‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 26 sur 145 · L YSI · texte numérisé non relu

L YSI

LYSI

contesta bientôt, et mourut dans cette ville en la deuxième année de la 109* olympiade, après s^être élevé par sou éloquence au rang des plus grands orateurs de Sparte. 11 ne nous est parvenu que tr^te-deux de ses harangues, et des fragments de quelques autres 'j elles ont paru pour la première fois dans la collection aldine des Orateurs grecs, 1513 , in-fol.; la meilleure édition est celle qu^a publiée Tajlor, grec et latin , Londres, 1739, in.8o; et Cambridge^ 1740, in-8».

L'abbé Auger a donné une traduction française des Discours de Ljrsias , Paris , 1 783 , in-8o. Les critiques n'admettent qu'avec méfiance les détails donnés sur ce personnage par le faux Plutarque dans ses vies des dix premiers orateurs athéniens | et on, cite deux sophistes du même nom; Tun qu'on regarde comme auteur des Discours erotiques (c^(x«); l'autre qui serait le personnage dont Démosthène { clans sa harangue contre Neera ) dénonce les liaisons avec la courtisane Métanire. — Un autre Ltsias, général du roi de Sjrie Antiochus Epipbanes et sdn parent , gouverna pour lui les provin* ces situées en deçà de l'Euphrate tandis que ce prince ét^t allé porter la guerre dans la Perse et l'Arménie. Plus tard , marchant à la tête de 60,000 fantassins contre Judas Machabés, il fut. surpris par ce général dans son camp près de Bethsura , perdit 5,<XX) hommes et fut mis en fuite. S'étant- emparé du pouvoir au nom du jeune Eupator après la mort d'Autiochus ( 164 ans avant Jésus- Christ), Lysias rentra eu Judée à la tète d'une armée formidable , fut de nouveau battu devant Bethsura , et rompant la paix qu'il avait été contraint d'accorder aux Juifs, il alla mettre le siège devant Jérusalem , fit encore la paix , pour concentrer ses forces contre Philippe , qui lui disputait la tutelle du jeune roi ,' le défit, mais à son tour fut massaci'é avec Eupator par ses propres gardes, qui reconnurent pour roi Démétrius Soter (voyez ce nom). — Claude Ltsias, tribun des troupes romaines chargées de la gardé du Temple à Jérusalem, protégea sai|it Paul contre les Juifs , qui voulaient le faire périr , et donna à cet apôtre un saufconduit pour se rendre à Césarée.

*LYSICRAT£ , Athénien, de la tribu Acamantide , consacra par un monument qui s'est conservé jusqu'à nos jours, le souvenir d'un prix de chant obtenu par les jeunes gens de sa tribu aux jeux publics célébrés pendant les fêtes de Baoehus^et que

lui-même avait présidés , l'an 335 avant Jésus-Christ (deuxième année de la 1 1 1* olympiade). On trouvera dans le tome U^des^ntiquités d'Athènes, par Stoart et Revett , une description très-détailléè du monument choragique de Lysicrate, qui fut~iong-temps connu sous le nom de Lanterne de Démosthène. Il se voit dans l'enceinte dit monastère des Capucins à Athènes.

"" LYSIMAQn£,run des lieutenants d*Alexandre et disciple de Callisthènes , eut la Thrace en partage après la mort du conquérant macédonien, ^a défendit contre les prétentions de Seuthès , vainquit ce dernier, et construisit en 309 avant Jésus-Christ une nouvelle ville , à laquelle, il donna son nom, et dont il fit la capitale de son royaume.

Ensuite il se ligua avec Séleucus et Cassandre contre Démétrius et Antigone , contribua à^la victoire d'Ipsus , et après plusieurs années de combats , demeura seul maître de la Macédoine. Philosophe et ami de la justice avant son élévation , prince ambitieux en montant sur le trône , Lysimaque devint cruel dans s.es dernières années. Le supplice de son fils Agathocle révolta une partie de ses sujets , qui passèrent en Asie , et se réunirent à son ennemi Séleucus. Lysimaque périt dans une bataille qu^il leur livra Fan 282 avant Jésus-Christ; il était &gé de soixante-quatorze ans , et avait régné vingt-cinq ans en Thrace, et six en Macédoine.

