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poursuirre qu'à regret s^il 8*ab«ndoiiiie à de plus grands désordres. Maïs , après trop de temps écoulé , les regards du gouTemement se sont portés sar les bagnes. On s'est souTenti enfin que là aussi il y avait des hommes. Des mesures sont prises pour séparer les formats suivant les différents degrés de peine qui ont été prononcés contre eux. On essaye de les ramener à quelque morale par une distribution mieux ménagée du travail.
Ces mesures font Téloge du siècle et de Tadministration ; mais elles ne seront complètes que si, au sortir du bagne, un forçat a le droit de se présenter devant le préfet de son département et de lui demander du travail ; et il j- en aura à lui donner tant qu'il restera en France des fortifications à réparer , des canaux à creuser, des rivières à nettoyer, des chemins à entretenir et des arsenaux à pourvoir d'un immense appareil de guerre. On voit que la question de la répression de la mendicité n'est pas aussi simple qu'elle le parait. Il s'y rattache des considérations qui sortent des principes dé l'équité naturelle et de la morale. Avant de s*occuper des peines à infliger , l'administration a des devoirs de plus dun genre à remplir. Quand elle n'a pas rempli ces devoirs , quand elle n'a pas offert une main secourable au malheureux qui demande du travail , elle réi^ond à l'Eut et à l'humanité de cette mendicité qu'elle poursuit. Lorsque , une police de bienfaisance a porté ses regards sur les causes obscures et cependant graves dont le concours conduitl'homme du peuple jusqu'au dénuement, quand elle a tout fait pour découvrir et soulager les misères ignorées, elle ne doit plus de commisération à l'être inquiétant qui va surprendre la bienfaisance sous l'apparence de la pauvreté. Ici commence le droit de la police sévère ; car il faut bien voir , dans l'oisiveté qui s'obstine à mendier ^ le développement d'une dépravation qui peut conduire à tout.
Mais encore ici doit-on choisir un genre de peine qui, en firappant le mendiant, le guérisse au physique comme au moral. On dit au physique; car l'existence oisive , honteuse , abandonnée du mendiant , déprave à la longue ses organes : sa fibre se relâche y ses nerfs s'affaiblissent, ses idées ne dépassent pas le cercle de ses habitudes : il ne vil pas ; U ne fait plus que végéter. Ceci est tellement vrai , qu'il ne quitte qu'avec désespoir les livrées de sa honte. Tout autre vêtement l'épouvante : la propreté est pour lai un
suppliée 9 et à grand'peine lui rend-oD la contenance et les gestes de l'homme. Qn^ que soit le métier qu'il ait appris, ei dài-U mémey avoir autrefois montré de Ihabileiè, il ne faut pas espérer qu'il en reprendn d'abord l'exerdce : à peine il en a gardé la mémoire. Toutes ses facultés sont abaorbéii dans une aversion pour le travail ipii panU invincible. On ne l'y ramène qu'en le aoi^ mettant à des travaux très-durs. Dans on pays voisin où le local s'y prêtait, on enfvmait les mendiants dans dâi loges étroHes «à l'eau pénétrait de manière k les eaglotitif , slb ne jouaient pas assidûment d'une pom^ mise à leur portée. Cet exercice violent avml bientôt produit son effet; et ils ne roataienl pas plus de deux ou trois heures dans cette dangereuse position , sans demander en grâce d'en sortir pour être appliqués à qnekque autre travail que ce iùk. En France eè manque cette ingénieuse et sévère ressource, c'est d'abord à des travaux de lercasseoieBte qu'il faut appliquer les mendiants, ei €• doit être sans pitié pour les y contraindre | car il y va de leur salut Si on obtient de l'individu un travail pat^ pendant ownat jours seulement, la cure sera fort avmrtée.
Il se sera éloigné chaque jour de la rondi ti«m de mendiant pour remonter à l'éftat d'ouvrier > et une fois arrivé là,^ on nelnî fetvit plus reprendre les haillons auxqneb il éUit si atUché en entrant à l'hospke. On peut alors se rassurer { c'est un hcmime sauvé. On ne trouve guère de rebellea à ee traitement que les individus tombés dana la mendicité par l'abus des liqueurs fortea. Le tempérament de ceux-ci est tellement Ticiè , tellement dégradé, qu'il reste fort peu à enei^ pérer. Ils n'ont plus rien qui les reconmnnde que l'empreinte de l'humanité | maia e*eii eal assez pour qu'on pourvoie à leur exiatenee.
Depuis quelque temps , une louable éas* lation s'est établie entre les adnrini atjatews des provinces pour parvenir à TeiÉittctiott àt la mendicité. Déjà, à Bordeaux , ilB'esresie plus de traces , grâces aux effnrts penéré-^ rants de M. le baron d'Hausaex. Llwapioe dont on doit l'établissement à la btenfinsanee éclairée des habitants de Bordeaux et an aèlt de ce magistrat, peut servir de modèle. La journée du pauvre ne revient pas à plna de quarante - neuf centàaes. Cependant il est suffisamment nowri, et les détails de Tétn* blissement sont si bien soignée , qn^ ne laissent rien à désirer à la pàilantkropk la plus inquiète. L'exemple n'a paa été penfcL
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M. le préfet île police de Paris' projette ao semblable établistemeiit lur une échelle propordeimée k retendue et à U popolation de la capitale. Il a fait nn appel aux amis du bon ordre et de rbnmanité , et sans doute il en aéra entendu. C'est un tableau révoltant que celui de la mendicité assise snr )e seoil des temples et des palab ; et Ton est disposé à accuser Ta^lministration qui laisse subsister ce mélange d'orgueil et de misère.
