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PniSM , ei fi'en fat pat plut heureux , grâ«e k ton humeor ardente , tombre , hnpérietite et à ton àmoar-propre trop tentible. Aprèt AToir fait an yoyage en France, pour rétablir ta saaté délabrée, il alla mourir à BAle, dant let brat det BemoulH. Comme écrivain il avait de Vesprit , du feii , de Timagination, mais on lui reproche des tours recherchés , ane concision affecta , un ton sec et brosque , un style plutôt raide que ferme, des paradoxes , des idées fausises , une littérature médiocre : en an mot il fit moins d^honneur à l'Académie française , dont il était membre , qu'à celle des sciences. On a recueilli set OEut^res, I^on, 1756« 4 vol.
in-Ôo.
^ MAUPERTUY (J.-B. DROUET ©b) f^ojrez Dbotjet.
* MAUPIN (N.), écrivain du 18* siècle, sur lequel on n*a que très-peu de renseigne-* ments^ et dont on ignore Vépoquede la mort.
On sait seulement quMl avait été valet de chambre de la reine Marie-Antoinette, et qu'il est auteur d*nn grand nombre d'écrits turragriculture, sur la plantation et la culture delà vigne, et principalement sur la manière de faire les vins , de les améliorer. M. A. Beuchoty dans son article sur cet écrivain {Biographie universelle de Michaud, tom. 27 )^ donne les titres de ses écrits, ai/ nombre de trente-un.
* MAUR< Saint), disciple de saint Benoit, fut, suivant d'anciens hagiographes , en? ojé en France dans 1ç 6« siècle par ce fondateur, pour y établir des monastères de sa. règle. Il est à remarquer que saint Grégoire de Tours , Bède et Usuard ( voyez ces noms), ont gardé le silence sur cette mission, à laquelle cependant on croyait généralement en France, dès' le 9« siècle.
Une célèbre congrégation de bénédictins , prit, au commencement du 17* siècle, le nom 4e Saint-Maur. C'était une réforme que le pape Grégoire XV approuva en 1621:
et Ton sait que cette même congrégation a produit un grand nombre de personnages distingués par leur piété, et surtout parleur vaste érudition. (Voyez V Histoire littéraire de la congrégation de Saint-Maur par dom Tassin, Bruxelles (Parb), 1770, in-4».)
* MAUB. yoyez Dantikb et Radaii- Maub.
* MAURAND (Pisrbb), albigeois paissant par ses richesses et regardé comme le chef de cette secte en Languedoc au 12* siècle, i^t un exemple mémorable de Tin-
floence qu*ezerça sur eette Balhearcose époque le pouvoir tpiritud des papet. A force ^de caresses on parvint à le faire comparaître devant un légat. Il fut déckrc hérétique, jeté par le comte de Toalooie dans une prison dont il ne sortit que pour être fustigé par les rues et faire publiquement l'abjuration de ses erreurs. On confisqua ses biens, on le condamna à une amende de cinq cents livres pesant d'argent au profit du comte de Toulouse, son seigneur, et on lui ordonna de partir poor Jérasalem , d*y demeurer trois ans au service des pauvres , avec promesse , s'il rcrenait , de lui rendre ws biens , à rexception de ses ch&leaux, qu'on laissait démoluen mémoire de sa prévarication. Maurand se soumit à tout , partit pour la Terre-Saialc , et, à son retour, fut nommé capitonlpir ses concitoyens en 1 183 mourut en 1 199.
• MAUREL. Voyez Catiïat.
• MAUREPAS (jBAK-FBÉnéaic PHELIP- PEAUX comte db ) , ministre de Louis XV et de Louis XVI, né en 1701 , petit-fils da chancelier comte de Pont-Chartrain , fol nommé secrétaire d'état eu 1715 , eut le département de la maison du -roi en 1718, celui de la marine en 1723, le titre de ministre d'état en 1738 , et montra dans ces diverses fonctions de l'activité , de la pénétration et de la. finesse. Exilé à Bourges en 1 749 , sur la demande expresse de M »• de Pompadonr, contre laquelle il avait fait ane chanson , il subit sa disgrâce en riant et obtint bientôt de revenir dans sa terre de Pont-Chartrain, à deux lieties de Vcrsaille!. Rappelé au ministère en 1744, par Louis XVI, qui lui accorda toute sa confiance, il ae montra a ceux qui l'avaient oublié oo daservi ni ressentiment ni dédain : mais il iaot dire que les circonstances difficiles oà b France se trouvait placée, et qui dcviienl bientôt amener une terrible catastrophe, réclamaient moins un homme indulgent et facile qu'un ministre supérieur ; et Maurepai sembla borner trop souvent son ambttjoaà lancer continuellement quelques bons mots sur les événements tin jour. Ce nûoistit' mourut en 1781. Il avait des talents incôote&tables , mais n'en fit pas assez usage pour le bien de son pays. Le premier il a développé , dans un mémoire remis à Louis XV i les moyens d'ouvrir" par le Canada un commerce avec les colonies anglaises, de leor apprendre à aimer le nom français , à regu^ der la France comme une alliée naturelie ,
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et TADgleterre comme une marâtre dont îisde?aieiit briser le joag. On loi est redevable encore de grands perfectionnepieuts <Ians la construction des vaisseaux. On a sous son nom des Mémoires ^ 1790 et 1792, 4 vol. in-6<'. Ils sont de M. Salle , son secrétaire , et méritent d*étre consultés , à cause des faits curieux qu^ils renferment et surtout . de la pénurie de mémoires historiques originaux sur le règne de Louis XV.
