MATO
joniMiice do monMnl , dans Tetpcir d^ime suMnae récompense , dont réloignement et rincertitude voilenl ce qu'il peut encore y avoir de personnel dans ce noble choix.
L*éyidenoe qui résulte du concours detous ks sens, placés dans les circon tances les plos favorables à leur libre et complet exercice , est sans contredit la plos satisCsbante de toutes celles qu'il nous est permis d'obtenir. L'éfidence qui résulte de révaluation des probabilités , même les plus rapprochées de Tobserration , .est Téritablement inférieure à la précédente , et ne mérite pas le tfième nom ; mais elle détermine quelquefois une conriction égale k celle que fait naître T^dence sensuelle , et elle est plus fiiconde en résultats désintéressés.
U ne faut pas dire que les sens prouvent qu^îl n'y a que de la matière , car c'est seulement affirmer qu'ils ne nous font connaître que ce qu'ils peuvent nous faire apercevoir.
Encore moins fant^il refuser toute certitude au témoignage des sens ; car c'est encore ce que nous avons de plus certain , ou si Ton vent de moins incertain. Ce qui importe , c'est de ne point opposer les faits physiques et physiologiques aux aperçus psycologiques, parce que ce sont des notions diamétralement opposées , et dont les unes sont toutes relatirae aux sens, tandis que les autres sont sans aucun rapport avec eux. Ce^ui n'importe pas moîns9c'est de ne point attribuer aux résultats psjreologiques un caractère d'évidence absolue qu'ils ne sauraient avoir 4 puisqu'ils ne s 'obtiennent que dans le champ des possibilités : d'heurmises ou de'fonestes conséquences ne peuvent imprimer aucun caractère de rérité on d'erreur; car, en bonne logique, la question d'intér^ disparaît quand celle de certitade se présente.
Qae le mot de matière soit donc éliminé ; que les phénomènes soient étudiés par les »t>ftervateur8 ; que le présent moral et l'airenii* de Thomme occupent les psycologistes; fft Fon verra succéder la recherche paisible les vérités de tout ordre h des controverses yà l'esprit de secte est trop souvent mis h la place de l'amour du vrai. Boissbau.
* MATIGNON (Jacqubs GOYON db), maréchal de France , né en 1525 k Lonlay ?n Normandie, 6tses premières armes sous Fleuri II , alors dauphin, k la prise des Trois- ÊTéehés. Il montra constamment dans toures les batailles où il se trouva une grande prudence jointe k la valeur la plus héroïque. Kesté neutre au milieu des partis de Guise
et de MoBttmorenci , il ne vit jamais en France que le roi , et n'eut d'autre bat que de maintenir l'autorité royale contre les factions, n sut, dans les postes qui lui furent confiés 4 conserver l'estime de ses souverains et gagner celle des protestants , dont il était chargé de surveiller les démarches , et qu'il combattit souvent avcfc succès, mais sans cruauté. Le roi de Navarre fut battu par lui et fordé dans le Querci ; mais une fois Henri III mort , Matignon fut le premier à reconnaître Henri IV pour son souverain légitime ; il lui donna les meilleurs eonseib, et l'accompagna à son entrée dans Paris. Il mourut au château de Lesparreen 15^. ( f^ojrez les Fies des grands Capital'" nés Jhunçais , discours 84 , tome 9 , page 167 , édition de 1 740 , et Y Histoire de Matignon, eie,^ par de Callière, Paris, 1661 , in-fol. , etc. —^ Fojrez Gxci. )
* MATON DELA VA RENNE (P.-A.-L.), homme de lettres , né à Paris vers 1760 , essuya durant les troubles de la révolution quelques perséc utions qu'il n'avait pas craint d'affronter, et mourut presque ignoré k Fontainebleau en 1816. On a de lui : Réflexions d'un citojren sur la nécessité de conserver Id vénaUtà des offices inférieurs^ 1790, in-8^ Mémoires pour les exécutions des jugements criminels ^ id. ; Mémoire adressé à l'Àssem»
hléê nationale^ id. ; Plaidoyer pour Sam»
son, exécuteur, etc., contre Prudhomme , Qorsas, etc. , idem ; les crimes de Marat et des autres égorgeurs , etc. ,1795, in-8«, traduit en aUemand; Faldeuil, ou les habitants de Saint-Domingue, ibero ; Camille et For»
mose , histoire italienne, 1795 , in-l2; Hiê" toire particulière des événements qui ont eu lieu en France pendant les mois de juin , juillet, août, septembre, 1792, et qui ont , opéré la chute du trône, 1806, in-8«. Il fut l'éditeur du Siècle de Louis XF, par Amoux LafiVey ( ou plutôt Moufle d'Angerviles ) , 1796, 2 vol. in-8o, ainsi que des OEuvres posthumes du comte de Thiard de Bissy , précédées de son éloge historique. M4A.-A.
