‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 127 sur 145 · HELL · texte numérisé non relu

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IIELL

* MELLE (Xàgquis di) , en Utis MelUnius , savant numismate et historien estimable , né à Lubeck en (659, mort ta 1743, après avoir exercé, pencbnt près de soixante ans , )e saint ministère dans sa patrie , a laissé : HUtona antiqua, média et recentior iubecensù, léna , 1677-1679, in-4o ; Sylloge nummorum ex argento uncialiuM tmlgd thalerorum seti imperialium , Hambourg , 1698 , in4* ; Séries regum Hungariœ è nummii aufeis quùs rmigd Ducatos appel' tant coliecta et descripita, Lubeck, 1699, in-4o, figures ; traduit en aOemand par Gottf.Henri Bnrghardt^ Breslau , 1750, in-4o ; Notitia majortun , plurimas Lubecen-

sium aUorttmque vitas, etc.^ comprehen^

tiens , Leipsig, 1707 , in-4» , et plusieurs autres tant imprimés que manuscrits , dont on trouve la liste dans les jithenm lubecenses, par Henri de Seelen, 4« partie, pag. 615.

Gcettena publié sa vie dans le Gelekrte Eu-ropa,

* MELLIER ou MESLIER (GiRAin) , trésorier de France , et trésorier-général de la foeUgne, né à Nantes , fut élu maire de cette ville en 1 720, et se vit dix ans de suite confirmé dans les mêmes fonctions, qu'il remplissaitencore à sa mort arrivée en 1729.

Louis XV lui accorda une médaille d*or , et le corps municipal de Nantes lui fit don d*une épée , en mémoire des grands services qu*il avait rendus pendant sou administration. Du reste , il négligea tellement le soin de sa fortune, qu'il fut réduit à solliciter une pension de mille livres. On a de lui quelques ouvrages ; nous citerons seulement se^ Mémoires pour servir à la connaissance des fois et hommages des fief s de la Breta- ^■ne, Paris, 1714, in-12.

*MELLINI (DoMEHicoDi Gwdo), littérateur, né à Florence vers 1540 , mort vers 1610 , a laissé : faisions dimostratrice deUa malvagità det camale amore , Florence , 1566 , in-4o ; in fleures quosdam scriptores maUvolos christiani numinis ohtt^ctatores , libri IV, ibid. , 1577 , in-fol. , etc.

"^ MELLO DE CASTRO (dom Juiio), savant Portugais , né à Goa en 1658 , mort en 172U suivit d'abord la carrière militaire qa*il abandonna ensuite ^wa se livrer & rétude plus librement! Il se fit agréger à plusieurs Sociétés littéraires , et fut admis en 1720, à la nouvelle Académie formée par J^n V pour travailler à l'histoire générale du Portugal. Mdlo , chargé de recueillir les monuments des règnes de Sanche !•' et d*Al-

fottse II , qui! comptait parmi ses ancêtres , fit marcher de front les recherdies histoiiques et les audes de la poésie. On cite île lui : les Éloges des illustres Portugais; vue Vie du comte de Galt^éas , son onde , restée imparfaite , et plusieurs pièces de vers.

{Vojrez son éloge par le Père Joseph Btfbosa, dans le tom. t*' des Mémoires de l'Académie royale de l'histoire portugaise.) — Miuo (François-Manuel de) , litt^ateor portagaii, né 11 Lisbonne en 1611 , mort en 16G6, i laissé : las très Musas de Mehdino, litbonne , 1649 , in-4o , réimprimé sons ce litre : Ohras metricas, Ljon , 1665, in4«j Epanophoras de varia historia portugaeta m dneo relaçoens.,.. que contem négocias jnhlieos , politieos , tragicos, amorosotf Mlicosos , triumphantes , Lisbonne , 1660, 1676, in-4«.

* MELLO FREIRE DOS HEIS (Piscoii- Josi dk), savant publiciste portugiis, gnndvicaire du Crato , membre du consefl au m et de la cour souveraine de justice , né en 1738 à la petite viUe d'Andâo (Portugal), d^une famille qui compte au nooibre de ses ancêtres Tillustre historien Jeao de Barros, fit avec un grand éclat ses études à ^ooi▼e^ site de Coïmbre, alors encore dirigée par ks

, jésuites, et j reçut à dix-neuf ans, le gndede docteur. En 1772, le marquis de Pombal, qui , préludant à ses fameuses réformes , Tenait d'introduire une organisation noorefle dans cette même université , fît choix de Meilo Freire pour y remplir la chaire de droit portugais récemment établie, et I»

leçons du jeune professeur , en même tenps qu'elles remirent en honneur une sdeDoe jusque-là fort négligée , lui valurent la i^ . putation d'un homme aussi profond qo'babile. D'importants ouvrages concoorment encore à répandre dans tout le Portugal le bruit de son savoir comme jurisconsnltk^i ^ lorsqu'en 1783 la reine Marie !'• , impatiente des lenteurs qu'apportait dans ses trsmn le comité créé par elle pour refondit telles du ro3raume en un nouveau Code, ▼oulut mettre à fin cette entreprise, elle fit "foàr Mello Freire à Lisbonne, et loi confia h

- rédaction de la principale part de ce traraii immense. Celui-ci s'acquitta de sa fâche avec un zèle infatigable; mais la mort lefrapps en 1 798 , sans qu'il eàt la satisfaction de voir mettre au jour^ ses deux cod« (^f ^ public et de droit pénal) que cependant il avait terminés depuis dix années- Le pjt-

mier est resté inédit j l'autre a pffo en

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avec d^mtér^tsantes notef , par les soins de H. Fr. Freire de Mello, neveu de Tauteur , à qui est due également la publication des deux écrits suivants de son onde : Dissertation his^ toricchjuntiique sur Us droits et iajurisdie' tion du grand-prieur du Crato ; et ÀlUgmtionê juridiques sur Us testaments des mélancolie ^ ques ; Tun et Tautre en langue portugaise.

