‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 109 sur 145 · MAUL · texte numérisé non relu

MAUL

MAUP

Amestrù, Coriolan et Choiroet : la dernière fut représentée saiu succès en 1752. .

* MAUGERARD ( JBAv-Bàpnsn ), bénédictin , antiquaire et littérateur, né à Anzeville (Lorraine) en 1740, mourut à Metz en 1815. Il 8*éUit livré spécialement à Tétude des antiquités et de la topographie de sa ville natale. On ne connaît de lui que deux écrits publiés dans le Journal encjrclopédlque^ et dans V Esprit des Journaux : le premier est une Letire sur une édition de Térence; le second une Notice de l'édition originale des OEuvres de Hrosviu. ( yojrez ce nom. )

* MA^GIN (Jbaii), littérateur obscur, né à Angers dans le 16* siècle ^ n*est connu que par les traductions françaises des ouvrages suivants : Histoire de Palmerin d'O- /tVe , etc., roman de chevalerie, Paris, 1546; Discours de Machiavel sur Tite^Lwe ^'ûÀà,^ 1548; le premier livre de Tristan de Léonais^ ibid., 1554.

* MAtJGUlN (Gilbbet), président de la cour des monnaies de Paris, dans le 17« siècle, mort en 1674, a publié, contre un écrit dnPèreSirmond,une dissertation intitulée : yindiciœprœdestinationisetgratiœy insérée dans le recueil qui a pour titre :

Feterum Scriptor, qui in IX sœculo de gratid scripsére opéra ^ Paris, 1650, 2 vol.

in-4o.

* MAULEON ( LOYSEAU de ). Vo^ez

LOTSBAU.

» M AULTRÔT(GÀBaiBL-NicoLi8), jurisconsulte et savant canoniste , né à Paris en 1714, fut reçu avocat au parlement de Paris en 1733 , se livra plus spécialement au droit canonique , plaida peu , mais publia de nombreux écrits qui lui acquirent de la réputation , et mourut en 1803. De tons ses ouvrages , dont M. A.-A. Barbier a donné la liste la plus complète dans son Dictionnaire des Anonjmus^ .nous ne citerons que les suivants : Dissertation sur le fomuUaire , 1775 , in- 12 ; Tauteur t'y déclare hautement contre la signature du formulaire; /es Droits de la puissance temporelle, défendue contre la deuxième partie des actes du clergé de 1765 y 1777 , in- 12 ; Mémoires sur la nature et l'autorité des assemblées du clergé de France, 1777, in-12 ; VInstitution divine iles curés et leurs droiu au gom^ernement général de l'Église , 1778, 2 vol. iii-12; ^w Droiu du second ordre ( dans le clergé ) défendus contre les apologistes de la domina-^ tion épiscopale, 1779, 2 vol. in.l2j plu-

sieurs autres écrits sur le mtee sujet, publiés de 1780 à 178S^, Examendes âécnu du concile de Ti'ente et delà jwrisffudeiue française sur le mariage en Freacs, 1788, 2 vol. in-12; Discipline de VÉ^ mr k mariage des prêtres, 1790, în-Bo; Of^eK justes Bornes delà puissance temportOs^tk.^ 1789-90, 3 vol. in-12 ; un grand nombnâe brochures au sujet de la constitatkm àiût du clergé dé<^tée par Fasstmblée oomlituante, publiées de 1790 à 1792.

* MAUNDRELL ( Hbvbi ) , vojrH«ar »

glais, était chapelain de la loge ugUiie d'Alep, lorsqu'il partit en 1697 , avee quatorze de ses compatriotes , pour aller TÎntff les saints lieux. La relation de cette eoone a été publiée sous ce titre : f^oyage d'M^ i Jérusalem , à Pâques de, l'année 1697 , tm du Vofage de l'auteur à Bir sur U$ herét de l'Euphmte et en Mésopotamie {m ibglais), Oxford, 1680, in- 8», Bgures; Induit en français , Utracht , 1705; Paris, 1706, in-12.

* BIAUPAS (Chabuis GAUCHOH w), mort chef du conseil de Lorraine, a hiflé quelques poésies imprbnées à Reins a 1638, sous ce titre : Besu de vei% et k composition de Jeu très-isénérettx se/gner Mesêire Charles de Maopas,^eic, — Miopi* DU Tova ( Henri Caucbcv de), de Untet famille que le précédent , évéque du Po/es Vêla j , puis évéque d*Evreux , où il nomt en 1680 , passait pour un des bons prédkitenrs de son temps. On a de lui : Disemn fimibre sur l'archevêque de Reims, G^de Sai/Ue-Marie , Reims, 1629, în-S"; ^k d^ madame de Chantai, Parisv, 1644, ia-4'i souvent réimprimée et traduite en ttaliea; F'ie de saint François de Sales, Mi^ (657, m-4o, gravures; Oraison fmAn de saint Fincent-de^PauU , Paris, 16(»1< in-4«; Statuts synodaux, Eweox, l^t 1665, in-8».

