‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 22 sur 145 · LUZE · texte numérisé non relu

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el ne se tignala que par la répagnance qu^il montra à laisser s^éiablir les priocipes de la résolution. Il donna sa démission en 1791 , et se retira en Angleterre , puis en Autriche dans la terre de Berna u près Wells. Il mourut en 179.9. Il possédait plusieurs langues , et on a de lui une traduction de Aeuis. ou- Trages de Xénophon {la Retraite et Constitution des Athéniens) f l'une publiée à Paris, 17b6, 2 vol. in-12, avec figures, Tautre à Londres, 1793, 1 vol. in-S». — Luzsnvi (Annc-Cé<i4r de La), diplomate français, frère du précédent, né à Paris en 1741, servit pendant quelques années sous le duc de

r Broglie, son parent, et parvint au grade de major-général de la cavalerie de Tarmée, puis de colonel des grenadiers de France.

Mais il renonça bientôt à la carrière militaire pour se livrer à celle de la diplomatie.

' Nommé en 1776 envoyé extraordinaire auprès de rélecteur de>Bavière, il montra tant de capacité dans les négociations, qu'il fut fait minsistre près de la république des États-Unis ( 1778), puis ambassadeur près de la cour d'Angleterre en 1788. Il mourut Il Londres eu 1791.— -Lvzbrub (César-Gnill.

de La ) , cardinal , frère du précédent , né à Pans en 1738, parcourut successivement les difi*érents degrés de la hiérarchie ecclésiastique , et fut appelé au siège épiscopal de Langres en 1770. Député du clergé aux étals-généraux , il s'opposa dès le principe aux idées de réforme qui remportèrent alors , et quoiqu'il eût deux fois présidé rassemblée nationale-, il se démit des fonctions législatives après les événements des 5 et 5 octobre , mais n'en continua pas moins , dans plusieurs écrits, de se montrer Tadversaire de la nouvelle constitution. En 1791 il jugea prudent de quitter la France , et se retira en Allemagne, puis en Italie.

Dans cet exil, volontaire, il justifia soncaraclère de charité par les soins paternels qu'il prit d'un grand nombre de prêtres réfugiés, et plus tard en prodiguant des secours à six cents prisonniers français attaqués du typhus : l'évéque de Langres ne revint dans sa patrie qu'après 1814; il fut aussitôt porté sur la liste des pairs, nommé ministre d'état, reçut le chapeau de cardinal en 1817 y et mourut h Paris, en 1821 , laissant un grand nombre d'écrits polémiques et «acétiques sur des matières religieuses , et dans lesquels il a constamment détendu les libertés de l'Église gallicane. On en trouve le détail dans une Notice publice

à son sujet par VÀmi de im religion et dn roi^ tom. 28, pag. 225-33; les principaux sont : Instruction pastorale sur texcellenee de la religion, Londres 1786, in-12; nouvelle édition, Lyon, (810 et 1815; tradaile en italien , Venise , 1799 et 1810 in-8»; sur la déclaration de l'assemblée du clergé de France ^n 1682, Paris, 1821 , in-8». Diverses dissertations de Tévéque de Langres ont été réimprimées dans cette ville en 6 vol.

in-12 , 1802-08. On a publié le Catalogue de sa bibliothèque, 1822, in-8o.

* LUZIGNAN. f^fx Gui et Lusiciràf .

* LUZZATO (SiMOi) , savant rabbin, vivait à Venise au milieu du 17« siècle. On a de lui Discorso sopra lo etato degli Hehrei, dans lequel Tauteur entreprend le dénombrement des Juifs , et rend hommage à la tolérance des catholiques pour sa nation, Venise, 1638 , in-4<» ; «Sormte , out^ero ddi' humano saper , ibid , lt>l 5 , in-4o.

* LUZZO (Pibxbb) , pientreitaliien, sur nommé Zarato , Zarotlo ou Morro da Fettro , né à Fettre ( état de Venise ) en 1460, se rendit fort jeune à Rome. Ami et rival du Giorgione , il excella également dans la peinture des grotesques et dans la composition des grands tableaux historiques. A 40 ans il renonça h la peinture et embrassa rétat militaire. Il était parvenu au grade de capitaine lorsqu'il fut tué h Zara dans une émeutes à l'ûge de 45 ans. — Luzxo ( Lorenxo ), compagnon et peut-être domestique do précèdent, se distingua par ses peintures h fresque et à rhuile. On estime son tableau dn Mar' tjrre de Saint Etienne à Venise.

