‹ Encyclopédie moderne, ou Dictionnaire abrégé des hommmes et des ..., Volume 15Chapitre 31 sur 145 · M ACQ · texte numérisé non relu

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lumes <1« pièces justificatÎTes. Ces deài ouvrages remarquables pr qn style plein d'élégance « attirèrent Tattention du gou-^ yemeraent surMacPherson, qui fut chargé de répondre à plusieurs pamphlets sur les colonies anglo-américaines , il s'acquitta de cette tâche d'une manière brillante. On est étonné du silence constant qu'il garda à la chambre des communes , où il sirgea trois foison 1780,-1784 et 1790. Mais déjà, à cette époque, sa santé était afiaiblie II mourut en 1796 9 léguant 1,000 liyres sterling pour la publication des Po^jiei d'Ossian dans leur texte primitif. Leur aulhenlicité, objet de tant de discuxsions, parait maintenant prouvée , surtout depuis les travaux de FAcadémïd écossaise nommée Highlnn^ Soricijr^ qui s'est assurée de rexistcuce des clxints dits Ossianiques , bien qu'il soit également certsin que Mac-Pherson ait quelquefois adouci la rudesse de l'original , et souvent même rempli les lacunes par des passages de son invention. Le texte primitif a été pnbUé sons ce titre : the Poemê ofOssianin the originai gallic , etc. , Londres, 1807, 3 vol. in-8o. La traduction anglaise de Mâc- Pherson, publiée d'abord en 1760, a été reproduite en 1796 et en 1805, Londres , 2 vol. in 8^. Letoui-neur a donné : Ossian , Jils de Fingal,eic.', Poésies galliques , fnaduiieê^ etc., Paris, 1777, 2 vol. in 8© ou in-4*; édition augmentée , etc. , avec une Notiet êur l'état actuel de la question relative à l'authenticité des poèmes d'Ossian, parGinguené, 1810, 2 vol. in-8o. M. Baour Lormian en a publié une imitation en vers français. Paris, 1801; quatrième édition, |818,in-l8.

* MACQUART ( jACQtJÉs-Hairti ), médecin , né à Reims en 1 726 , mourut en 1768. On a de lui une traduction de la Collection , publiée en latin par Haller , des Thrêes mtfdico-ckirurgicales stw tes points les plus importants de la chirurgie , P^ris , 1757-60, 5 vol. in 12. id. François de Neufchâteau a publié une Notice sur Macquart dans le Né- • crologe de 1770.— M acqdaet (Louis-Claude* Henri), fihi du précédent, né à Reims eil 1 745, mourut h Parisen 1808. Il était membre de la Société royale de médecine et de plusieurs antres sociétés savantes. On a dehri : Manuel sur les propriétés de l'eau , particulièrement dans l'art de gaérir^ Paris, 1783 , in-8«; Essaie ou Recueil de mémoires sur plusieurs points de minéralogie^ ibid., 1789,in-8"; Dictionnaire de la consen*ation

de l'homme et d'hjrgiène ^ ibid., 1799, 2 toi. in-8«; Nouveau Dictionnaire de santé, t^c.^ ibid., 1800, 2 vol. in-S"; plusieurs Mémoires^ Dissertations et Articles dans le recueil de la Société royale de médecine , dans les journaux de physique , de médecine et des mines. La partie de V hygiène dans le Die* tionnaire de médi'cine^ dans V Encyclopédie méthodique , est de L.-C.-H. Macquart.

• MACQUART ( AwT.-Nic.-F«Airçoî8 ) , littérateur, né i Chantilly en 17fX), mort en 1825 ^ avait été employé dans les bureaux du ministère de la manne. II est aufeur des^ opuscules suivants : Éloge de L. A, de Boutbon-Condé, dur. d'Enghien , couronné te 30 avril IS n /Mtr l'Académie de Dijon . Paris , in 8» j Éloge de S. A. H. Cfiarles Ferdinand d' Artois f duc de Berry, également cofirooné le 24 aoAt (820 par la même académie, qui peu après s'associa l'an leur ; Rt{futation dt l'écrit de M. le duc de Hot*igo, etc. , Paris , 1823, in-8». Macqnarla aussi fourni quel* ques Articles h. la Gazette de France et «a Drapenu Blanc. On trouve des détails sut A. Macquart dans les Souvenirs et Méians>cs historiques de M. L. de Rocheforl (M. de U Bouissc) , Paris , 1826, 2 vol. in-8o.