* M AURER ( JosiAs ) , peinUe , né à Zu- .
rich en 1630, mort en 1580,. peignit sur verre avec beaucoup de talent , et fit graver 8ur bois le Pian de Zurich, qui lui donna une grande réputation dans sa patrie. — MAVBia ou MvRia ( Christophe ) , fils du précédent, né h Zurich en 1558, mort en 1614 , s^est distingué comme peintre et comme graveur, et a laissé des portraits qui jouissent d'une assea grande estime. —Mau- RBR ( Jean-Rodolphe ), né à Zurich en 1752, mort curé d'Aflbltem en 1805 , a laissé une ffûtoire abrégée de la Suisse , Zurich, 1780, 1806 , in-4o.
* MAURICE (Saoit) , chef de la légion thébéenne , presque entièrement composée de chrétiens, reçut la couronne dumartjrre , avec ses généreux compagnons , Tau 286, dans les Gaules , pour avoir refusé d^obéir à l'empereur Maximien qui leur ordonnait de sacrifier aux dieux. La mémoire de saint Maurice et de ses compagnons est honorée par rÉglise le 22 septembre. Plusieurs années après leur supplice on découvrit leurs corps au lieu dit Agaune (aujourd'hui Saint- Maurice ), où Sigismond, roi de Bourgogne, fit bâtir depuis une abbaye devenue célèbre.
Les jicus du mart/re de ces athlètes de' Jésua-Christ ont été rédigés par SaintEucher , év.ôque de Lyon , et publiés dans les yfcto sincera par D. Thierry Rinart et dans le recueil des Bollandistes.^ Plusieurs écrivains ^protestants ont nié le martyre de la légion thébéenne; mais leurs raisons ont été solidement réfutées. (f^oj^«z, entre autres ouvrages apologétiques, V Éclaircissement sut* le martj-re de la légion thébéenne et sur l'époque de lapersécuiwndes Gaules sous Dioclétien cl Maximien, p^r M. de Rivaz, Paris, l779,in8o.)
* MAURICE (TiBèaa), empereur d'Orient, né en 539 à Arabisse ( Cappadoce ) , occupa successivement plusieurs charges importantes h la cour de Constant inople , fit la guerre CQ Perse avec succès (580) , fut associé à Fempire par Tibère II , qui en même temps
le nomma son gendre (58^. Deê guerres sanglantes contre les Perses ( 581-591 ) , les Abares (591-599) et les Slavons occupèrent presque toute la durée de son règne : ses généraux remportèrent plusieurs victoires importantes ; mais ils eurent aussi des défaites d'autant plus désastreuses que le découragement et Tesprit de' révolte se mirent parmi les soldats qui proclamèrent auguste un soldat de fortune nommé Phocas. Maurice n*ent d'autre parti à prendre que la fuite, mais ayant été obligé par la tempête de relâcher à huit lieues de Colkstantinople, ileut la tête tranchée après avoir M témoin du supplice de cinq de ses fils , le 27 ^ novembre 602. Ce prince était digne d'un meilleur sort. Brave, sobre , amis des lettres et de la justice , il remit les lois en vigueur, diminua les impôts donna l'exemple des mœurs , et publia sur l'art militaire douze Uvres imprimés â la suite delà Tactique d'Arrien , avec version latine et notes par Schefier , Upsal , 1664 , in-8o.