* LYSIPPE , célèbre sUtuaire grec» flo^ rissait vers Tan 350 avant Jésus-Christ. Il mérita d'être compris avec Apelles et Pyrgotèle dans l'édit où Alexandre permettait à ces trois artistes seulement de représenter êet traits. Pline lui attribue six cent dix ouvrages, nombre exagéré ; nous n'en possédons aucun. Les plus connus étaient une statue de Socrate, un ^ercu/^qui embellissait Constantinople au commencement du i2« siècle , et qui périt à cette époque avec la statue de V Occasion, regardée par les anciens comme le chef-d'œuvre de Lysippe.

* LYSIS , philosophe grec , né à Tarente, vivait vers l'an 388 av^nt Jésus-Christ; il fut disciple de Pythagore. Il est regardé par quelques-uns comme l'auteur des f^ers do^ rés , qu'on attribue aussi à Empédocles et à Philolaus. On connaît sous son nom une Lettte à Uipparque^ imprimée, entre antres, dans les Opuscula mythologica, et philosophica de Th. Gale.

* LYSISTRATE, frère ou beau-(rère du statuaire Lysippe, suivit la même carrière.

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n est rinveiiteur de Tait plastique , et fit le premier ded modèles en argile et en cire.

* LYSONS ( Dahisl) , médecin anglais , mort en 1800 après avoir successivement pratiqué à Gloncester et à Bat h , est auteur des ouvrages suivants, en anglais : Essai tur les ^ets du camphre et du mercure doux dans Us^fièvres , 1771 , ia-S» ; Nouvelles obseryaitons sur les effets du çamphi-e et du calomel^ 1 777 , in-8<» ; Essai pratique sur les

^fièvres intermittentes y etc., 1783, in-8«. — Ltsohb (Samuel) , fils du précédent, antiquaire , né en 1723 , dans le comté de Gloucester, mort en 1819, fut conservateur des archives de la Tour de Londres , membre de la Société rojale et de celle des antiquaires de cette même viUe. On a de lui (en anglais): Antiquités du comté de Gloucester, 1804, in-C61., avec plusieurs planches gravées par Tauteursur ses propres dessins ; Antiquités romaines défiouuertes>à ff^oodchester, 1797, m-M.'j Magna Britannia, 1806-1814, 4 vol.

• 10-4**^ Recueil d'antiquités romaines éparses dans la Grande-Bretagne , dont il n'a paru que trois cahiers \ une Suite des lettres écrites par des i^is , et extraites des archives de la Tour de Londres.

* LTTE (Huai) , boUniste anglais , né en 1 529 dans le comté de Sommerset , étudia à Oxford, yojragea dans diverses contrées de l'Europe , se liiTa à son retour li Tétude des sciences, de Thistoire et des antiquités de son pajrs , et composa plusieurs ouvrages restés manuscrits , et dont Wood donne la liste dans VAthenw oxonienses , lom. 1 , édition de 1721. Le seul ouvrage imprimé que Ton connaisse de ce savant est une traductioji anglaise de V Histoire des plantes de Oodoens, faite sur la yersion française et publiée eh 1578 , in-fol. , avec planches en bois , réimprimée plusieurs foi? ayec ou sans planches, in-folio et in-4o. H. Lyte mourut en 1607. —- Son fils, Thom. Lttb, s'appliqoa à rétude de Thistoire et aux arts du dessitu II peignit sur vélin toute la généalogie du roi Jacques I«r ^ qui fut depuis gravée en taille-douce, et mourut en 1639. — Henri Lttb, frère du précédent, s'appliqua aux mathématiques, s'établit à Londres, et donna des leçons de calcul. On a de lui un^ traité intitulé itheArt qftens and décimal arithmetick , Londres , 1619 , in-8«.

• LYTTELTON. Fo^ez Littliïoh.

• LYTTLETON (lord Gxobob) , ministre et littérateur anglais , né en 1709 à Haglej (comté de Woroester), montra dès son en-

fance des dispositions extraordinaires. A j'ant commencé ses vojages pour le perfectionnement de son éducation en 1728, il se fit remarquer à Paris de M. Poyntz, ambassadeur d'Angleterre à la cour de France , qui l'employa dans plusieurs négociations délicates.