* MACQURR(PiBR«E-JosB<»Hl,chinltist<', médecin et professeur de pharmacie, né à Parisen 1718, d'une famille noble originaire dIÉcosse , mort en 1 784 , professeur de pha^ raacie k Paris et membre de l'Académie de*

• sciences , a fait un grand nombre de découvertes importantes en chimie , science pour laquelle son goût loi fit abandonner la médecine , qu'il avait d'abord embrassée, te* principaux ouvrages que nous avons de hn sont : des Éléments de chimiç théorique , Paris, 1741, 1749, în-12; Élémemu deehimii pratique, Paris , 1751, 2 vol. în»12; et 1756 avec les Éléments de chimie théorique y l vol. in-12; IHctlonnaire de chimie , ParWi 1766, 2 vol. in.8-, ibid., 1776; ibid., 1778, 2 vol. in-4», ou 4 vol. in-8» : cet ouvrage a été traduit en anglais et en allemand. Ma^ quer a rédigé dans le Journal des Savants tout ce qui concerne la physique , la méde* dne , la chirurgie , la pharmacie , la chitnie» l'anatomie, l'histoire naturelle, de 1768 à 1776. On lui doit encore environ quio**? J^^ moires ou Observations curieuses dans le recueil de l'Académie des sciences , et 1*^^^ du teinturier en soie , 1763 , infol., dans U Collection des arts et métiers, publiée p*r eette même société. — Phil. Macqoi». frère du précédent , né en 1720, mort en 1770, •

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liissé : Abrégé chronologique de Vhistoire ecclétiaêùque jusqu'en \ 700, Paris, 1751,2 yol. in-^, et 17S7 avec des additions ; deuxième édition , revue et augmentée par Tabbé Diuouart , 3 vol. petit in-8o, mise à V Index à Rome, comme dépassant les bornes de la modération ; ^Aiioi^ roiHBinei, Paris, 1756, la Haje , 1757, in-8«; Abrégé chronologique de l'histoire et Espagne et de Portugal^ Paris , 1759^, 2 vol. in-8». Blacquera eu part à la première édition du Dictionnaire des arts etméu'ers, Paris, 1766,2 vol. in-8»; revue et augmentée par Tabbé Jaubert, ib , 1773 , 5 vol in 8», et à la traduction de la ^^pkilis de Fracastor, ibid. , 1753, in- 12 , 1796, ini8. Son Éloge a été publié par firet dans le NécfX}loge des hommes célèbres de France, tom. 6, pag. .197.

* MAGRET ( CBAKLBsFnAnç.-ADKiBii ) , graveur, né à Abbeville en 1750, mort à Paris en 1783 , a exécuté entre autres planches celles des Prémices de l'Amour, d'après Gonxalès , et des Réceptions de f^oltaire st de J.-J. Rousseau aux Champs-Elysées ^ diaprés Moreau. II avait eu Lebas pour maître.

MACRIËN ( M. FuLvivs Mackiaiius AucusTus }, un des trente tjrans qui prirent la pourpre sous Gallien , était issu d*une famille obscure. Né en Egypte , il servit successivement dans ritalie , les Gaules, la Thrace , TIU jrie , la Dalmatie et l'Afrique , et s'éleva par son mérite aux premiers grades. Valérien , en partant pour faire la guerre aux Partbes , lui confia Tadminislration de Tempire. On sait quelle fut la fin tragique de ce prince. Pendant que Gallien, indifférent sur le sort de son père , et ne songeant pas même à le venger , s'abandonnait à d'infâmes plaisirs, Macrien se fit proclamer Auguste avec ses deux fils, Macrien le jeune et Quiélus , en 261. Auréole , célèbre général de Gallien , marcha à sa rencontre , et envoya d'abord contre lui Oomitien. Celui-cL n'eut pas de peine à remporter la «victoire ; Macrien ayant vu au milieu de l'action une partie des soldats baisser les armes , pensa qu on voulait le trahir , et se fit tuer ainsi que son fils par les officiers qui Tentouraient. La vie des deux Macriens, ainsi que celle de Quiétus , se trouve dans V Histoire Auguste , écrite -par Trébellius Pollion.

* MACRIN (M. Opilius ou Opilius Ma- CRiBcs ) ,' successeur d'Héliogabale à l'empire , né h Césarée (Numidie ) , fut d'abord employé dans la maisçp de Plautien , miiÛA-

tre de Septime-Sévère . et parvint tous Caracalla à la dignité de préfet du prétoire.

