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ces formes dont se cooipose U politesse ] et dans la dernière partie de sa vie , elle se montra dévote sans bigoterie , et charitable sans faste. On trouve dans les demi^jreà éditions des Œuvres de J,'J. Rousseau^ vingt hait lettres adressées à cette dame , depuis août 1759 jusqu'à la fin du même mois de Tannée 1767.
* LU YA, négociant, né à Genève en 1739, est auteur des Amusements -aritltmétiques et algébrique* de ta campagne^ Genève , 1779, 2 vol. in-4».
♦ LUYCKEN (JiA»), graveur àFeau-fortc, mort À Amsterdam, sa patrie , en 1712, à 63 ans , est célèbre surtout par le nombre considérable de ses ouvrages. Quelques* uns sont très-estimés. Il ne gravait ordinairement que d'après ses propres dessins. Il avait dans sa jeunesse composé un recueil depoésies un peu libres, intitulé la Lyrebatave. — Ldtckbh (Gaspard) , fils et disciple du précédent , mourut à Amsterdam , sa patrie , avant son pèi*e, qu^il n'égala point en talent. Cependant on recherche les livres où se trouvent ses gravures. U travailla principalement pour les libraires.
^LUYNES ( Charles d'ALBKKT , duc DE ) , connétable et premier ministre sous Louis XIII , né à Pont-Saint-Esprit en (578, ne fui baptisé que douze ans après , et eut H^'nri IV pour parrain. Cependant sa famille était pauvre. Introduit à la cour avec ses deux frères par le comte de Lude et placé par le roi près du dauphin , il se rendit tellement agréable à ce prince , que celui-ci ne pouvait plus se séparer de lui. A peine le jeune Louis fut-il monté sur le trône ( 1610), qu'il donna à son favori les titres de grand fauconnier et de premier gentilhomme de sa chambre. L'ambition de d'Albert s'accrut avec les années. Il anima le roi contre le maréchal d'Ancre et contre la reine, dont celui-ci était la créature \ fit tuer le premier , exila la seconde, et l'eçut tous les titres, tous les honneurs et toutes les dignités qui avaient appartenu au maréchal. Sa conduite envers la i*eine excita nue révolte et une guerre ; il Tétoufia et obtint à cette occasion Tépée de connétable (1621). Mais la haine publique s'attachait à tous les actes de son administration; et sa hauteur, son faste, ton avidité , sa persévérance à enrichir sa famille et h accumulei- des trésors , le rendirent insupportable au peuple , ans grands et au jpoi. Il est probable qu'il était à la veille d'âne disgrâce , quand il monrut en 1621 au
camp de Longneville S la suite d'une fièvre pourprée. Le connétable de Lnynes ne fit rien de mémorable ; et peu de favoris ont eu moins de mérite. 11 était zélé protecteur de la religion. C'est par lui que le» jésuites obtinrent la permission d'avoir un collège à Paris. On a de lui : un Recueil des pièces Ut plus curieuses qui ont été faites pendant U règne du connétable de Luynes ( sans nom de ville), 1622, 1624, 1628, 1632, in-S*; et quelques autres écrits satiriques , dont le plus remarquable est la Cronique desfavo' ris , in-8« ( sans date ni désignation de lieu), attribué à Langlois , dit Faucan , chanoine de Saint-Honoré. — Lotves (Louis-Charles d'ALBBAT, duc de) , fils unique du précédent , né à Paris en 1620 , mourut en 1690, laissant beaucoup, d'ouvrages ascétiques, dont une partie a été publiée sous k nom de Laval. M. fiarbier en donne la liste dais son Dictionnaire des Anonymes, — Luthes ( Paul d'ALBBBT de ) , arrière-petit-fib du précédent , né à Versailles en 1703 , abbé de Cerisy en 1727 , évéque de Bajeux en 1729, archevêque de Sens en 1 753 , cardinal eu 1761 , et premier aumônier de la dauphioe, se déclara dans les assemblées provinciale»
de 1755 , ô8 , 60 , 65 et 68 pour les jésuites contre les parlements. Il mourut en 1788.
On a de lui : uvte Inslt ucUon pastorale cçnti* la doctrine des incrédules { dirigée en partie contre U Système de la Aaturv), Paris, 1770, in- 12*; 125. pages ; un Mémoire sur le mouvement du vif-argent ; et autres Observation»
consignées dans les recueils de l'Académie des sciences de 1761 à 1772. II avait étéreco membre de l'Académie française en 1744 , et membre de l'Académie des sciences en 1755.
* LtJZ ( Lotis ) , en latin Lucius , théologien protestant , né à Baie en 1577, professeur d'hébreu en 1598 et de logique en 161 U restaura le gymnase de Coethen , parcourut presque toute la Hollande et la Belgique , et mourut en 1642. Parmi sea ouvrages , dont on trouve la liste dans V^thenœ rauricœ.
nous citerons : Compendium theologiie^ 1598 , in-S" ; une Histoire de l'ordre des Jésuites (en allemand), 1626, in-4o, également publiée en latin par l'auteur ; des ver siens allemandes du Nouveau Testament ( 1628 ) et de l'Ancien ( 1636 )} une édition de Virgile Cum notis varirounty 1613, in-fol.— Luz ou Lucvs (Jean-Jacq.), avocat et bibliothécaire de la ville cle Francfort-sur-Ie-Heiii, mort vers 1744 , a publié le CataL bibltoth.
publicœ Mœno Francofurtensis, etc., Franc
LUXE
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fort, 1728, 3 parties in-4«, avec nnepr6- (ace dans laquelle il JoDoe les pièces historiques de tout ce qui est relatif à cette bibliothèque.
