‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 125 sur 145 · MELE · texte numérisé non relu

MELE

Iriarche , et où il fit confirmer Télection «le saint Grégoire de Nazianze sur le siège de Constanlinople. Son nom , vénéré depuis long-temps dans tout TOrient, fut inséré au i6« siècle dans le martjrologe romain. Les deux Églises célèbrent sa féie le 12 février. On peut consulter sur saint Mélèce le hea^upanégjrriijfue que saint Chrjrsostôme prononça en son honneur, cinq ans après sa poort.

* MÉLÈCE ou MÉLICE , BleUcius, évé* que de Ljcopolis en Egypte , ayant été déposé dans un synode présidé par Pierre , évéque d'Alexandrie , comme prévenu d'avoir sacri* ^é aux idoles pendant la persécution , souleva un schisme, fut condamné par le concile d^Alexandrie, puis absous par celui de Nicée (325) , et mourut Tamiée suivante après s*êtrj uni aux ariens contre saint Alhanase, et avoir institué , pour occuper après lui le siège de Lycopolis , un certain Jean, d'abord son serviteur , puis son disciple. On a dé- «igné ses partisans sous ,1e nom de MéUcien§.

* MÉLÈCE , eu latin Melcttus, médecin grec , florissait , dit-on , vers la fin du 4* siècle. Il ne parait pas qu'on doive le distinguer de Meletiu* Monachut (moine ou solitaire), qui s'occupait également de médecine à la même époque. Oia a de lui un 7Vail« de la nature de Vhomme, dont il existe plusieurs copies' k la Bibliothèque du roi à Paris , à celle de Vienne , et à la Bibliothèque bodléienne à Oxford. Le texte grec de ce Iraité n'a pas encore été publié ; mais il en existe une version latine par Nicol. Petreius, de Corcyre, Venise, 1552, in-4». M. Portai pense que la lecture de cet ouvrage peut être utile {Histoire de Vanatomie , tom. l'c, pag. 114 et 115). La Bibliothèque du roi possède, en outre , de Meletius un Comment mentaire sur les Aphorismes d'Hippocrate , et un petit Traité, en vers, sur les Urines.

* MÉLÈCE-SYRIQUE , l'un des plus fameux théologiens de TÉglise grecque, né dans la capitale de 1 ile de Candie , en 1586 , fut d'abord abbé d'un monastère de sa patrie ; mais ayant été dénoncé comme schismatique , il se retira à Alexandrie , et de là , en 1630 , à Constantinople , sur l'invitation du patriarche Cyrille-Lucar, qui le nomma proto-syncelle de son église. Mélèce assisU aux synodes de 1638 et 1642 , dans lesquels les sentiments et la doctrine de CyriHe-Lucar furent condamnés. Il fut même chargé de réfuter la Confession de foi du patriarche , et rédigea à cet eflct un écrit qui fut inipiiipé à l^ssi ( daus I9 Moldavie ] , puis à

Bukharest eo 1G90, et publié |iliii tarda grec et en latin par R. Simon à la saàte de Is Créance de l'Élise orientale sur la traiU' Mubstantiaiion , Paris, 1687, in-12, et pr Renaudot dans le recueil des Hemèliu de Gennade , etc. , Paris , 1709, in.4*. Mâèee fut ensuite envoyé par son patriarche en Moldavie pour examiner la pro/euioa de Joi, du Père Mogila ou Mohila , métropolitain de Kief. De retour à Constantinople, il éprouva de la part du nouveau patrisrdie tant de vexations , qu'il sortit de la ville et erra d'un lieu à on autre jusqu'à la mort de son ennemi. 11 revint alors (1651)àCoiiiliitinople , ouvrit une école , qui (ht brilée daus le vaste incendie dont la capitale deb Turquie conservera long-temps le sonreiûr, et alla mourir à Galata ea 1664. Il s Inné j plusieurs autres ouvrages pour lesquels dois * renvoyons h sa vie, par Dosithée , doit os trouve Vanaljrse dans le tom. 4 do Tnki de la perpétuité de la foi,

* MELEDIN. Foxez MelixeiKamu.

• MELENDEZ-VALDEZ(JEii.Aiioin\ poète espagnol, né en 1754 à Ribera, enE»tremadqre , fut reçu docteur en droit à fife de 22 ans , obtint ensuite au coDCOon b chaire de belles-lettres à Salamanqiie,etdè^ buta dans la carrière poétique par desx pièces couronnée k TAcadémie espagnole.

Encouragé par le succès de ces premien essais, il se livra décidéàient à son giBie,el composa des poésies suiacréonU'ques ^ des oiles , des romances , des poésies lé^^ des sonnets , des élégies, des égloguest <!** se distinguent par une pureté et une éléga*^ soutenue , autant que par le bon goAt, a rare chez les poètes espagnols. Ses meiUea' res productions touteifois sont des épi^ dans lesquelles , selon Esmenardjl'amttf^ que le plus difficile ne trouvera qu'anc perfection désespérante. 11 dut à ses taleob U place déjuge au tribunal d'appel de Siïw gosse en 1789, et oelle de procureur de roi près la cour de justice criminelle deHadiid en 1797. Lors de Tinvasion de l'Efi^P^ les Français ^ il s'attacha à la fortnoe de lo* seph Bonaparte, qui le nomma eaoséXks d'ÉUt et directeur-général de I1iiilr««><»

publique. Exilé avec les autres parti»*»

dits afrancesados , après le trioôipbe de l'indépendance espagnole , il se retira »

France , et mourut à Montpellier en 1S|' Ses OEuvres ont été recueillies à ValUdobt 1798,3 vol. 11 a paru en 1821 deux éditis»

àfiBPoésies de MeUndez^raldeftrirol in»»

Page 1