MAYR
MAZA
loi de NicoI«t , alla jouer en 1789 en Amérique, revint en France quelques années après , et joua successivement sur divers théâtres de la capitale, à Lyon, à Versailles, à Bordeaux et en Corse , où il eut la direction du théâtre. Il mourut à Paris en 1618.
On a de lui un grand nombre de pièces de théâtre , d^ouvrages et opuscules littéraires oubliés aujourd'hui , et dont on peut voir la liste dans V Annuaire dramatique de 1619 et 1620, dans le tom. 4 de la Biographie deê hommes vitrants et le tom. 27 de la Bio* graphie uiûverseUe.
* MATMONIDE. Foyez Màimohidb.
* MAYNARD (Fbahçois), poète français et membre de l'Académie française, naquit à Toulouse en 1582. On publia, quelques mois après sa mort, les OEuvreide F. May nard , contenant des sonnets , des épigrammes , des odes , des chanson^ , avec une préface de Marin Leroy de Comberville, Paris, 1646, in-4*.
* MATNE (Jaspbi) , poète anglais, né en 1604 à Haterlagh , dans le comté de Devon « fut chanoine de Véglise du Christ , archidiacre de^ Chichester , chapelain du roi Charles n, et mourut en 1672. Il a publié :
' O'/UfiM^foL , ou la Guerre du peuple examinée selon les principes de la raison et de l'Écriture (en anglais ) , Londres, 1647 , in-4<* ; un poème sur la victoire navale remportée par le duc dT«rck sur les Holllmdais en 1665 :
un recueil d'cpigrammes , deux pièces de théâtre, une traduction des Dialogues de Lucien , et des Sermons.
* MAYOW ( Jbâii ) , médecin anglais , né dans le comté de Cornouaillês , en 1645 , mort à Bath en 1679 , a laissé : Traetatus quinquemedico'physici^ Oxford, 1674, in-4«:
deux de ces traités, de Respiratione et de Rachitide avaient déjà été imprimés ensemble , Lèjde , 1671. Mayow a fait en chimie d'importantes découvertes ; mais leur mérite a été amplifié par le docteur Beddoes ( vojre% ce nom ). S.-J.-A. Scherer a aussi publié en allemand : Preuve que J, Mayow a posé depuis cent ans les bases de la chimie antiphlogistique et physiologique y Vienne, 1 793, in.8<>.
* MAYR (Gboigi) , savant jésuite, né en 1565 à Bain en Bavière , mort à Rome en 1624 , après avoir catéchisé pendant vingtquatre ans à Augsbourg , où il enseigna aussi avec de grands succès la langue hébraïque, a laissé : Institutiones liuguœ h^raîcœ ^ Lyon, 1622, 1629, 1652, 1659, in-8o; et plusieurs traductions d'ouvrages pieux, soit
en grec , soit en latin , entre antres celle de limitation de Jésus-Christ (dalatm an giec), sous le titre de 7%omas à Kempis ée Imita tione Christi , tat,'gr.^ inUrpnte G. Mayr , Augsbourg , 1615 ; Botogae , 1730, in-12, etc.
* MAYR ( Jbiv bb) , général prosiiea, né à Vienne en 1716, s'engagea comme simple soldat dans un régiment d'infrnterie hoogroise, obtint-le grade de lieutenant, pam ensuite d^ns les troupes saxonnes, poiieih tra an service du roi de Prusse, Frédéric II, en qualité d'adjudant. Chargé par ce prince d'organiser un corps de partisans daot b guerre contre l'Autriche, Jean deMsjrv distingua à la tète de cette troupe pendist toute la campagne (1758), exerça de grando rapines en Franconie , fut le fléau des riOei et des bourgades, couvrit la retraite de Tir mée prussienne en Saxe , prit la viUe è Wdssenfels , se signala à la bataille de A<»
bach, et fit une heureuse excursion en Bohême. U ne se distingua pas moins dani b campagne suivante, Ait promu au gradée général -major , défendit avec valeur les faubourgs de Dresde, poursuivit lesaniègéants jusqu'à la frontière , et moont i Plauen en 1759. Les militaires prosneDi font un eas particulier de ce général comne partisan.
