MENT
heut
qui se Tendaieot alora h des pris oxceMifs ;
10 premier ouvrage qu*il ait publié ayee date eat le Sf/êculum de Vinecut de Beauyaitde 1473. Cependant on ne peut goère douter qu'il n*eût une imprimerie en pleine activité plusieurs années auparavant. On a même prétendu le faire passer pour invention de rimprimerie ; mais cette assertion a été réfutée solidement par Schoepâin {vojrez Mémoire» de l'Ac^émie des inscriptions, tom. 17).^MiiTSi (Jacques), savant médecin , né à Chàteau-Thierri en 1597 > mort à Paris en 167 1 , cultiva la littérature avec plus d!ardeur que de succès , si Ton en croit Gui Patin , qui dit de lui dans une lettre :
Ji est meilleur médecin qu'il n'est éloquent. On ne le connaît guère aujourd'hui que par les deux écrits suivants : brevis Excureusde loco, tempore et autho^e inventt'onis tjrpogr,. Paria, 1644 , in-4<»; de Ferd tjrpogr, origine, Parœnesis, ibid. , 1650, in-4o. Comme médecin , on a de lui quelques autres ouvrages que les immenses progrès de la médecine rendent à peu près inutiles.
* M£NT£LL£ (Edms), géographe, né à Paris en 1730, mort en 1815, obtint, au sortir de ses classes, un petit emploi dans les fermes , et se mit à ikire des vers et des pièces de théâtre dont on ne se souvient guère aujourd'hui. Cependant, entraîné bientôt vers des occupations plus sérieuses , il se livra tout entier h. Tétude réunie de la géographie et de rhîstoire, et fut nommé en 1760 professeur pour ces deux sciences à l^cole militaire. Pendant la révolution*, Mentelle fit des cours chez lui ; et , quand le calme fut un peu rétabli, il fut appelé aux écoles centrales , puis à Técole normale.
11 fut admis à Tlnstitut , dès la formation de ce corps savant , mais n*obtint la croix de la Légion-d^Honneur qu'après la restaura*tion en 1814. Mentelle était peut-être né pour s'élever au premier rang des géogra* phes de l'Europe ; mais sa fortune trop modique le mit dans l'obligation de perdre une graine partie de son temps à composer des livres élémentaires. Il ignoruit d'ailleurs les langues étrangères, dont la connaissance est si utile à un géographe. Parmi ses nombreux ouvrages , dont on peut voir la liste dans le tom. 28 de la Biographie universelle nous citerons : Eléments de l'histoire romaine, avec des cartes , 1766, in- 12, réimprimés en 1774; Traité de la Sphère, I778,in-12; Géographie comparée, otijéna- Ijrse de la Géographie ancienne et modense.
1778 H années soivantes , 7 vol. iii-8*, os* vrage demeuré incomplet; Coimografkk élémentaire , 1681 , in-8»; 1799, 3« éditioi; Choix de lectures géographiques et hûtoriques, 1783-84, 6 vol. in-8^ ; la Géographie msaignée par une méthode mou^dle, ou Âfflication de la synthèse à l'étude de la ^éegi*phie, 1795,in8o; 3*édition, 1799; Own complet de Cosmographie, de Chrenolept, de Géographie et d^ Histoire anàenm û moderne, 1801, 3 vol. itt-8o; Giogr^ classique et élémentaire ( la partie modene n'a point para), 181), 2roluï-9»\Jtkê universel en 170 cartes (en société if« Chanlaire); Géographie umuertelle(m»détéavec Malte-Brun ), Paris , I8(B-I10(r 16vol. in^». {Fojrez une notice mauve psft le docteur Larche dans k Mages» <•• efclopédique de 1816, tom. 1 , psg. 359 )
* MENTOR, ciseleur grec trèsrcDoniè, surpassa ses contemporains Mys et Acrif* dans Tart de séulpter le bronze, l'argent et Tor. Parmi %%9 chefs -d^œovre on distiiigaât quatre vases placés dans le temple de DiaK à Éphèse et au Capllole; mais ils (fispanireit dans les incendies qui détruiûrent tes te édifices. En général les ouvnges de Vtslar devinrent très-rares , et cette rareté, jsiil^ 2i Ihabileté de TarUste , les fit monter t n prix exorbitant. Crassus acheta 109^ sesterces (20,(X)0 francs) deux cospeide Mentor. — Outre le Mbhtoi de la mjMngie, on connaît dans Tantiquité qndfWi »* très personnages de ce nom.
♦ MENTSCHIROFF (le prince Awtu- DRB Dâvilovitcb) , premier ministie et fr* vori du czar Pierrele-Grand et deCttberiset offre Ton des exemples les plus bîzanvi des caprices de la fortune. Né à Moscoq en 16^4 d*un pAtîssier , ou selon d*autres d*nB rdetde-chambre, il plut au czar, qui le fbrv aux.afl'aires et aux armes , et lui donni o avancement rapide, justifié dsiUeorf p»'' des services importants et par une fidéRéa répreuve. L'heureux favori fut élcté«* ^'^ au rang de général-major , décoré diti*** ** prioce , et nommé gouverneur de tlngne. D continua à servir avec zèle un malireq«**" vait si bien récompenser , comminds Ftw gauche 2i la bataille de PulUwa; et, i*état mis à la pomrsutte des fuyards aprb la ^ toire , força le général suédois Lewenlwaf' à capituler avec son corps d'armée. Char?
du gouvernement de Pétersboorg pendi* que Pierre marchait contre les Turii, »
1711, Menlschikoff, possesseur dHmefc^
MENU
MENU
lOM immense , commença alors à étaler on faste inconnu en Russie , et qui devait le perdre un jour. Cependant il jouit encore quelque temps d*an sort prospère. U fit reconnaître Catherine pour impératrice après la mort de son époux , et obtint sous le nom de eette princesse la plus grande influence.