Les travaux dont nous venons de parler ne soni qu'une partie des titres de MeUo Fràre ^ la célébrité qu'il s*est acquise. Il avait déjà rendu un service immense à la législation portugaise en écrivant pour Tosage de Tunivertité » où depuis il fut nommé collégial des erdres militaires , ses fameuses Institutions de droit public , privé et crimi^ neidu Portugal , ainsi qu*nne Histoire du dfoit citnl de la même nation. Dans le dernier, remontant jusqu'aux temps antérieurs à la conquête de TEspagne par les Romains, il parcourt d'une manière aussi savante que lumineuse tontes les vicissitudes de la légis- Istftou qui a régi le Portugal pendant vingt siècles, et il donne sur chaque jurisconsulte, en formes de notes biographiques , des jugements concis , mais fortement tracés. Les questions les plus graves sont approfondies dans «es livres des Institutions tfu droit public ; Tauf eur y expose les diverses matières afec beaucoup de précision, et déleraine avec une égale profondeur les prérogatives du trône, celles des états-généraux ou cartes , et enfin les droits et les devoirs des dtojens ; il suit dans ses Institutions du droit prifé, le même ordre que Tribonien dans les Institutes , c'est-h-dire celui des personnes , des choses et des actions ; mais il se montre surtout penseur profond et * vraiment philosophe dans ses Institutions du droit pénal, ouvrage que Ton peut , à beaucoup d'égards, placer à cêté de ceux des Montesquieu , des Beccaria , des Filangieri et des Blackstone sur la même matière.

Tous ces traités , écrits en latin dans un stjle net et concis , ont été plusieurs fois réimprimés ; la meilleure édition est celle qui a été publiée à Coïmbre en 1815 par le neveu de l'auteur déjà cité.

* MELLONI (Jbih-Baptistb) , oratorîen, Dé à Cento en 1713 , mort en 1781 , a laissé t Atti , o Memorie desfll uomini illustri in santità nati o morti in Bologna , etc. , Bologne , 1773-80 , 5 tom. in 4o. {Fojrez le tom. 6 des Scritt. bologneti.)

* MELMOTH (Wiluam) , jurisconsulte anglais , né en 1606 , mort en 1748, publia ,

conjointement avec Peere William , la collection des Rapports de ^emoiidans la cour de chancellerie, et se fit surtout connaître par le livre intitulé : Grande importance d'une vie religieuse, qui fut tiré , après la mort de l'auteur , à plus de cent mille exemplaires. On peut consulter sur sa vie les mémoires publiés par son fib , dont Tarticle suit. — Mblmotb (William) , littérateur anglais, fils du précédent, né en 1710, mort à Bath en 1799 , entra au barreau , comme son père , lut nommé commissaire des banqueroutes , et passa néanmoins une grande partie de sa vie loin des affaires publiques. On connaît de lui : des Uttres, publiées vers 1742, sous le nom de Fitz Osbome , traduites eu français (anonjFme) , Paris , 1820 , in-8o ; une traduction estimée des Lettres de Pline, 1747 , 2 vol. in-8» j -— des Letpvs de Cicéron à plusieurs de ses amis ; auec des remarques, 1753, 3 vol in-8<»j des Traités de la FieilUsse et de V Amitié , du même , 1773 et 1777 , in-«« , etc.

MÉLODIE. (Musique,) Trois parties, bien distinctes l'une de l'autre , constituent l'art musical : la mélodie , U rhjrthme et l'har^ monie.

La mélodie proprement dite n'est qu'aune succession de sons différents; ainsi donc ut,ré^ mi^fa , sol, la^si^ articulés diato* niquement ou chromatiquement, par degrés disjoints , et sans l'emploi des moyens qui servent à préciser la durée que l'on veut assigner à tel ou tel son , peuvent donner l'idée de ce que l'on entend par la mséUdia proprement dite. Mais , ])onr qu'une mélodie soit agréable et expressive , il faut que le rhjrthme vienne lui prêter son secours et l'aider dans sa marche par la puissance physique qu'il sait toi^ours exercer sur nos sens ; car le rhjrthme , par son essence , peut seul, dans telle ou telle mélodU , et selon le caractère que l'on- veut lui faire prendre , nous donner la faculté d'j pouvoir , à notre gré , coordonner la succession des sons par l'emploi varié de leurs signes représentatifs, tels que O, p, P»Pt f* «te., de les

y classer dans les cadres que l'on nomme mesures , de les y faire entendre selon le besoin sur les temps forts ou sur les temps faibles desdites mesures, et d'établir un ordre quelconque entre les membres de phrases et les phrases complètes qui servent à former les différentes périodes du discours musical, lequel, pour être intelligible.

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