* MAYRE (Jâcquis), jésuite, poète Utis, né à Salins en 1628, professa la rfaétori^ et la philosophie au collège de TArc à Dàe, à'Lyon et à Rome. A son retour en Fnnoe il Ait nommé recteur de la maison de mb ordre à Besançon , passa ensuite avec k même titre à Grenoble , pois à A?igiMD,et revint à Besançon , où il mourut en iOi On a de lui : ÎMadamus , ultimus Rkodioncnt, etc., poema heroicum^ Paris, 168S,in*t^ Avignon, 1680^ in-S»; Besançon, 1693, io^ Ce poème, dont le héros est risle-Aâm* grand-maltre de l'ordre de Malte, et f»
eut un grand succès lors de sa pablidté, ert aujourd'hui oublié ; Becaredus , fomsj Avignon , 1690 , in-8o, très-rare. Le W»
Majre a laissé six autres poèmes , <|utit tragédie?, trois drames, des odes,dciiBves, des élégies (également en latin), dfltt les manuscrits sont conservés à la biUiotk' que publique de Lyon.
* MAZANIELLO. ^orez Ainixo.
* MAZARIN. f^oj-ez Saikt-Chamo».
"» MAZARIN ou MAZARINI {Jvoih cardinal, premier ministre de France, oécs 1602 à Rome, selon quelques-uns , mait^f»*
MAZÂ
MAZA
mt ropinkm U plus commune , k Piscioa, ville de TAbrazze, d*uiie famille noble, it set études dans la capitale du monde chrétien , passa en Espaj^e à TÂge de 17 ans, et toivit pendant trois ans les cours de droit au anÎYersités d'Alcala et de Salamanque.
De retour à Rome il quitta la jurisprudence poor entrer dans la carrière militaire , fut eDfoyé en 1625 dans la Valteline avec le grade de capitaine dans Tardiée papale , et commença dès lors à déployer son talent pour la négociation. Les généraux du pape lui confièrent plusieurs missions auprès des généraux ennemis , et il s^en acquitta ayeo adresse. A la paix il revint à Rome , reprit Tétiide de la jurisprudence , fut reçu docteur en droit, et accompagna le cardinal Sacchetti dans la ^mission de celui-ci à la cour de Turin au sujet de la succession du duché de Mantoue et du Montferrat. U développa dans cette négociation difficile , où il agissait avec le titre d^intemonce , une grande activité, et avait obtenu un égal crédit auprès du cardinal Barberini , autre légat pontifical, lorsqu'un vojrage qu*il fit à Ljon pour s'aboucher avec le cardinal de fiichelîeu fut la source de sa fortune. Ce ministre conçut la plus haute opinion du jeune diplomate et réussit à rattacher aux intérêts de la France. De retour à Rome à la fin de sa mission , il proposa aux généraux des deux partis et leur fit adopter la suspension d'armes qui amena le traité de Cherasco (1631) , également négocié par lui , puis fit avoir par ruse à la France la place de Pignerol en Piémont. Cest'à cette occasion que Richelieu écrivit de la part du roi , au pape, pour le féliciter surThabileté de son négociateur. Celui-ci^ qui venait de prendre rhabit ecclésiastique, fut pourvu d'un bénéfice et d'une charge de référendaire dans la chancellerie pontificale (1632) ; plus tard on obtint qu'il fût nommé vice-légat d'Avignon (1634), puis nonce extraordinaire à Paris. Il eut son logement dans le palais du premier ministre, et s'ancra tellement dans la faveur de celui-ci , que Louis XIII lui promit de le nomm«rao cardinalat s'il n'était pas prévenu par le pape. Cependant les Espagnols^ qui avaient à se plaindre de la conduite antérieure de Mazarin à leur égard , le firent rappeler à Arignon; et lui-même, craignant de rester oublié dans ce poste , demanda son rappel à Rome , qui lui fut accordé ( 1636 ). Apre» avoir, donné de nouveaux gages de son dévouement aux intérêts de la France , Tome 15.
il fut appelé dans ce rojaume au commencement de 1639 , et envojé Tannée suivante comme ambassadeur extraordinaire à Turin, où le succès de sa mission lui valut enfin la pourpre romaine, demandée pour lui avec tant d'instance par Richelieu : ce fut des mains de Louis XIII qu'il reçut la barette le 25 février 1642. Vivement recommandé h. ce. monarque par Richelieu au lit de mort , Mazarin succéda à ce ministre. Mais à la mort de Louis XIII, qui danrses derniers moments l'avait nommé membre du conseil de régence avec le titre de ministre d'état, Mazarin se vojant en butte à l'animadversion de la reine , et prévoyant d'aiUeurs que cette princesse attaquerait la déclaration du 19 avril qui réglai! la régence , prit le parti de se démettre du pouvoir que lui avait donné le monarque défunt, et feignit de vouloir retourner k Rome. Non-seulement on voulut le retenir , mais ses amis réu^isirent à changer les dispositions de la reine 4 son égard ; enfin il remplaça bientôt l'évêque de Beauvaîs , Potier, dans la confiance de cette princesse , qui le nomma premier, ministre. L'espace nous manque ici pour tracer l'esquisse la plus succincte de ce ministère fameux (i/o^cz les articles Ahib d'Aotrichb , Louis II db CovDé, FaosDB , Rbtz, Tubbiibb , etc.).