* LUZAC (Eus ), philosophe et jurisconsulte, né à Noordwick près de Lejde, en 1723, disciple d'Hemsterfaujs pour la littérature , de Mnsschenbroek et de Lulof pour les sciences , embrassa au sortir de ses études rétat de son père, qui était imprimeur-libraire. La publication de VHtomme machine de La Mettrie , sorti de ses presses en 1748, le fit persécuter. Il se retira à Goettinf ue et ne revint qu*au bout de deux ans.
11 se 6t alors avocat sans renoncer à la profession d*imprimeur , et se livra à la composition de divers ouvrages. Les principaux sont ses Institntion$ du droit dt la nature et des gents de Wolff, traduites du latin de ce philosophe en français , avec des additions et des notes qui en font un ouvrage classique , et publiées sous ce titre : liu Droit naturel, ci*^ et politique , Amsterdam , 1802; Lettre d'un anonyme à J.'J. Rousaeau, Paris, 1766; la Richesse de la Hollande (en français), 1778, 2 vol. in-8<», puis traduite par Fauteur en hollandais, Leyde, 1780, 4 vol. in-8«; Nederlandsehe lettâr-courant < Correspondance néerlandaise ), ouvrage périodique (die 1759 à 1763), dont la collection forme 40 volumes ; et les Annales Beir giquesj autre recueil périodique de 15 volumes in- 12 (1772-76). On remarque dans tous ces écrite une grande force de raisonnement et des idées généralement saines. Luzac mourut à Lejdc en 1796. — Luzac (Etienne), onde du précédent, mort à Leyde, sa patrie , en 1787 , &gé de 81 ans , fut un des pu* blicistes les plus distingués de son temps. Il rédigea long-temps la feuille connue sous le nom de Gazette de Lejde , journal unique en son genre pour la véracité , la sagesse des doctrines et Télégance du style , et dont il avait acquis la propriété en 1738. -X Litzac (Jean), neveu d'Etienne Luzac et cousin-germain d^Elie , né à Lejde en 1746, devint dès son adolescence très-habile dans la statistiqive , se perfectionna dans les langues orientales sous Rûhnkenius et Walckenaer , fut reçu docteur en droit en 1768, suivit le barreau à la Haje pendant quatre ans, puis revenu à Leyde il se livra en même temps à sa profession d'avocat et k la collaboration de la GazeUe {vojrez l'article ci^dessus) , dont son oncle était propriétaire et qa*U rédigea seul à partir de 1775. En 1785
il succéda ù Wakkenaer, son maftre , dans la chaire de- grec et dans celle de l'histoire de la Hollande; et en 1794 il fut chargé du rectorat de IHiniversité de Leyde. La révolution française ayant trouvé en lui un antagoniste, il fut privé de ses places en 1796, et ne fut réintégré qu'en 1802. Cependant il était ami d'une liberté sage, et sa liaison intime avec Washington et John Adam;»
suffirait pour le prouver. Il mourut en 1807, après avoir publié quelques manuscrits inédits de Walckenaer , et au moment où il allait en mettre d*autreâ au jour. Il ne reste de lui qu^un discours latin très- remarquable , intitulé : de Socrate due ; et un autre surr^rur/mo/i, etc., il^*^ Lectiones atticœ (apologie de Socrate accusé de bigamie), ouvrage postliume publié par Sluyter , Leyde, 1809, in-4»; et sa Gazette-. Il composa beaucoup de ver.4 latins , mais il ne- parait pas qu'ils aient jamais été imprimés.
* LUZAN (Igsacx dx), écrivain espagnol ; né h Saragosse en 1695 , se montréi constamment fidèle à la causede Philippe V, qui le fit successivement conseiller d'état , contrôleur des monnaies et ministre du commerce. Il publia une célèbre poétique qui détrôna le faux goiU importé par Gongora , et qui rappela les poètes espagnols aux véritables règles du grand et du beau ( Poetica 6 rcf^las de la poesùt en geneixU), Saragosse, 1737, in-foL; Madrid, 1783,2 vol.
in-8o. On a encore de lui un poème en octaves sur la peinture , un autre poème sur le jugement de Paris, des odes et des imitations des Ijrriques grecs. ( Ces quatre ouvrages ont été publiés, Madrid, 1760.) Luzao mourut en 1754. Il était membre des cinq Académies royale , d'histoire de peinture , de sculpture et d'architecture.
* LUZARCHES ou LUSARCHE (Ro- BXRT na ) , architecte du 13« siècle , ainsi appelé du lieu de sa naissance , donna vers 1220 le plan de la cathédrale d* Amiens qu'on regarde comme un des chefs-d'œuvre du genre gothique. On a soupçonné qu'il avait été eoployé aussi aux travaux de la cathé-
* drale de Paris et aux cens tructious ordonnées par Philippe-Auguste pour rerobellisement de cette capitale.
* LUZERNE (CisAR-HxHRi, comte dx La.) , né à Paris en 1737 , neveu de Malesherbes , lieutenant • général , gouverneurgénéral des iles sous le vent (1786), et ministre de la marine ( 1787 ), ne fit rien de inémorable pendant la durée de son ministère