Barbier a signalé diverses impostures littéraires de Maton de La Varenne ( voj-ez le Dictionnaire des dnonjrmes, tome l«r ^ page 42 et suivantes' ).
*MA-TOUAN LIN, surnommé iTovei-ui, célèbre lettré de la Chine, né à Lo-phing, province de Krang-si , vers 1245 , mort vers 1325 , a composé , sous le titre de Taîhio-tsiet'tchouan , un commentaire sur le traité de Confiicios, intitulé-: Tai-hio, ou la *
gnmde Étude, Mais Touvrage qui roidra Ifa-touan-lia à jamais recommaDdable à la postérité, c'est son ff^en-hian-thoun^jfhao , ou Recherche approfondie des anciens Mo^ numents, qui, au rapport de M. Abel Remusat , ne peut être comparé , quant à retendue , au nombre et à la divei'sité des matières, qu'avec les Mémoires de TAcadémie desinscriptions. Le même académicien ajoute que cet excellent ouvrage vaut à lui seul une bibliothèque y et que , n j aurait-il que lui , il vaudrait la peine que Ton étudiât le chinob pour le lire.
* MATSKO ( Jbah-Mathibu ) , astronome eï mathématicien, né en 1721 à Presbourg en Hongrie, mort en 1796 à Cassel, Tun des conseillers du landgrave Frédéric II, a laissé entre autres ouvrages :^«/tera/îbrfs Méditationés de maehinishjrdraulicis, liemgow, 1 761 , in-4o; Theoriajactiis globorum igniariorum , Berlin , 1761 ; Methodus radices œquat, inveniendiy ibid. , 1766 j Fondements du calcul différentiel ( en allemand ), Cassel, 1768 ; Annonce du passage prochain de yénus sur le Soleil (id.) , ibid. , 1769 \ Observations astronomiques , ibid. , 1770 ; Programma quo prostaphœrtsis ini/ent. suo C. Rothmanno vindicatur, ibid. , 1781 , in-4« ; Sur une grande romaine de tarsenal de Cassel ( eu allemand), 1781 , in-4o; des Mérites de Frédéric II envers V astronomie (id.) , ibid., 1786, in-4o* une édition des Opuscules mathématiques Ae Rog. Cotes, Lemgow, 1768; et des Observations astronomiques dans le Recueil de l'Académie de Cassel , dans les .Ephém. de Berlin, et difiërents articles dans les journaux de Rinteln et de Cassel.
* MATSYS (QuiHTiif). f^ojez Messis.
* MATTE-LAFAVEUR. (Sébastien), chimiste français du 17« siècle , publia en 1671 un ouvrage intitulé Pratique de Chimie, et fut nommé démonstrateur de chimie à Montpellier en 1675, et professeur de chimie à Vuniversité de Paris , places qu'il occupa simultanément pendant neuf ans de suite , jusqu'en 1684.
* MATTE ACCI (Ance), philosophe , orateur et jurisconsulte! né en 1535 à Marostica , dans le Vicentin , mort en 1600 à Padoue, fut appelé deux fois à Rome par Sixte-Quint , qui voulait le consulter, et décoré par l'empereur Rodolphe II des titres de chevalier et de comte. On a de lui : de Fid et Ration e artificiosd juris uniucrsi libriduo , Venise, 1591 , 1593 et 1601 ; Epitome legatorum et fidci-commissoinun me-.
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thodo aeratione digesta, ibid., 1600; dt Jure Fenetorum et Jurisdietione maris jidriatici, ibid. , 1617 , etc.
* MATTEI (Loarrro), poète iUlien, Ton des premiers membres de TAcadémie tUf^ Arcadiy né en 1622à Rieti (Ombrie), occupa, d'abord divers emplois de msgiMnture dans cette ville , puif , ayant perdo sa femme , embrassa Fétgt ecclésiastique , (ot admis en 1692 parmi les arcadi, et mourut en 1705 à Rome, suivant Tiraboidii, mais plus vraisemblablement dans son pajs natal. On a de lui une tradocdola oo plutôt une paraphrase en vers des Psaumes de David sous le titre à^il Salmista Tosctno , Macéra ta, 167,1, souvent réimprimée ; une autre paraphrase du Cantique des Ctnliques, intitulée : la Cantica distributa in eglogke. Vienne, 1686; Innodia sacra, tk., paraphrase des hymnes du Bréviaire ronuiD, Bologne , 1689; Metamorfosi lirica diOrâzio parafrasato , etc. , Rieti , 1679, soomt réimprimé; \ArU poetica d'Onuio, etc., Bologne, 1686 , in-8o ; Teoria del verso id gare, etc., Venbe, 1695, in-12, lim curieux et rare. La plupart de ces ourrages ont recueillis à Milan en 1715. Son^^i par Jer. Vincentini , es^ inséré au tom. 2, pag. 165, des Fite degli Arcadiillustri.