Nous dirons seulement que Mazarin , forcé de quitter la France à deux reprises difiërentes (1651 et 1652) , j rentra définitivement en 1658, reprit l'autorité et le titre de premier minis'tre , finit (Tapaiser les troubles civils , et négligea la reine-mère pour s'insinuer habilement dans l'esprit du jeune roi , devenu majeur. Principal auteur de la paix de Westphalie (1648), il résolut d'éteindre une guerre qui n'existait déjà plus qu'entre la France et l'Espagne, et de faire épouser l'infante Marie -Anne à Louis XIV. Les premières négociations qu'il entama à ce sujet ne réussirent point ; mais les brillants succès remportés par les armées françaises ajant rendu les £spagnob moins difficiles , les conditions de la paix furent réglées à Paris , et Mazarin partit avec des pleins-pouvoirs pour la ratifier sur la limite des deux^rojau»mes. Le traité des Pjnrénées , chef-d'œuvre de ce ministre et son principal titre de gloire, fut signé le 7 novend>re 1659; il donna à la France le rang qu'avait eu l'Espagne sous Charles-Quint, et ouvrit dignement la grande époque que l'histoire a désignée sous le nom de Siècle de Louis XIF". Mazarin , dont la
MAZA
MAZA
maté dépéritttit d« jour es jimr , ne sure* cui pas loBf -temps à cet acte ai remaïqaabl^ de son Biaistère. De relovir à Paris , ce il arait été reçu a?ec des honneon extraordi- ■aires, il ne sortit pres^pM plus Ae son ap* parlement on se tenaient les conseils et où le loi menait fréquemment. Après aroir re* eommandé spécialement au roi ses créatures )Le Telller , llaomie et Colbert , et lui avoir donné , dit- on , le conseil de gouverner par lui-mtee , ce ministre termina sa carrière li Vinoennes le 9 mars 1661 , des suites d'une fcjrdropisie de poitrine. Les historiens nous présentent des opinions diverses sur le cardinal Maiarin : quelques-uns l'ont regardé oomnw un homme d*état du premier ordre ; d'autros n'ont vu en lui qu*un personnage méprisable , un ministre médiocre ou inhabile.Ces jugements sont également erronés.
On ne peut refuser k Mazarin de grands talents politiques , ni méconnaître ses services importants ; mais fl est vrai de dire qnll en teniit réclat par une honteuse avidité , qu*il ttKmtra de la faiblesse et de Timprévojance dans une guerre civile qu'un^ministre ferme dans ses résolutions eût prévenue ou plus promptement terminée. Si f on examine Tadministration du cardinal pendant les huit années d*un pouvoir tranquille et absolu , on ne voit , dit un judicieux biographe , aucun établissement vraiment glorieux ou utile : ce ministre a laissé languir le com« meree, la marine et les finances ; il a négligé Féducation de Louis KIV , dont la surveillance lui était confiée <» de peur de trop éclairer le jeune prince , et de hâter le terme de sa propre puissance } enfin il s'est montré ingrat envers la reine-mère qui seule Tavait opimâtrement soutenu contre ses ennemis.
