‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 143 sur 145 · ME8M · texte numérisé non relu

ME8M

* ME6LIER (Jbaii)» curé d'EstrepignjT «B Champa|;o6 , né en 1678 au rillage de Mazerni , dans le Bliételois , mort en 1733» f*est rendu célèbre par ton abjuration des prîncipea et des dogmes religieux qn^il avait enseignés toute sa vie. On trouva chez lui , après sa mort, trois copies d*un gros manuscrit, eptièrement ' de sa main, et qu*il avait intitulé mom Testament; c'est de la première partie de oe manuscrit que Voltaire a eitrait Touvrage publié sons le titre de Tettamutu dU J, MeêlUr, et réimprimé sous celui d'Extfmit dés êtiuùifnU de /. Mêêliêf^ dans VÉvmngiU dt la, RuUon, 1768, in-24. Malgré cette apostasie posthu« me , Meslier, qu'on a présenté à tort comme un homme orgueilleux et misanthrope , respecta tant qu'il vécut la croyance de ses paroissiens, et légua le peu qu'il possédait . aux pauvres de »on église , dont il avait toujours été Tami et le bienfaiteur. Naigeon a inséré Un précis du Testament de Meslier dans le DietionnairÊ de phtioêophiê «meienne et moderne de VEncyiopidie méthodique , et li. Bouchot Ta , le premier «joint aux couvres de Voltaire dans l'édition qu il en a donnée. L'ouvrage intitulé ie Bon Miw, etc. , qu'on a publié sous le nom de Meslier , est du baron d^Holbach ( tfoyn le Dictionnaire dee j4noi\)rmei , no 1807).

* MESMER ( AvToiVB ) , médecin allemand , fondateur de b fameuse doctrine du magnétisme animal, né en 1734 à Mersbourg eta Souabe , i:évéla pour la première fois son existence au monde savant, en 1766, danê une thèse, dont le but était d'établir l'influence des corps célestes sur les corps anima , par l'intermédiaire d'un fluide subtil qui remplit tout l'univers. Il imagina ensuite de joindre à cette influence l'action des aitnanta , et se rendit à Vienne pour j exposer son jjstème. Il y trouva un rival dans l'art de guérir avec les aimanta, et se tourna alors vers le magnétisme animal ; mais en vain chercha-t-il k accréditer cet agent nouveau parmi les médecins et au sein des sociétés savantes : celles-ci dédaignèrent de lui répondre ou le traitèrent de visionnaire. Cependant il fit un miracle , s'il faut l'en croire, il rendit en 1777 la santé et la vue à mademoiselle Paradis , qui attira et étonna tout Paris , sept ans après , par la réunion singulière de la cécité la plus absolue à un grand talent d'ezicution sur le clavecin.

Mesmer, désespérant d'être prophète parmi ses compatriotes , vint à Paris en 1778, et

après avoir recherché vainement les sdErsges de TAcadémie dee sciences et de la Société de médecine, résolut sagement de ne plut s'adresser qu'au public. U eut bientôt on grand nombre d*adeptes sortis des premières classes de la société , et dont l'enthousiasme n'eut point de bornes. 11 parvint même à s'attacher un docteor-régent de la (acuité de médecine nommé Deslon, qui prit la défense de son maître devant ce coq»

savant ; mais une décision publique de la ficulté et des dissertations particulières de ses membres renversèrent les espérances du confiant apologiste. Telle était toutefois la célébrité de Mesmer, que le ministère du roi ouvrit avec lui des négociations pour l'engager à révéler sa doctrine. Le charlatan , indigné des oflret trop mesquines du gouvernement , se retira aux eaux de Spa , et laissa la place à Deslon , qui sut , en l'absence de son maître , exploiter avec sucoèn la crédulité parisienne. Une souscription , ouverte par d'illustres adeptes au profit de Mesmer , et dont la valeur s*éleva à phu de 340,000 livres, dut bien le consoler de la trahison de son élève. Mais les désordres nombreux qui accompagnèrent les rénaîoiis présidées par le grand opérateur depuis son retour à Paris éveillèrent enfin l'attention du gouvernement, qui livra définitivement le maître et sa doctrine à l'examen impartial ' de l'Académie des sciences et de la Société royale de médecine. Les conclusions de œs deux corps fùreat également déiavbnA>les au magnétisme animal , et reçurent une pablidté extraordinaire qui forva Mesmer è quitter la France , non sans emporter l'argent des souscripteurs, auxquels il ne donna mémepas son secret, comme il en était convenu. Cet homme , qui atait un mom^it oc^ cupé l'Europe , mourut ignoré dans sa ^iUe natale en 1815. Ses ouvrages sont : de pia' netarum In/luxu, Vienne, 1766, in-l2i Mémoire sur la découverte du magnéiitme, onMioi, Paris, / 779, in- 12 ; Précis kistori- \ que des Jaitè relatifs au magnétimte «Jtimal , etc. , Londres , 1781 , in-8* ; Histoire abrégée du magnétisme animal , Paria, 1781, in-8o; Mémoires de F.'d. Mesmer sur tes tiem cout^ertes. Pains , an VU (1799), in-8*; Mcs^ 1 merismus , etc. , ou Système du magnétietne animal { en allemand ) , Berlin , Nicdaï « 1815, 2vol. in-8«,fig., etc.

MESMES (Jbav-Jacqobs ds) , seigaear de Roissi, etc., né en 1490, de l'une de pi as anciennes familles du Béam , mori en 15fi9

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