* LTCOMEDES , Arcadien , contemporain et émule d'Épaminondas , né à BiSaotinée , selon Pausanias et Xénophon , ou • Tégée , suivant Diodore , foi'ma le projet de donner une nouvelle existence à son pays * sans influence dans le Péloponèse par la rivalité des deux villes de Mantinée et de Tégée , qui empêchait l'Arcadie de se confèJcrer. Il engagea un grand nombre desescom* patriotes à fonder une ville centrale qui deviendrait le siège d'un gouvernement fcdéi*sl. La ville de Mcgalopolis fut bâtie par suite de cette résolution , el devint le point de ré.nion des Arcadiens. Lycomèdcs conseilla également et fit créer une milice permanente , forte de 5,000 hommes , et appelée des éparitcs; puis il entreprit de secouer le joug que les Thtbains imposaient à l'Arcadie , et se rendit à Athènes pour y coudorc un traité avec cette république ; mais il fwl

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mal récompensé de son sèle patriotique. En rerenant d^Athèoes à Mégalopolîs , il tomba •Dtre les mains d'un parti d Arcadiens mécontents du nourel ordre de choses , et fut massacré vers l'an 366 avant Jésus-Christ

* LYCON , philosophe grec , né h Laodicte ( Phijgie ) , contemporain d'Aristote , s'acqait une grande réputation par son éloquence et son habileté dans lart d'instruire et de former la jeunesse. Doué d'une constitution robuste il disputa plusieurs fois les prix dans les jeux iliaques qu'on célébrait à Troie. Après avoir dirigé pendant 44 ans récole dans laquelle il avait été successeur de Straton de Lampsaque , il mourut h TAge de 74 ans. Diogène-Laerce nous a conservé le testameut de ce philosophe. — 11 y eut plusieurs personnages notables dn même nom : le premier était philosophe pythagoricien ;le second, poète épique ; le troisième, poète épigrammatique ; le quatrième , au rapport d'Athénce, écrivit une vie de Pythagore ; le cinquième cultiva les lettres et fut protégé par Alexandre-le-Grand ; le sixième orateur athénien , fut un de ceux qui dirigèrent Todieuse procédure intentée à Socrate, et qui se termina par la condamnation de ce sage ; le septième , Sjracusain , eut part au meurtre de Dion ( vojrtz ce dernier nom ).

* LYCOPH BON , poète grec, dont le nom souvent cité , est plus connu que les vers , né à Chalcis (ile d'Eubée ) , obtint par ses talens ,1a protection de Ptolémée Philadelphe , roi d'Égjpte , et mérita d'être placé au nomlvre des sept poètes composant l'association littéraire appelée Pléiade par allusion à la constellation de ce nom. Les autres poètes étaient Aratus, Apollonius, Homère, fils de Milo , Nicandre , Sosithée et Théocrite ( vojrez ces noms ). Il avait composé quarante-six tragédies ( soixante-quatre ou soixante-six , selon d'autres versions ) , un chame satyrique ihtilulé VEloge de Minédème , un poème lyrique et tragique intitulé jéiejrandru , plus connu des modernes sous le nom de Cassttndre, Athénée et Diogène- Laerce nous ont conservé quelques vers satjriqaes de ce poète ; mais le seul ouvrage qui soit parvenu jusqu'à nous est le poème dC AUxandra , composition bizarre et obscure au dernier degré , appelée par Stace InUbras Lrcophronis atn , mais qui n*a point découragé de nombreux commentateurs, tant dans l'antiquité que dans les temps modernes. Des interprètes anciens , Tsetzcs esta peu près le seul qui nous reste,

et les modernes qui ont travaille avec le plus de succès sur VJUxandm , sont Ganter , Meursius et Potter. Canter publia une édition de ce poème à BîUe , 1565 , avec une version htine , des notes courtes , mais érudites et suffisantes. Meursius donna une autre édition (1597-1599) avec un long commentaire plein de détails savants , mais souvent inutiles. Potter a publié deux éditions (Oxford, 1697 et 1702,) où le texte, revu sur deux manuscrits d'Oxford, est accompagné des scholies de Tzetzès , des remarques de Canter et de Meursius ,^ de tables des mots et des matières. M. Reichard, rejetant les commentaires de Tzetzès, de Meursius et de Potter , et n'admettant avec le texte que la version et les notes de Canter , a fait im primer VAUxandra à Leipsigen 1788, in-S"; et M. MuUer jugeant le travail de cet éditeur insuffisant, a cru devoir publier trois autres volumes (Leipsig, 1811), destinés à le compléter. Le Père Sébastiani, religieux missionnaire romain , a donné aussi une édilion du poème de Lycophron et des scholies de Tzetzès , corrigés d'après plusieurs manuscrits des bibliothèques de Rome, ibid. , 1803 , in-do ; mais Tédition de M. Rei«Jiard, en y joignant les trois volumes de M. Mul- 1er , qui d'ailleurs a pris le soin de faire un extrait fort exact du travail du Père Sébastiani , est la meilleure de toutes celles que nous avons citées.

