‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 124 sur 145 · MÊLÉ · texte numérisé non relu

MÊLÉ

MÉLÈ

Ifalgré ceUe àèttàtfi^ généraleoMntattribiiée à MB imprévojraiice, il continua à être emçloyé ^ fut même nommé commandant de la Bohême « et chargé, six ans plus tard (18Û6)» de présider la commission qui eut à prononcer sur rignominieuse capitulation du général Mack à Ulm. Mêlas mourut à Prague en 1807.

* MELCHIADE (Sawt). rof e»Hu.rikj>E,

* M£LCHIS£D£CU , roi de Salem (que Tcm présume être Jérusalem ) et grand-prêtre du Très'Haut , Tint au- devant d'Abra* ham, vainqueur de Chodorlahomor. Le patriarche lui donna la dime de tout ce qui .

avait été pris sur Tennemi. On regarde généralement Melchisedech comme une figure de Jésus-Christ que TÉcriture qualifie de pontife éternel selon Tordre de Melchisedech.

* M£LCHTHAL (AasoLo db), appelé ainsi dn nom de son habitation dans le pays d^nterwald, fut Tundes trois fondateurs de la liberté subse. Handenberg , gouverneur du pajrs pour Albert d'Autriche , avait fait enlever une paire de bœufs au père d*Arnold, riche propriétaire du Melchthal , le jeune homme firappa le valet du tyran , qui avait eu la lâcheté de joindre Tinsulte à Texécution de cette mesure arbitraire. Forcé de s'enfuir et de se cacher , il fut cruellement puni dans la personne de 'son père à qui le gouvernement fit crever les yeux. C'est alors qu'altéré de vengeance, Arnold se concerta avec ses amis , Furst et Slaufiacher , sur les moyens de secouer le joug de la tyrannie. Ils sondèrent les dispositions de leurs familles et de leurs amis^ et après s^être assurés chacun de dix hommes courageux qui voulussent mourir ou être libres, ils se réunirent , une nuit , dans la plaine solitaire de Grutli, près des limite^ des pays d'Unterwald et dUri (novembre 1307).

Là fut prêté par ces trente - trois héros de la liberté le serment de remettre, Tantique Helvétie en possession de ses privilèges et de ses franchises, et de garder toutefois un •eeret inviolable, de tenir une conduite cir^ «onspecte jusqu'à ce que le moment d'agir fàt arrivé. L'aventure de Guillaume Tell bâta Texécution de ces mesures , que la prudence des conjurés aurait peut-être rendues long-lemps inutiles. {f^ojre% Tbll.)

* MÉLÉAGRE, poète grec, éditeur de la première Anthologie, florissait selon les uns Bowu Démétrius II (Nicator), suivant les antres sous Seleucus VI, ce qui peut s'accorder puisque ces denx princes ne sont éloignés

r«n de l'autre que d'un intervalle de 50 ans. On ignore le lieu de sa naissance , cfu'îl nomme hii-mêpie Atlhis , et qui cerUinement éUit en Syrie. C'est lui qui le premier conçut, ou du moins réalisa l'heureuse idée de réunir en un corps les poésies éparses des meilleurs épigrammatistes grecs. Son recueil intitulé Otàrlande contenait des morceaux tirés de 46 poètes tant anciens que récents, et semble avoir été fait avec beaucoup de goût. 11 y a joint un assez grand nombre de pièces de sa façon. Elles sont généralement spirituelles , d'un tour facile et agréable , mais un peu gâtées par Tafiectation. On a extrait et réuni plusieurs fois ce qui reste de Méléagre.Les meilleures éditions de ce genre sont celles de Manso, léna, 1789, et de Gnefe, Leipsig, 1811. — Un autre MiLéAoax , philosophe cynique , auteur de trois satyres en prose , a été à tort regardé comme identique avec le précédent. — Un autre MéLéAcas, lieutenant d'Alexandre-le- Grand, s'était prononcé fortement à sa mort pour que l'on proclamât sur-le-champ Aridée sans attendre l'accouchement de Roxane.

Il obtint ensuit^ dans le partage des provinces le gouvernement de Lydie ; mais il fut peu après condamné à mort par Perdiccas.

* MÉLÈCE (Saimt) , patriarche d'Antioche , issu d'une des familles les plus distinguées de la petite Arménie , devint en 357 évêque de Sébaste; mais les intrigues de ses ennemis l'engagèrent à se retirer à Bérée en Syrie. Un concile d'évéques catholiques et ariens lui offrit le patriarcat d'Antioche, qu'il accepta, mais dont l'empereur Constance, mécontent de le voir condamner l'arianisme, le dépouilla au bout de trente jours. Il fut même exilé en Arménie ; mais Julien , par son édit de tolérance universelle , lui permit de revenir, ce qui n'empêcha pas une partie des Antiochiens de se réunir sous un autre patriarche et de refuser toute proposition d'accommodement avec le prélat catholique. Cependant le but secret de Julien était de rétablir sur les débris du christianism* le culte de l'idolâtrie. La fermeté de Mélèce s'opossant h la réussite de ce dessein, uo nouvel exil fut sa récompense. Jovien, monté sur le trdne en 363 le rappela sur-le-champ ; mais il fut encore exilé sous Valens , et ne revint qu'après un très - long bannissement, au commencement du règne de Gratien en 378. Il mourut l'année suivante (379) pendant la tenue du concile d'Antioche, qu'il présidait en qualité de pa-

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