Un devin ayant prédit qu'il était destiné à porter la couronne , et Caracalla semblant décidé à se défaire de celui à qui était prédite une telle fortune , Macrin se résolut à le faire périr , et prit des mesures telles qu'effectivement l'empereur fut massacré en 217, et qu'il fut élu à sa place quelques jours après. Il se fit louer d'abord par sa douceur , par l'abolition des taxes et la pur nition des délateur/ les plus célèbres. Mais il perdit bientôt la confiance Tlu peuple par la paix honteuse qu'il conclut avec les Partbes , et l'amour du soldat par son excessive sévérité. Une légion d'Émèse ayant salué Héliogabale empereur, toutes les troupes qu'il envoya contre lui se rangèrent sous les drapeaux de son adversaire , et lui-même , ayant marché à sa rencontre , fut tué près d'Archélaîde, en Cappadoce , à l'âge de 54 ans en 218. Il avait régné quatorze mois.

Diaduménien , son fils , qu'il avait associé à l'empire , fut mis à mort en même temps.

* MACRINO d'v^Ma, peintre, né à Alba près de Turin en 1460, mort vers 1520 , fut un des plus habiles artistes de son temps , et substitua l'un des premiers le style moderne à l'ancien. Asti, Turin , Alba , possèdent la plupart des tableaux de ce maître , dont les principaux sont : un saint François recelant les Stigmates , la. Fierge a%fec l'en^

Jant Jésus ayant à leurs côtés sainte Anne et Suint Joseph, une Résurrection de Jésus' Christ, la Fierge dans une gloire ayant auprès d'elle saint Hugues et saint Anselme , une àfère de douleurs entourée de sept autres personnages , et une Sainte Anne; toutes ces compositions sont sur bois et parfaitement conservées. Dans un Panégyrique de la ville d'Alba , prononcé en 1659 par le Père Fcrragatta, augustin , Macrino est qualifié à'Apell^ de son siècle et de Zeuxis de son pays. ^

* MACRIZI. f^o^ez Ma XRIM.

* MACROBE (AcaBLius Macrobius ) , philosophe platonicien et grammairien latfn du commencement du 5« siècle , est plus connu par ses écrits que par les circonstances de sa vie. Il parait, par une loi du code Théodorien , qu'il occupait en 422 lemploi de grand-maitre de la garde-robe ( prcefectus sacri cubiculi) a la cour fie-Théodose-le Jeune , et que ce fut en sa faveur qu'on joignit à cet emploi d'autres distinctions honorifiques. On a de lui les ouvrages suivants :

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mSomnium SeipionU expotitio ; Saturnaiio' rum lih. y II {tes deux écrits furent imprimés ensemble pour la preàiière fois à Venise, 1472 , in-fol. , et souvent depuis ) ; de DijfertntUi et Societatihus grœci latini-' ifue verhùy Paris ( Henn-Étieniie ) , 1583 , in-8« 'y ibid. , 1588 , in-S" ; dans les Grammatiei veteret d«; Putsob, Hanau, 1605, in*4o ; et dans toutes les éditions subséquentes des oeuvres de Macrobe , dont les plus .estimées sont celles de Leyde , 1597 et 1670, in-8« 'j cuni notis yariorum , Leij^ig, 1744 , in-8»; ibid. , Deux-Ponts, 1788, 2 vol. in-8<». Cet auteur a été traduit pour la première fois en français par Ch. de Rosoy , Paris , 1826-27 , 2 Tol. in-8o. M. A. Mahul a publié une Dissertation historique , Itttérain '€t bibliographique sur la vie et les ouvrages de Macrobe , Paris, 1817 , in-8* ^e 58 pages:

cet opuscule a été inséré dans les Annales encyclopédiques , tom. 5 , pag. 21. — Une autre Macrobb, prêtre tifricain et évêque des donatistes 2i Rome en 344 , avait composé un hcntadConfossores et yirgines , et une Lettre sur U martyre des donatistes Maximien et Isaac. Le Père Mabillon a pu« blié un fragment de cette dernière pièce dans la !• édition de ses Jnalectes , tom. 4, pag. 185.