* MATTEI (Albxabdkb), cardinal, ino (tes princes de ce nom , né en 1744 à Rome, fut nommé en 1777 archevêque de Ferrare, et son diocèse devint un asile assuré pour les prêtres émigrants de France pendant ii révolution. Chargé en 1797 de négocier arec le général Bonaparte , il sauva Rome m instant; niais Tannée suivante, à la prise de cette capitale , il lut banni et privé de »
biens. Forcé de venir en France en 1810 avec ses collègues, û tut exilé à Rbetel par Bonaparte , pour avoir refusé de se trointr au mariage de cet empereur avec raidû* duchesse Marie - Louise. C'est dans cette retraite qu'il composa Touvrage mtài^'- Méditations des FéritéséiemelUs^e^f^'^ fit imprimer à Rome en 1814 , in-rll, sans nom d'auteur. Peu de temps avant la restauration de Louis XYIII sur le trtee de France , le cardinal Mattei étant retoone en Iulie , devint évêque d'Ostie , doyen àa sacré collège , et mourut k Rome en 1820.
* MATTEI (Stamislas), professearde cootrepoint au lycée de Bologne, sa patrie, mort le 12 mai 1825 maître de chapelle de Saiat- Petronio , membre de llnstitut dltalie, it
celui de France , et de plusieurs autres aca-
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demi» d'Europe, possédait à knd la théorie de son art, et composait aussi aree talent n a laissé plusieurs morceaux de musique remarquables surtout par. leur correction.
* MATTEi^S (Paul di' ) , peintre italien, élère de Morandi , né en 1662 à Naples , fut appelé en France , y soutint la réputation ^'il 8*était acquise paT de beaux ouvrages , passa ensuite à Rome, où le pape Benoit XIII Templcja poi^ la décoration des églises de la Minerua et à^Ara^CcsU , puis revint à Naples , où il mourut en 1728.
* MATTEUCCI (Piraovio), astronome, de rinstitut de Bologne , né dans les premières années du 18* siècle , obsenra avec Zanotti les comètes de 1739 et 1744, dirigea les réparations di^ gnomon de Cassini , obserra le passage de Mercure en 1786, en rendit compte dans le septième tome des Mémoires de llnstitut de Bologne, publia ensuite 12 années d*éphéméHde8 (Ephmm^ rides mottaum cœlestium^ ^•h ^^ 1?^ ^ 1810, et mourut en décembre de celte même année.
* MATTHJSI (UovAan). ro^e» hào- ■ABO â'Udine,
* MATTH^I ( Chustia* - Fainiaic ) , savant helléniste saxon , né en 1744 à Grost en Thnringe , mort à Moscou en 181 1 avec le titre de conseiller auHque et de professeur ordinaire de littérature classique à FuniTersité de cette ville , a publié beaucoup d'ouvrages dont la liste se trouve dans Rotermund au nombre de 53 , et parmi lesquels on distingue : Chresiomatkia grmca , etc. , Moscou, 1773 , in-8^ ; Glossaria graca mi^ nora^ etc.,ibid., 1774-1775, 2 vol. in-4o; XiphUini et Bétsilii,,, Orat. ineditœ, ibid. , 1 775, in-4o; Isoeratisj DemetrUCydone^ etc., £pietoUé^ etc.* , ibid. , 1776, in-8«; Gregorii Thessal. Orationes , etc. , ibid., 1776, in-8o; Notitia codicum MSs. grœcorumbibL mosç,^ ibid. , 1776, infol., réimprimé sous un nour veau titré, Leipsig » 1805, 2 vol. in-8« ; Plutarchi lihelius de supentiiione , tic. , ibid. „ 1779 ,» iii-12; Jnimadvers. md Origenis ffejeapta^ etc., 1779, in-4o{ Lectiones moS' 9uemf«#, Leipsig, 1779, 2 vol. in-8of Gregorii I^azienz. Orat,^ Moscou , 1780, in'4<* ; Scholia inmd, ad ïliados T, Dresde, 1786, in^p; Pfenseeius , de Nmturé hominis^ grec et latin, Magdebourg , 1802 , in-8<> ; une édition à!Emripide, Leipsig, 1813-14, 2 voL in*8o«
* ]liATTfl£US(AaToniB),juri«:onsulte ailemaiid, né à Herbom en 1601 , mort en 165S , membre de TAcadémie d'Utrecht , a Tome 15.
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Coimmentarittê de erimimbue , Utrecht , 1644 , iii-4o • Di^mtationes dejur dieiis, de swcessiomhiu ^ mmtrimonio , tutelis , <AVor(û> , de mtetù m i bue libri dUo , ibid., 1653, in-4« ; Parœmiie, ffrmter Roma»
norum aliarumque gentiwn mores et insti- 4uêa^ jus ultrajectinum exponemus ^ ibidem, 1667, in-8», etc.