Mazarin, en mourant, assigna sur sa succession une somme de huit cent mille écus, pour la fondation d'un collège qui depuis a porté son nom ( aussi celui des Quatre-Na^ tiens , parce qu'il l'avait destiné à recevoir les jeunes gens des pajs conquis sous son ministère ). Les lettres écrites par le cardinal Mazarin pendant la négociation du traité des Pjrénées , ont été recueillies et publiées à Amsterdam en 1693 , sous le titre àeNégoeiaiiotu teerèles des Pyrénéts^ 2 vol. in- 12 : l'abbé d'Allainval les a Mi réimprimer en j ijoutant cinquante autres lettres sous' ce titre : Isltres du eafdiruU Mntarin , oà Von voit iê êêûret de ia négociation^ etc. , Paris, . 1 745 , 3 vol. in- 12. En 1663 parut un Testament poliu'que du cardinal Maxarin , Colo-
gne , in-12. ( Cet ouvrage eoMie la j^opM
de eenx du même genre, ne mèike aacoM
attention.) Il existe une antre espèce de t»
tament politique sous ce titre : Bretnaràm
poiiticorum , secundùm rubr, Maurimmi
c'est nae satire assez amère du mirittiredi
cardinal. On a d'ailleurs beauoonp écrit nt
ce CMnenz personnage , et nous citerai
parmi ces productions : VHiUôirê duemé-
naldê Ma%afin, traduite de l'italieii di conte
G.-G. Priorato, Paris, 1668, 2 vol. iB-12,
une autre depuis sa nuisêonee (deMsniia)
jusqu'à fa mort, par A. Aubery, ibid.,
1688, 1695,2 vol.; 175L,4vol. iD-t2; ob
Abrégé de la wie^ etc. , par Tabbé deLon-
guerue , inséré dans le Recueil despiiee» m-
téressantes pour servir à V Histoire de Fnstt
{ on y trouve quelques, particnlaritéi pci
connues) ; ÉeUUreissements surqueUiuesèf-
JteuUés touchant Cadministration du teié'
nal Mazarin par /. de Sûhon , eomsîikr
d'état^ 1650, traduits ensuite et pebfiéieo
latin. Nous ne citerons pas d'autres oofnga
qui tiennent plus à rhiatoire de Frtnce ^
celle de Maiarin en partScolier, noppin
que des Mémoires tant esi fiançais qa'ca Ht*
lien pour servir II Hiistolre de ce niaiitic-
La Fronde enfanta une quantité innoeibi^
de pamphlets, satires , etc. , contre llsisiii<
On en trouve des recnciW énormei ^
pinsieuri de nos bibliothèques pobtiqMi'
le plus complet de cea recoeils est ce»
de la bibUoth^ue de ln^ ville de ChsitMif
en 140 volumes in-4». Nandet ( voftfc^
nom ) , bibliothécaire du cardinal , catN*
prit de réfbter une partie de ces sitim
dans un écrit intituU : Jugement de et fi
a été imprùné contre le cardimal Htsar**
depuis û 6 Janvier jusqu'au I •* aifHi M*
1650, in-4*. -^ On trouve dansleloMh
pa^ee 4 14 et suivantes delà BihLtkd.èt
Mongitoire des détails sur Jules MAtiia*
jésuite , oncle du précédent , moit > ^
ans en 1622, et de qui Ton eite,o''*
autres écrits, U Colosso habOonice édls
oonsidem». erist. sul sogmo dette ^^^i^
(ii Nahuofodonosorre , Bologne et Ifib»*
1619-25 , 2 tomes in.4o. Kores Maio»
^ MAZARflEDO T SALAZAR ( Sosm-
Miau), amiral espagnol, né à Bilbsecs
1744 , entra dans la marine royale h rig* ^
seize ans , et se signala dès e9 seconde csn-
pagne en sauvant p|ir d'habiles inan s ww t*
l'équipage d'un navire, coeaposéde trois ceab
hommes. Il était premier adjtNlant du insjor
général d'escadre O. Faiiç. de Santesvta «■
MAZl
MAZK
1775,lortde la malheiir^iMe espéâilMa des Espagnols contre Algar ^ et ce fat d*aprèt ton conseil qu^ou réussit h rembarquer les trou- |iet qui avaient écliappé aa fer de TeABemL Nounné major-général d'escadre « il fit partie de la flotte espagnole qui* se joignit en 1780 à celle de France lors de la guerre de rindépendance américaine. Panrami au grade de TÎoe-amiral « il commanda en 1797 Tescadre qui protégea la rille de Cadix contre le bombardement siea Anglais , remplaça en 1804 Tamiral Grarina en qualité d'ambassadeur , accepta de Joseph Bonaparte le minisièffe.de la marine en 4808 , etconserrft ce portefeuille jusqu'à sa mort^ arriréeen 1812. Il arait publié en 4764 des Sudimênti detacti^ tmimU { en espagnol. ) in-4* ; et rédigé eo 1793 le projet d'ordonnance pour la marine , cpii est encore aujourd'hui en usage.