BiuovoT (comte).
* H ENDOZA (D. IviooLopiz db) , marquis de Santillane, né en 1398, mort en 1458, fut un des principaux ornements de la cour poétique de Jean II, roi de Castille.
Son nng , ses richesses , ses talents lui acquirent une telle renommée , que des étrangers se rendirent , dit^n , en Castille , uniquement pour le Toir. On a de lui : /oi Rê^
franê» recopUadot par nuauiado delrtydon Juan^ 1541, in-8o; CharU Junèhre sur la mort de f^iliena; el Doctrinal de Privados ( le Manuel des Favoris ) ; une Dissertation criti^e et historique , très-estimée des littérateurs espagnols. -^ Un autre Inigo-Lopez de MnoozA , quatrième duc de llnfantado , deuxième arrière -petit -Bis du 'marquis de Santillane, et mort en 1565, est auteur d'un Mémorial de cosas notables , Guadalaî«ni , 1664 , in-fol. — Voyez Cà«btta.
* MENDOZA ( don Pbdio db) , gentilhomme très-riche de Cadix, offrit en 1529, à Charles-Quint d'achever à wê frais la découverte et la conquête du Paraguay et de la rivière de la Plata, mit à la voile en 1534 avec quatorze vaisseaux et trois mille Espagnols , et fonda , le 2 février 1535 , la ville de Buenos- A jres. Une maladie Tajant forcé de se rembarquer pour l'Espagne, il mourut dans la traversée.
*" MENDOZA (DiBOO Hubtado db), né à Grenade, suivant l'opinion la plus commune, et mort en 1575, à l'&ge de plus de 70 ans, fut tout ensen^le guerrier, négociateur, géographe, historien et poète.
Non content de cultiver les lettres , il en fut aussi le protecteur , et s*occnpa de rassembler un grand nombre de livres grecs , dont il céda la précieuse collection au roi d'Espagne pour la bibUothèque de l'Escnrial. On cite de lui : Guerra de Granadm heeha por el rey de Espaha, Felipe II, contrm lo$ Moïïitcos de aquel reino sus reheldes, Madrid, 1610, in-4o; Lisbonne, 1627; Valence, 1776, in-4o; Obras del insigne eaballeroD, Diego de Mandoxa, Madrid, 1610,
in-4o ; et d'antres ouvrages , restés inédits. On lui a attribué sans certitude le roman comique de La%arillo de Tormes, mis aussi sur le compte de J. de Ortega,' religieux hiéronjrmite, — Diego de Fovbz t Mbvdoza , de Murcie, a laissé : Bistoria de avesy ani^ moles de Jriêtoules, traducida del latin en romance, jr anadida desotros muchos autores gfiegosjr latinos que trataron de esta mauria, Valence, 1621 , in-4<».
* MENDOZA (Bbavabd» db), frère germain de Laureut, comte de Cluni, se signala par ses exploits en Belgique , fut chargé d'ambassades en Angleterre et en France»
et mourut au commencement du I7« siècle, dans un âge avancé. On cite de lui : Comentarios de lo sucedido en los Paizes Saxos, desdeelano 1567 hasta el de 1577, Madrid, 1592 , in-4* j traduit en français , Paris , 1 622, in-8» ; JTieoriea y prdctica de guerra , Madrid 1577, in-4o; Anvers, 1595, in-4o* 1598 , in-8* ; traduit en français et en italien
/—Un autre Bernardin de Mbxdoza , docteur en théologie et chanoine de Tolède , a laissé un manuscrit, conservé dans la bibliothèque du Vatican , sous ce titre : Tiatado en defensa de los colegios seminarios que el sa^ cro concilio de Trento dispone que se ha^ gan en la sesion 22, chap. 18.
* MENDOZA (Fbbdivavd db ), jurisconsulte espagnol , né vers 1 566 , mort à Madrid dans nn état d'aliénation mentale , a laissé : Disputationes in locos dfjfficiliores tituli de Pactis, in Digestorum libris, Alcala, 1586, in^fol. ; de Comcdio Illiberitano (le Concile d'Elvire) Uhri très ^ ibid., 1594, in-fol.; Ljpn, 1664.— MxvDoz (Jean GovzALBztle), célèbre missionnaire de l'ordre des angustins , né dans la Castille vers le milieu du 16* siècle ^ fut envoyé en 1580 par Philippe II, roi d'Espagne 9 à la Chine, en qualité d'ambassadeur. De retour en Europe il obtint révêché de Lipari en 1593 , se ren- * dit quelque temps après dans l'Amérique espagnole, fut fait évéqne de Chiapa en 1607 et de Popayan l'année suivante. U mourut vers 1620, dans un Age avancé. On a de lui :
une Histoire de la Chine, en. espagnol , Rome , 1585 , 2 parties in-8* , traduite en français par Luc de La Porte , sous ce titre :
Histoire du grand royaume de la Chine ^ situé aux Indes orientales, ditfisée en deux parties, Paris, 1589; Rouen, 1614, in-8o.
* MENDOZA ( AvToiHB-HuiTADo db), commandant de l'ordre de Calatrava, secrétaire d'état et membre de l'inquisition , ne