* LYCOSTHENES. Foyez Wolffirt (Conrad).

* LYCU RGUE, législateur des Lacédémoniens , était de la race royale des Héraclides et fils d'Eunome , roi de Sparte ( ou selon d'autres de Prytanis). Polydectc, son frère, étant mort encore^ fort jeune, l'an 898 avant Jésus-Christ, sans laisser d'autre enfant que celui dont sa femme était enceinte, celle-ci offrit la couronne h Lycurgue , s'engageant & faire périr son fruit s'il voulait l'épouser. Lycurgue rejelaridéede ce crime loin de lui , et se contenta du titre de tuteur de Charilaus ( tel fut le nom donné à son neveu). Comme cependant quelques ennemis l'accusaient d'aspirer au trône, i^ lui remit la souveraineté en 893 , et se mit à voyager en Crète, en Asie et en Egypte. Revenu dans sa patrie , il proposa aux deux archagèthes.

de donner des lois h Sparte, et ceux-ci étant convenus avec lui des bases de la législation , il commença ses reformes. Mais il eut de grands obstacles K vaincre , et peu s'en

fallut qu'il ne succombât dans son audi^-

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ciôuse entreprise. Trop de cHojens étaient froissés par la sévérité de ses lois. Le territoire de la république divisé en 30,000 portions égales distribuées à 30^000 citoyens , Tnrgent et Tor remplacés par une monnaie de fer, des exercices ou des guerres perpétuelles , le mariage interdit avant 30 ans , telles étaient les dispositions principales du code de Ljcurgue. Plusieurs séditions s'élevèrent pendant qull s'occupait de les faire sanctionner par le peuple, et dans une <rellcs il eut Toeil crevé par un jeune homme nommé Alcandre. Il lui pardonna , le retint auprès de lui et le traita commeisoft fils.

Enfin sa persévérance , sa douceur et son habileté triomphèrent d&tôutes les difficultés; et en 884 ses lois adoptées commen<>èrcnt h régir Sparte. D^-sirant alors pour ta gloire de sa patrie qu'elles ne cessassent point d'être observées, il convoqua les deux arcbagèthes,le sénat, les magistrats et le peuple , et leur fitjnrer solennellement d'obéir à ses institutions jusqu'à son retour, puis il alla à Delphes , où l'oracle l'assura que ses lois étaient un chef-d'œuvre , et que la ville qui serait gouvernée par elles serait constamment heureuse. 11 se laissa alors mourir de faim , et ordonna que ses os fussent jetés à la mer de peur sans doute que les Lacédémoniens en reportant ses restes à Sparte ne se crussent déliés de leur serment. On institua en son honneur des fêtes nommées Lrcurgides, Ses lois se maintinrent pendant plus de cinq siècles.

* LYCtJRGUE, célèbre orateur athénien , né vers l'an 408 avant Jésus-Clhrist , avait été disciple d'Isocrate et de Platon, et remplit quinze ans les fonctions d'intendant du trésor ctde chef de la police intérieure d'A thènes. Les lois qu'il fil pour ce dernier objet furent d'une telle sévérité qu'on dit de lui comme de Oracon , qu'il les écrivit avec du sang. Au reste il montra constamment un désintéressement déjà bien rare à cette époque, accrut de beaucoup diverses branches des revenus publics , et en employa une partie à des travaux d'utilité et d'agrément. Sa probité universellement reconnue , son opposition à l'influence macédonienne et son éloquence l'avaient rendu un des citoyens les plus considérables d'Athènes. Il fut un des trente orateurs qu'Alexandre voulait se faire livrer par les Athéniens , et que ceux-ci lui refusèrent. Lycurgue mourut âgé de 80 ans vers l'an 327 avant Jésus-Christ. On lui érigea une statue en bronze dans le Cérami-

que. Il ne reste de hii qu'un Discours publié dans le Becueil des orateurs grecs par AldeManuce, Venise, 1513, infol.; par Etienne , Paris , lô75 ; et par Reiske , Leipsig, 1770; et séparément par Hauptmann, Leipsig, 1751, 1753, in-8o; ]^uis parSchuIz, Brunswick, 1789, in*8o. Melanchthon , Lenicer. Ganter l'ont traduit en latin, et l'abbé Auger en français.