* MAUàiCE (AiTOinB), ministre du Saint-Évangile et professeur de belles-lettres^ de langues orientales et de théologie , né en 1677 à Eyguières (Provence), fut forcé de quitter la France après la révocation de l'édit de Nantes , et se rendit à Genève , oà il mourut en 1756, membre associé de l'Académie de Berlin. Outre plusieurs ouvrages manuscrits sur les langues orientales , objet particulier de ses études , on a de lui : quelques Dissertations latines sur des points de critique sacrée ; un volume de Sermons , Genève, 1722 , in-8o ; et une édition du /7ationarium temporum du Père Petau, avec notes, et continué jusqu'à 1718, ibid.^ 1721,. 2 vol. in ^\
MAURICE ( Ile ). ( Géographie. ) C'est le nom par lequel ou désigne aufourd'hui cette Ile qui porta celui d'iLX db Fbâvcb, pendant que les Français en furent les possesseurs.
Elle est située dans la mer des Indes à 35 lieues est-nord-est de File de Bourbon. Sa plus grande longueur du nord-est au sudouest est de 14 lieues. Sa largeur de Test à l'ouest dé 8; sa forme est irrégulièrement ovale : tn suivant ses diflérents contours, sa circonférence est de pins 45 lieues. Un grand nombre de caps et de baies découpent ses côtes , qui offrent plusieurs bons ports ; le plus fréquenté est le Port-Louis ou du noni-ouest sur la côte occidentale, qui est le plus facile à aborder, étant situé S9US le vent ; on remarque aussi le Grand-Port ou Port-Bourbon sur la cdte du sud-est. L'Ile
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ett ooBiprUe «ntre Vct paralUAea <le I9« 58' et de 20o 31' sud. Ses méridiens eitiéiiies sont 54» SG' et 55 26^ k Test de Paris i les réci£i et les IloU dont elle est enrironnée , etqvi en rendent généralement Tabord dangerenx pour tous les narires un peu profonds , s*é4eBdent au delà de ces positions , mais seuiement d*uDe petite quantité ; ik servent à la défense naturelle de Tlle.
La plus grande portion de la surface est coureite die montagnes ; ce|>endant sa par^ lie ' Bord-est et surtout celles du nord sont généralement assez basses; les ririères et les ruisseaux y sont aîissi bien moins nombreux cpie dans le reste de Tlle. Sa partie centn^e parait avotr éprouvé , k une période très-reculée, des déchirements considérables ; elle est moins élerée que les montagnes qui Teutourent d*un cordon circulaire , et dont plusieurs forment des systèmes distincts ; elle présente des anfractuosités nombreuses. Sa surface est en général à 200 et 250 toises au dessus du niveau de la mer; au centre s'élève le Piton du milieu de l'ile (302 t.), montagne conique; le terrain va toujours en montant depuis la cdte jusqu'à cette espèce de plateau.
Séparées les unes des autres , les autres montagnes semblent former de petits systèmes isolés. Piter-Bot (416 1.) et le Pouce ( 420 t. ) sont les cimes les plus hautes du groupe du nord- est; le Piton de la petite rivière ( 424 1. ) est la plus haute de celui du sud-ouest. Plusieurs rivières ou torrents descendent^ des hauteurs , forment souvent des cascades et coulent dans des vallées boisées ou dans des ravins rocailleux. Parmi plusieurs étangs , le plus considérable , nommé (e grand bassin , a près de deux milles de tour , et donne naissance à une rivière ; un petit ilot se trouve à peu près au milieu de ce bassin , dont on n*a jamais pu atteindre le fond etqu*on regarde comme le cratère d^un ancien volcan. On rencontre dans divers cantons des cavernes naturelles, dont quelques-unes sont très -vastes.
Tout annonce que Ttle doit son origine aux feux sous-marins; on j rencontre des laves, de la pouzzolane , des basaltes; en divers endroits , des roches calcaires alternent avec les laves compactes , et des i-écifs de corail défendent la' cdte des ravages de la mer en même temps qu'ils en rendent les approches dangereuses. Le terrain , quoique sec , est fertile ; il y a des mines de fer.
Le mois de janvier est Tépoque des plus
gTMMles dialeurs et des orages*, an Poft- Louit , le thermomètre monte à 28 et 30*.
Dans les pleines , le maximum de la chaleor est de 22*, et le minimum de 13 à 14». En juillet , Tair est tdlement rafraîchi , qaH faut prendre des vètemeiits plus chauds. En octobre, la température s'élève; la chaleur derient accablante en décembre, c'^est le temps des ouragans. Ces terribles phénomènes dévastent rile et font périr les navires. Us sont moins fréquents anjourdliui à cause des nombreux défrichements ; quelqoefob on ressent des tremblements de terre. Les vents régnants sont ceux de Test et du sudest. La grêle est excessivement rare ; la neige est totalement inconnue ; on obserre seulement du givre sur les plantes et les art>res des plaines. En général , le climat est sain.
On évalue la surface de Pile à 175,000 hectares , dont nn cinquième est en culture.
