nesse. On a de lui : Mélanges de dù'^^ poésies, etc., Lyon, 1681, inl2; l»^^^ de David, traduits en vers français, iD-Uy' Dissertation surlagoutu, Paris, '^ïJ^/ inrl2; Traàédela religion contrelsseAésh Us déistes f etc. , ibid. , 1697, lflW,iD-«;
M AUD
MAUG
jétmijriêdêtÉi^angiiêf etc., ATec des dkéertatîons sar les endroits difficiles , ibid. , 1694 et années si^Taiites, 7to1. uk-l2\Méditmtionê pour une retrait* t^cUsùiitùfue de dix jour* ^ iii-12, souvent réimprimées. lia laissé en manosorit une traduction complète du Nom^eau' Teetameniy et un ouvrage sur la célèbre dispute dn quiétisme dans les principes de Boesuet.
* MAUpUIT (IsaAK.), écrivain politique né en 1708 à Bermondsey , ou suivant d*autres à Ezeter en Angleterre, mourut en 1 787, après avoir publié en anglais : ^iort Fitw ofAe Hiêt. f^àu New Englmnds Colonie* , 1769; Letter* offgav. Hutchin*on, 1774, etc.
On a en outre de lui : Considération* *ur la guerre pré**nte d'Allemagne , 1 760 , in- 1 2 , et la ù«duction française du Mémoire *ur l'admini*tration deejinance* de t Angleterre^ parGrenville, 1768,in-4o;enfinM.A.^. Barbier lui attribue : Situation de* finance* en Angleterre en 1768, Paris , 1769, in-4«.
* MATJDUIT(AvToniB-RaiB), professeur de mathématiques à Técole des ponts-et-.
chaussées , et professeur de géométrie au collège de France, né à Parisen 1 73 1 , mourut en 1815. On a de lui : Élément* de* èection* conique* , etc. , Paris , 1757 , in-8« \ Jntnh duction aux Élément* des eection* conique* f • ibid., 1761; Principe* d'aetronomie ephérique , ibkl^ 1765 , in-8« , traduits en anglab par Crukelt, 1768; Leçon* de géométrie théorique et pratiqueyïbià, 1772, in-8*; 180^, 2 voL in-8o ; Leçon* élémentaire*^ iTtf itcAm^ n'^iM, 1780, in-8^; 1804, in-8*; Peaume* traduit* en vere/rançai*, 1814 , in-12 (c*est un essai qui ne contient que neuf psaumes ou cantiques paraphrasés).
* MAUDXIIT-DUPLESSIS (Thomas-Avtoihb), o^onel firançab, né en 1753 à Hennebon ( Bretagne) , avait à peine douze ans lorsqu'il prit la résolution d'aller visiter la Grèce. Ajant quitté furtivement son collège avec deux de ses camarades qui partageaient son ardeur, fl se rend & pied à Marseille, •y embarque, parcourt la Grèce, ses lies, les côtes de TAsie mineure, arrive en Bgypte^ est attaqué de la peste ayec ses deux compagnons, échappe seul à ce fléau , et passe ensuite à Constantinople , oà Fambassadenr de France lui fournit les moyens de retourner dans sa famille. Revenu en France il se réconcilia avec son père , auquel il présenta pour eicnse les plans , dessinés de sa main , des endroits les f^us fameux qu'il avait visités. Quelque temps après il entra dans
l'artillerie , et-, lors de la guerre d'Amérique , servit avec distinction dans l'armée dn général Rochambeau, lut élevé au grade de major , reçut la décoration de Cindnnatus et la croix de Saint-Louis , k*evint en France à la paix , et passa , en 1787, au commande* ment du régiment du Port-au-Prince, à Saint-Domingue. Lors des premiers troubles de cette lie , après la révolution de France en 1789, Mauduit réussit à maintenir l'ordre pendant quelque temps, -et concourut à la dissolution de l'assemblée coloniale de Saint-Marc. Mais les régiments d'Artois et de Normandie , envoyés d'Europe et débarqués an Port-au-Prince , persuadèrent aux soldats du régiment de Mauduit, dont la discipline n'avait point été altérée jusqu'alors , que leur colonel les trompait par de faux ordres reçus de France. En vain quelques officiers se dévouèrent pour sauver ce chef : arraché de sa maison par ses propres soldats qu'excitait un rassemblement de colons forcenés , Mauduit fut massacré le 4 mars 1791. M. Oelafosse de RouvDle a publié V Eloge hietorique du chevalier Maïuduit Duple**i* , SenUs, 1818, in-8«.