* LYDGATE (Josii) , poète anglais , religieux de l'ordre de Saint- Augustin , né en 1380, mort vers 1450, fut élève du poète Chancer. On connaît de lui des Eglosfues^ des Odes , des Satires , un poème intitulé ia Chute des Princes (FM ofprinces) , imprimé en 1494; une Histoire de Tkèhss (Storjr ofThèbeê) , imprimée dans l'édition de Chancer, publiée par Speght ; une Histoire du Siège et de ta destruction de Troie^ imprimée en 1513 et en 1555, réimprimée ensuite dans un style plus moderne sons le titre de the Liue eiad death of Hector (fïtf et mort d'Hector) ; et quelques écrits théologiques peu remarquables.

• LYDIAT (Thomas), chronologiste et mathématicien anglais , né à Okerton ( comté d'Oxford) en 1572, fut d'abord cosmograpbe et chronologiste du prince Henri , fils de Jacques I*', puis principal du collège de Dublin. Des dettes contractées par suite de Timpression de ses ouvrages le conduisirent en prison ; rendu 1 la liberté , son attachement à la cause de Charles I**^ lui attira diverses psrsécutious; il fut pillé, emprisonné , et mourut dans la misère en 1646. On a de loi un grand nombre de I>M4tf7*/aei'oiis et d'ouvrages estimés sur les principes de la chronologie ; les principaux sont : Tract, de variis annor.fomiiSf Londres, 1605, in-S®; ^««ndatio temporum contra Scaligertém , etc., ibidem , 1609, 1613 , in8<»; Canones ckronologici^ Oxford, 1675, in-8o; Soiis etLuna periodus , Londres , 1620 , in-8o ; de anni solaris mensurd , ibid., 1621 , in-8»; Nume-

rus aureus sive solis et ÏUnœ peripdioc-

todesexcentenariœ , ibid., 1821, un tableau in -fol.

• LYDIUS (Jacques), minirttc protestant à Dordrechtau 17« siècle, a laissé les ouvrages . suivants : Sermonum eonnubialiuiu lib. n, 1643 , in-4o ; Âgonostica sacra , Rotcrdam, 1657 , in-l2; Belgium gloriosum , Dordrecht, i668,in-l2.

* LYDUS JoAimi&^LAutBVTtcs, plos connu sous le nom de), écrivain grec . né en 490 à Philadelphie (Asie mineure) , vint à Con-

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sUntÎDoj^e à Tâge de 21 ans, occupa tuecessWement ditcrs emplois jodidairea et administralife daus le palais impérial dans l'espace de 40 années , et termina ses jours (▼ers 565) dans la retraite, où il s'était livré à la composition de diflërents écrits , dont plusieurs, tels que des poésies citées arec éloge par Juslinien , se sont perdus. Il ne nous estpanrenu que des fragments des ou- ▼rages suivants : des Mois (en grec) , publié par MM. Nicol. Schow et Hase, in-8o,Leipsig , 1794 , et Paris , 1823 ; de Magistratibus reipubUeœ romanœ lib. II I^ grec-latin, Paris , 1812, in*8o, publié sur un manuscrit apporté de Coustantinople en 1785 par CJboiseul-Gouffier (la versification latine est de M. J.-D. Fuss, professeur à Cologne); Trmité sur la science et les Jonctions des augures , dont fiède , Jean Meursius et M. Schow ont publié divers fragments , et dont M. de Choiseul a acquis un manuscrit presque entier que M. Hase a publié sous ce titre : de Ostentis quet supenunt , unà cum fragmenlo lihn de memsibus ejusdem Ljrdi.., ex codd. regiis edidit , grœcèque supplet^it H Imlinè veriit-Cai-olus Bened. Hase , Pari' siis ^ i823,in-8o.