* MACRON (Naviits Sbrtohius Micro ou) , favori de Tibère, présida par ordre de ce prince à l'arrestation et au supplice de Séjan. Récompensé de ^on zèle par la dignité de préfet du prétoire ( an de Jésus- Cbrist 31 ), il se rendit odieux par ses délations , ses intrigues et sa cruauté. Il est surtout célèbre par la part qu'il eut à la mort de Tibère. Ce prince étant tombé en léthargie, tous les courtisans s'empresserent autour de Caligula , et celui-ci était occupé à recevoir leurs félicitations quand Tempereur revint h. la vie. Caligula pâlit ainsi que tous ses flatteurs i Macron intrépide ordonne à tout le monde de sortir , et fait étouffer Tibère sous des matelas. Il se conserva encore quelque temps dans la faveur du prince qui lui devait la couronne en lui prostituant sa femme ; mais enfin sa disgrâce fut décidée , et Caligula le força à s'ouvrir les veines, ainsi que son épouse, Tan de Jésus-Christ 38.

" MACROPEDIUS (Georgk), en hollandais iMngeveld , né à Gemert , dans la mairie de BoisleDuc, mort dans cette dernière ville en 1558 , embrassa Tétat «religieux dans la communauté des hiérouj[ mi-

tes , et se livra ti rétude àes langues savantes , même des langues hébraïque et syriaque, n a laissé un grand nombre d'érits , mais peu considérables , el presque toas élémentaires. On cite aussi de lui treize pièces de théâtre en latin à Tusage des collèges ; elles ont été publiées à Utrecht en 1552 , 2 vol. in-8o : deux ont été traduites en français : Joseph él'V Enfant prodigue y par Antoine Tiron , Anvers , 1564 , ih-8<>.

MADAGASCAR. ( Géographie, ) Cette grande lie de la mer des Indes est éloignée de 120 lieues de la cdte orientale d^Afriqne, dont le canal de Mosambique la sépare. Sa longueur, du cap d*Ambre au nord {\7^ W latitude du sud ) , est de 380 lieues ; au cap Sainte- Marie au sud ( 25» 45'), sa largeur moyenne est de 100 lieues. Elle est comprise entre 41» 30' et 48* 50^ sud de longitude. Sa surface est de 29, 155 lieues carrées.

La longue chaîne de montagnes qui règ^e dans toute l'étendue de Madagascar, du nord au sud, en décrivant des sinuosités, envoie h l'est et à l'ouest des ramifications qui souvent se subdivisent ; les plus hautes cimes sont Vigagora dans le nord, et Botistmeni dans le sud; leur élévation absolue est estimée à phis de 1,600 toises. Des rivières , dont quelques-unes ont un cours de plus de 60 lieues , et qui traversent des lacs , des torrents, des ruisseaux, coulent dans les ravins , les vallées et les plaines , sont sujettes à des débordements périodiques, et répandent la fertilité ; quelquefois les torrents se précipitent en cascades du haut des coteaux rocailleux. L'aspect de llntérieur est extrêmement pittoresque ; le long des côtes , Tcril contemple de vastes plaines ou savanes couvertes de bestiaux ; près de l'embouchure de plusieurs ririères , le terrain est marécageux et malsain ; du reste , le climat est salubre. La chaleur, qui parait étouffante aux Européens, est tempérée dans divers endroits par des causes locales ; les nuits sont fraîches ; alors le thermomètre baisse de plus de 16 degrés.

Dans le nord -est , s ouvre la grande baie d'Antongil ] au nord-ouest, celle d'Ancouala; en allant au sud, on rencontre celles de Bombetoc, de Mouroundava , de Saint- Augustin ; l'entrée de la plupart des rivièrer présente des ports commodes.

Les montagnes et leurs ramifications offrent toutes les espèces de roches connues ; on y a trouvé du cristal de roche d*une grosseur vraiment prodigieuse , divers métaux ,

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dci pierre* précieuses. La végétation est d'une richesse surprenante ; toutes les plantes équinoxales croissent à Madagascar ; plusieurs sont particulières à cette lie. Des forêts inunenses ombragent la terre : parmi les arbres indigènes , on remarque le ravensara dont 1^ ijcuits et les feuilles ont un goût aromatique ; le ramontchi , dont le fruit ressemble à la prune et se mange , quoique d*une saveur un peu acre ; le ravenala , qui a Taspect des palmiers et des bananiers , et dont les feuilles servent à couvrir les maisons. Le riz forme la principale récolte.

On ne voit pas à Madagascar les grands quadrupèdes du continent africain ; ou jr trouve différentes espèces de sangliers et de singes , Ta/e-aye , singulier mammifère ; diverses sortes d'oiseaux fort beaux , de poissons , de serpents , de reptiles et d'insectes propres aux contrées chaudes. Les bœufs sont des zébus qui deviennent trbs-gros.