* M ATTHESON ( Jbav ) , musiden-com- 'positeur allemand , né à Hambourg en 1681, montra dès son enfance des dispositions extraordinaires pour la musique, ainsi que pour la littérature , composa d'abord de la musique sacrée^ des fugues et des contrepoints , et devint, à Tâge de seixe ans , premier chanteur du théâtre de sa ville natale, organiste.de plusieurs églises et professeur de musique. Ces diverses occupations ne Tempèdièrent point d'apprendre les principales langues de FEurope , de composer des opéras pour son théfttre et des morceaux détachés, et d'étudier même la jurisprudence. Ajant quitté la scène en 1705 , il en«tra chez le résident d'Angleterre à Hambourg, pour faire l'éducation de son fils. Ce ^ àiinistre ajant reconnu toute la capacité du précepteur , le prit pour secrétaire de légation. Mattheson garda cet emploi jusqu'en 1746, reçut à sa retraite le titre de conseiller de légation, et mourut en 1764. Outre ses compositions musicales qui sont en trèsgrand nombre , on connaît de lui les ouvrages suivants sur la musique ou Tart musical (en allemand ) ; le Nouvel orchestre , Hambourg, 1713, in-12; VOrchestre protégé ^ ibid., 1717; Réflexions sur l'éclaircissement d'un problème de musique^ 1720 , in-4« ( eu français ) ; l'Orchestre scrutateur, ibid. , 1721; Crilica musica , ibid., 1722-1724,2 vol. in-4« ; le Patriote musicien, 1728, in-4«; le Chantre savant, traduit du latin , 1730 y in-4* ; Nojrau des sciences mélodiques ^ 1737, itt-4« ; le Parfait Muitre de chapelle , 1739, in-fol. ; Défehsede la musique céleste, 1747, in-8«; s^ Dialogues entre la Sagesse et la Musique , 1751 ; Nouvelle Académie musicale, 1751 et 1752; trois écrits «ur ia • Basse continue, 1724, 1731, 1735, in-4«; plusieurs brochures et pamphlets d'un faible intérêt. Les travaux libraires de Mattheson ne sont pour la plupart que des traductions on des brochures peu importantes. Ses opéras sont au nombre de huit II a publié plusieurs recueils de sonates , un recneU de floues, sous le titre de Langues des doigts ; et un Qdeon morale y jucundum et wtole^
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dont les paroles sont de lui ainsi qne la mn* siqoe. Le nombre de ses écrits et de ses compositions pvbliés se monte à 88 , et il en a légué autant pent-^e en manuscrit aux établissements publics d'Hambourg.
* MATTHEW (Tobib), diplomate anglais , né à Oxford en 1578 , mort en 1665 chez les jésuites d* Gand, avait été employé 'par Jacques l'^ dans la négociation du mariage du prince de Galles ayec TinCuite d'Espagne. On a de lui les ouvrages suivants: Bieht cabinet de précieux bijoux; Becueii delettresytie., Londres, I660,in-8o; diverses Uttres insérées dans le Cabaia^ ibid. , 1654 ; dans le Scrinia sacra , ibid., 1663 ; Becueii de Uuree , etc. , ibid. , 1660, in-8* ; les bons Effets de se laver là tète chaque matin avec de teau froide ;\la Fie de saint» Thérèse , 1623 , in-8« ; le Bandit pénitent , etc., 1625, 1663, in-8<» ; T^raduction des Confessions de saint Augustin , 1624 , in-8o ; Traduction italienne des Essais de Bacon. Il a laissé une histoire de son temps , imparfaite et inédite.
* MATTHEWS (Thomas), amiral anglais, né en 1681 , entra de bonne heure dans la marine militaire , devint capitaine de vaisseau pendant la guerre de la succession d Espagne, servit avec distinction sous les ordres de Tamiral Byng , passa ensuite dans les Indes pour combattre les pirates , obtint le grade de contre-amiral, revint en 1724 dans les ports d'Angleterre., resta inactif jusqu'en 1739, fui ensuite emplojré comme vice-amiral, commandant des forces navales britanniques dans la Méditerranée , et mérita par ses services distingués d*être élevé au grade d'amiral de l'escadre Bleue. C'est en cette qualité qu'il commandait en 1 744, vingtneuf vaisseaux de ligne, dans le combat qui eut lieu contre la flotte combinée de la France et de l'Espagne devant Toulon , et dont le succès demeura indécis. La cour de l'amirauté anglaise ajant mis Tb. Mgtthews en jugement à ce sujet, le procès dura plusieurs années; mais on n'en connaît pas llssue.