Tous les végétaux des zones chaudes et tempérées y croissent-, on y a naturalisé la pkpart des arbres à épices ; parmi les arbres indigènes , Tébénier est devenu rare. Les singes y sont un fléau pour les récoltes. La côte est très-poissonneuse.
La principale production commerciale consiste en sucre. Les ouragans nuisent beaucoup à la culture du gérofle ; le coton et le café, auxqueb le sol convient parfaitement , y sont de très-bonne qualité ; on tire de Bourbon une partie de ces denrées poor Texportation , ainsi que du froment ; on fait venir de Madagascar du riz et des bestiaox.
Les ports de Tile sont ouverts depuis 1820 i toutes les nations en paix avec la Grande- Bretagne; rile expédie à Tlnde britannifK des soieries et de Teau-de-vie de France , et des marchandises de manufacture anglaise; elle reçoit principalement do riz et da toiles de coton. La valeur des importations en 1823 fut de 31,200,000 francs; celle dei exportations de 24,178,000 francs.
Port-Louis est le chef-lieu de 111e, doit la population est de 87,600 habitants (10,360 blancs, 13,500 noirs libres, 63,740 esclaves). Les créoles sont moihs nonchalants qnt dans les Antilles; Téducation est soignée, même pour les femmes. Les colons regrettent que leur lie n^appartieune plus i h France.
L*ile Maurice fut découverte en 1505, fwr Pedro Mascarenhas , qui la noonna iAa do Cerne: elle éUit inhabitée. Les Portugais ne s'y ûxèrent pas. Les Hollandais en prirent
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pesMMÎon, et la semmèrciit iU Maurice^ «n boimeiir du pcince «l'Orange ; ils TabaBdon* nèreot «n 17 1 2 ^ la France en prit possessûm es 1721. Sa pofkion la rend importante au commerce , qui j trouve on enticp^ commode pour les marchandises , et une relâche salutaire pour les navires. C'était le point d'où les yaisseaux français partaient pour mquiéter les Anglais. CeuK*ci s'en empaxè^ rent en 1810; Tile n'était pas défendue par DD Bomhre suffisant de troupes ; les habitants opposèrent à des forces ennemies très -considérables la résistance la plus courageuse et la plus opiniâtre. Le traité de paix de tôl4 la céda à la Grande-Bretagne , qui sentait l'importance d'une Ile si bien située. C'est dans le nord-est de l'ile , à pen de distance de Port-Lonis, qu'est situé le quartier des Pamplemousses, immortalisé par Bernardin de Saint-Pierre, qui a décrit avec tant de vérité l'aspect et les sites de cette contrée.
^oyvges de LegeoUl, Saint-Pierre, Bory, Billard, Xirbel. — The history o/Mauritius^ by Ch* Grant. Et aies.
* MAUEICEAU (FaARqois) , célèbre chirurgien-accoucheur, né à Paris vers le milieu du .17* siècle,, mort en 1709, après tivoir pratiqué son art avec le plus grand succès dans cette capitale , a laissé un Traité des mûiadins desfemmei grosses et de celles qui sont accouchées, Paris, 1668, 1675, 1681, 1694, iu-^** ) traduit en anglais, en allemand, en flamaûnd , en hollandais et en italien ; plusieurs autres traités et obsen^ations sur la grossesse, l'accouchement, etc., réunis eu un volume, Paris, 1712, 1724, 1738 et 1740,in-4%6g.
* M AUIUSIO (Gin^an) , chroniqueur italien , né à Vérone vers le commencement du 13« siècle , suivit le parti des Gibelins , et fi|t nommé par £zzelin {vojrez ce nom) procurateur de la Lombardie. On a de lui i Historia de rébus gestis JEccelini de Romano , ab anno 11 83 adannum circiter 1237, imprimée dans un recueil de chroniques du même temps, publié à Venise, 1636, in-fol. , et insérée aussi dans les Scriptor. Bnmswic. il' lustr. de Leibnitx , dans le Thesaur. antiq.
ital, de Burmann , et dans les Rerum italic.
Script, de Muratori.
* MAURO (FaA) , religieux de Tordre des Camaldules au 15« siècle, fut le plus célèbre des cosmographes de -son temps. Il forma dans son couvent une sorte d'école de cosmographie, et exécuta, de 1457 à 1459, une
belle mappe*monde qu'on voit encore aujourd'hui dans une des salles du monastère de Saint-Michel de Murano près Venise. Un rdigieux camaldule a publié en 1806 une description de cette mappe-monde , 1 vol.
in-fol. — Mauxo {Sylviîstpc), jésuite et professeur de philosophie , né d'une famille noble de Spolette , dans TOmbrie , en 1620, mort à Rome, au collège romain dont il était recteur, en 1687, a laissé : Neva et acçurata ethicœ , poUticœ et œconomioœ aristotelicte Editio €um prœclard paraphrasi^ 1698 , 2 vol. in-4«.