Ly ttletôn parcourut ensuite une partie de la France et de l'Italie , puis revint en Angleterre, où il fut élu représenlant à la chambre des communes. Là il se déclara adversaire du ministre Walpole , et devint un des membres les plus zélés de l'opposition. En 1737, Frédéric , prince de GaUes , le fit son premier secrétaire. Sept ans après, il fut nommé lord-commissaire de la trésorerie, puis trésorier de Tépargne du roi, chancelier et sous-trésorier de la cour de l'échiquier. Tombé en 1757 avec le ministère dont il fabait partie , il fut créé pair de la Grande- Bretagne , avec le titre de lord LjtUeton , baron de Frankley , passa les dix dernières années de sa vie dans la retraiite , et se voua entièrement à la littérature , dont il s^était occupé toute sa vie malgré le tumulte des afi'aires. Déjà en efi'et, outre plusieurs Dis' cours très -remarquables prononcés, soit à la chambre des communes , soit à celle des lords , il avait composé divers ouvrages en prose et en vers. Il avait eu pour amis les principaux écrivaiiis de l'époque , entre autres Pope , quoique partisan de Walpole , et avait servi de Mécène à un grand nombre de littérateurs. Lyttleton mourut en 1773 , d^une inflammation d'entrailles, à Haglej.

Son ouvrage le plus remarquable est YMistoire de Henri II , Londres, 1767-1771 , 4 vol. in-8o ; réimprimée , 1777, 6 vol. in-8«. On remarque de plus ses Lettres persanes , imitées de Montesquieu, traduites en français sous le titre de Nouvelles Lettres persanes , Paris, 1735, 2 vol. in- 16 ( PeyroU a aussi donné une traduction libre de cet puvrage); ses Dialogues des moru^ 1759, traduits en français par de Joncourt, 1760, in- 12; et ses Elégies. Ses Œuvres complètes ont. été recueillies et publiées par son neveu George Ayscough , Londres , 1 774 , in-4o. On a donné depuis (Londres , 1777 , 3 vol. in-S») les OEuvres diverses de lord Ljrttleton. Les ' Lettres philosophiques et politiques sur l'histoire ^Angleterre j publiées sous le nom de Ljrttleton, sont de Goldsmith (vojrex . ce nom , au tom. 3 , pag. 58 , de la Bio- ,gt'aphie littéraire des Romanciers célè' bres par sir Walter Scott , traduction française publiée chez Ch. Gosselin , 1826, 4 vol.

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in- 12). — Ltttlbtoit (Charleâ), frère do pré- plusieurs MAnoires , mourut en 1768, ki»cédent, évêque de Carlisle , membre delà saut un grand nombre de manuscrits, qui société royale deLondre^, h laquelle il fournit n*ont point encore été publiés .

M. ( Grammaire. ) M , lettre consonne , la treizième de Valphabet français. Emme^ suivant Tancienne appellation, et substantif féminin ; me , selon la nouvelle , que nous suivons , et substantif masculin.

A la fin d'uu mot , cette lettre ne rend qu'un son nasal, de même que s^il y avait n , comme dans parfum , Jaim : mais h la fin de quelques mots étrangers , comme Abraham^ Jérusalem^ elle se prononce comme si elle était suivie d'un e muet.

Lorsque cette lettre est redoublée dans les mots composés de la particule en y la première se prononce comme s*il y avait n ; on dit emmener , comme s' il avait enmener.

M est le mu des Grecs , qui est formé du mem des Hébreux.

, Rf , lettre numérale des Grecs, signifie 4juarante,

M, lettre numérale des Romains , signifie mille.

M. Caput êst numeri quem scimus mille tenere.

Avec un tiret au-dessus de Mt, elle signifie mille fois mille.

( Numismatique . ) M , sur les médailles , désigne la Macédoine. LEG. M. XX , Legio Macedonica Vicesima.

Elle indique les villes ou régions dont elle est riiiitiale , comme Malea , Mamertini , Afassilia , etc. Sur les médailles romaines , elle indique les noms , Marcus , Manlius , MarceUuSy etc.

M. Municipium , Magnus^ Militàris ^ Menses , Mater, Magister , etc. EQ. M.

Equitum Jiiagister.

La lettre M se'trouve isolée sur beaucoup de médailles de familles romaines.

Quelquefois TM est supprimée à la fin des mots , comme sur les médailles des familles jEmilia etPlautia , où on lit PREIVERNV.

CAPTV. ; sur d autres , AVGVSTORV.

Sur les médailles du Bas-Empire, surtout depuis Anastase , le revers est occupé par un grand M. Plusieurs numismatistes ont pensé que cela provenait de Tignorauce des monétaires, qui, ne pouvant représenter les figures des monnaies , se sont bornés à graver cette lettre initiale. D'autres ont pensé qu'elle indiquait le nom de Marie.