L'amiral , retiré dans sa terre d*Harrow , j mourut en 1751. Dans les dernières anné^ de sa vie, il avait été membre de la chambre des communes.^ Jean BfATTViws , médecin à Herbom dans le 17* siècle , j professa son i^t avec dbtinction , et fut attaché à la maison -de Nassau-Dillembourg. On a de lui:
Diêcursus defebre pestiUntiali qum superio' rihus annis Germqniam pervagata est , ' Francfort, 1603, 1620, inl2; Bationalis et
empiriem Tharmamm Marekiarmm Badmh siiun dêscriptio , in'8«, Etllingen , 1606 ; Hanovre, 1606,- ConsiUa med. diversonm auctorum pro Emesto Fred. MarMmt Badensi conscripta , Francfort , 1608 , io^.
— Un autre Matthbws (John), voyigcar anglais de la fin du 18« stède, a poÛié:
Voyage to thé river Sifirra-Leons on du coast qfjtfriea^ in thejrears 1785-87, Londres , 1791 , in-8«, figures ; traduit en feiiiçais par Bellart, Paris, an V, in-l8;tlcft aussi auteur d*un autre ouvrage dont la Induction française ( par de Pubieox) s pin sous le titre suivant : Fajrage en Fnutet, en Italie et aux lies de tArchipdy Psrii, 1783,4vol. in.l2.
* MATTHIAS. Foxex M▲rausetMi^
THTS.
* MATTHIEU ou LEVI (Suit), spôt« et évaugéliste, était Galiléen et poUicaii, et percevait pour les Romains au bord da lac de Génésareth quand Jésus-Chriitrippela et lui ordonna de le suivre. L'ÉcrituR ne nous apprend rien dé plus sur son coopte On présume quHl souffrit le martyre a Perse ; d'autres le font mourir à Naddncr en Ethiopie. Ses reliques furent portéei a Occident. L'Église latine célèbre m ftie le 21 septembre. Son évangile fut, seknr»
pinion commune , écrit hnit ans aprb Faicensiou de Jésus-Christ et dans lldiàie s jro - chaldaïque que parlaient skn ifl Juifs. On a remarqué qu'il s'occupe po> dans son récit de suivre Tordre cfarooolap* que, et que sa généalogie de Jésus-Ouiit n'est pas la même que celle donnée ^^ Luc. (f^ofes sur ce sujet et sur tout cequ concerne saint Matthieu , Millius , Vomîb'i Luc de Bruges , Louis de Dieu , l'iKilov* ecclésiastique de Tillemont , le Dietioiineir* de la Bible de Dom Calmet, et YBiOoirt critique du texte du Nonveau-Testsaoïti par Richard Simon. )
* MATTHIEU (Piimax), poète et Ui'»' rien, né dans la Franche-Comté ea i^« possédait , «vant TAge de 15 ans, le l^àv ^ grec et l'hébreu. A 20 ans il fat ai^ principal du collège de Vercel (boufg^ " province) ; puis il se rendit à Valeoccp** venir étudier le droit ,. et reçut le booaetde docteur en 1586. Étant venn s'élsUir i Lyon , il j exerça la profession d*sfoci(t suirit d*abord avec ardeur le partidelsliÇ^ et signala son attachement pour les G^'y mais lors de la soumission de Ljon h Vs^ rite rojale, en 1593, U fat l'an des déf^
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«nvQjrét à Paris pour présenter aa roi liiommage de la fidélité des habitants , et devint dès lors un des partisans les plus zélés de Henri IV. 11 remplaça Du Haillan dans les fonctions- d'historiographe , dont le roi lui avait déjà donné le tjtre. Après la mort de Henri, Matthieu, fut également attaché à Louis XIII, qui lui témoigna les mêmes égards que son père. Ajant suivi le roi au siège de Montauban , il j fut attaqué de la fièvre, et mourut à. Toulouse en' 1621 . Parmi ses ouvrages , dont on trouve la liste dans les Mémoires de Niceron, tome 26, nous citerons, comme les plus remarquables :' la Guûiade , tragédie^ en laquelle.,., est re^ présenté le massacre du due de Guise^ Ljroii, 15d9, in-8<», réimprimée avec des notes dans le Journal de Henri III ^ édition de 1744 , tom. 3; Quatnuns de la vanité du monde ^ on TabUues de la Vie et de la mort^ traduits en latin et dans la plupart des langues de rBurôpe , et souvent réimprimés avec cenu de Pibrac et du président Favre {vojrez ces deux derniers noms ) ; Histoire des derniers troubles de Froncé ^ sous les règn/u de Henri III et de Henri IV ^ etc., Lyon, 1594, in-8o ; Histoire véritable des guerres entre les deux maisons de France et <t Espeigne (de 1515 à 1598), Rouen, 1599; Histoire de France, etc. ( de 1596 à 1604), in-8»; Paris 1606, 2 vol. in-8o, réimprimée plusieurs fois et traduite en italien \ Histoire de froids XI, etc.,ibid., l6lO,in-foL; 1628, iii-4«, traduite en italien et en anglais; Histoire de la mort déplorable du roi Henri-le- Grande avec plusieurs poésies en Thonneur de ce prince, ibid. , 1611, in-fol. ; 1612, iii-8o • Histoire de saint Louis^ ibid. , 1618 ; Histoire de France ( 4e François !•' à Ix>uis XUI), ibid., 1631 , 2 voL in-fol., poWée par J.-B. Matthieu , Pun des fils de r«uteur , qui continua ie règne de JjOvôm XIII. — La fille de P. Matthieu se fit religieuse dans le tiers -ordre de Saint- François, et vécut d'une manière si édifiante; que le Père Alexandre récoUet , crut devoir pablîer U Vie de la vénérable Mère Matthieu^ Lyon, 1691 ,in-8o.