Mais la mort de Catherine et Tavènement au trône de Pierre II , petit-fils du réformateur dea Moscoyites , fut le signal de la ruine de rheareux et insolent fayori. Il eut toutefois le ezar sous sa tutelle , le fit loger dans son palais, lui fiança- sa fille, et continua ses exactions et ses violences : mais IvanDolgoroaki, sous*goovemear du jeune prince, Texcita à se défaire d'un tuteur incommode.
MentschiLofi*, mis aux arrêts et exifé li Raniobonrg , ville du gouvernement de Voroaeje , eut Timprudence , en exécutant les ordres de la cour , d^insulter à ses ennemis par mi faste digne d'un souverain. Il vit ses biens confisqués , et fut condamné à passer le reste de xes jours h Berezof , ^ous un des plos dors climats de la Sibérie. Sa femme devint aveugle à force de verser des larmes , etaoccomba avant d'arriver. Sa fille atnée expira dans ses bras au bout de six mois :
Im-méme il fut frappé d'apoplexie en 1729, après avoir montré dans Padversité nn rare coorage. Il laissait un fils et une ffte qni earent après sa mort un peu plus de liberté, et forent rappelés à Moscou lors de la disgrâce des Dolgorouki. Les malheurs de Mentschikoff ont été le sujet de plusieurs tragédies , dont la plus connue est celle de La Harpe, qui n'est pas restée au tbé&tre.
**MBNTZEL (Cbristiav), médecin, né en 1622 à Fàrstenwald , dans la marche de Brandebourg , mort à Berlin en 1701 , fut reçn membre de TAcadémie des Curieux de la Nature sous le nom â'JpoUon , ce qui prouve lldée qu*on s'était faite de ses talents. On cite de lui : Catalogua plantarum eirea Oedanum (Dantzig) spontè nasceneîam , (649 , in-4o : L^xicon plantarum , Polj^otton unit^rsaU , ibid. , 1715, in-fol. \ et divers manuscrits conservés à la bibliothèque rojale de Berlin. — Msvtzbl (Jean- Christian), fils du précédent, mort en 1718, avec le titre de médecin du roi de Prusse , a laissé quelques obsen^tions imprimées dans les Mémoires de l'Académie des Curieux de la Nature.
* MENU DE CHOMORCEAU ( Jeab- Enum ) , littérateur, né à Vîlle-Neuve-le- Roi en 1724 , mort à Ville-Neuve-sur-Tonne
en 1802 , avait ét^ lieutenant-fénéral au bailliage de sa ville natale , et député aux états -généraux, qui le virent constamment attaché aux principes de la droite. On a de lui : Renaud, poème héroïque imité du Tasse, Paris, 1784, l>86et 1788,2 vol. in-8o. MENUISIER. (Technologie.) On peut, définir la menuiserie Tart qui a pour but la construction de toutes sortes d'ouvrages en ' bois , appropriés aux usages de la vie , cx' cepté ceux qui sont du ressort du charpen^ tier et du charron. La menuiserie est divisée en cinq branches : menuisier en bâtiment , menuisier en meubles^ ébéniste et marque* teur , menuisier en voitures et menuisier treiliageur. Noos avons déjà traité ensemble Tart de Vébéniste et celui du marqueteur au mot ÉBiaisTi, il nous reste à parler des quatre autres.
Le menuisier en bâtiments exécute toutes les boiseries qui tiennent aux mnrs des maisons , portes , croisées , contrevents , persiennes , jalousies , parquets , planchers , lambris, alcôves, cabinets d^aisance, etc.
Nous n^entrerons pas dans les détails de toutes ces constructions , puisqu'il n'j* a rien de fixe, et que le goût seul et la mode en décident : d'ailleurs ces détails seraient su^ perflus , et nous ne pourrions que répéter ce que plusieurs autres ouvrages ont décrit parfaitement , et qu'on peut consulter avec fruit. Roubo fils a traité avec luxe toutes les parties de l'tfrt du meniiisier; son ouvrage, en plusieurs volumes in-fol. , fait partie de la belle collection des arts et métiers de l'Académie des sciences.
Le menuisier en meubles partage avec Vébéniste et le marqueteur la fabrication des diverses pièces qui servent à Tameublement d*nne maison. Ce qui différencie ces deux branches , c'est que le menuisier en meubles n'exécute que les meubles en bois plein , c'est-à-dire ceux sur lesquels il n^ a pas de placage. Il fait aussi les massifs sur lesquels i'ébénisU plaque les bois, lorsque celui-ci ne se soucie pas de les faire.
11 fait les sièges , les banquettes , les fauteuils , les canapés , les lits de toutes espèces , les armoires , les buffets , les bibliothèques , les tables , les billards , les bureaux , les secrétaires , les commodes , les encoignu* res , etc. On trouvera les détails de tous les meubles les plus modernes , avec figures , dans Vjértdu Menuisier en meubles et de l'É' béniste, par M. Mellet, un gros volume in-8*.
Le menuisier en r/oitwes construit la caisse
MENU