L*M est employée double ou simple , sans raison apparente , dans diverses inscrip^ tions , et même dans des noms propres. Ce sont des négligences de monétaires.

{Antiquités.) On lit sur le frontispice des temples : O. O. M. , Deo Optimo Maximo.

Dans les inscriptions tumulaires, elle indique les Dieux mânes. D. M. S. , DiisManibus Sacrum.

M, dans les tables astronomiques et les cartes géographiques, indique le midi.

M. dans les ordonnances des médecins , est l'abréviation de misce , mêlez , ou de manipulus , poignée.

M était la marque des monnaies de la ville de Toulouse. Dumbbsav.

* MA AN (Jbah) , docteur de Sorbonne et chanoine de Téglise de Tours au 17' siècle , né au Mans , a laissé sous le titre de Sancta et metropolitana ecclesia Turonensis , etc. i Tours , 1697, in-fol., une histoire du diocèse de Tours , qui s'étend de Tan 251 à 1665.

* MABILLON ( Jeab ) , l'un des plus savants religieux bénédictins de la congrégation de Saint-Maur , né k Saint-Pierrcmont, près de Reims ,en 1632, mort à Paris i l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés en 1707»

s'était fait connaître de bonne heure par son zèle religieux et par un goût décidé pour les recherches savantes. Dom d'A chéri le demanda aux supérieurs de la congrégation pour qu'il l'aidât dans la rédaction de son SpicUége ; on lui confia ensuite la révision de quelques-unes des éditions des Pères que publiaient les bénédictins , notamment celle des OEut^res de saint Bernard. Enfin le grand Colbert , instruit du mérite de Mabillon, lu» fit offrir une pension de 2,000 livres que celui-ci eut la modestie de refuser , demandant que ce ministre voulût bien reporter sur sa congrégatioi^ les témoignages de la munificence royale. Désigné en 1683 pour aller explorer les bibliothèques d'Allemagne, il rapporta de cette course savante plusieurs pièces importantes relatives à l'histoire de» France et de la dynastie royale , et deux ans après on lui confia une mission analogue pour riulie , où il reçut l'accueil le plus empressé. Cependant dans ce dernier voyage sa bonne

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foi hÀ suscita quelques désagréments avec les moines de Rome au sujet de Texposition des c(Mrp8 saints. Une autre dispute vint distraire Mabillon de ses études pacifiques ; il fut choisi par la congrégation de Saint-Maur pour répondre aux attaques de dom Rancé ( voirez ce nom), abbé de la Trappe ; mais il abandonna cette polémique . qui convenait aussi peu à son caractère qu'à son genre de talent. Cet infatigable ecclésiastique a enrichi rÉgliseella littérature d'ouvrages nombreux et importants. Voici les principaux :

Jeta sanctortun ord. S, Benedicti , etc. , Paris, 1668-1702 , 9 vol. iu-fol., réimprimés à Venise , 1733 : un iO vol., qui aurait complété Touvrage, se conservait manuscrit à la bibliothèque de Saint-Germain-des- Frés ; yetera analecta , Paris , 1675-85 , 4 voL in-8° ; deuxième édition , ibid. , 1 723 , in-tbl.; Ànimaduersiones in -vindicias Kernpenses^eU:.^ Paris, 1677, in-8o; ibid., i7i2, et inséré dans les OEhui\ s posthumes; dt re dlplomaticâ libri f^I , Paris, 1681 , in-fol., ouvrage qui reparut en 1709 avec un frontispice nouveau , quelques additions dans les dernières feuilles , et un /Ippendice de D. Ruinart; de Liturgid gallican d Ubri très, Paris 9 1685 -, ibid. , 1729, in-4o j Musœum italicum , etc., Paris , 1687-89, 2 vol. in-4oj deuxième édition, ibid., 1724, 2 vol.; Traité des études monastiques , etc. .Paris,' 1691 j j4nnaUs ordinis S. Benedicti, etc., Paris , 1713-39, 6 vol. in-fol. Les OEuvres posthumes de D. Mabillon ont été publiées avec celles de D. Ruinart par Vinc. Thuillier, Paris , 1724 , 3 vol. in-4o.