*MAUROCORDATO SCARLAIT (At.), médecin et négociateur , né à Scio ou à Constantinople vers 1636 , mort dans cette dernière ville en 1709, comblé de biens et d'honneurs , fut successivement médecin du grand • seigneur , interprète de la cour othomane, puis député par Soliman III à la cour dé Vienne , et enfin ambassadeur plénipotentiaire aux conférences de Carlowitz. On a de lui : Instrumenium pneumaticum circulandi sanguinis , nt^e de motu et usa pidmonum , Bologne , 1664 ; Francfort , 1665, in- 12 \ Histoire sacrée^ in-fol. en grec, Bucharest, 1716. — MAuaocoanAToScAaLjLn (Jean-Nicolas) , fils du précédent , succéda à son père comme premier tlrogman de la Porte othomane , fut nommé en 1709 hospodar de Moldavie , passa k la principauté de Valachie , après la mort d'Etienne Cantacuzène, fut pris par lefi troupes impériales en 1716, n'obtint sa liberté qu'en 1718 à la paix de Passarowitsch , en vertu d'une stipulation expresse du traité et rentra en Valachie, où il mourut en 1730 , à l'âge d'environ 60 ans. On a de lui un ouvrage de Qfficiis , publié en 1719 , et réimprimé avec une traduction latine, Leipsig , 1722 , in*4o. La Bibliothèque du roi possède un de ses manuscrits intitulé : Loisirs de PhUotée,
* MAXJROLTCO (FnAvçois), géomètre du I6« siècle , né à Messine en 1494 , mort en 1575, se mêla de prédire, rencontra juste quelquefois , notamment lorsqu'il annonça à don Juan d'Autriche l'heureux succès qu auraient ses armes contre lés Turks , et fut vanté par ses compatriotes pour ses connaissances astrologiques. Ils auraient dû bien plutôt rendre justice aux rares connaissances qu'il avait dans les mathématiques :
ce sont Ih. ses titres légitimes à l'estime et à la reconnaissance de la postérité, {f^ojrez pour ses ouvrages imprimés les Mémoires de Niceron, tom. 37 , et pour ses manuscrits la Bibiiotheca sicula'de Mongitore. )
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* MATIROY (Alexis db) , fils d'un confrdl6ur-général des finances , ayait embrassé lu carrière -militaire, quand, à Tâ^ de vingt 'ans, il fut enfermé, sur les sollicitations d*an de ses parents , dans la maison de Saint-Lazare , où bientôt il prit le goût de la retraite et fit sa profession religieuse. Onze ans après il fut pourvu de la cure des Invalides ; mais ce bénéfice lui aérant étë retiré par suite du peu de mesure qu^il mit dans sa conduite , il se trouva dans Timpossibilité de satisfaire à de nombreux créanciers , qui obtinrent contre lui un mandat d'arrêt pour être conduit aux.prisons de la Conciergerie (1692). De ce lieu de détention Mauroj adressa au parleknent une requête (30 pages in-4o) qui lui valut sa translation à Tabbayê de Sept Fonds, et il y mourut pustérienrement à 1697, ayant passé le reste de sa vie dans les sentiments d^une piété fervente. 'I^éclat qu'avaient eu les diverses circonstances de la vie de ce religieux porta un auteur anonyme (Lenoble) à publier sous son nom le livre intitulé : le Dégoût du monde ^ qui dans le temps eut une grande vogue : il parut depuis avec le nom du véritable auteur , Bruxelles , 1707 , in- 12.
* M AIJRY ( Jbah-$iffrbir ) , cardinal , né en 1746 à Vauréas ( comtat Vcnaissin ), dans qne condition très-infime, dut à ses talents et aux circonstances une élévation dont il a paru digne par son zèle à défendre les privilèges de la noblesse et du haut clergé.