* MATTHIEU. Voyez AFVurro et Ca«-
MATTHIEU DE KROKOV, cardinal et Uiéologien , né au château de Krokov , en Poméranie, vers le milieu du 14« siècle, professa d'abord la théologie à Prague, devin» chancelier de raniversité de cette ville ,
se réfugia ensuite à Paris , du temps de la guerre des hussites^ puis repassa en Allemagne, où il fut successivement professeur à r Académie d'Heidelberg, chancelier dePempereur Robert de Bavière , et évéque de Worms. Envojé comme ambassadeur à Rome , il y reçut le chapeau de cardinal; et, de retour dans son diocèse , il j mourut en 1410. On connaît de ce prélat : Sermo de emendatione morum et cleri^ prononcé au synode de Prague en 1384; Liber de squalore curiœ romanœ^ Bâle , 1551 , et insëré tlans le Fasciculus rèrum expftendar. de Bro^im ; de Celebratione misses , etc. , Memmingen, 1494, in-4o; plusieurs autres oU* vrages théologiques conservés parmi les manuscrits de la Bibliothèque impériale de Vienne. M. A. Barbier lui attribue encore r^rt morîeiu^i, petit in-folio, gravé en bois; ouvrage très-rare et sur lequel on peut con* sulter le Manuel du libraire par Brunet,.
Vidée d'une Collection compUu d'Estampes^ par le baron Heineken, pag. 399 et suivantes , et le Dictionnaire biographique de Lasema Santander , t. 2, p. 102. — ^11 ne faut pas confondre le cardinal de Krokov avec un autre Matthibu qui eut de grandes disputes avec Jean Huss, et dont on a : Expositio in Canticum Canticorum; in Ecclesiasten; in D.Matthai etfongelium, etc., etc., ouvrages conservés dans la bibliothèque Pauline de Leipsig.
* MATTHIEU de Vendôme , abbé de Saint-Denis, fut régent du rojaume pendant la deuxième croisade de saint Louis , principal ministre sous Philippe -le -Hardi, et mourut en 1286 , après avoir eu aussi quelque influence auprès de Philippe-le-Bel.On vojait encore son tombeau à Saint-Denis il y a quelques années;— Un autre Mattbibu de Vendôme , en latin Matdueus Vindocinensis , poète du 12» siècle , est auteur d'une paraphrase de V Histoire de Tobie en vers élégiaques , Lyon, 1505 , in-4o; Brème, 1642 , in-8o, publiée par les soins de Héring. On cite encore de lui d'autres ouvrages moins connus des bibliographes. — Mat- TBiBU^e fVestminster^ chroniqueur anglais du 13* siècle, appelé aussi Ftor^enis , mort vers 1307 à Tabbaye dont il porte le nom, a laissé une chronique intitulée : Flores historiarum , insérée dans les britannicar, rsrum Script, vetustiores^ etc. , Heidelberg, 1587, in-fol. Il n'a fait que compiler et abréger dans cet ouvrage des chroniques plus anciennes , surtout celle de Matthieu P&ris
MATT
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( voyez ce nos ). On lui attriboe ansn les chronique» ées monastières de Westminster, de Saint-Edmond , etc.
* MATTHIEU PARIS, célèbre, chroniqueur anglais, né au. commencement du I3« siècle , prit lliabii religieux ao monas* «ère de TAlban , ordre de Clani , en 1217 , fat chargé par le pape d'établir la réforme dans divers monastères de Norwége , obtint la faveur da roi Henri III , et moamt en 1259. Ce r^gieux était poète, orateur, théologien, avait des connaissances en peinture et en architecture , et passait pour fort habile en mécanique. Le plus connu de ses ouvrages est la chronique intitulée : HUton'a major Angliœ^ etc. (de 1066 à 1259) dont le manuscrit se conserve encore au Muséum britannique , et qui a été publiée par Matthieu Parker, archevêque de Cantorberj, Londres , 157 1 , in-fol. ; réimprimée îi Zurich , 1606, in-fol.j à Londres , 1640; \ Paris , 1644 ; et encore à Londres , 1684 , même format : cette dernière édition est la meilleure. Paris rédigea lui-même un abrégé de cette chronique qu'il intitula Hittoria minor. Ses autres écrits sont des vies de plusieurs abbés du monastère de Saint-Alban. On doit consulter sur cet auteur l'article très -étendu qu'Oudin lui a consacaé dans les Scmpt, eecletiatt. tome 3 , page 204-17.