Dans le moyen &ge, Marc Pol, célèbre voyageur vénitien , est le premier Européen qui ait fait mention de Madagascar , sous le nom de Madeghascar , Madaïascar ou Mu' gastar ; il ne Tavait pas visitée ; ses récits sont mêlés de fables. Depuis plusieurs siècles , les Arabes la connaissaient et la nommaient Phanbalou. Le 10 août 1503, les Portugais abordèrent à Madagascar j ce fut pour eus Vile de Saint-Laurent. Dès le règne de Henri IV , les Français voulurent y former un établissement ; ils l'appelèrent ile Dauphiné,

U n*est pas étonnant que l'étendue, la richesse du sol et la variété des productions de Madagascar aient attiré les regards des peuples commerçants de l'Europe. Plusieurs ont essayé , k diverses époques , de conquérir des cantons de cette ile ; leurs tentatives n*ontpas réussi. Des comptoirs sur quelques points de la côte servent à entretenir les relations commerciales des Européens , qui viennent des lies Mascareignes chercher des bceois , du riz , du bois et d'autres marchandises ; la traite des noirs était autrefois trèsactive.

La population de Madagascar , que Ton évalue à deux millions d'ames , est très-mélangée. Les Madécasses ou Malgaches sont de grande taille, ont le visage agréable, sont bien faits ; les uns pnt le teint olivâtre \ les autres sont simplement basanés ou cuivrés ; il y en a d'absolument noirs , avec les cheveux crépus. Tout annonce chez eux un mélange d'Arabes avec des nègres et des Ma-

lais. Dons l'intérieur, les insulaires sont plus petits que sur la côte , et ont plus généralemeut les cheveux longs.

Les Madécasées parlent une langue particulière , qui se rapproche du malais et se subdivise en plusieurs dialectes \ elle offre des mots arabes et cafres. Los uns obéissent à une quantité de petits chefs dont l'autorité est tyrannique ; ailleurs des tribus indépendantes sont régies par une sorte de gouvernement populaire, mais ce n'est presque par • tout que trouble et discorde. Les chefs se font la guerre et se pillent. Dans certaines tribus , on reconnaît des classes héréditaires ayant des privilèges ; il y a beaucoup d^csclaves. Les prêtres nommés omhias , sont en m^e temps médecins et sorciers. Quelques vestiges dlnstruction , de même que des pratiques de l'islamisme , viennent des Arabes ; du reste le Madécasse est livré aux plus affreuses superstitions II n'est pas dénué d'industrie : il exploite les mines de fer et façonne avec ce métal divers outils ; l'art de travailler Tor ne lui e^t pas inconnu ; il fait des vases en terre , et diverses sortes de meubles et d'ustensiles en bois ; il fabrique des tissus de coton très-serrés et très-forts. On l'accuse d'être rusé , fourbe , traître , de vendre son frère, son parent; quelques voyageurs font de lui un portrait moins hideux , et attribuent une partie des vices des Madé.

casses aux mauvais traitements que des Européens leur ont fait éprouver , et citent de ce peuple des traits de bonté, d'humanité, de générosité. Le commerce se fait par échanges , et les ports de Tile sont constamment visités par les Européens.

Histoire de Mmdegascer, par Flacourt ; Relation et f^oyeges de G«acha, DuboU , Drniy , Rouoeforl , SoBDerat, Le Gentil , RocHoo , Bori de Saint- VIocent. Mémoire* dans les tcm. 2, Il , 14, des Annales des voyages, RvRiès.

* M ADAN (MiinTiv) , théologien anglais , né vers 1726, mort à Epsom en 1790, célèbre prédicateur, a laissé, entre autres productions , un petit Traité sur la foi , 1761 , in*I2î un Commentaire sur les trente-neuf articles , 1 772 , in-8o ; Thelyphthora , 3 vol . in-8<» , 1780-81 ; Lettres au dojren PriestU^t 1787 , in- 12 ; et une traduction do Juuénal et de Perse, avec notes , 1789 , 2 vol. in-S».

* MADDEN ( Samuel ) , ecclésiastique irlandais , né en 1687 , mort en 1765 , a écrit quelques ouvrages, tels que : Mémoires du vingtième siècle , ou Letlre$ d'État, etc. , reçues et réuélées en 1728 , Londres ,1733

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