‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 30 sur 145 · M A CL · texte numérisé non relu

M A CL

M'ACN

1799 : Mémoires de Ch. MaMin , ^ùeo les caro/çtàret H Itê mœun dpamatùfutt du siè^ cleoàUa vécu, par Kirthman , 2 vol. iii-9*.

La traduction de ces Mémoires par M. de Faucompret) se trouve dans ÏSiCoUeetion des Mémoires suri' art dt-amatiqut^ à la suite des Mcoioires de Garrick.

* MACLAINË ( Akchibald ) , théoloçien écossais , ministre à la Haje, quitta ce poste après cinquante ans d'exercice par suite des troubles du continent , et mourut à Bath en 1804, &gé de 82 ans. On a de lui : Lettres à SoameJenynsAJlJ, in-12; une traduction anglaise de V Histoire eccUsiasiique publiée en allemand par Mosbeim, imprimée d*nbord en 1755, 2 vol. in-4« ; deuxième édition, 1758 , 6 vol.in-8o; traduite en français par Eidous, Maëslricht, 17/6, 6 toL in8o; des A i/dilions \ réUition in -40 ont aussi éîé publiées «éparéraenlen 1758.

* MAC-LAUHIN (Coliv), célèbre ma- Ibématicieu , obtint en 1717, après un concours de dix jours , la chaire de mathématiques an collège Maréchal a Aberdeen, voyagea en France, partagea avec Dan. BemoulH ei Euler le prix donné en, 1740 par T Académie des sciences de Paris pour un Mémoire fur lejluxet reflux de lu mer, et mourut en l746. On a de lui iGeomelriea organica^ etc., liOodres , 1720 , in*4o , auquel il ajouta dans la soitc onSupplémeni resté inédit, dont oii Irouva un Précis dans les Transactions phi* ioêophiques (lloutucla , Histoire des mathé' matiques , tom. 3 , pages 85 et 86 ) ; Traité des fluxions (en anglais), Edimbourg , 1742, in-4» \ traduite en français par le Père Pezep:às<t Paris, 1749, 2 vol. in 4°; Tixiité d algèbre^ etc,, imprimé plusieurs fois à Londres, et traduit en français par Lecozic, Paris, 1 753 , jn-4* y Exposition des découvertes philosophiques de Newton, en anglau, 1748, in-8«, publiée par Patrice Murdoch , avec la vie de rauteiur, et traduitren français par Lavirotte , Paris , 1 749 ; et en latin par le Père F»lck, jésuite, Vienne, 1761, in -4'' { enfin neoî Mémoires dans les Transactions philo- Mf/U^ues.— John MagLavkih , fils du précédent, avocat distingué, né à Edimbourg ms 1734,. mort en 1796 avec le titre de lord Dreghom « fut Tun des fondateurs de la Soeiélé royale d'Edimbourg en 1782. Il a public, un Essai sur la propriété littéraire , d^maire* ouvrages de jurisprudence et trois pièces dramatiques. Chi a imprimé l'Extrait ^^on joam»! qu'il avait tenu des principaux

événements arrivés en Europe de 1792 à 1794, 2 vol. in.6o.

* MAC-LEOD (Jobv), chirurgien, né vers 1782 a Bunhill, comté de Dumbarton, servit dans la marine anglaise, et aprës diverses ex* péditions il accompagna lord Amherst dans son ambassade en Chine. 11 a écrit la relation de ce voyage , traduite en Français par M. Defaucompret , Paris, 1818, in-8o , deuxième édition , et celle d'une excursion faite sur la cdte de Déhomey par un navire négrier. On a publié en français un abrégé de ce dernier ouvrage. {Voyage en jlfri* ^ue, etc. , 1821 , in-18, Paris). Mac-Leod , bi^ave marin et bon chirurgien , voulut aussi protéger de ses talents littéraires et même de la personne , un candidat porté par le ministère anglais aux , élections de Westminstec; ù cette occasion il reçut un coup violent qui peut-être hâta sa mort , arrivée le 9 novembre 1820.