• MATTHiOLE ou plutôt MATTIOLl ( PiBRRB-ÂHDBi) , médcciu et botaniste italien , né k Sienne eii 1500 , fut reçu docteur i Padoue , exerça successivement Tart de guérir à Sienne , à Rome , à Goritz, se retira à Trente dans les dernières années de sa vie , et y mourut de la peste en 1577. Il n'est guère connu que par ses Commentaires sur Dioscoride , répertoire immense qui renferme à peu près toute l'érudition botanico-médicale de cette époque. A la traduction de l'auteur grec, Matthiole a joint la description d'un assez grand nombre de plantes, d'animaux, ou de substances des trois règnes , qu'il avait découverts dans ses voyages en Italie et en Allemagne , ou qui lui avaient été envoyés. I> consacra une grande partie de sa vie à rédiger et perfectionner ce travail. Son ouvrage fut publié d'abord en italien , 1544 , in-fol. 5 avec des augmentations , ibid. , 1543 et 1549, in-4o; mais en 1554 , Matthiole en donna une édition latine sous le titre de : Commentarii in sex libros Pedarici Dioscorid,, etc., Venise, in-fol. avec pi. , réimprimé plusieurs fois,
Iradnit trois fois en allamand ( entre antres par A.-J. Camerarius), enfrançab (pur A.dn Pinet et J. De smoulin s), et en d'aotreB langues de l'Europe. La meilleure édition latine est celle de Valgrisi , Venise , 1565 , fif . G. Ranhin en donna une autre à Bile ea 1596, qui est supérieure à la précédente par les additions et les observations derédilear, mais dont les figures sont de moitié plus petites. On a encore de Matthiole : Jpologia aduersiks Amathium lusitanwn ; EpiM larum médicinal, lih, F'; de morbi galUà curandi ratione Dialogue , et quekjnei >qtres écrits sur lesqueb on peut consolter u f^ie insérée dans les Mémorie istoriche per sen^ire alla vita dipiu uomini iUusOi tUBs Toscana , Livoume , 1 757, in-4'». — Un mtre Matthiole, aussi médecin, né ï Pé* roose , mort en 1498 professeur 2i Padooe , est auteur d'un livre intitulé Ars memonùva , Augsbourg, 1478 , in-4o.
* MATTHYS (GÊnAnn) , savant ecdéiiai- Uque, né dans le duché de Gueldre, Tcn 1523, mort vers 1574, a laissé : Commeaiaint sur Arisioie, Cologne, 1559-1566, 2volin-4'; Commentaires sur VÈpttre de saint Pedai Romains yXbxà., 1562.— MATrHTs(Chnilia4 Matdiias, docteur luthérien ,nè à Mel<lorp, ville du Holstein, vers 1584, mort î Utrecht en 1655 , a laissé un grand nombif d'ouvrages de philosophie, dlûstoiitf^ controverse , etc., parmi lesquels on dislingue : ffistoria patriarcharum , labed , 1640, in4«; Tkeatrum historicum, Amsterdam , EIzévir, 1668 , in-4o.
* MATTIOLI ( le comte Guoum^ GNI ou ), premier ministre du dnc de Uur toue , fut enlevé de Turin en 1685 , 00 plitôt en 1679 , par ordre du cabinet * Versailles , parce qu'on craignait que iob habileté ne fit échouer les négociatioBsaf tamées avec la cour de Piémont. On leçon duisit au château de Pignerol où il iBff"'^ quelque temps après. Plusieurs écrifiiB'<vit prétendu reconnaître en lui, k à»»S^ non équivoques, le prisonnier §i ta"*"* sous le nom de l'homme au masque itfr- L'auteur de la VéritahU cUfde rhittoirtde l'homme au masque de fer est un de cew qui partagent cette opinion.
* MATURINO DA FIRBNZA , p««rt^ italien , né à Florence rers la findn t5»swcle, fut élève de Rafdua, trtfsill»** embellissemenU du Vatican , et se ht <ï^ étroite amitié avec Polydorc. Ces deux tf-
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tîttes eitécatèreiit entemble un grand nombre de tableaux à firetqae et à rhoîle.
