MAYA
teinpi le fidèle allié de Tempereur Napo* léoa , IfanmilieinJoseph , qui d^aiUeurs avait jusque- là réglé sa politique surlesyues d*an plus grand intérêt pour luirmôme et pour son peuple , entra en 18 13 dans la ligue générale des puissances d'Allemagne, et ne dut probablement qu'à cette circonstance d'avoir conservé sa couronne après les grands événements de 1814. A cette même époque il fit on vojage à Vienne avec toute sa (amille , et accepta de Temperenr d'Autriche on régiment dont il se fit recevoir colonel.
Assn peu remarqué sons le rapport des événements militaires^ dans ce quart de siècle oà ils remplissent presque exèlusivement rbistoire de l'Europe, le règne de Mazimilien-Joseph n'est pas sans intérêt pour sa marche politique : par les réformes qui , durant cet intervalle , ont été introduites sans troubles et presque sans efibrt dans les lois organiques de TÈtat , il est devenu une ère nouvelle pour la Bavière , et un grand exemple des améliorations qu'une liberté légitime procurera avec le temps aux autres États de l'Allemagne.
* MAJUMIN (C. Jvuus Viaus Mazimiius), ' empereur romain, né en 173 dans la Thrace, garda les troupeaux dans son enfance , s'enrôla dans la cavalerie à 20 ans , parvint à de liantes dignités militaire» sous Septime-Sévére et Caracalla , resta dans l'inaction pendant les règnes de Macrin et d'Héliogabale, reparut avec éclat sous celui d'Alexandre Sévère , et enfin profita de sou crédit et de son influence sur les soldats pouc exciter une révolte dont le résultat fut l'assassinat d'Alexandre et Télévation de Maximin à Tempire. Arrivé à la souveraine puissance par on meurtre , le nouvel auguste crut ne pouvoir se soutenir que par les mêmes mojrens. Ses violences , ses exactions et ses cruautés le rendirent odieux à tout l'empire. L^atrocité avec laquelle il fit la guehre aux Germains , dont il mit le pajrs à feu et à sang dans un espace de 400 milles , le fit surnommer Phalarit et Busiris par ses soldats. 11 se préparait à marcher contre les Sarmates quand les légions d'Afrique portèrent les deux Gordiens à l'empire. A cette nouvelle Maximin furieux vole vers l'Italie et met le siège devant Aquilée; mais ses soldats y fatigués de sa tyrannie , le poignardé^ rent sous les yeux des assiégés en 238. Ce prince , brutal , féroce , prodigue et soupçonneux , était d'une force et d'une voracité extraordinaire. Les hiAoriens prétendent
qu'il avaitde hauteur huit pieds romains, et qu'il mangeait par jour quarante livres de viande. Il av^it associé à Vempire Maximin , son fils , jeune homme d'une rare beauté et d'une grande vertu , qui fut massacré en même temps que lui par l'armée.
* MAXIMIN (GÀLBaïus Valiiuus Maxi- Muius) , nommé d'abord Ikua ou Data , fils d'un berger de Thrace ou d'Illyrie , et berger lui-même , était neveu de Galerius , qui lui fit donner en 304 le titre de césar par Dioclétien à l'instant où ce prince abdiquait l'empire. Dans la suite (308) , Daza se proclama auguste et se fit reconnaître comme tel par son oncle. U parait qu'il avait quelques talents militaires; mais il eut peu d'occasions de les montrer avant la mort de Galerius. Celui-ci ayant cessé de vivre à Nicomédie en 31 1 , et peu après Maxence ayant perdu la pourpre et la vie au pont Milvius , Maximin déclara la guerre à Licinius > qui, avec Constantin, semblait aspirer à être seul possesseur de l'empire. Mai^ il fut vaincu à Andrinople en 313 , et s'ehfuit déguisé dans les gorges du mont Taurus, où il mourut au bout de quelques mois en proie aux maladies et à la misère. Moins vicieux que la plupart de ses collègues , ce prince avait surtout le défaut de s'abandonner au vin; mais il avait eu la sage précaution d'enjoindre à ses officiers de ne point exécuter les ordres qu'il donnerait dans l'ivresse.
* MAY (Thomas) , poète et historien anglais , né à Mayfield, dans le comté de Sussex , vers 1594, mort en 1650 , fut en grande faveur à la cour de Charles I*», mais abandonna ce prince au commencement des guerres civiles pour se jeter dans le parti du parlement dont il devint même le secrétaire et l'historiographe. C'est à ce dernier titre qu'il publia en 1647 , in-fol., VHUtoire du parlement d'Angleterre depuis le 3 novembre 16A0 jusqu'à là bataille de Newbury en 1643.
* MAY (Du). Voyez Dvmat.
* MAY DE ROMAINMOTIER (EmmavuBi.;), né à Berne en 1735 , mort dans cette ville en 1799, est connu par son Histoire militaire fies Suisses dans les différents ser^ vices de FEurope Jusqu'en 1771, Berne, 1772, 2 tom. in-8o; réimprimée avec des augmentations , ibid., 1788, 4 tom. ou 8 vol. in-8«.
* MAY ANS YSISCAH. (Ga^ooub) savant espagnol , né à Oliva , dans le royaume de Valence, en 1697, mert eni781, a été cité avec éloge par Muratori , par Menckenius , par Marcou, par Heineccias, parie docteur Edw.