* LYE ( Édooabd ) , philologue et antiquaire anglais, né à Totnes (comté de Devon) i;b 1704, ministre de Hougbton*Parya , puis vicaire de HadleyHastings, s'adonna toute sa vie à l'étude de Tancienne langue saxonne, publia VEtjrmologiconangiicanum de Francis Yonng , et composa une Grammaii-e anglo-saxonne, ainsi qu*uu Diction nait-e anglosaxon et gothique. Ce dernier ouvrage parut en 1772 (2 vol. in-fol.),cinq ansaprès la mort de Fauteur , arrivée en 17b7. — Ltb ( Thomas) , pasteur non-conformiste , né en 1621 dans le comté de Sommerset, mort en 168-1 , a laissé , entre autres écrits , des Sermons et une Grammaire anglaise.

*■ LYKRE ( Adsibm de ) , jésuite flamand , né 2i Anvers en 1588 , fut reçu dans la société en 1608, et prêcha trente ans à Malines et à Bruxelles. Il rétablit duns cette dernière ville Tancienne confrérie de Saint- Joseph, en fonda une delà Sainte- Vierge, et mourut en 1661, laissant plusieurs ouvrages ascétiques en latin, dont les principaux sont : de l'Excellence et du culte du saint nom de Marie (en flamand), Bruxelles , 1638, in-12 , traduit en français par Puget de La Serre , 1640, et en allemand par Pierre Vauters , Cologne , 1649 ; la Voie du ciel par le Rosaire (aussi en flamand) , Bruxelles , 1645 ; Tiisagion

Marianum , etc., Anvers, 1655, in-fo).; Apophthegmata sacra sancti Ignatii de Itoyold (en latin , ouvrage posthume) , Anvers, 1662, in-fol. ; de Imitatione Chrisii Jesu patientis , 1655 , in-fol.

* LYFOHD (William), ministre anglican, né prés de Newbury en 1598, et pasteur de Sherbume , se fit remarquer dans les troubles civils et religieux du 17* siècle par sa modération. Nommé pour faire partie de rassemblée de Westminster comme théologien , il n'j parut point , et mourut en 1653. On distingue parmi ses ouvrages : Cas de conscience proposés à l'époque de la rébellion (anglais) ; Principes de foi et de bonne conscience (idem) , Londres , 1642 j Oxford, 1652 , in-8«; jépologie du ministère public de notre culte, ibid., 1652 et 1653, ift-4o.

* LYLLY ou LILLY ( Johk ) , poète anglais , né vers 1553, tenta de purger sa langue maternelle des mots vieillis et inusités , et mit à la mode un jargon précieux qu^il nomma eupJuusmn^ dont le goût fit bientôt justice. Il vivait encore en 1597. On a de lui neuf ouvrages dramatiques qui furent goûtés à la cour d'Elisabeth et dans Tuniversité de Cambridge, et un traité intitulé Euphues andhisEngland, 1580.

LYMPHE , Ijrmpha. Liquide aqueuxparticulier , répandu dans toute Téconomie et contenu dans des vaisseaux nommés /7*mpkau'ques. Ce liquide ressemble beaucoup à la sérosité du sang ; il est diaphane , incolore ou rosé, peu sapide, d'une odeur spermatique , léger , même visqueux et un peu plus pesant que Teau distillée. Abandonné à lui-même, il se sépare en deux parties comme le sang : une fluide séreuse, une solide , dont la composition présente beaucoup d'analogie avec le caillot du sang, et qui se colore en rouge écarlate dans le gaz oxygène , et en rouge pourpre dans le gax acide carbonique. M. Chevreul a trouvé la lymphe du chien formée des principes suivants: eau, 926,4; fibrine, 004,2; albumine, 061 ,0 ; carbonate de soude , 001,8 ; hydrochlorate de soude, 006,1; phosphate de chaux et de magnésie et carbonate de chaux , U00,5. On obtient cette lymphe , soit en incisant un vaisseau lymphatique , soit en ouvrant le canal thoracique d'un animal à jeun.

La lymphe, que Ton appelle aussi sang blanc, est le produit des matériaux que l'absorption interstitielle reprend à tous moinents dans chaque organe , pour accomplir

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Tua des phénomènes de rélftboration an* tritive ; elle provient aussi de Tabsorption de la vapeur qu^exhale la surface libre des membranes séreuses ^ et de la résorptioo d'une portion de do» humeurs excrémentilielles, la bile, le sperme , TuriDe, etc., etc. Enfin , on pense généralement qu*une portion de la sérosité du sang entre encore parmi les matériaux de ce liquide qui se mêle au chyle pour se rendre dans le torrent de la circulation.

