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à Paris , fut appelé, dès llfc de yingt ans , à professer la jnrispmdence à l'université de Toulouse. Il s'attacha bientôt à la maison royale de Navarre^ entra dans le conseil , et obtint rintendance générale des affaires de Catherine deFoix, épouse de Jean d'Albret.
LorsqueCharles-Quinl et François !•» traitèrent de la paix à Nojon,Mesmes fut chargé de reyendiquer , au nom de sa souveraine , la portion de la Navarre dont s'était emparé Ferdioand-le'Catholique. 11 remplit cette mission importante avec tant de talent et de sQccès que le roi de France voulut l'attacher à son service. Le vertueux Béarnais refusa la place d'avocat du roi au parlement de Paris, parce qu'il eût fallu en dépouiller Jean Rusé, et n'accepta celle de lieutenant-civil au Chàfcelet qu'à condition qu'il lui serait permis de continuer h servir le roi de Navarre. Il fut chargé de plusieurs ambassades aux noms de ses deux maîtres , devint successivement maître des requêtes et premier président du parlement de Normandie. Sous le règne de Henri II , il fut un des premiers membres du conseil d'état qui obtinrent voix délibérative dans le parlement dé Paris. Ce fut lui qui négocia le mariage de Jeanne d^Albret avec
'g Antoine de Bourbon , duc de Vendôme , union qui donna plus tard à la France le*
» meilleur de ses rois, (^o^az les Elogia doc^ torum in Gallid virorum y par Scévole de Sainte-Marthe. )
* MESMES (Hbvki db) , seigneur de Roissi de Malassise , etc. , fils du précédent , né ^ Paris en 1 332, mort en Iô96, remplit à Toulouse, dès l'âge de 16 ans , et avec succès, la chaire de droit que son père avait occupée. Il revint à Paris en 1552 , et fut nommé la même année conseiller à la *cour des aides , puis conseiller au grand conseil. La république de Sienne s'étant mise sous la protection du roi de France, Henri de Mesmes fut ^ chargé en 1557 de rendre la justice dans ce - pays, fl y resta deux ans, justifia la confiai/ce de ses administrés par sa sagesse, et battit même les Espagnols en l'absence du gouverneur du Siennois , B. de MontluQ. A son retour en France , il fut nommé par Henri 11 conseiller d*é(at , ce qui ne l'empêcha pas ({"accepter , sous Charles IX , la place de chancelier de Jeanne d'Albret. Lorsque Catherine de Médicis oflrit aux protestants cette paix trompeuse , qui précéda de si peu de temps la Saint-Barthélemi, de Mesmes fut envoyé h Saint-Germain avec Armand de Biron, depuis maréchal de France, pour
traiter arec les chefs du parti qu'on voulait abattre d'un seul coup ; mais il n'était pas initié h cet horrible secret. Sons Henri III , il ne resta pas long-temps en faveur , et se retira de la cour. Après avoir été le témoin des désastres de la guerre civile, il vécut assez pour voir Henri IV afibrmi sur le trône de France. De Mesmes a laissé des mémoires de sa vie adressés \ sou fils, et imprimés dans le Conservateur, en octobre 1760. Rollinen cite un passage {T\xiiti des études , tome I , livre l*»" , chapitre 2).
* MESMES ( Jbav-Avt. ni ), comte d*Avaux, etc.. né \ Paris en 1661, mort en 1723, était entré de bonne heure dans la magbtrature. Nommé , dès FUge de dix-huit ans , substitut du procurenr.général au parlement de Paris , puis conseiller en 1687 , il devint Tannée suivante président à mortier. Il obtint en 1703 la charge de prévôt et grandmattre des cérémonies des ordres du roi, fut admis & TAcadémie Française sept années après , et derint premier président du parlement de Paris en 1712. Quoiqu'il ait quelquefois montré beaucoup de vigueur dans cette charge importante , on pourrait Taccuser d'avoir mis bien de la faiblesse li défen« dre , comme il l'avait promis , les prétentions du duc du Maine à la régence du royau* me contre les droits plus légitimes de Philippe d^Orléans ; mais Ton doit plutôt lui reprocher de la mauvaise foi , car il est probable que, gagné d'avance par ce dernier prince, il trompait \ dessein le bâtard de Louis XfV. Lorsque le régent enleva aux princes légiti-> mes le droit de succéder à la couronne , qui leur avait été conféré par leur père, le premier président fit des remontrances timides qui déplurent également et \ celui qu'elles condamnaient et à ceux qu'elles voulaient protéger. De nouvelles et de plus vives remontrances , qu^il fit à l'occasion du système de Law, le firent exiler, avec tout son parlement , k Pontoise. Plus tard il s'opposa encore, mais sans fruit, à la nomination de Dubois à rarchevêché de Cambrai. D*Alembert a publié V éloge de ce magistrat.dans V Histoire des'membres de V Académie fran" çaise, tome 4, page 339*46.— Mrsmbs (Jean- Jadques , dit le Bailli de ) , frère puîné du précédent, mort en 1741 à l'ftge de 61 ans, fut grand'croix de Malte, grand-prieur d'Auvergne et ambassadeur de son ordre en France. — Foyez Avaux.
* MESNAGER (Nicolas) , habile diplomate français , né en 1665 à Rouen , rint à