MAYK
MATE
Clarke, et a. laissé un grand nombre d^ouyrages qui suffiraient pour retùplir une bibltolhéqtie. Les principaux sont : Gregorii Mafànêiii ad guinquefuriMoonsttUorumJrag* iHênêa eomment»f Valence, 1723; Imtiiutio' num philos, tnoraiù^ Madrid, 1779; f^ida di^ Miguel de Cervantes Saavtdra , ibid., 1737, iii*8o; réimprimée à Londres et h la Haye la même année , et traduite en français par Dandé, 1740,2 Tol. in 12; On'genet dé la lengua espaHola^ ibid., 1757^ 2 toi. in-d*.
* MATDIEU (Jéait), littérateur, ùé en Champagne rers le milieu du 18« siècle ,fut chanoine de Téglise de Troyes, quitta la France hrépoquedela révolution, et mourut à Toïplitl vers 1793. On a de lui une f^ie de Orostey (Vojret ce nom); quelques romans , tels que la FérlUeuie Portugaise r Honnête Homme , etc. , tombés dans un juste oubli.
Il a traduit de Tallemand la tragédie à'Edouard et Monroèe et le Mutarion de Wîeland-
* MAYENNE. Ployez VLLmnn.
* MATER (Michel), f^oyez Maïé».
" MAYER (JBAs-FRBDiaic) , savant théologien luthérien , surintendant-général des église» de Poméranie, né en 1650, mort à Stettin en 17 12 , a laissé les ouvrages suivants : Biblioth.hihlica, etc., Leipsig, 1711, in-4o; Tractatm de osculo pedum pontificis romani, ibid., 1712, in-4o rare et reéherché; des Dissertations en latin sur un grand nombre de passages curieux de TAncien et du Nouveau-TesUment, recueillies parE.Neumeister, et publiées sous le titre d'Ecologie evangelicœ ^ Hambourg, 1734, in-6« ; urt gri^nd nombre d'antres Dissertations ou Opuscules académiques dont on trouvera la liste dans Moréri , édition de 1759.
* MAYBR (Tobib) , l'un des plus grands astronomes du 18« siècle, né dans le duché de Wurteiiiberg en 1723, mort en 1762, apprit de lui-même les mathématiques , et fut appelé en 1750 à les professer à Tuni-, rertité de Goflingue. Il imagina plusieurs instmmepts utiles , fit apercevoir la source de bien des erreurs qui se commettent dans la géométrie pratique, calcula les mouvementé de la Inné, et les assujettit h des tables auxquelles les astronomes ont souvent recours , approcha enfin , plus que personne B'avftvl encore fait , de la solution du grand problèitte des longifudai, et mérita ainsi à ses héritiera une récompense de la port du pstrlement d'Angleterre. Il s'occupa aussi,
vers la fin de sa vie , de Taimanl , auquel il assigna de^ lois plus raisonnables que telles qu'on avait jusqu'alors reconnues. Seà principaux ouvrages sont i Traité dei toutift pour la ûànstruciion dei prohUmes de géométrie (en allemand), Eslingen, 1745, iu-S*; jitlas mathématique dans lequel tôutèi la mathématiques sont représentées en €0 tabUt (en allemand) , Augsbourg , 1745 , in-fol. ; Tables du mouvement du sùleUétde la kne^ qu^on trouve dans le 2« vol. des mémoitéi de la Société royale de Gk>ttingue. — Uo autre Matka ( Frédéric-Christophe), aâUonome, membre de l'Académie des scient de Pé,lersbourg , est cité par La CaUlfi (Le^ d'astronomie) , comme auteur d'une méthode d'interpolation utile dans les calctils aslronotniques , et par Maupertuls dans son Aitt*onomie nautique^ comme auteur d'où problème dont il a donné une bonne solution.
On trouve plusieurs dissertations et remarques de ce même savant dans les mémoim de l'Académie de Saint-Pétersbourg, ton. 2 et 5. — . Maté» ( Christian ) , jésuite, astronome, né en Moravie en 1 7 19, mort en I7S3, directeur de l'observatoire de Mtnhetm, crut avoir fait une dééoirrerte qui derât immortaliser son nom. Il annonça , daoïle discours préliminaire placé en télé des 7*4bles d'aberration et de mutatiùn de Metger (Manheim, 1778) que ses observationi dai»
la partie méridionale du ciel l'avaieût snicaé à soupçonner que les petites étoiles qtii environnent les principales sont véritaWancut leurs sabellites , et qu'elles ont été tàmi pbcces afin que leurs mouvements propres osvrissent aux astronoiùes une voie pour aitîtef h la connaissance des distances récipro<fOft des étoiles, de leur disUnce à la terre, et de la variété des systèmes célestes. Cette prétendus découverte n'a point été confinn^P*^ des recherches d'autres astronomes pins »vants, et munis d'instruments bien plusp' sants que ceux de C. Mayer, et a été rrtj^ parmi les illusions optiques. On a de ccti*^ nome plusieurs ouvrages, dont nousûê^e* rons que les principaux : de Transita ^mttih Pétersbourg, 1769, in-4»; de Nom in téa sidereo phenomenis, 1780, ln-4» ; i'«M«'' trum pacechianum , seu instrttmeat., f»wum , etc., Manheim , 1762, in-4» ^\ ^ vellè méthode pour leper en peu de tmp»une carte géné/ale exacte dé toute U iî««* (en français) , Pétersbourg , l770, in**»- ^ trouve dans les Transactions philot^f^*V^ de Londres, et dans cHles ûeUSoééiéad-