Contenue dans les vaisseaux lymphatiques , la lymphe parcourt ces canaux , pour les membres inférieurs, en se dirigeant des pieds vers le bassin, puis vers un tronc commun nommé résert*oir de Péquet. Du réservoir de Péquet , la lymphe arrive dans le canal thoracique , qui reçoit aussi le chyle que lui apportent les vaisseaux chylifères.

' Le canal thoracique pénètre dans la poitrine, en passant entre l'artère aoi'te et le pilier droit du diaphragme , se dirige vers la veine sous-clavière gauche , s'ouvre dans, ce vaisseau , et y verse la lymphe et le chyle qu'il contient. Les vaisseaux lymphatiques de la tête et des membres supérieurs se réunisssent à un tronc commun, appelé (grande veine Ijrmjjhati^ue droite , qui va se rendre dans la veine sous-clavière droite.

C'est ainsi que toute la lymphe du corps se mêle au sang veineux , et passe ensuite à travers les poumons , où elle subit les modifications de l'hématose. {Foyez Circula* TioM et Respiration.) Quelques vaisseaux lymphatiques se rendent directement dans les veines qui les avoisiucut aux membres , et détournent ainsi « du canal thoracique et de la grande veine lymphatique , une partic de la lymphe , qu'ils mêlent au sang veineux.

Les vaisseaux lymphatiques ont seulement été connus vers le milieu du dix-septième siècle ; ib furent découverts à peu près en même temps par Rudbeck en Suède , Th. BarthoÛn en Danemarck , et Joliffe en Angleterre. Duverney , Huntcr,Cruikhank, Mascagni et beaucoup d'auti'es anatomistes, ont ensuite éclairé cette partie obscure de la science. Les vaisseaux lymphatiques, que Noguez appela aussi vaisseaux absorbants , sont ténus, minces , transparents , composés de trois tuniques , présentent des valvules à l'intérieur a la manière des veines , occupent les diverses régions du corps et des organes , et sont distingués en superficiels et profonds. On trouve sur leur trajet

des corps arrondis, nommés ganglions /fmphatiques , qui paraissent destinés à foire subir à la lymphe ime certaine élaboration.

Ce sont ces gaughons qui deviennent volumineux dans un grand nombre de maladies scrofuleiises , et contre lesquelles Thydriodate iodurê de potasse nous a paru d'une efficacité remarquable.

On ne sait pas très'biea comment la progression de la lymphe se fait dans ces vaisseaux , car ib ne sont pas pourvus dWgane d^impubion analogue au cœur. On pense que la faculté absorbante dont jouissent leurs radicules, sert à pousser le liquide vers les troncs, en déplaçant et faisant avancer les quantités déjh absorbées, par l'impulsion de celles qu'elles absorbent de nouveau. On croit aussi que la contraclilité des vaisseaux lymphatiques et leur capilkrité , ajoutées au moyeu dont nous venons de parler, facilitent la lymphe à suivre le trajet qu'elle doit parcourir avant d'arriver dans le système veineux sanguin. Au reste, cette progression est lente , le nooindre obstacle l'arrête; la faiblesse des tissus , chez les convalescents, détermine la stase de la lymphe dans les membres inférieurs, et la dilatation des vabseaux lymphatiques; c'est ce qui donne à leurs jambes l'aspect empâté qu'elles présentent lorsqu'ib sont restés debout quelque temps. La position horizontale, en favorisant la progression lymphatique, sufiit pour faire disparaître cet œdème des membres que l'on observe encore dans d'autres circonstances. Les hydropisies passives, qui ne sont autre chose que Taccumulation de la lymphe dans les' cavités séreuses , dépendent souvent aussi des obstacles que les maladies du cœur ou des veines mettent à la progression de la lymphe. L'oblitération des veines nous semble contribuer de deux manières , ainsi que l'a observé M. Bouillaud, h ces maladies, d'abord parce qu'elles ne peuvent plus exécuter la part d'absorption dont elles sont chargées , et ensuite parce que la portion de lymphe qui leur arrive directement se trouve arr^ tée dans sa marche. La prédominance de la lymphe dans l'économie constitue le tempérament lymphatique, que l'on rencontre principalement chez les femmes, les enfants, et un certain nombre d'adultes à fibre pâle et molle.

La lymphe sert h la réparation du sang , en lui portant diflërents matériaux repris dans l'économie , cl le chyle , qui se mêle

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