* MACLINTOCK ( Samuel ) , théologien distingué et ministre de Greenland, au New-Hampshiro , né à Medford dans TÉtat de Massachusetts , mort en 1804, avait servi comme aumônier d'un des corps de Tai^mée américaine dans la guerre de Tindépendancc. On a de lui, entre autres , écrits un Discours commémoratif de H^ashington ,

* M A CLOT ( JBAH'CHiaLBs) , associé de l'Académie de Rouen, né à Paris , en 1728 , mort vers le commencement du 19* siècle, a publié : Description généixUe de l'Europe, de l'Afie , de l À/Hque et de C Amérique , 1679, in-4o; Tableau et Idée générale de l'histoire de France , 1 770 , etc.

* M AC'NAB (HxMRi-GxBT), médecin ordinaire du duc de Kent, né en Angleterre vers 1762, professa l'éloquence a l'université de Glasgow. A la rupture de la paix d'Amiens il se trouvait en France , et y fut retenu comme otage. La restauration le rendit libre ; mab il se fixa par goût dans le payi qui lui avait servi de prison. 11 mourut à Paris en 1823. On a de loi : LetUrpointing out the impolicj-, etc., 1801 , in -40; Oftservations on the probable con séquences, eic, , 1801 , in-4» ; Analjrsis and Analogjr, etc. » Paris, 1818, in-4« ; Examen impartial des nout*eiles vues de Af. Robert Owen , etc. , traduit de l'anglais par M. Laffont de La-débat, etc.,ibid., i820,in-8o j Observations on the political , etc., ibid., 1820, in-8*.

* MAC'NALLY(LéojfAai»), écrivain ir-

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landais , mourut en 1820 h Dublin. Ses principaux ouvrages sont: the Rides qf évidence , etc. , 1803 ,2 vol. iu-8« ; the Justice of peace oflreUuid , 1808 , 2 vol. in-8<» ; sa comédie intitulé Reialiation a obtenu un grand succès k Londres eu 1783.

MAÇON, (^rcftitecfurff.) On appelle maçop Touvrier spécialement emplojé au genre de bâtisse appelé maçonnerie ,« soit qu'il se serve de moellons , de briques , de pierrailles , de mortier, de plâtre ou d'argile. Son savoir consiste à disposer et assembler les matériaux avec ordre et liaison , à bien emplojer le plâtre , dresser régulièrement les enduits , à pousser et trainer les moulures des corniches. -^Maçon ( maître) est Tentrepreneur de bâtiments qui emploie les compagnons maçons , surveille leurs travaux et répond de leur ouvrage. Dbbrbt.

MAÇONNERIE. (Àrchitectw^.) Ce mot, qui répond à celui de structura des anciens, exprime également Touvrage du maçon , ou Tassemblage des procédés de Tart de maçonner. Il ne s'applique qu'aux constructions faites de matériaux de petite dimension, tels que le moellon, de quelque nature qu*il soit , la meulière et la brique reliées au moyen du plâtré, du mortier , du ciment et môme de l'argile : cette construction, moins dispendieuse que celle qui n'admet que remploi de la pierre , présente cependant une très-grande solidité, lorsqu'elle est faite avec intelligence, et que les matières qu'on y emploie sont de bonne qualité. Les Romains, en tels pajs qu'ils aient bâti, nous offrent de nombreux exemples de la bonté de leurs procédés.

Les murs construits en maçonnerie chez les anciens consistaient en deux parements de moellons de petite dimension , ou de brique , qui formaient les surfaces de leurs murs, dont l'intérieur était garni en blocage ou béton. Cette dernière expression nous semble d'autant plus convenable, que les fragments de pieiVes qui y sont employés sont jetés sans ordre , ni observation de formes ou de lits ) eu second lieu, parce' que le cube du mortier excède souvent celui des garnis qu'il enveloppe.