Après avoir terminé ses études théologiques aux séminaires de Saint-Charles , puis de Sainte-Garde à Avignon , il vint à Paris , et h*j fit connaître' par la publication de divers morceaux oratoires. Son Éloge de Fênélon^ qui, en 1772, obtint Wtccessit au concours proposé par TAcadémie française , le fit choisir pour grand-vicaire et officiai par Tévéque de Lombez ) mais te jeune abbé , qui se destinait à la prédication , où une plus, brillante carrière lui était ouverte , revint bientôt à Paris , et fut désigné pour prononcer devant rAeadémie le panégyrique de saint Louis , puircclui de saint Augustin devant l'assemblée du clergé. Pourvu de Tabbaye de Frenade ( diocèse de Saintes ) , et peu après appelé à prêcher il la cour , Tabbé Maury dut, cl à réclat de ses succès eth ses liaisons avec les enoydopédistles (notamment avec d*Alembert et Marmontel) , d'être appelé à TAcadén^ie , où il remplaça Lefranc de Pompignan (27 janvier 1785). L'abbé de Boismond , avec qui il était fort lié , lui ayant à sa mort
(1786) résigné le ridie prienié de Liboni, ce futep qualité de titulaire de ce bénéfice qoll assista aux asseml>lées du clergé dubtiUiage de Péronne. Élu député de son ordre an états-généraux, Tabbé Maury ne se fit d'abord remarquer que par son oppositioD à U vérification des pouvoirs et k la réonioD des ordres. On a dit qu'effrayé par les premier»
secousses de la Tévolution , il se ssun de Versailles pour retournée à Péronne : ce qu est certain, c'est qu*on l'arrêta dans eette ville sous un dégui^meot lors des premières émigrations. Sans prétendre expUgner sa démarche par d'autres motifs que ^ crainte , sentiment auquel il s'est mostié plus tard si supérieur , nous dirons qae , rendu sain et sauf à Paris, et y ayant reprit ses fonctions de député , il parut vouloir contrebalancer l'influence de Mirabesa.T^oe telle entreprise n*étaît point, à qadqoo égards , au-dessus de ses forces ; mais il im fallait de beaucoup que sa position préseatii les mêmes avantages que celle de sw redoutable lintagoniste : aussi ne soatint-il U lutte avec quelque avantage que dani ks questions ndatives aux iiitéréls derÉgiùc et du clergé. Reconnaissons toutefois qail est assez glorieux pour Pabbé Maoïydei^ tre mesuré dans Tarénc politique avec le plus grand orateur moderne. Après la clôture de la session, Tabbé Maury, qoiariit signé les^ diverses protestations da cMé, droit, quitta la France; il fut char^ ^ Pie VI de négociations auprès des difW cercles d* Allemagne , se rendit ensaîU i Rome , fut créé archevêque de Nicéc «^ tihus injidelium , et enfin nommé nonce apostolique près la diète tenue à Francfort pour rélectjon de l'empereur Fnnçoii U Cette mission remplie , il fut promu an cirdinalat , et mis en possession dei sièges oo" du Montefiasconë et Comeio. I> 'inrasios de ritalie par les troupes françaises U'!^ obligé d'en quitter le territoire , Mam/s/ reparut que lors des premiers succès k Sowarow ; il passa li Venise , et y assis*» »« conclave réunf pour Télection d'une DOOTeaa pontife. De retour à, Rome à la siHi<<^ Pie Vil, il fut accrédité auprès de S.^. ^ bassadeur de Louis XVIII , alors retira « Millau. Mais il se démit de ces fonctioiB de rinstant ou le sacré collège a^ profiUble aux intérêU de régKse d'àtrer en accommodement avec le chrf*' gouvernement français ; et c'est sur ces e«trefaites qu'il écrivit à Napoléon, coofor^c-
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ment au cérémonial usité à la coar pontificale, la fameuse lettre qu'on lui a si amère* meut reprochée. Au mois de mai 1806, il reparut sur le thé&tre de ses honorables débuts, qui pour lui ne devait être désormais que celui de faveurs nouvelles. Il fut admis au traitement de cardinal fVançais, nommé premier aumônier de Jérôme Bonaparte, et enfin succéda en 1807 à Target comme membre de l'Institut. Cependant réloquent panégyriste de saint Louis et de saint Augustin , remis en parallèle avec luimême dcyant des juges autrefois ses confrères , ses admirateurs , parut fort au-dessous de son ancienne renommée ; et le mauvais accueil qu'on fit à sa pièce de réception , V Éloge de l'abhù de Radonyilliert , fut un échec ajouté au discrédit que dans l'esprit de beaucoup de gens le cardinal avait encoam par sa lettre adressée de Montefiascone(l2 août 1804) à l'empereur Napoléon , ainsi qUe par ses démarches subséquentes.