* MAZÉAS ( GDftAÂWB ), chaw>ine de Vannes, né dans cette TÎlle vers 1712, fil ses études à Parts, prit ses degrés en Ihé»lugie dans la maison de Navarre , fui secrétaire d'ambasmde à Home, et mourut dans sa patrie en 1776. H était correspondant de r Académie des scienom et membre de la Société rojralc deLondres. Onade lui plusieurs mémoires danb le RêcutU dêê iavmnti étmn^ ^eri, sur des objets d'hutoire naturdle et de ckimie appliqués k T^dustrie ; quelques traductions de Tanglais , dont les plus importamles sont : une Phannmeopée deê patf ure$^ avec des notes , Paris, 1758, in-l2^etun Eê3t£ jsr U$ MMfns tU oonsetvtr U umié dm g9ns de mer, par Lind, ibid. , 1760, iu-8».— llAxéAs (Jean^athurin) , mathématicien , frère du précédent ,«né k Landemau en 17 16 , embrassa Tétai ecclésiastique , fut professeur de philosophie au collège de Navarre, chanoine de Notre-Dame de Paris, etaaaarut k Pontoise en 1801. On a de J.-ll.
Maiées : ÉlémenU d'mnikméii^ue^d'aigèbrt et de giométtit f etc., Paris, 1758, in^, sept éditions, dont la dernière est de 1788 (oetouvragea été abrégé par Tauteur, 1775, in* 12); Innituiioneê philotophiem, êwt Elu' mëntm iogi€m , mMm/rkjrMicm ^ Paris , 1777 , 3 vol. in-12. Bftaxéas a fourni beaucoup d'articles au Dicttoiwèoirf des ArU H MétUrt,
" If AZEUNE (Pnaaa), sculpteur français , reçu à TAcadéinie de peinture et de sculptmre et 166^ , mort en 1708, à Tàge de 76 ans , a fait pour les jardins de Versailles plusieurs morceaux estimés , parmi lesquels ou distingue les statues d^iSuru/ieet d'^foii- Um PjrthitH , d'après Tantique.
* MAZEPPA ( Jiàv ) , hetman ou priuce des Cosaques, né dan» le PalMinal dd Podolie vers le milieu du 1 7* eiècle, appartenait à une de ces familfei nobles qneleur manque de fortune eentnint de s'atfaeber à des mai-« sons opulentes. Il fut d'abord page de Jean Casimir, et entra ensuite au service d*un autre seigneur polonais , qui Tajant surpria en t4te-à-téteavec sa femate, le fit lierloot nu sur le dos d'un cheval sauvage el Taba»donna à la course eapridense de cet animal.
Cettecatastropbe^qui devait terminer la carrière du jeune Polonais, devint an oontraire le principe de son âévation. Porté jttique dans rUkraine par le courtier qui était of»ginaire de cette même contrée, Maieppa fut recueilli par quelques pajrsans dent les soins le rappelèrent à la vie. La reconnaissance et riûibiiude le filèrent parmi ses Ubératemrs. D'abord secrétaire, puis adjudant de damoHowita , hetman àf cosaques de fUkraine , il renfflaça ce chef déposé en 1687, pour avoir , par son iaspérilie, causé la perle d'une partie de Tarmée nombreuse qu'il commandait. Maieppa sut se maintenir dans une autorité rarement conservé^ par ceux qui étaient appelés à l'exercer. Il gagna la confiance du czar Pierre W, et servit oe grand prince pendant plus de vingt ans avec beaucoup de fidélité. Mais les progrès de Charles XII firent naître en Maseppa le désir de se rendre indépendant; il offrit anroi de Suède de mettre à sa disposition lenlei les ressources dn pajs où il connnansbit.
Mais déioué dans ses desseins par le ciar et devenu odieux à la plupart des Cosaques, il ne put en réunir quVsn petit noudNv, avee lesquels il refoignit eo fugitif Charles XII. Ce fut lui qui décida ce prince , centre l'avis des généraux suédob, à s'engager dans les plaines de Pi^Uwa. Après cette bataîlie désastreuse il se réfugia en Valachie, puisé Beoder , où il mourut en 1709. On peut consulter pour plus de détiiils sur Maieppa , VHutoirt de CkarU$ XII ^x Voltaire , les AnnaUêdt la petUe fluuît par Scborer, Paris, 1788, 2 vol. in-r2, et VHinoir^ dmg Coso^cssparM. Lesur, ibid. , 1843, 2 fol.
in-8*.Mazeppa est le héros d'un des poèoMs de lord Bjrron ( t^ss ce nom)'.
'' MAZERS. y^yez Masibs.
« MAZET ( Asoad ), médecin , né à Gtenqble en 1793, se livra de bonne heure à rétndede son art,'et devint chirurgien, aidemajor au 1 1* régiment d'infiinterie dohgne.
> Reçu, en 1819, doctour à k faculté de Paris,