Vitruve dans son deuxième livre , distingue deux genres de maçonnerie , l'un incer^ tum (irrégulier), qu*il appelle ancien , et le redculatum ( réticulaire ou maillé ) , qu'il indique comme nouvellement mis en usage de son temps. C est ainsi que sont con-

struits la plupart des aqueducs qui couvrent la campagne de Rome , ceux de Lyon , de Fréjus , le mausolée d'Auguste , et une infinité d'édifices de la villa Jdrienne, à Tivoli.

( Jrch. pi. 1 fig. 7 ) , la figure du reticuiatum que donne Perrault dans son deuxième livre est inexacte , en ce qu'elle indique les dés ou cubes se prolongeant régulièrement dans toute l'épaisseur du mur, tandis que, terminés en coins , ils n'en forment jamais que les parements exécutés en pierres de toute nature. Ces cubes ont de 3« k 4« de carré sur G* à 8* de longueur. La facilité de travailler le tuf rouge ou volcanique des environs de Rome , ruhro saxo , est probablementia raison qui le fait désigner par Vitruve.

Quant à Vineertum , nous partageons entièrement l'avis de M. Rondelet, qui pense que le commentateur de Vitruve a impatrfaitement traduit le mot incertum du texte cri* ginal , qu'il est obligé d'écrire insertum par une s, pour exprimer une construction en liaison an lieu à^irrégulièi-e^ que Vitruve a bien certainement voulu décrire. En effet , comment cet auteur aurait-il omis de parler des murs grées ou étrusques ditr cyclopéens, constructions si remarquables et d'une telle antiquité , que les Romains eux-mêmes les faisaient remonter aux temps que nous désignons comme héroïques ou fabuleux. Hérodote et Thucydide les appellent tjrrrhémens (pi. i,/ig. 1 ). M. Petit-Radel a fait sur ce sujet un ouvrage du plus grand intérêt.

Ce genre de construction , employé parles Grecs et les colonies qui s*en séparèrent , se remarque surtout dans les murs de ville on les travaux de soutènements. Dans ce dernier cas , il n'est pas rare de trouver des blocs de six jusqu'à douze pieds , ainsi qu'on en voit à Cot-é ^-Palestrine , Clusium. Dans des temps postérieurs , cette manière de bâr tir fut également usitée-, mais en y employant de très-petits matériaux ; tels sont le temple de f^esta et les écuries de Mécènes k Tivoli , le temple de la Fortune à Preneste , le temple de castor et PoUux à Coré. Quelle que soR Torigine de ce système de construction , soit instinct , soit transmusion de connaissances , il est assez singulier de remarquer qu'on en trouve plusieurs exemples dans des édifices chinois.

L'arran^ement'des matériaux et leurs formes étant les mêmes dans la maçc^merie proprement dite que dans la construction

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d'appareil on de pierre de taille , nous afons pensé pouvoir appliquer les mêmes termes dÎBtinctifis à des exemples pris dans Tun et Tautre genre de constructions.

Isodomon (pi. 1 , Jig, 3 ) , de «A^/k(u bâtir, m» également , ou avec des matériaux exactement de même dimension. Cet exemple est tiré du temple à'jégngente, les tailles en sont si parfaites que la pierre est posée sans ciment ni crampons. Ce dernier procédé , employé dans cet appareil , prend alors le nom de reuinctum ; tels sont les mors du Forum Nerya et de louténement du Capitale à Rome.

Le pstudisodomon régulier (Jig. 4 ) est comme dans les piédestaux des propylées , formés d^assises de deux hauteurs différentes, altematiTement superposées.

Le pseudùodomon iri*égulier (^g. 2 ) qu'on remarque en Grèce , et surtout au Colysée , indique plutôt , selon nous , une imperfection de travail, ou uue difficulté de se procurer des matériaux , qu'un système de construction. La rapidité avec laquelle ce dernier édifice a été élevé nous parait seule capable de faire excuser l'irrégularité de ce tniTail.