11 perdit de plus la bienveillance dePie VH, qui Fui adressa un bref de réprimandes après qu'il eut accepté ( 14 octobre 1810) l'administration de l'archevêché de Paris en remplacement du cardinal Fesch. Il fit p^tie , Tannée suivante , de la commission chargée de résoudre deux questions posées par le gouvernement touchant les dispenses et les bulles , et assista au concile assemblé à Paris au mois de juin en conséquence des réponses de celte même commission. Dépossédé par le chapitre de Paris , après la capi* tulation du 30 mars 1814, des pouvoirs qui loi avaient été conCérés pour Tadministration de ce -diocèse , le cardinal Maury crut devoir se rendre à Korae : il y fut mis en réclusion , d'abord au château Saint-Ange, puis chee les lazaristes ; et au bout d'un an il ne recouvra sa liberté que pour vivre dans la retraite. Ce prince de l'Église avait donné sa démission du siège de Montefiascone , et recevait en dédommagement une forte pension sur le trésor pontifical , lorsqu'il termina ses jours le 1 1 mai 1817. Son éloge est encore une lacune à remplir dans les annales de l'Académie française , où , après deux réceptions , il n'eut point de successeur \ mais le souvenir du rôle important qu'il a rempli sur la scène politique survivra aux reproches qu'il a encourus auprès des partis ; et , à défaut des douces vertus qui lui manquèrent et que commande le caractère dont il était revêtu , la postérité louera en lui un esprit de tolérance dont le mérite doit
paraître d'autant plus grand qu'on en trouve moins d'exemples à Tépoque de passions et .
de haines qu'il a traversée. Nous ne reproduirons pas la liste de ses difiérents ouvrages , qui (pour ne rien dire de ses mandements ) ont été réimprimés collectivement , pour la plupart, sous le titre suivant : OEuvrea choisies du cardinal Mauty^ contenant son Essai sur l'éloquence de la chaire ^ ses éloges^ ses panégyriques , etc., Paris, 1827, 5 vol. in-8«. Un autre recueil a paru la même année sousleûired^Essai sur l'éloquence de la chaire, panégyriques^ éloges et discours ^ publié sur les manuscrits autographes de l'auteur par Louis Siiffrein Maury , son neveu , ibid. , 3 vol. in-8«. M. Barbier attribue encore au cardinal Maury , en société avec Tabbé de Boismont , des Lettres sur l'état actuel de la religion et du clergé de Fran' ce, etc. {voyez le no 10,354 du Dictionnaire des Anonymes , 2« édition ) .
*MAUSOL£. Voyez Abtbimisb.
* MAUSSAC (Pbilippb-Jacqubs db) , habile helléniste et savant critique , né vers 1590 àCorneillan , village voisin de Beziers, mort à Paris en IG50 , après avoir été président à la cour des aides de Montpellier , a publié : le Lexique grec des dix orateurs , rédigé par Harpocratiou, Paris, 1614, in 4»; réimprimé en Hollande en. 1683; un Recueil de quelques opuscules grecs , Paris, 1615 , in-8o ^ un autre recueil contenant le Cicero. nianus d'Erasme, deux discours latins de Jules Scaliger contre ce dernier , et quelques lettres du même critique , Toulouse , 1621 , in-4*>. P.-J. de Maussac était lié avec les hommes les plus érudits de son temps.
* MATJTOUR (PHILIBBBT-BBRlfARn MO-
REAU db), littérateur médiocre et sayant antiquaire, né h Bcaune en 1654, morten 1737 , a laissé des morceaux de littérature et de poésie , en latin et en français , des dis' sertations et des remarques insérées dans le Mercure , le Journal de Trévoux , celui de Verdun , le Itècueil de l'Académie des inscriptions , et dans plusieurs autres recueils. On cite encore de lui i Dissertations historiques sur divers sujets de l'antiquité, Paris , 1706, in- 12; Journal de la campagne de fiémont, conduite par Catinat en 1690, ibid. , 1691 , in-12; Abrégé chronologique de l'His' toire universelle , traduit du Rationarium temporwn du Père Petau, ibid., 1708-15, ^ vol. in-8», ou 5 vol. in- 12. (Voyez Bibliothèque historique de la France.) Mautour a eu part avec Jussieu à la 3« édition du Die-
MAXE
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tiotmaire de Ti'é'Qux , l^taw , 1732, 5 yol.
* MAUVIEL (GmixAum), évéqoe de SaÎBt-Domingué, né eo 175G, mart en I^U, est auteur du Précis historique et critique sur les indulgences , Paria, 1800, iii-8«. Il a auni coopéré , ayec M. Grégoire et antres , ^ la rédaction des Annales de la Religion , Paris, 1795-1803 , 18 vol. in-8».
