MENT
emdUi, Rome , 1646-5'4 , 6 tomes in-4o ; Pa- (loue, 1701 , 3 Yol. in-4o; de republicd Ue- Ifrœorum, Paris, 1648«52, 2yol. in-fol.
* MENODORE ou MONODORE , sculpteur athéufen sous le règne de Néron , avait exécuté beaucoup de statues de chasseurs et de guerriers ; mais son chef-d'œuvre fut un Cupidon en marbre pour la ville de Théspies 9 à rimitation de celui de Praxitèle.
* MENOT ( Micbsl) , cordelier et prédicateur de mauvais goât, mort à Paris en 1 5 1 8, re^ut dans son temps le titre de langue d'or. On ignore Tépoque et le lieu de sa nais-
' tance : on sait seulement qu*il vécut sons les règnes de Louis XI , Charles Vill , Louis Xîl et François Ur. Ses sermons, recueillis par tes auditeurs, renferment infiniment plus de grossièretés et de bouffonneries que ceux de Bariette et de Maillard euxmêmes. On les trouvera sous ce titre : Sermons quadragesinmles olim (1508) Turonis declam, , Paris , 1519 , et 1525 , in-8^.
* MENOU ( Jacques - Frabçois , baron DB ) , lieutenant-général , né en 1750 à Bousr »aj de Loches, en Touraine, d'une ancienne famille , illustrée par les armes , était parvenu au grade de maréchal -de -camp avant la révolution. Député aux états-généraux en 1789 , par la noblesse de Touraine , il fît partie de cette illustre minorité de la noblesse qui se réunit tout d'abord au tiersétat. Il parut souvent à la tribune , et s'il vCy acquit point une grandç ré^Sutation d'éloquence, du moins^ il sut plusieurs fob £ure transformer ses motions en lois. Membre et souvent rapporteur du. comité militaire , il fit augmenter de trente-deu^ deniers la paie du soldat, et proposa de substituer à Tancien mode de recrutement une coi(scription générale de tous les jeunes citoyens, avec la faculté de se remplacer, projet à peu près semblable à celui qui fut reproduit depuis par le général Jourdan et décrété sous le gouvernement directorial.
Jl fît passer le décret qui substitua au pavillon blanc, sur tons les vaisseaux de TÉtat , le pavillon aux trois couleurs. Ce fut encore 0or sa motion qu'en 1791 fut ordonnée Tor- ^anisation et Varmement des gardes natioiiales , notamment aux frontières , et une levée de 100 mille hommes. Quoiqu'il eiU -voté pour que le droit de paix et de guerre i*ût réservé à la nation , il se déclara pour le xoainticn du trône constitutionnel, après 1^ arrestation du roi à Vareunes. Après la clôture de la session de rassemblée consti-
tuante , il fut employé de nouveau dans son grade militaire , et commanda en second le camp formé près de Paris en 1792. Il signala dans ce poste sa modération , fut employé ensuite dans la Vendée , et j montra ^ plus de bravoure que de talents militaires , fut accusé dans la convention , défendu par Barrère, et dérobé à Téchafaud. Après la journée du 9 thermidor il fut chargé, en sa qualité de général de division , de marcher contre le faubourg Saint -Antoine, dont le peuple s'était soulevé contre la convention ; celle-ci apprécia en cette occasion sa conduite modérée , et' lui confia encote le com- • mandement des troupes lors des événements de vendémiaire an HI. Mais cette fois' il ne montra pas un dévouement aussi entier aux ordres de la convention, et fut remplacé par Bonaparte. Menou , traduit devant un conseil de guerre fut acquitté. Bonaparte , qui avait pris vivement sa défense, l'emmena eu Egypte et lui donna le commandement d'une division , à la léte de laquelle il montra beaucoup de bravoure, mais peu ou point de talents pour commander en chef. Il y épousa une femme musulmane , et embrassa même , dit-on, l'islamisme ; du moins est-il certain qu'il se fit appeler publiquement ^6dallah Jacques Menou. A la mort de Kléber, il prit le commandement en chef de l'armée d'Egypte , ne sut point se faire obéir , fut battu complètement par Abercromby , près d'Alexandrie , et repassa en France. Le premier consul le nomma bientôt gouverneurgénéral du Piémont et l'envoya ensuite , en la même qualité, à Venise, où il mourut en 1810.
"■ MËIfOUX' (Joseph de), jésuite, né à Besançon en 1695, mourut à Nancy en 1766.
On cite de lui : Notions philosophiques des vérités fondamentales de la religion, ouurage didactique d'un ordre nouveau, Nancy 1758, in-8o, 7« édition : il avait d^abortl paru sous le titre de : Défi général àl'inot'é\ dulité {vojrezFrévon^ Année littéraire, 1758^ tom. 6 ). — Mekoux ( Bruno- Melcl^or de ) à jésuite, né à Moulhier-Haute-Pierre , bailliage d'Omans, est auteur d'un poème intitulé : Spéculum (le Miroir), Lyon, 1719, in-8°.
*MENT£L (Jeah) ou MENTELIN, le plus ancien imprimeur de Strasbourg, né dans cette ville ou aux environs vers 1410, mort en 1478, ne mettait, la plupart du temps, ni nom ni date à ses impressions afin de les faire passer pour des manuscrits