• MABLY (Gabriel BONNOT de) , né à Grenoble en 1709, vint à Paris après avoir fait ses humanités et sa philosophie à Lyon , et passa quelque temps au séminaire de Saint- Sulpîce, où Tavait fait entrer le cardinal de Tencîn , allié à sa famille. Mais , peu jaloux des dignités ecclésiastiques , Mably se contenta du sous-diaconat , et abandonna bientôt ses cahiers de théologie pour les Vies des hommes illustres de Plutarque et l'étude des historiens anciens , où il puisa cet esprit d'indépendance , cet enthousiasme pour les anciennes républiques , qui perce dans .ses écrits et qu'il professa toute sa vie. Dans sa jeonesse il avait accepté le titre d'associé correspondant de TAcadémie de Lyon, mais dans la suite il ne voulut plus faire partie d^aucône société savante , et résista à toutes les instances que lui fît le maréchal duc de Richelieu, pour qu^il acceptât une place *h

TA cadémie française. Dédaignant la fortune et les grandeurs , cet abbé philosophe bornait ses liaisons à un petit nombre de personnes choisies. On raconte que , recherché par un ministre , il ne répondit à ses instances qu*en disant : u Je le verrai quand il ne sera plus en place. » Jusqu*h un &ge assez avancé un modique revenu de 3,000 francs suffit à ses besoins ; et lorsque plus tard on lui eut accordé , sans aucune sollicitation de sa part, une pension ecclésiastique de la même somme , à peu près , il employa ce supplément au soulagement de IHndigence, sans rien ajouter à ses dépenses personnelles. L'abbé de Mably mourut à Paris en 1785.

Nous nous dispenserons de mentionner ses nombreux ouvrages , presque tous relatifs à la morale , à Thistoire , au gouTemement et au droit public des nations : Tabbé Amoux, Tun de ses exécuteurs testamentaires, en a donné la Collection complète , Paris , 1794- 1795, l5 vol. in-8o. Toutefois on n'y trouve point les deux écrits suivants : Parallèle des Bomains et des Français par rapport au gQutfemement, imprimé h Paris, 1740, 2 vol.

iu-12 , premier ouvrage de Malby, et qui n'a été inséré dans aucune autre édition de ses œuvres, non plus que les Lettres à madame la martfuise de P..., sur l'opéra (anonyme), Paris (chezDidot) 1741 , in- 12. On a publié sous le nom de Mably : le Destin de la France , Paris, 1792, in 8o, compilation indigeste que M. Barbier attribue à Tabbé Barthélemi de Lyon (vojrez le Dictionnaire des Anonymes j n» 3582).

* MABOUL (Jacques), prélat français, orateur sacré , né \ Paris vers le milieu^du 1 7« siècle , de parents distingués dans la magistrature , préféra par vocation l'état ecclésiastique h toute autre carrière, fut longtemps grand-vicaire de Poitiers, puis appelé au siège épiscopal d*Alet ( Languedoc ) , et mourut dans celte ville en 1723. On a de lui plusieurs oraisons funèbres, publiées d'abord séparément, .et réunies ensuite sous le titre de Recueil des oraisons Junèbres prononcées par M. Maboul , ancien éthique d'Alet , Paris , 1748 , in-l2 , et deux Mémoires relatifs aux querelles du jansénisme qui divisaient l'Église gallicane à l'époque delà mort de Louis XIV. L'un de ces Mémoires est adressé au duc d'Orléans, régent, et l'autre aux évéques de France.

* M ABUSE ( Jean db ) , peintre , né à Maubeuge en 1499 , voyagea en Italie pour se perfectionner , et fut un des premiers &

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introduire dans ton art une manière plas grande et plus pittoresque. Son talent lui acquit de hautes protections, mais son incon* duite le fit renfermer dans les prisons de Middelbourg , où il termina sa carrière en 1562. On cite de lui plusieurs belles compositions , entres autres deux Descentes de croix , dont Tune se voyait à Middelbourg , et un jédan et Èvê pour Téglise d'Amsterdam.