* MAUVILLON (ÉLéAxjL») , historien, tradtictear et grammairien , né en Proyence en 1712 , mort h Leipsig en 1779, a laissa :
Droit public germanique, Amsterdam, 1749, 2to1. in-8o; Histoire du prince Eugène de Sat^oie , ibid., 1 740*55, 5 vol. in- 12 ; Histoire de Frédéric- Guillaume /•' , roi de Prusse , ibid., 1741, in-4*; Histoire de Gustat^e- Ado^Tèe , roi de Suède , ibid. , 1764, in-4o ; et quelques autres ouvrages dont on trouvera ia liste dans la France littéraire, — MauviLLOH (Jacques) , ingénieur et écrivain allemand , fik du précédent ,. né à Leipsig en V243 , morte» L794, ùx% étroitement Ûé avec Mirabeau, quil aida dans, la composition de son grand ouvrag« sur la Monarchie pwussienne. On a de lui : Introduction à
" toutes Us sciences militaires , Brunswick , 1783.; le Système- de la religion chrétienne , U seul vrai en partie , Berlin, 1787 , etc. ; Essai historique sur Fart de la guerre , pendant la guerre de trente ans ( en français) , Cassel, 1782^ 1789; plusieurs tvadactioiis, du français eu alTemand, d'ouvrages modernes,, tels qae : V Histoire philosophique de l'abbé Raynal , la Monarchie prussienne de. Mira* beau , les Lettres de Malouet sur la révolution française , une traduction française de
quatre premiers ment leur légitimité , tandis qulls t^accordatent à traiter les dieux autres de tjrant; toutelois ceux-ci parrinrent k se sontev contre les attaques qui furent dirigiéea contre eux {voyez GitLiai et SéviiiB). Après la fis misérable de son père, Mazence tooniascs aiTues contre TAfriqee, et la conquit psrso généraux. Pendant ee temps , Galérioi ètiit mort (310); mais il eut à cmnbaUif on ennemi plus terrible : Constantin, attiré toi Rome autant par son ambition qae ptrb plaintes que faisait naître la tjnniiie de Maxence, entra par les Alpes Cotticmes (MontCénis) , battit auprès de Vérone Rbricius Pompei;inus , le plus habile des généraux ennemis ,- et marcha sans obiluif sur Rome. Maxence sortit de sa eapH^cl alla lui livrer batailfe à un mille de laTÎllt; mais il fut vaincu , et le pont MilTÎDS, sir lequel il passait avec son armée en dérootf pour rentrer dans les mmrs de Roaie, s'étnt écroulé sous le poids des fv3rards , il se sora dans le Tibre le 29 octobre 312. Leséciivains chrétiens qui nous ont parlé de HsseM s^accordent à dire que ce prince était arait. cruel, lâche et débauché. Il penécoU rÉglise nabsante , et tes barbaries gratoitef dont il se rendit coupable i ce si^et, le contribuèrent pas peu k sa chute. La justice nous fait cependant une loi de tener^ que les princes ses contemporains n'étaient guère moHis^ vicieux qne lui.
MAXIMA, MINIMA. (Anafyte.)^ une fonction donnée de ar, fx, on dit ^'w valeur particulière xc=a la rend ■■•<'*' mtun ou an minimsim , quand cette feactioa devient plus grande dans le premief cas , H
Touvrage allemand de TempelhofT intitulé :
HiMtAire de la guerre de sept ans , et plu- plus petite dans le second , qpst pour tsde siears. autres écrits littéraires et hbtoriquea , autre valeur de x aussi voisine qa^oa ivià^ dont ea trouvera la -liste dans la France de a. Pour que fri soit un maxiiBan , î^ littéraire y etc. — Son fik , capitaine dan« faut donc que, si Von prend xsse-dck^ rartillerie- hollandaise, a publié la Corres^ valeurs^ (a±: A) soient Tune et raatitplB' poodance de Mauvillon avee plusieurs sa- petites quc^ ; ces valeurs, doivent as «■vants c^ Allemagne , Brunswick , 1801 , in-d<». traire être plus grandes qne^^ , s'il JT * ■*' *^ MAXENCE ( Mi. Auxblius'Valbbius- nimum : eette condition doit sabflitcrr Maximids) , fils de l'empereur Maximien quelque petit que soit 4. Qr , le théow Hercule , prit la pourpre et le titre d'auguste de Tajlor dom&e ( voyiez DtrvéauTiB*>) à Rome après la mort de Constance-Chlore , tandis que le fils de celui-ci se faisait proclamer par les troupes romaines de la Bretagne ; hii-même il invita Maximien ,. son
père , à venir partager avec lui la souveraine remporte sur la somme de tous ceux ^< puissance , et Tempire compta alors six souverains , Galérius , Constantin , Sévère , Maximin^Daza , Maximien et Maxence. Les
f(a:àzh)=:fri±hj>a^ih're±,f^
Nous voyons d'abord queconuorAipc^ être pris assez petit pour que le
suivent , le ^gne de et terme sera ctkade la somme A/^ a -4- etc. , et on aora/(»+*' =ya ±2 XA ; et comm^ est moiwli»1^