* MATY (BfATTBuu), savant médecin, né en 1718 à Montfort près d*Utredit , alb en Angleterre en 1740, revint ensuite à Utrecbt, ptm retourna à Londres en 1752, fat nommé aons-bibliotbécaire du Muséum britannique lors de la création de cet établissement en 1753 , fat admis en 1558 au nombre des membres de la Société royale , en devint secrétaire perpétuel en 1765, et mourut en
1776, bibliothécaire en chef du Muséum. On connaît de lui : Eê9ai sur Fusagé , Utrecht, 1 74 1 , in- 1 2 ; Esêai êurU caracière du grand tmédeein , ou Éloge critique d*Herm, Boerfuuufe^ Cologne, 1747, in-8o • Journal bri~ tannique^ la Haje, 1750-1755, 21 vol., grand in-12 ( MatjT n*en a rédi^ que les 18 preîmers) ; des mémoires (en anglais) sur la vie de lord Cheslerfield , placés en tête des OEuvres mêlées de ce dernier, Londres,
1777, 2 vol. in-4<>; des notices dans les Xtansaetions philosophiques et dans d*autrtis recueils périodiques. Prosper Marchand attribue encore à Matjr des poésies licencieuses et des Commentaires sur Rabelais , non moins obscènes que ceux de Le Motteuz. — Matt (Paul-Henri) , fils du précédent , né à Londres en 1745, succéda à son père dans la place de bibliothécaire du Muséum , fut admis , dans le même temps , à la Société royale de Londres , en devint secrétaire en
1778, donna sa démission en 1784, entreprit un journal sons le titre de Review ( la Bévue ) , qui cessa de paraître en 1786, et mourut à Londres en 1787. On connaît de lui une traduction anglaise des Voyuges de jRiesbeck, Quelques biographes lai attribuent la traduction française du Gemmœ mèoUnsHenses , rédigé en latin par J Bryant (Londres , 1780- 1791 , 2 vol. in-fol.) ; mais en ce cas son travail s'est borné au premier volume , puisqu*<m sait que le deuxième a été traduit par Dutens. On a publié aussi sous le nom de Maty un volume de Sermons dont plusieurs sont de prédicateurs connus.
— Matt (Oiarles) , oncle de Matthieu, a publié un Dictionnaire géographique universel, tiré de celui de Baudrand et autres géographes , Amsterdam, 1701, 1723, in-S».
* MAUBERT DE <K)UVEST ( Jbam- Haaii ) , littérateur, moins connu par ses écrits que par ses aventures romanesques , né en 1721 à Rouen, entra d*abord dans un couvent de capndns et en prit Thabit; mab bientôt ayant reconnu qu'il s'était
trompé sur sa vocation , il s^enfuit en Hollande ,"oà il obtint un passe-port pour l'Allemagne, prit du service dans Tannée saxonne, fut promu au grade d'officier d'artillerie , abandonna , à la paix , l'état militaire, et fut chargé de l'éducation du fils de son général. Ses indiscrétions Tayant rendu suspect , il fut arrêté par ordre du roi , enfermé dans une forteresse d'où il ne servit qu'en promettant de reprendre la robe de Saint-François; et on lui délivra h cet efietun passe-port pour Rome. Après pour quelques mois d'épreaves dans un couvent de cette ville , on le renvoya en France; mais arrivé à Màcon , il prit b route de Genève, séjourna quelque temps en Suisse , passa ensuite en Angleterre , après avoir traversé une partie de l'Allemagne et b Hollande. Bien accueilli d'abord par le-lord Bolingbroie , il inspira ensuite des méfiances bien ou mal fondées , qui l'obligèrent à repasser en Holbnde. Des brochures qu'il publia dans ce pays indisposèrent le roi de Prusse Frédérip, II, qui demanda le bannissement de l'auteur. Il passa il Bruxelles , se détermina ensuite à rentrer en France, avec l'espoir d'être employé par le maréchal de Belle-Isle ; mais la mort de ce ministre trompant son attente , il retourna en Allemagne , se fît directeur d'une troupe de comédiens , fut arrêté bientôt comme moine fugitif et vagabond , et jeté dans un cachot où il resta onze mois. Étant parvenu à s'évader , il se rendit à Amsterdam , où , deux jours après son arrivée , il fut remis en prison , à b requête d'un libraire de la Haye.Sri y passa deux ans au bout desquels , ayant gagné son procès contre le libraire , il partit pour se rendre dans une cour du Nord, où il était, disait-il , appelé ; mais il mourut en chemin , à Altona , en 1767. Dans le cours d'une vie aussi agitée, Maubert {iublia un grand nombre d'écrits dont la liste se trouve dans la France liité' raire , édition de 1769, et dans le Dictionnaire des Jnonjrmes de M. Barbier. "L'éloge de Maubert a été inséré dans -le Nécrologe des hommes célèbres de France, année 1 769 \ et sa Fie (par Chevrier) a été publiée h Londres, 1761, in-S»; 1763, în-12. Le premier de ces écrits est un panégyrique; le second est une satire qui dégénère parfois en libelle.
♦ MAUBURNE ( Jiiah ) , abbé de Livry, écrivain ascétique, né k Bruxelles vers 1460, entra dans la maison des chanoines réguliers du mont Saint-Agnès , et y remplit divers emplois , travailla à b réforme de plu-
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