* MACABER , nom vrai ou supposé d*un poète allemand, auquel Ton attribue le Mit-oir de la mort^ ou de la Danse des morts , autrement appelée Danse Macabre. Cet ouvrage , indiqué d^abord par Fabricius ( £ffhli/^tOtT med, et in fin , latin. \ sous ce titre: Spéculum morticini ou Spéculum chorœ mortuo^ rum , parait avoir été écrit originairement en allemand, et traduit ensuite en latin, en français et même en anglais. M. Champollion-Figeac dans te Magasin encyclopédique , année 1811, donna une Notice sur ce livre singulier , dont il a trouvé la première édition française dans les manuscrits de la bibliothèque de Grenoble, Paris, 1485, petit in-fol. , par Guj-Marchant , qui en a donné une seconde édition, Paris, i486: les biographes indiquent encore une troisième édition, Paris, 1490, in-fol. , figures , par Godefroi de Mamef. {J^oyez pour plus de détails le Magasin encyclopédique, tom. 6 , pages 355 et suivantes , la Bibliographie de Debure, et une Notice de Paul- Chrétien Hilscher , pasteur à Dresde , en allemand , Budissen, Richter , 1721 , in-8o. )

* MACAIRE(Saiht) l'Ancien, né dans " la IJaute-Égjpte vers Tan 300, demeura simple berger jusqu'à Tâge de trente ans.

Alors il se retira dans une solitude , où , livré à la prière et à la méditation , il s'acquit une grande réputation de sainteté , et fit un grand nombre de disciples. Élevé malgré lui aux fonctions du sacerdoce , saint Macaire s'attira des persécutions par son attachement aux doctrines du concile de Nicée , et fut DK>mentanément relégué dans une ile du Nil; mais les murmures du peuple obligèrent bientôt à le rappeler. Il mourut vers 390. On attribue à saint Macaire 50 Homélies^ publiées eu grec à Paris , 1 559 , in-8« ; réim. primées à la suite des éditions des OEuures de saint Grégoire-le-Thaumaturge , Paris , 1621 ou 1626 , in-fol. ; et plusieurs Opuscules ascétiques , imprimés dans le Thésaurus ascTticus du Père Possin.— Macahb (Saint) le Jeune ^ né à Alexandrie (Egypte) , et con«

temporain do précédent , imita son exemple, et eut une destinée à peu près semblable.

S'étant retiré vers 355 dans la solitude de Nitrie , il devint célèbre par- ses jeûnes et ses austérités, fut ordonné prêtre , et persécuté pour son attachement à la doctrine des Ariens. Il mourut en 394. On le regarde comme auteur de la Règle de saint Macaire^ imprimée dans le Codex regularum , Rome , 1661 , 2 vol. in-4o ^ néanmoins quelques-nns l'attribuent à saint Macaire l'Ancien*

* MACAIRE, hérésiarque du 9« siècle, né en Irlande , enseigna en France qu'une seule intelligence individuelle, une seule ame , exerçait les fonctions spirituelles et raisonnables dans toute la race humaine.

C'est la doctrine professée depuis par Averrhoës.

* MAÇANiEUS ( DoMiniQUB DELL A BELLA , plus connu sous le nom db) , littérateur italien , né en 1438 à Macagno , dans la province de Novarre, mort à Turin en 1 520 , connaissait à fond les langues anciennes, et se fit, comme antiquaire, une réputation distinguée. On a de lui une Description chorographique du lac Majeur^ sous ce titre : de Lacu f^er5rtno, Milan, 1490, in-4»; ibid., 1699 , in-4* , et dans le Thésaurus antiq, Italiœ , tom. 9 ; Quœstiunculœ de husti cinere , de Pagam's , etc. , Milan , 1 490 , à la suite de l'ouvrage précédent ; une édition des P^ies de Scxtus Aurelius Victor, Turin, 1508 (les notes dont il enrichit le texte latin ont été insérées dans les éditions postérieures); un grand nombre de Dissertations;

^n Mémoire sur les antiquités allobroges (en italien) ; et neuf Fies des princes de la maison de Savoie ( en latin ).

* MACARltJS. Voyez Lhburbiix et Macaire.

* MACARTNËY (Gborgb, comte db) , diplomate anglais , né en 1737 à Lissanoore près de Belfast en IHande, fit ses premières études à Dublin , et j prit le grade de maltre-èsarts; il suivit plus tard Tétude du droit à Londres , puis voyagea sur le continent européen. Nommé à son retour membre du parlement irlandais , îl fut peu de temps après envoyé extraordinaire en Russie, où il négocia le traite' d'alliance de TAngleteo^ avec l'impératrice Catherine II , conclu en

1766. Après avoir combattu pendant trois ans , avec succès , le parti appelé en Irlande des undertakers, entrepreneurs (commission composée de cinq persohnages du pays « chargés de l'administration publique sous

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