" MAUPEOU (RnÉ-CHÀBLis ds»' • Parif en 1688, d'une famille aBob& « 1586 , fut socoessiveaient avocat de ni '* ChAtelet, conseiller au parkmepif F^ dent à mortier , premier président, ctiv^ chancdier du royaume. Quoiqu'il eétépoeie en 1712 Anne -Victoire de LamoigDOOtP^ ttte-6Ue de M. de Lamoignon-BasTâk, 3 exista toujours entre cette fîuailk elU*^ peou une inimitié qui fut souvent (unetlâi^ deux parties. Engagé dans les querefleif" «'élevèrent entre le parlement et le c^^ Paris à l'occasion des empiétements de joH^

MAUP (3ei) MAUP

clictîon ^6 cet deux corps te reprochaient der 800,000 franc». {yo^e% Chaiotais, Ciof- DutuellemeBt, Maupeou ne montra ni la saviryMiJROBBaXfetc.yete.) fermeté qui conTenait à ton caractère, ni ^ MÂUPERTTJIS (Pnaai-Lovn MOles lumières exigées par sa position, ft céda RE AU db) , géomètre et astroaome, né à â son fils sa dignité de chancelier de France, Saint-Malo en i60&, merfi à Bâie en 1759 , qu'il ne posséda que durant vingt-quatre montra dans sa jeunesse un penchasit égal heures , et mourut en 1775 , après avoir été pour les mathématiques et pour la guerre ; témoin de la chute de son successeur. mais à peine eut-il obtenu une compagnie * Maupeou (RBRB-MicoLAS-CaàBLXs- de cavalerie qu'il abandonna la profession AvousTiN db), né ât Paris en 1714, succéda des armes pour se livrer cntièremoit aux h son père en 1768 dans les fonctions de sciences exactes, tl entra à rAcadéfloîe des chancelier du rojraume. Les querelles qui, à sciences en I72S , se rendit quatre on cinq cette époque divisaient les parlements et la ans après à Londres , fut admis à la Société cour acquirent une activité plus alarmante royale , et de retour en France passa à BAle , par llmprudence du nouveau chancelier. 11 où il gagna Tamitié des frères BeraouHi , crut mettre fin à tous les désordres en ajant romement de la Suisse. La réputation qu'il recours à un coup d'autorité. Le parlement s'était acquise le fit placer, en 1736, à la tète de Paris fut exilé. Celui de Rouen eut le des académiciens que Louis XV envoya même sort On installa le conseil du roi à la dans le Nord pour déterminer la figure de place des magistrats absents et le nom de la terre. Cette entreprise , à laquelle Maaparlement fut donné à cette commission pertuis doit son iHustration, fut exécutée en transitoire : cette mesure, considérée comme un an , malgré les obstacles et les dificnltés ■ne violence exercée sur un corps illustre sans nombre qu'il falhrt surmonter ^ avec cl aimé du peuple , souleva Topinion pubU- toute la diligence et tout le succès qu'on que; les avocats refusèrent de plaider,, et pouvait justement espérer de celte réunion quatre d'entre eux ayant consenti à paraître de savants du prenUer ordre. Le roi de devant ce tribunal éphémère reçurent le Prusse ofint au chef de cette heureuse exsurnom flétrissant des quatre mendiants. Le pédilion , en 1740, la présidence et la directrouble était dans l'État , l'irritation dana tion de l'Académie de Berlin. Le savant tons les esprits ; cependant le chancelier servit son nouveau maître dans la guerre tint bon et sa persistance parut sur le point contre l'Autriche, s'exposa beaucoup à la bad'étre couronnée du succès. Les plaintes taille de Mollwitz, fut fait prisonnier et s'apais^ent peu à peu , la justice reprit son traité honorablement par l'empereur et Hm* cours, et le nouveau parlement obtint un pératrice-reine, qui lus rendirent bientôt la moment de crédit. Mais ce cafane n'était liberté. Il en profita pour visifei* sa patrie ] qu'apparent Les divisions <pii éclatèrent mais il retourna bientôt en Prusse , où sa entre le chancelier d'un côté , le due d'Ai- faveur toujours croissante auprès de Frédéguillon et une partie de la cour de l'autre, rie l'exposa à des chagrins sans nombre , vinrent ranimer les anciens troubles. Le que semblait d'aiUeurs appeler son caracparti qui tenait pour les anciens parlements, tère inquiet, ambitieux et peut-être un peu fort de cette division, reprit de la. oonsb- jaloux. Il se trouva engagé dans une vive Mnce. La guerre recommença , d'innom* dispute avec Kœnig , profiMseur de philosobrables pamphlets furent lancés de part et phie à Franeker, au sujet d'une question d'autre. Le procès de Beaumarchais contre scientifique , et vit bientôt le redoutable le conseiller Goezman intervint au milieu Voltaire se ranger parmi ses plus ardents de ces circonstances et acheva de rendre mé» adversaires. Quoiqu'on ne puisse se défeupsfcable le parlement Maupeou. Le crédk dre de sourire à la lecture de la fameuse du chancelier commençait à baisser à la diatribe du docteur Ahakia et des autres cour^ la mort de Louis XV y porta le der- satires sanglantes du malin philosophe, il nier coup. A l'avènement de Louis XVI les faut convenir qu'il eut du moins le tort d'atparlements furent rappelés ( en 1774) , et taquer un homme qu'il avait autrefois loué Maupeou dirgracié fut exilé dans* ses terres, outre mesure. Voltaire perdit l'amitié de 11 mourut ignoré an Thuit près les Andelys Frédéric, et put attribuer en grande partie le 29 juillet 1792. Quelque temps avant sa sa disgrikce aux menées de son adversaire, niort il avait fait don à l'État d'une somme Maupevtuis resta L'esclave favori du roi de Tome 15. 46

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