La figure 5 représente la manière dont est construite la plus grand partie des murs de Rome, suilout vers le mont Pincius ; les deux faces de ces murs sont formées de briqoes triangulaires, dont un des côtés fait parement. A en juger par la x'égularité d'écartement que Ton remarque dans les trous pratiqués dans les murs antft|ues y il parait évident qu'ils ont été montés par encaissement , ainsi qu'on le pratique pour les constraclions de Pizi. On conçoit aisément qu'au moyen de ce procédé , on pouvait bat.

tre le blocage pour lui faire prendre de la consistance avant de le charger de nouveau.

De quatre pieds en quatre pieds de hauteur, on passait une suite de tix>is rangs de briques de 22 pouces carrés, qui formaient liaison tant dans l'épaisseur que dans la Ion. gueur du mur. Le béton , fait de chaux et pouzzolane , a acquis une telle dureté , que des parties dépouillées de leurs revêtements de brique depuis des siècles , présentent encore la solidité de la pierre. Quelquefois ils sabstituaient à la brique de petits moellons réguliers, parfaitement équarris, tels qu'on en voit au monument qui couronne la roche de Terracine , et au fragment de Yaquéduc ^Arcueil, dont le reste précieux nous a été conservé.

De la maçonnerie qui se prati<{ue aujourd'hui la plus agréable à lœil et la plus imparfaite comme solidité est celle dite en moellons piquéâ. La raison en est très-facile ^ démontrer. Le moellon dit traitable, que l'on emploie pour cette sorte de travail , est toujours plus tendre que le moellon de roche Le piqueur, ouvrier qui le taille, soit sur la carrière , soit sur le las , choisit toujours la plus grande face pour en faire ^n parement; de sorte qu'il n'a presque jamais de queue.

Le maçon qui l'emploie ensuite , ne pouvant lui donner de liaison dans le mur , il en résulte que le trop petit intervalle, compris entre les deux parements , ne se fait qu'en blocage ou garnis; aussi ces murs sont-ils susceptibles ou de s'écraser sous la chai*ge ou de s'ouvrir en deux parties. DasasT.

* MAÇOUDI. Foycz Masoudi.

* MACOULA (ABOu-VASsaa asv-), fils du vézyr AbQu'lKaçem-Hebat-Allah , mort en Tan 475 de l'hégire (1082 de Jésus-Christ) , âgé de 56 ans, assassiné par ses domestiques dans le Kirman, est auteur d'un bon dictionnaire historique des auteurs arabes anonymes, intitulé : Solution des doutet sur les noms ambigus ( bibliothèque de l'Escurial , manuscrits cotés 1642- 44). L'auteur annonce à la fin de l'ouvrage qu'il Ta commencé en 464 de l'hégire et fini en 467 ( 107 1-75).

* MAC-PHERSON (Jacq.), écrivain anglais , moins célèbre par ses propres ouvra> ges que par la publication des poésies d'Ossian , naquit à Kingensie ( Ecosse ) en 1738, de parents nobles , mais peu riches. Il tint d'abord une école publique dans sa province , et y fît imprimer un poème intitulé the Highlander (le Montagnard) ; cet opuscules , fort médiocre , laissait son auteur dans l'obscurité lorsqu'on 1760 il étonna TEurope littéraire pofr la publication de Fragments des poésies anciennes recueillies dans les montagnes d'Ecosse et traduites de la langue gallique. Si elle devint le fondement de sa fortune et de sa gloire, elle lui causa aussi de cruelles humiliations : plusieurs savants illustres accusèrent la bonne foi de l'éditeur, et répandirent à ce sujet les imputations les plus injurieuses h son honneur. Une nouvelle tragédie de V Iliade , critiquée par tous les savants , donna' encore des armes aux ennemis de Mac-Pherson. Cependant il avait été plus heureux dans son Introduction à l'ffis' toire de la Grande- Bretaghe et de l'Irlande, qu'il fit suivre peu après d'une Histoire de la Grande-Bretagne^ accompagnée de deux vo-

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